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CAN 2025 : le procès en appel des supporters sénégalais renvoyé au 13 avril à Rabat.

Le procès en appel des supporters sénégalais interpellés à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, initialement prévu ce lundi à Rabat, a été reporté au 13 avril 2026.

Des condamnations en première instance

Le 19 février dernier, le tribunal de première instance de Rabat avait condamné plusieurs supporters à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, pour des faits liés à des troubles à l’ordre public lors d’un événement sportif.

Les incidents remontent au 18 janvier 2026, à l’issue de la finale opposant le Maroc au Sénégal au Complexe sportif Moulay Abdellah, où des violences avaient éclaté dans les tribunes, entraînant l’interpellation de plusieurs personnes.

Un report lié à une demande de la défense

Selon des sources concordantes, ce renvoi est motivé par la demande d’un mis en cause de nationalité franco-algérienne, nécessitant un délai supplémentaire dans l’examen du dossier.

Les prévenus sont poursuivis pour hooliganisme, une qualification juridique couvrant notamment des actes de violence contre les forces de l’ordre, des dégradations d’infrastructures sportives, des invasions de terrain et des jets de projectiles.

Des répercussions sportives toujours en suspens

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire continue d’avoir des conséquences sur le plan sportif. Le 17 mars, la Confédération africaine de football a déclaré le Sénégal forfait en finale, attribuant la victoire au Maroc sur tapis vert (3-0), conformément au règlement de la compétition.

La Fédération sénégalaise de football a contesté cette décision et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a indiqué que l’instance se conformait à la décision de sa commission d’appel, tout en précisant qu’aucune communication supplémentaire ne serait faite dans l’attente du verdict du TAS.

Une affaire toujours en cours

En attendant l’issue de la procédure devant les juridictions sportives internationales, le volet judiciaire se poursuit au Maroc, avec une audience désormais attendue à la mi-avril, dans un dossier qui continue de susciter une forte attention au Sénégal comme à l’international.

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CAN 2025 : la réaction de Patrice Motsepe après le retrait du titre au Sénégal

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de provoquer une onde de choc dans le monde du football africain. Face à la polémique et aux nombreuses critiques, le président de l’instance continentale, Patrice Motsepe, a pris la parole pour défendre la procédure et rappeler la position de la CAF.

Une décision controversée qui secoue le football africain

Initialement vainqueur de la finale de la CAN 2025 face au Maroc sur le score de 1-0 après prolongation, le Sénégal a vu son titre annulé à la suite d’une décision de la commission d’appel de la CAF. Celle-ci a estimé que les Lions de la Téranga avaient enfreint le règlement en quittant temporairement la pelouse pour protester contre une décision arbitrale durant la rencontre.

Selon l’interprétation du règlement par l’instance, cette action constitue un abandon de match, ce qui entraîne automatiquement une défaite par forfait. Le résultat officiel de la finale a donc été modifié et attribué au Maroc sur le score administratif de 3-0. 

Cette décision, rendue plusieurs semaines après la finale, a suscité de vives réactions au Sénégal, où les autorités et les responsables du football dénoncent une mesure injuste et sans précédent.

Patrice Motsepe défend l’indépendance des instances de la CAF

Dans sa réaction officielle, Patrice Motsepe a tenu à rappeler que les organes disciplinaires et d’appel de la CAF fonctionnent de manière indépendante. Selon lui, ces structures sont composées de juristes et de spécialistes chargés d’appliquer strictement les règlements du football africain.

Le président de la CAF a également reconnu que cette affaire intervient dans un contexte de défiance autour de la gouvernance du football africain. Il a admis que la décision avait suscité des interrogations et des tensions, mais a insisté sur la nécessité de respecter les procédures institutionnelles. 

Motsepe a par ailleurs encouragé le Sénégal à utiliser les voies de recours prévues par les instances sportives internationales si la fédération estime que la décision est injustifiée.

Le Sénégal conteste et envisage un recours

Du côté sénégalais, la décision est perçue comme un coup dur pour le football national. Les autorités et la fédération sénégalaise ont dénoncé une décision « injuste » et ont annoncé leur intention de saisir le Tribunal arbitral du sport afin de contester la décision de la CAF.

Certains responsables politiques ont même appelé à une enquête internationale, évoquant des soupçons de pressions ou d’influences dans ce dossier sensible. 

Une affaire qui dépasse le simple cadre sportif

Au-delà du résultat de la finale, cette affaire soulève un débat plus large sur la gouvernance et la crédibilité des institutions du football africain. Pour de nombreux observateurs, la polémique risque de laisser une trace durable dans l’histoire de la CAN et de fragiliser l’image de la CAF.

Alors que le Sénégal prépare son recours, l’affaire pourrait désormais se poursuivre devant les juridictions sportives internationales, laissant planer l’incertitude sur l’issue définitive de ce dossier qui agite tout le continent.

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CAN 2025 : la vive charge de Claude Le Roy après la décision de la CAF.

La décision du Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer au Sénégal son titre de champion d’Afrique 2025 au profit du Maroc continue de susciter de vives réactions dans le monde du football. Parmi les voix les plus critiques figure celle de Claude Le Roy, technicien expérimenté et fin connaisseur du football africain.

Une décision qui fait l’effet d’un séisme

Annoncée dans la soirée du 17 mars 2026, la décision de la CAF a provoqué une onde de choc. Initialement vainqueur sur le terrain au terme d’une finale tendue, le Sénégal a été déchu de son titre en raison d’incidents survenus en fin de match, notamment le départ temporaire de ses joueurs de la pelouse.

S’appuyant sur les règlements disciplinaires, l’instance continentale a entériné une défaite par forfait (3-0), attribuant ainsi le trophée au Maroc. Une issue rarissime à ce niveau de compétition, qui a immédiatement alimenté les débats et les contestations.

Claude Le Roy dénonce une atteinte à l’image du football africain

Interrogé par Radio France Internationale (RFI), Claude Le Roy n’a pas caché son indignation. L’ancien sélectionneur, vainqueur de la CAN 1988 avec le Cameroun, évoque un « sentiment de tristesse » face à une décision qu’il estime préjudiciable à l’image du continent.

Il critique vivement ce qu’il considère comme des décisions « incompréhensibles », pointant du doigt la gouvernance du football africain et dénonçant des choix susceptibles de fragiliser la crédibilité des compétitions.

Des critiques élargies à la gouvernance du football mondial

Dans ses déclarations, Claude Le Roy s’en prend également à certaines figures du football international, notamment Gianni Infantino, qu’il accuse d’exercer une influence excessive sur le football africain. Il déplore des pratiques qu’il juge inadaptées et estime que de telles décisions ne seraient pas envisageables dans d’autres compétitions majeures à travers le monde.

Le technicien français met ainsi en cause l’équilibre des rapports de gouvernance et appelle à une gestion plus rigoureuse et équitable des compétitions continentales.

Un appel à préserver la crédibilité des compétitions africaines

Au-delà de la polémique, Claude Le Roy insiste sur la nécessité de préserver les progrès réalisés par le football africain, notamment en matière d’organisation et d’infrastructures. Il souligne que des compétitions comme la CAN ont atteint un niveau élevé en termes logistiques et organisationnels, qu’il convient de ne pas fragiliser par des décisions controversées.

Pour lui, cette affaire illustre les défis persistants en matière de gouvernance sportive sur le continent, et souligne l’urgence de renforcer la transparence et la cohérence dans l’application des règlements.

Un débat loin d’être clos

Alors que la décision de la CAF continue de diviser, les réactions comme celle de Claude Le Roy témoignent de l’ampleur de la controverse. Entre respect des règlements et perception d’une injustice sportive, cette affaire pourrait durablement marquer l’histoire récente du football africain.

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CAN 2025 : la CAF attribue officiellement le titre au Maroc après une finale sous tension.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement tranché. Dans un communiqué publié ce mardi, l’instance a déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, mettant ainsi un terme à la controverse née de la finale face au Sénégal.

Une réserve marocaine jugée recevable

La décision fait suite à une réserve introduite par la fédération marocaine, examinée par le Jury d’appel de la CAF. Après délibération, celle-ci a été jugée recevable, entraînant des conséquences immédiates sur l’issue de la rencontre.

L’équipe nationale du Sénégal a été déclarée forfait, et le match homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux règlements en vigueur dans les compétitions africaines.

Le départ des Lions de la Teranga au cœur de la sanction

Au centre de cette affaire figure le comportement des Lions de la Teranga, qui avaient quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, en signe de protestation contre le déroulement de la rencontre.

Pour la CAF, une telle attitude constitue une infraction claire aux règles disciplinaires. L’instance rappelle en effet que toute équipe abandonnant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est automatiquement considérée comme perdante.

Dans son communiqué, la CAF précise : « Le Jury d’appel a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal forfait, le résultat étant entériné sur le score de 3-0 en faveur du Maroc ».

Une application stricte du règlement

La décision s’appuie sur les dispositions réglementaires encadrant les compétitions continentales. Celles-ci prévoient explicitement qu’un abandon de match entraîne une défaite par forfait, généralement entérinée par un score de 3-0.

Cette application stricte du règlement vise à préserver l’intégrité des compétitions et à garantir le respect des décisions arbitrales, même en cas de contestation.

Une finale polémique, un dénouement officiel

Avec cette décision, la CAF met un point final à une finale particulièrement tendue, marquée par des contestations et une interruption prématurée du match. Le Maroc est ainsi officiellement sacré champion d’Afrique 2025.

Ce dénouement, bien que conforme aux règlements, intervient dans un climat de polémique, illustrant les tensions persistantes autour de l’arbitrage et de la gestion des grandes compétitions sur le continent.

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Violences lors de la CAN 2025 : lourdes condamnations pour des supporters sénégalais à Rabat.

Le tribunal de première instance de Rabat a rendu, ce jeudi, son verdict dans l’affaire des supporters sénégalais interpellés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dix-huit prévenus, détenus depuis le 19 janvier, ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an.

Un procès sous haute tension

L’audience, qui s’est ouverte à 13 heures, s’est déroulée en présence de représentants diplomatiques et consulaires du Sénégal, ainsi que de l’avocat de la défense, Me Patrick Kabou. Dans une atmosphère marquée par une forte tension, les débats ont opposé les arguments du ministère public et ceux de la défense, sous le regard attentif des familles et proches des accusés.

Les faits reprochés remontent à la finale opposant le Maroc au Sénégal, une rencontre marquée par des incidents survenus en fin de match. Un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, peu après un but refusé au Sénégal, avait déclenché des troubles dans les tribunes. Des tentatives d’envahissement du terrain et des jets de projectiles avaient conduit à une interruption prolongée de la rencontre.

Des peines différenciées selon les responsabilités

À l’issue du procès, le tribunal a reconnu les dix-huit supporters coupables de violences. Les peines ont été prononcées de manière graduée :

  • Neuf prévenus ont été condamnés à un an de prison ferme, assorti d’une amende de 5 000 dirhams ;

  • Six autres ont écopé de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 2 000 dirhams ;

  • Trois supporters ont été condamnés à trois mois de prison, avec une amende de 1 500 dirhams.

Selon le ministère public, les accusés auraient « délibérément cherché à perturber le bon déroulement du match » et se seraient rendus responsables d’actes de violence, largement relayés par les images diffusées en direct.

Une décision contestée par la défense

Si le tribunal n’a pas retenu les peines les plus lourdes requises par le parquet — qui avait demandé jusqu’à deux ans de prison —, le verdict a néanmoins été jugé sévère par la défense et les proches des condamnés.

D’après l’avocat, l’annonce de la décision a suscité une vive émotion dans la salle d’audience, provoquant notamment le malaise de l’un des détenus. Les familles, présentes lors du procès, ont exprimé leur incompréhension face à la sévérité des sanctions.

Des recours encore possibles

La question d’un éventuel appel reste désormais posée. La défense pourrait engager des voies de recours dans les prochains jours, tandis que les familles tentent d’évaluer les conséquences de cette décision judiciaire.

Au-delà de ce dossier, cette affaire relance le débat sur la gestion des violences dans les enceintes sportives en Afrique et sur les responsabilités individuelles en contexte de fortes tensions lors des grandes compétitions continentales.

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Finale de la CAN 2025 : la FSF, Pape Thiaw et deux Lions auditionnés par la CAF.

La procédure disciplinaire engagée à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025 a franchi une nouvelle étape. Réuni ce mardi 27 janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a auditionné la Fédération sénégalaise de football (FSF), le sélectionneur national Pape Thiaw, ainsi que les internationaux sénégalais Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye.

Une comparution liée aux rapports de match et aux réserves marocaines

Dans un communiqué officiel, la FSF a confirmé sa comparution devant l’instance disciplinaire de la CAF. La fédération sénégalaise était représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Seydou Sow, assisté de Maître Seydou Diagne, juriste de l’institution.

Selon la FSF, cette audition fait suite aux rapports établis par les officiels de la rencontre, ainsi qu’aux réserves formulées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) à l’issue de la finale disputée entre le Sénégal et le Maroc. Ces documents ont servi de base à l’ouverture de la procédure disciplinaire par la CAF.

Pape Thiaw, Ndiaye et Sarr entendus à titre individuel

Le sélectionneur national, Pape Thiaw, ainsi que les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont également été entendus par la commission. D’après la Fédération sénégalaise de football, les intéressés ont présenté leurs moyens de défense et apporté leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés dans les rapports soumis à la CAF.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur la nature précise des griefs examinés, l’instance disciplinaire étant tenue par les règles de confidentialité qui encadrent ce type de procédure.

Verdict attendu sous 48 heures

À l’issue des auditions, la commission de discipline de la CAF, par la voix de la présidente du jury, a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue dans un délai de 48 heures.

Ce verdict est particulièrement scruté par les autorités du football sénégalais, alors que les conséquences disciplinaires pourraient concerner aussi bien des sanctions individuelles que d’éventuelles mesures à l’encontre de la Fédération. En attendant, la FSF affirme rester confiante quant à l’issue de la procédure et réitère son attachement au respect des règles et des valeurs du football africain.

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Sénégal : Pape Thiaw brise le silence après une fin de tournoi sous tension.

Le sélectionneur national des Lions du Sénégal est sorti de sa réserve mercredi soir à travers un message empreint d’émotion, publié sur sa page Facebook, au lendemain d’un tournoi qu’il qualifie d’« exceptionnel » sur le plan sportif, mais dont l’issue a été, selon ses mots, « dramatique ».

Dans cette prise de parole très attendue, le technicien sénégalais a tenu à réaffirmer avec force son attachement profond au Sénégal. « Mon cœur, mon âme et mon esprit sont ancrés dans ce pays qui m’a tout donné », écrit-il, rappelant que son engagement à la tête de la sélection nationale s’inscrit avant tout dans une logique de loyauté, de sacrifice et de fierté nationale.

Une réaction dictée par l’émotion et le souci de protéger ses joueurs

Revenant sur l’incident ayant provoqué une vague de réactions dans l’opinion publique et les milieux sportifs, le sélectionneur a tenu à lever toute ambiguïté. Il affirme n’avoir jamais eu l’intention de transgresser les règles du football ni de porter atteinte à l’éthique du jeu.

« J’ai simplement tenté de protéger mes joueurs face à ce que je considérais comme une injustice », explique-t-il, évoquant un contexte de forte tension émotionnelle et un sentiment de partialité qui, selon lui, a pesé sur le déroulement de la rencontre. Il reconnaît que sa réaction a pu être interprétée comme une entorse aux règles, mais insiste sur son caractère humain, inhérent à l’intensité du sport de haut niveau et à la responsabilité d’un sélectionneur envers son groupe.

Le choix de la responsabilité et de l’intérêt supérieur du Sénégal

Après échanges avec son staff et les joueurs, la décision a été prise de reprendre le match. Un choix mûrement réfléchi, guidé par un objectif clair : continuer la compétition avec l’ambition d’aller chercher le trophée pour le peuple sénégalais.

« Nous avons décidé de rester concentrés sur l’essentiel », souligne-t-il, mettant en avant l’état d’esprit collectif, la discipline et le sens des responsabilités qui ont prévalu malgré les circonstances difficiles.

À travers ce message, le sélectionneur national a voulu apaiser les tensions, rétablir sa vérité et rappeler que, au-delà des polémiques, son action reste dictée par l’amour du maillot, le respect du football et la volonté constante de défendre les intérêts du Sénégal sur la scène sportive internationale.

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Sacre continental : Dakar en communion totale avec les Lions du Sénégal.

 

Au lendemain de leur triomphe à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions du Sénégal ont été accueillis comme de véritables héros par une population en liesse. De Diamniadio au Palais de la République, la sélection nationale conduite par le sélectionneur Pape Thiaw a traversé une capitale totalement acquise à sa cause, offrant des images de communion nationale d’une rare intensité.

De Diamniadio au Palais : une marée humaine sur le parcours

La parade officielle a débuté en fin de matinée, lorsque les champions d’Afrique ont quitté leur hôtel de Diamniadio à bord d’un bus spécialement affrété, aux couleurs nationales et floqué de l’inscription « Champions d’Afrique ». Tout au long du trajet menant au Palais de la République, des milliers de Sénégalais, massés le long des axes, ont salué leurs héros par des chants, des youyous et des acclamations nourries.

Les portraits géants de Pape Thiaw, brandis par de nombreux supporters, témoignaient de la reconnaissance populaire envers l’architecte de ce sacre continental, salué pour son leadership et sa maîtrise tactique.

Dakar en ébullition : une capitale aux couleurs des Lions

Dans les rues de Dakar, la scène était saisissante. La capitale s’est transformée en un véritable océan humain, vibrant au rythme des chants et des slogans dédiés aux champions. Des familles entières, des jeunes, des anciens, tous unis par la même fierté nationale, ont accompagné la progression du bus des Lions dans une ambiance digne des plus grandes célébrations populaires.

Sadio Mané, l’icône acclamée

Parmi les joueurs, Sadio Mané a fait l’objet d’une attention toute particulière. À chaque apparition, son nom était scandé avec ferveur par la foule, en hommage à son rôle déterminant et à son statut de légende vivante du football sénégalais. Une reconnaissance populaire à la hauteur de son impact sportif et symbolique.

Une réception solennelle au Palais de la République

La parade s’est achevée au Palais de la République, où les Lions doivent être officiellement reçus et honorés par le chef de l’État. Cette cérémonie solennelle viendra consacrer un exploit sportif majeur et sceller, une fois de plus, le lien profond entre l’équipe nationale et le peuple sénégalais.

Par leur sacre continental et l’élan populaire qu’ils ont suscité, les Lions de la Téranga ont offert au Sénégal bien plus qu’un trophée : un moment d’unité nationale et de fierté collective appelé à marquer durablement l’histoire du pays.

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CAN 2025 : le Sénégal célèbre ses héros au Palais de la République.

Au lendemain de leur sacre historique à la Coupe d’Afrique des nations 2025, les Lions du Sénégal ont été reçus avec tous les honneurs au Palais de la République, lors d’une cérémonie officielle présidée par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Après une parade populaire grandiose dans les rues de Dakar, cette rencontre solennelle a marqué l’aboutissement institutionnel d’un exploit sportif salué par toute la nation.

Autorités politiques, responsables sportifs, figures culturelles et membres du gouvernement ont pris part à l’événement, témoignant de la reconnaissance nationale envers une équipe entrée un peu plus dans l’histoire du football africain.

Un hommage républicain aux champions d’Afrique

La cérémonie s’est ouverte par l’exécution de l’hymne national, suivie d’un moment hautement symbolique : le capitaine des Lions, Kalidou Koulibaly, a présenté le trophée continental au président de la République avant de lui remettre sa médaille d’or.

Des allocutions ont ensuite été prononcées par le président de la Fédération sénégalaise de football, Abdoulaye Fall, par le capitaine de l’équipe nationale et enfin par le chef de l’État, qui a salué « une victoire construite dans la discipline, l’engagement collectif et le dépassement de soi ».

Les Lions décorés de l’Ordre national du Lion

Moment fort de la cérémonie : la décoration des artisans du sacre.
Le sélectionneur national, Pape Thiaw, a été élevé au rang de Commandeur de l’Ordre national du Lion, en reconnaissance du travail accompli et de la maîtrise tactique ayant conduit le Sénégal au sommet continental.

Les joueurs ayant remporté deux Coupes d’Afrique des nations ont également été distingués au grade de Commandeur, parmi lesquels Sadio Mané, Kalidou Koulibaly, Idrissa Gana Gueye et Édouard Mendy.
Les joueurs sacrés pour la première fois ont, quant à eux, été élevés au rang d’Officier.

Des récompenses à la mesure de l’exploit

Au nom de la nation reconnaissante, le président de la République a accordé une enveloppe globale de 3,5 milliards de francs CFA ainsi que 68 000 m² de terrains sur la Petite Côte aux champions d’Afrique, soit 75 millions de francs CFA et 1 500 m² par joueur.
Les membres de la délégation technique et administrative ayant accompagné l’équipe nationale ont également bénéficié de récompenses.

Sadio Mané, une légende consacrée

Le chef de l’État a réservé un hommage appuyé à Sadio Mané, symbole de constance et de leadership.
« Sadio Mané est bien plus qu’un joueur. Par son exemplarité, sa longévité et son engagement, il est entré dans le cercle fermé des légendes du football national et africain », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, saluant son rôle déterminant lors de la finale et tout au long de la compétition.

Le président a également rendu hommage à Aïda Faye Samba, étudiante décédée dans un accident alors qu’elle se rendait au Maroc pour soutenir les Lions, rappelant que « cette victoire appartient aussi à ceux qui ont cru jusqu’au bout en l’équipe nationale ».

Une célébration entre solennité et émotion

La cérémonie s’est achevée dans une ambiance à la fois solennelle et festive, rythmée par les prestations de la légende de la musique sénégalaise Youssou Ndour et du rappeur Awadi.

Par la voix de leur capitaine, les Lions de la Téranga ont promis de continuer à porter haut les couleurs nationales et de poursuivre la quête de nouveaux trophées, inscrivant ainsi leur victoire à la CAN 2025 comme une étape majeure d’une ambition sportive désormais assumée par tout un pays.

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CAN 2025 : Samuel Eto’o salue le sacre du Sénégal et prend la défense de Pape Thiaw.

Dans un entretien accordé à France 24, Samuel Eto’o s’est exprimé sans détour sur la victoire du Sénégal face au Maroc en finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. L’ancien capitaine des Lions Indomptables a tenu à féliciter les Lions de la Téranga pour leur titre continental, tout en apportant un soutien appuyé à leur sélectionneur, Pape Thiaw, au cœur d’une vive controverse à l’issue de la rencontre.

La finale, disputée dans un climat particulièrement tendu, a été marquée par une décision arbitrale contestée : un penalty accordé au Maroc dans les dernières minutes du temps réglementaire. En réaction, Pape Thiaw avait demandé à ses joueurs de quitter provisoirement la pelouse, un geste qui a suscité de nombreuses réactions sur le continent.

Pour Samuel Eto’o, cette attitude ne mérite pas d’être stigmatisée. « Je ne vais pas accuser le sélectionneur sénégalais. Au contraire, il a eu le courage de défendre son équipe », a déclaré l’actuel président de la Fédération camerounaise de football. Selon lui, la pression extrême qui entoure une finale continentale rend certaines décisions difficiles à éviter, surtout lorsque l’émotion prend le dessus.

L’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan a d’ailleurs fait le parallèle avec sa propre carrière internationale. « J’ai été sanctionné de quatre matchs parce que j’ai refusé de prendre une décision similaire. Les émotions, parfois, ne sont pas contrôlables », a-t-il confié. Revenant sur une rencontre tendue entre le Cameroun et le Maroc, il a expliqué qu’un compatriote lui avait alors suggéré de retirer son équipe du terrain. « Sur un coup de tête, j’aurais pu le faire. Il faut parfois prendre ces risques-là », a-t-il reconnu.

Au-delà de la polémique, Samuel Eto’o a tenu à recentrer le débat sur l’essentiel : le résultat sportif. « Au final, le Sénégal a gagné et c’est ce que je retiens », a-t-il insisté, saluant la résilience et la détermination d’une équipe sénégalaise qui confirme son statut de référence du football africain.

Enfin, l’ancien Ballon d’Or africain a appelé la Confédération africaine de football à assumer pleinement son rôle institutionnel. Il a plaidé pour l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette finale et d’éviter que de telles situations ne se reproduisent à l’avenir. Une démarche qu’il juge nécessaire pour préserver la crédibilité des compétitions africaines et renforcer la confiance des acteurs du jeu.