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Burkina Faso : le gouvernement supprime quatre jours fériés pour réduire la charge budgétaire.

Le gouvernement burkinabè a annoncé, ce mercredi en Conseil des ministres, la suppression de quatre jours fériés du calendrier national. Cette décision, motivée par des impératifs économiques, devrait permettre à l’État de réaliser une économie annuelle estimée à 17 milliards de francs CFA.

Selon les estimations officielles, les jours chômés entraînent un manque à gagner évalué à 67 milliards de francs CFA pour l’année 2025. Dans un contexte marqué par la nécessité de rationaliser les dépenses publiques et d’optimiser la productivité, l’Exécutif a donc choisi de réduire le nombre de jours fériés.

Les dates concernées par cette mesure sont :

  • 3 janvier : fête de la Révolution de 1966,

  • 5 août : jour de la Proclamation de l’indépendance,

  • 31 octobre : journée des Martyrs et commémoration de l’insurrection populaire de 2014,

  • Lundi de Pâques.

Cette réforme suscite déjà des débats dans l’opinion publique. Certains saluent une décision pragmatique face aux défis économiques actuels, tandis que d’autres estiment qu’elle pourrait affecter la valeur symbolique et historique de certaines dates marquantes du pays.

Le gouvernement, de son côté, justifie son choix par la nécessité de trouver un équilibre entre mémoire collective et exigences économiques, affirmant que l’objectif est de renforcer la résilience budgétaire de l’État tout en soutenant le développement national.

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Burkina Faso : l’homosexualité désormais criminalisée par une révision du Code de la famille.

L’Assemblée législative de la Transition a adopté une modification majeure du Code des personnes et de la famille, introduisant la criminalisation de l’homosexualité. Désormais, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement, assorties d’amendes financières.

La révision prévoit également des mesures spécifiques pour les étrangers : toute personne non nationale condamnée pour des faits d’homosexualité pourra faire l’objet d’une expulsion immédiate du territoire burkinabè après l’exécution de sa peine.

Cette décision marque un tournant juridique et sociétal au Burkina Faso, où l’homosexualité, jusque-là tolérée dans le vide juridique, devient désormais une infraction pénale inscrite dans le droit de la famille.

Les autorités de la Transition justifient ce choix par la volonté de « préserver les valeurs culturelles et sociales » du pays. Toutefois, cette mesure soulève déjà des inquiétudes parmi les défenseurs des droits humains, qui redoutent une atteinte accrue aux libertés individuelles et une possible stigmatisation de certaines communautés.

Le Burkina Faso rejoint ainsi la liste des pays africains qui ont récemment durci leur législation en matière de mœurs, dans un contexte où la question des droits des minorités sexuelles demeure hautement sensible sur le continent.

Stade du 4 Août

Burkina Faso : le Stade du 4-Août rouvre ses portes, symbole de renouveau sportif et national

Ce 4 août 2025, date hautement symbolique pour le Burkina Faso, marque la réouverture officielle du Stade du 4-Août à Ouagadougou. Après plusieurs années de travaux de réhabilitation, cette enceinte sportive emblématique est de nouveau prête à accueillir des compétitions nationales et internationales.

Un chantier de modernisation abouti

Fermé depuis 2021 pour cause de non-conformité aux normes de la Confédération africaine de football (CAF), le stade a fait peau neuve. Les travaux de réhabilitation ont porté sur :

  • La modernisation de la pelouse et de la piste d’athlétisme,
  • La rénovation des tribunes, vestiaires, salles de presse et sanitaires,
  • L’amélioration de la sonorisation, de l’éclairage et de la sécurité.

La CAF a officiellement homologué le stade, lui permettant désormais d’accueillir des matchs internationaux, au grand bonheur des supporters burkinabè.

Une fierté nationale retrouvée

La réouverture du stade coïncide avec la commémoration de la révolution du 4 août 1983, menée par le capitaine Thomas Sankara. Cette synchronie ajoute une portée hautement symbolique à l’événement.

Le Stade du 4-Août n’est pas qu’une infrastructure sportive. Il est un symbole de résistance, d’union nationale et de dépassement collectif, très cher au peuple burkinabè.

Des retombées sportives et économiques attendues

La remise en service de ce stade devrait :

  • Stimuler le développement du sport local, notamment du football et de l’athlétisme,
  • Offrir de nouvelles opportunités pour les événements culturels et artistiques,
  • Générer des retombées économiques pour la ville de Ouagadougou et ses environs.

La réouverture du Stade du 4-Août incarne le retour du Burkina Faso sur la scène sportive continentale, mais aussi une affirmation de sa capacité à rebondir malgré les difficultés. Plus qu’un chantier d’infrastructure, c’est une victoire symbolique pour tout un peuple en quête de renouveau.

Le Burkina Faso voit la transition energetique comme une solution face aux changements climatiques  360x320

Burkina Faso : Un projet solaire innovant franchit une étape décisive vers l’indépendance énergétique

Le Burkina Faso a franchi une nouvelle étape majeure dans sa quête de souveraineté énergétique. Le 22 juillet 2025, le gouvernement burkinabè a conclu un partenariat avec la firme néerlandaise Gutami Holding BV pour la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 150 MW accompagnée d’un système de stockage d’énergie par batteries. Ce projet innovant est soutenu par un contrat d’achat d’électricité (PPA) sur 25 ans avec la SONABEL.

Une infrastructure stratégique pour l’avenir énergétique du pays

Le Burkina Faso fait face à un déficit chronique de production d’électricité et à une forte dépendance aux importations. Le projet, situé dans la région du Centre-Ouest, vise à réduire cette dépendance et à renforcer la résilience du système énergétique national.

Le recours au stockage par batteries permettra de compenser l’intermittence de la production solaire et d’assurer une alimentation plus stable et continue, y compris en dehors des heures d’ensoleillement.

Un partenariat public-privé exemplaire

Le modèle de financement du projet repose sur une coopération entre l’État, la SONABEL et Gutami Holding BV. Ce montage illustre l’engagement du gouvernement à mobiliser des partenaires techniques et financiers pour développer les énergies renouvelables.

Le contrat PPA garantit l’achat à long terme de l’électricité produite, assurant ainsi la viabilité économique du projet et la sécurité des investissements.

Des retombées économiques et sociales attendues

En plus de contribuer à la transition énergétique, la centrale solaire devrait générer des centaines d’emplois directs et indirects durant les phases de construction et d’exploitation. Elle offrira également une opportunité de renforcement des compétences locales dans les domaines du solaire et du stockage d’énergie.

Ce projet marque une avancée concrète dans la stratégie nationale d’électrification et de transition énergétique du Burkina Faso. En misant sur le solaire et les technologies de stockage, le pays fait le pari d’un avenir plus durable, plus autonome et plus inclusif.

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Coopération bilatérale : La nouvelle ambassadrice de Türkiye reçue par le Premier ministre du Burkina Faso.

La coopération entre la Türkiye et le Burkina Faso franchit une nouvelle étape. La nouvelle ambassadrice de Türkiye, récemment accréditée à Ouagadougou, a été officiellement reçue par le Premier ministre burkinabè lors d’une audience tenue à la Primature. Cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté commune des deux pays de renforcer leurs relations diplomatiques, économiques et culturelles.

Une rencontre de courtoisie et de travail

Lors de cette première audience, la diplomate turque a transmis au Premier ministre les salutations et la volonté de son gouvernement de consolider les liens d’amitié et de coopération avec le Burkina Faso. Elle a souligné l’importance de développer des projets conjoints dans des secteurs stratégiques tels que les infrastructures, l’éducation, l’agro-industrie, la sécurité et les énergies renouvelables.

Le Premier ministre, de son côté, a salué l’engagement constant de la Türkiye, partenaire actif et fiable du Burkina Faso. Il a exprimé sa gratitude pour les initiatives déjà menées par Ankara, notamment dans les domaines humanitaire et économique, tout en appelant à un approfondissement de la coopération technique et commerciale.

Une relation en pleine expansion

Ces dernières années, la Türkiye a renforcé sa présence diplomatique et économique en Afrique de l’Ouest. Le Burkina Faso bénéficie de plusieurs projets financés ou soutenus par des entreprises et institutions turques, allant de la construction d’infrastructures à la formation professionnelle.

La nouvelle ambassadrice a réaffirmé la détermination de son pays à accompagner le Burkina Faso dans ses efforts de développement et de stabilité. Cette rencontre marque ainsi le début d’une nouvelle dynamique diplomatique entre les deux nations.

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Burkina Faso : un projet solaire record pour booster l’accès à l’électricité.

Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la transition énergétique avec le lancement d’un projet solaire d’une capacité de 150 MW, combiné à un système de stockage de 50 MW. Ce projet, considéré comme l’un des plus ambitieux d’Afrique de l’Ouest, s’inscrit dans une stratégie nationale visant à réduire la dépendance aux énergies fossiles et à améliorer l’accès à une électricité fiable.

Une réponse aux défis énergétiques

Avec une demande énergétique en forte croissance et une couverture nationale encore insuffisante, ce projet permettra de fournir de l’électricité à des milliers de foyers, tout en stabilisant le réseau grâce à la solution de stockage intégrée. Il marque une avancée majeure vers l’objectif de 40 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2030.

Un partenariat stratégique

Cette initiative repose sur un partenariat public-privé qui associe l’État burkinabè à des investisseurs internationaux. L’accord prévoit la construction, la maintenance et l’exploitation du site par des spécialistes du secteur, garantissant la durabilité du projet et la création d’emplois locaux, notamment pour les jeunes techniciens et ingénieurs.

Un signal fort pour la transition verte

Au-delà de ses bénéfices énergétiques, ce projet s’inscrit dans une dynamique globale de lutte contre le changement climatique et de promotion des énergies propres en Afrique. Il illustre la volonté du Burkina Faso d’accélérer sa transformation énergétique tout en contribuant aux objectifs de développement durable.

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Concours international d’IA et de Robotique : Le Burkina Faso décroche la médaille de bronze.

Les jeunes talents burkinabè de la robotique viennent de hisser haut les couleurs de leur pays sur la scène internationale. Lors d’un prestigieux concours mondial d’intelligence artificielle (IA) et de robotique, l’équipe senior du Burkina Faso, surnommée les « Jeunes Étalons de la robotique », s’est distinguée en remportant la médaille de bronze.

Le Burkina Faso termine ainsi troisième au classement général, derrière deux géants de la technologie : la Corée du Sud, qui décroche la médaille d’or, et le Brésil, qui s’adjuge l’argent. Une performance remarquable qui vient saluer les efforts soutenus du pays en matière d’innovation technologique, d’éducation scientifique et de formation des jeunes aux métiers du futur.

Une victoire porteuse d’espoir

Cette distinction est bien plus qu’une simple médaille : elle symbolise la montée en puissance de la jeunesse africaine dans les domaines technologiques de pointe. À travers leur créativité, leur rigueur et leur maîtrise des outils robotiques et de l’IA, ces jeunes Burkinabè ont prouvé que l’excellence scientifique n’a pas de frontières.

Le concours, qui a réuni des équipes venues des quatre coins du monde, mettait en compétition des projets axés sur l’intelligence artificielle appliquée, la conception de robots autonomes et la résolution de problématiques concrètes par la technologie. Les Jeunes Étalons ont su séduire le jury grâce à l’ingéniosité de leur prototype et la pertinence de leur approche.

Une reconnaissance qui en appelle d’autres

Le succès burkinabè vient également souligner les retombées positives des politiques publiques et des initiatives privées en faveur de l’enseignement des sciences, des technologies, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM). Plusieurs observateurs y voient un signal fort pour renforcer davantage l’accompagnement des jeunes porteurs de projets innovants dans tout le pays.

Ce podium mondial est enfin un message d’encouragement pour l’ensemble de la jeunesse africaine : avec de la formation, de la passion et du soutien, l’Afrique peut occuper une place de choix dans la révolution numérique mondiale.

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Stade du 4 Août : Ouagadougou retrouve la scène continentale après l’homologation de la CAF.

Le Burkina Faso renoue avec les compétitions internationales à domicile. La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement homologué le stade du 4 Août de Ouagadougou, marquant ainsi le retour des matchs continentaux dans la capitale burkinabè.

Après plusieurs mois de travaux de réhabilitation et de mise aux normes, le mythique stade a satisfait aux critères d’exigence établis par l’instance continentale en matière d’infrastructures sportives : qualité de la pelouse, éclairage, vestiaires, sécurité, tribunes et logistique d’accueil.

Cette homologation est perçue comme une victoire symbolique et stratégique pour le Burkina Faso, qui, depuis plusieurs années, devait jouer ses matchs internationaux en dehors de son territoire, faute de stades répondant aux normes de la CAF.

Le ministère des Sports et de la Jeunesse a salué cette décision, affirmant que cela renforce la souveraineté sportive nationale et redonne aux supporters burkinabè l’occasion d’encourager leurs équipes depuis les gradins.

Le stade du 4 Août pourra désormais accueillir les rencontres des Étalons ainsi que les compétitions interclubs africaines, offrant une vitrine au football burkinabè et un nouveau souffle à la pratique locale du sport roi.

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Burkina Faso : la mine de Kiaka entre en production et renforce le poids du pays sur l’échiquier aurifère africain.

Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans le développement de son industrie minière avec le lancement officiel de la production à la mine d’or de Kiaka, située dans la région du Centre-Sud. Ce projet stratégique, désormais opérationnel, marque un tournant majeur dans les efforts du pays pour accroître ses capacités de production aurifère et renforcer sa position parmi les principaux producteurs d’or en Afrique.

Portée par la société minière West African Resources, la mine de Kiaka est l’un des projets aurifères les plus prometteurs du pays. Sa mise en service intervient dans un contexte de dynamisme du secteur minier burkinabè, qui continue d’attirer les investissements malgré les défis sécuritaires et logistiques. À terme, le site devrait produire près de 120 000 onces d’or par an, contribuant de manière significative aux recettes de l’État et à la création d’emplois locaux.

Le gouvernement burkinabè, à travers le ministère des Mines, salue cette avancée comme une preuve de résilience et d’attractivité du pays dans un secteur stratégique pour l’économie nationale. Il affirme également sa volonté d’assurer une exploitation responsable des ressources naturelles, avec un accent particulier sur la transparence, la protection de l’environnement et la redistribution des retombées économiques aux communautés locales.

La mise en production de la mine de Kiaka conforte ainsi le rôle central du Burkina Faso dans l’architecture aurifère régionale et illustre les perspectives encore florissantes de l’industrie extractive nationale.

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Sécurité sahélienne : Vers une architecture de défense souveraine au sein de l’AES.

Les ministres de la Défense des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — se sont réunis cette semaine pour une importante séance de travail consacrée à la redéfinition de la stratégie sécuritaire commune. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affirmée des trois États de rompre avec les approches sécuritaires classiques imposées de l’extérieur, en forgeant un modèle de défense autonome, adapté aux réalités du Sahel.

À l’ordre du jour figuraient des questions essentielles telles que la mutualisation des moyens militaires, la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme, la formation conjointe des forces armées et la création éventuelle d’une industrie de défense sous-régionale. Les discussions ont également mis l’accent sur le renforcement de la coopération en matière de renseignement et sur la nécessité d’une doctrine commune face aux menaces transfrontalières.

Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, mais aussi par une volonté politique de bâtir une réponse souveraine, structurée et pérenne. Les ministres ont réitéré leur engagement à faire de l’AES un cadre de défense collective, basé sur les valeurs de solidarité, de souveraineté et de protection des populations.

Un communiqué final devrait entériner les principales décisions issues de cette rencontre stratégique, jetant ainsi les bases d’une nouvelle ère de sécurité partagée dans l’espace sahélien.