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CEDEAO : Birame Diop appelle à l’unité pour relancer l’intégration régionale.

Le nouveau président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le général sénégalais Birame Diop, a placé l’unité et la solidarité au cœur de son discours inaugural, lundi à Abuja, au Nigeria.

Lors de la cérémonie marquant sa prise de fonctions, le général Diop a appelé le personnel de l’organisation et l’ensemble de ses partenaires à œuvrer collectivement à la construction d’une institution plus cohérente et plus efficace.

Pour le nouveau dirigeant, le renforcement de l’intégration régionale passe notamment par le respect mutuel, la solidarité entre les États et la capacité à défendre des objectifs communs.

Un nouveau chapitre pour l’Afrique de l’Ouest

Birame Diop souhaite inscrire son mandat sous le signe de la paix, de la dignité et d’une prospérité partagée. Son entrée en fonction intervient alors que la CEDEAO fait face à une période de profondes transformations politiques, sécuritaires et économiques.

L’organisation doit notamment relever le défi de la cohésion régionale, renforcer ses mécanismes de coopération et répondre aux préoccupations liées à la sécurité et à l’intégration économique.

Omar Alieu Touray passe le relais

La cérémonie a également été marquée par le départ du président sortant de la Commission, Omar Alieu Touray, qui a dirigé l’institution pendant quatre ans.

Dans son discours d’adieu, le responsable gambien a dressé le bilan de son mandat et souligné les acquis enregistrés au cours de cette période, tout en exprimant sa reconnaissance à l’ensemble de ceux qui l’ont accompagné dans l’exercice de ses fonctions.

Désormais à la tête de la Commission pour la période 2026-2030, Birame Diop devra consolider ces acquis tout en apportant des réponses aux nouveaux défis auxquels fait face l’espace communautaire.

Son appel à l’unité constitue ainsi l’une des premières orientations affichées de son mandat, dans un contexte où la CEDEAO cherche à préserver et à renforcer la dynamique d’intégration ouest-africaine.

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CEDEAO : le général Birame Diop prend officiellement la tête de la Commission.

Le général sénégalais Birame Diop a officiellement pris ses fonctions de président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), lors d’une cérémonie organisée lundi au siège de l’organisation, à Abuja, au Nigeria.

Désigné le 19 juillet 2026 à Freetown, en Sierra Leone, à l’issue du 69e sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, il succède au Gambien Omar Alieu Touray pour un mandat de quatre ans, couvrant la période 2026-2030.

Un mandat dans un contexte régional délicat

Ancien ministre sénégalais des Forces armées, Birame Diop prend la direction de l’institution communautaire alors que l’Afrique de l’Ouest traverse une période de profondes mutations politiques et sécuritaires.

La lutte contre le terrorisme, la consolidation de la stabilité régionale, le renforcement de la coopération entre les États membres et la relance de l’intégration économique figurent parmi les principaux défis auxquels le nouveau président de la Commission devra répondre.

La question de la cohésion régionale constitue également un enjeu majeur, notamment depuis le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la CEDEAO et leur regroupement au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Restaurer la confiance et renforcer l’intégration

Fort de son expérience dans les domaines de la défense, de la sécurité et de la coopération internationale, le général Birame Diop devra mettre son expertise au service d’une organisation confrontée à d’importants défis.

Son mandat devrait notamment être marqué par la recherche d’un renforcement de la coopération entre les États, la consolidation des mécanismes de sécurité collective et la poursuite des efforts en faveur de l’intégration économique.

Cette prise de fonction ouvre ainsi une nouvelle séquence pour la CEDEAO, appelée à renforcer sa cohésion et à réaffirmer son rôle dans la stabilité et le développement de l’Afrique de l’Ouest.

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CEDEAO : un concours régional pour accélérer la croissance des startups ouest-africaines.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prépare une nouvelle édition des « ECOWAS Start-up Awards », un concours destiné à soutenir les startups et les micro, petites et moyennes entreprises de la région. La finale est prévue le 28 septembre prochain, avec des prix pouvant atteindre 30 000 dollars.

L’annonce a été faite à Abuja par Peter Oluonye, directeur par intérim de la Direction du secteur privé et de l’industrie de la CEDEAO. Le concours récompensera les trois meilleurs projets avec respectivement 30 000, 20 000 et 15 000 dollars.

Plusieurs secteurs stratégiques ciblés

Le programme s’adresse aux startups intervenant notamment dans la fintech, l’agriculture, l’éducation, les technologies propres, l’action climatique, l’innovation verte, le tourisme et les technologies du voyage.

Au-delà de la récompense financière, la CEDEAO veut faire de cette initiative un véritable dispositif d’accompagnement. Les 60 startups présélectionnées bénéficieront notamment de séances de coaching et d’une masterclass. Parmi elles, 20 finalistes seront retenues pour participer à la dernière étape du concours.

Faciliter l’accès au financement et aux marchés

L’initiative vise également à rapprocher les jeunes entreprises des investisseurs, fonds de capital-risque, investisseurs à impact, institutions financières et partenaires au développement.

L’objectif est de permettre aux startups de franchir les obstacles qui limitent encore leur croissance, notamment l’accès au financement, aux marchés et à un environnement réglementaire adapté.

Depuis l’ouverture du portail de candidature le 3 août, environ 6 000 dossiers auraient déjà été enregistrés. Ils seront évalués afin d’identifier les projets présentant le meilleur potentiel de croissance et des modèles économiques facilement extensibles.

Miser sur l’innovation pour dynamiser le secteur privé

Pour la CEDEAO, le concours constitue un moyen de mieux valoriser l’innovation portée par les jeunes entreprises et de renforcer l’écosystème entrepreneurial régional.

Une attention particulière est également accordée à l’inclusion des jeunes, des femmes et des personnes en situation de handicap, afin de favoriser une participation plus large à l’économie numérique et à l’entrepreneuriat.

Avec cette nouvelle édition des ECOWAS Start-up Awards, l’organisation régionale entend ainsi transformer le potentiel entrepreneurial ouest-africain en opportunités de croissance, d’investissement et de création d’emplois.

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Climat : la Cédéao évalue à 294 milliards de dollars les besoins de financement de l’Afrique de l’Ouest.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) estime à près de 294 milliards de dollars les besoins de financement climatique de la région, alors que les effets du changement climatique devraient accentuer les déplacements de populations et les pressions sur les économies locales.

Le chiffre a été communiqué par le commissaire de la Cédéao chargé des Affaires économiques et de l’Agriculture, Dr Kalilou Sylla, lors d’un atelier régional consacré à la validation du cadre de création d’une plateforme ouest-africaine du marché du carbone.

Une région particulièrement exposée

Représenté lors de la rencontre par Christophe Deguénon, directeur de l’Environnement et des Ressources naturelles de la Cédéao, Dr Sylla a rappelé la vulnérabilité particulière de l’Afrique de l’Ouest face au changement climatique.

Selon les projections présentées, la hausse des températures pourrait atteindre 1,5 à 3 °C d’ici 2050, avec des conséquences potentielles sur l’agriculture, les ressources naturelles, les infrastructures et les conditions de vie des populations.

Environ 32 millions de personnes pourraient également être contraintes de se déplacer à l’intérieur de leur propre pays sous l’effet des changements climatiques.

Le marché du carbone comme source de financement

Face à l’ampleur des besoins, la Cédéao entend diversifier les mécanismes de mobilisation des ressources. Les marchés du carbone figurent parmi les instruments susceptibles de contribuer au financement des politiques d’adaptation et d’atténuation.

La région dispose d’importants atouts pour développer des projets générateurs de crédits carbone. Elle compte notamment plus de 350 millions d’hectares de terres agricoles, ainsi que d’importantes ressources forestières, des mangroves et de vastes espaces présentant un potentiel de restauration des terres dégradées.

Ces ressources pourraient permettre aux États ouest-africains de mieux valoriser leurs efforts en matière de réduction des émissions et de protection des écosystèmes.

Des obstacles encore importants

L’accès aux marchés internationaux du carbone reste toutefois limité par plusieurs contraintes. La Cédéao pointe notamment les insuffisances réglementaires, le manque de capacités techniques et la faiblesse des dispositifs de suivi, de vérification et de certification.

Pour remédier à ces difficultés, l’organisation régionale travaille depuis 2024 à l’élaboration d’un cadre harmonisé pour une plateforme ouest-africaine du marché du carbone.

Le futur mécanisme devrait s’appuyer sur des principes de transparence, d’intégrité environnementale et de gouvernance inclusive, tout en permettant une meilleure reconnaissance des efforts climatiques réalisés par les États membres.

L’article 6 de l’Accord de Paris au cœur du dispositif

La Cédéao entend également tirer parti de l’article 6 de l’Accord de Paris, qui encadre la coopération internationale entre États dans le cadre des mécanismes liés aux marchés du carbone.

Pour l’organisation régionale, ces mécanismes pourraient contribuer à réduire une partie du déficit de financement nécessaire à la mise en œuvre des politiques climatiques.

Cette démarche s’inscrit dans les orientations de la Vision 2050 de la Cédéao et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, qui placent le développement durable et la résilience climatique parmi les priorités du continent.

Vers un marché régional plus structuré

L’atelier régional doit ainsi permettre d’examiner et de valider le projet de cadre destiné à encadrer la future plateforme.

L’objectif affiché est de créer un marché crédible, transparent et suffisamment attractif pour les investisseurs, tout en garantissant que les bénéfices issus des projets carbone contribuent effectivement aux efforts de développement et de résilience des pays de la région.

Avec 294 milliards de dollars de besoins climatiques identifiés, l’enjeu pour l’Afrique de l’Ouest est désormais de transformer son potentiel environnemental en ressources financières capables de soutenir durablement son adaptation au changement climatique.

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Monnaie unique : la CEDEAO maintient le cap sur l’ECO en 2027, avec une mise en œuvre progressive.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) maintient son ambition de lancer la monnaie unique ECO à partir de 2027, tout en adoptant une approche progressive face aux difficultés persistantes liées à la convergence macroéconomique entre ses États membres.

Réunis dimanche 19 juillet à Lungi, en Sierra Leone, dans le cadre de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, les dirigeants ouest-africains ont réaffirmé leur volonté de faire de l’ECO un instrument majeur de l’intégration économique régionale.

Le projet devrait toutefois être déployé par étapes. Dans un premier temps, seuls les pays qui auront satisfait aux critères de convergence macroéconomique pourraient rejoindre le dispositif, tandis que les autres États bénéficieraient d’un accompagnement destiné à leur permettre d’intégrer progressivement la monnaie commune.

Une stratégie progressive face aux retards de convergence

Cette nouvelle orientation intervient quelques mois après les inquiétudes exprimées par les chefs d’État concernant les progrès jugés insuffisants dans la convergence des économies de la région.

Lors du sommet d’Abuja, en décembre 2025, les dirigeants de la CEDEAO avaient déjà appelé les États membres à accélérer la mise en œuvre de politiques économiques compatibles avec les critères de convergence et à renforcer les efforts nécessaires à la concrétisation de la monnaie unique.

À Lungi, les chefs d’État ont ainsi privilégié une approche pragmatique, destinée à éviter que les écarts persistants entre les économies de la région ne compromettent davantage le calendrier du projet.

L’objectif affiché demeure de favoriser une intégration économique plus étroite, tout en garantissant la stabilité et la crédibilité de la future monnaie commune.

Des avancées techniques et institutionnelles saluées

Les dirigeants ouest-africains se sont également félicités des consultations engagées entre la Commission de la CEDEAO et les gouverneurs des banques centrales de la région.

Ces échanges de haut niveau doivent permettre de rapprocher les positions sur les questions techniques encore en suspens et de dégager un consensus sur les conditions de mise en œuvre de l’ECO.

Autre avancée mise en avant : l’enregistrement de la marque « ECO » auprès de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI). Cette démarche est considérée comme une étape importante dans la préparation institutionnelle du futur projet monétaire.

La Conférence a par ailleurs approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique. La Commission de la CEDEAO devra convoquer une réunion de cette instance avant le sommet ordinaire prévu en décembre 2026, en collaboration avec le président de la Côte d’Ivoire, présenté comme le seul membre encore en fonction du groupe de travail.

Les banques centrales au cœur des prochaines étapes

Les chefs d’État ont également chargé la Commission de la CEDEAO et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO) d’intensifier leurs consultations avec les banques centrales.

L’objectif est de parvenir à des propositions consensuelles sur les questions techniques qui restent à régler avant le lancement de la monnaie commune. Les institutions régionales devront également poursuivre les démarches visant à assurer la protection et l’enregistrement international de la marque « ECO » auprès des organismes compétents.

Ces travaux devraient constituer l’une des principales étapes préparatoires avant les prochaines échéances politiques fixées par la CEDEAO.

Un projet monétaire confronté à la diversité des régimes existants

La création de l’ECO représente un chantier particulièrement complexe en raison de la diversité des systèmes monétaires actuellement en vigueur en Afrique de l’Ouest.

Dans l’espace communautaire, plusieurs pays utilisent le franc CFA, émis par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans le cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

D’autres États disposent de leurs propres monnaies nationales, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le dollar libérien, le franc guinéen, le leone sierra-léonais et l’escudo cap-verdien.

La mise en place d’une monnaie commune nécessitera donc une harmonisation importante des politiques économiques, budgétaires et monétaires, ainsi qu’une coordination étroite entre les différentes banques centrales.

Le départ de l’AES, une nouvelle équation pour l’ECO

Le projet devra également tenir compte de la nouvelle configuration politique de la région.

Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui ont officiellement quitté la CEDEAO, restent membres de l’UEMOA et continuent d’utiliser le franc CFA. Cette situation crée une équation particulière pour l’avenir du projet de monnaie unique.

Le communiqué final du sommet de Lungi ne précise pas le rôle que pourraient jouer ces trois pays dans le futur dispositif monétaire régional. Leur situation pourrait pourtant constituer un enjeu majeur, compte tenu de leurs liens monétaires persistants avec l’UEMOA et de leur appartenance passée à la CEDEAO.

Cette question pourrait ainsi alimenter les discussions sur la configuration future de l’espace monétaire ouest-africain.

2027, une échéance désormais soumise à une logique de « plusieurs vitesses »

En maintenant l’objectif de 2027 tout en privilégiant une mise en œuvre progressive, la CEDEAO semble vouloir concilier ambition politique et réalisme économique.

Le défi sera désormais de déterminer quels pays seront en mesure de satisfaire aux critères de convergence au moment du lancement et de définir les mécanismes permettant aux autres de rejoindre ultérieurement le dispositif.

Le projet de l’ECO entre ainsi dans une nouvelle phase, où la volonté politique devra désormais être accompagnée d’avancées concrètes sur les plans économique, institutionnel et technique. L’enjeu dépasse la création d’une simple monnaie commune : il s’agit de construire un espace monétaire capable de soutenir durablement l’intégration économique et la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

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Sierra Leone : la CEDEAO inaugure un complexe logistique stratégique réalisé par l’entreprise guinéenne SOGEFEL.

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La cérémonie s’est déroulée en présence du président sierra-léonais Julius Maada Bio, de son homologue sénégalais Bassirou Diomaye Faye et du président gambien Adama Barrow. Plusieurs hauts responsables de la CEDEAO, dont le président de la Commission de l’institution, ont également assisté à l’événement. Une importante délégation de SOGEFEL, conduite par son président-directeur général, Elhadj Sékou Kaké, a pris part à cette inauguration.

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L’entreprise guinéenne avait remporté ce marché à l’issue d’un appel d’offres international, après un processus de sélection marqué par plusieurs évaluations techniques et organisationnelles. Ce contrat constitue l’un des projets régionaux les plus importants réalisés par une société guinéenne dans le domaine des infrastructures.

Implantées sur deux sites complémentaires à Lungi, les nouvelles bases logistiques ont été conçues pour renforcer les capacités d’intervention de la CEDEAO face aux crises sécuritaires, humanitaires ou sanitaires dans l’espace communautaire.

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Le premier site, d’une superficie de 12 hectares, regroupe dix bâtiments administratifs, une clinique, une armurerie, des ateliers de maintenance ainsi que plusieurs espaces de stationnement destinés aux véhicules lourds et militaires. Le second est consacré à l’hébergement des personnels de la CEDEAO. Il comprend des logements destinés aux cadres et au personnel, un réfectoire, un centre de formation équipé d’un amphithéâtre de 100 places désormais accessible aux institutions sierra-léonaises, ainsi que plusieurs infrastructures sportives et de loisirs, notamment une piscine et des terrains de football, de basket-ball, de volley-ball et de tennis. Selon Oumar Kaké, directeur pays de SOGEFEL, une quatrième phase du projet prévoit également la réalisation d’infrastructures portuaires afin de compléter les capacités logistiques de la base.

Pour le président-directeur général de SOGEFEL, Elhadj Sékou Kaké, cette réalisation dépasse le cadre de l’entreprise et constitue une vitrine du savoir-faire guinéen.

« Aujourd’hui, c’est une grande fierté pour notre société SOGEFEL d’avoir réalisé un grand ouvrage en Sierra Leone. Cet ouvrage a été inauguré en présence de trois présidents. C’est une fierté pour l’entreprise, mais aussi pour la Guinée qui exporte son expertise », a-t-il déclaré.

Le dirigeant affirme que SOGEFEL est aujourd’hui la seule entreprise guinéenne à remporter des appels d’offres internationaux de cette envergure et à exécuter les projets dans les délais.

« SOGEFEL se distingue comme étant la seule entreprise guinéenne capable de participer à des appels d’offres internationaux, de les remporter et de réaliser les projets dans les délais. Elle a su répondre à tous les critères requis pour ce projet », a-t-il soutenu.

Présente en Guinée, en Sierra Leone, au Liberia, en Éthiopie et au Nigeria, SOGEFEL poursuit son expansion à travers plusieurs projets d’infrastructures, notamment la construction des ambassades de Guinée à Addis-Abeba et à Abuja, ainsi que la réalisation d’un poste frontalier entre le Liberia et la Sierra Leone pour le compte de la CEDEAO.

À l’occasion de cette inauguration, Elhadj Sékou Kaké a également salué les orientations des autorités guinéennes en matière de développement.

« La SOGEFEL salue la vision du président Mamadi Doumbouya pour tout ce qu’il est en train de faire pour le pays depuis son arrivée au pouvoir. Notre société est prête à accompagner le président dans la mise en œuvre de la vision Simandou 2040 », a-t-il indiqué.

Selon lui, le développement international de l’entreprise repose sur trois piliers : « le sérieux, la capacité technique et financière, ainsi que les ressources humaines ».

Conseil et passation de marchés dans le secteur du bâtiment. Avec l’inauguration des bases logistiques de Lungi, SOGEFEL ajoute une nouvelle référence à son portefeuille et confirme la montée en puissance des entreprises guinéennes sur le marché des grands projets d’infrastructures en Afrique de l’Ouest.
Source : GuinéeNews.
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Sommet de la CEDEAO : Mamadi Doumbouya appelle à une refondation de l’organisation et critique la politique des sanctions.

Le président de la République de Guinée, S.E Mamadi Doumbouya, a marqué les esprits lors de sa première participation à une Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis son élection à la magistrature suprême. À l’ouverture de la 69ᵉ session ordinaire de l’organisation, tenue ce dimanche à Lungi, près de Freetown, en Sierra Leone, le chef de l’État guinéen a livré un discours offensif appelant à une profonde réorientation des priorités de l’institution régionale.

Devant ses homologues ouest-africains, S.E Mamadi Doumbouya a remis en question l’approche adoptée par la CEDEAO face aux crises politiques, estimant que le recours aux sanctions économiques pénalise avant tout les populations civiles sans apporter de réponse durable aux difficultés auxquelles sont confrontés les États concernés.

« Les sanctions ne sont pas la solution »

Sans citer explicitement un pays, le président guinéen a dénoncé une pratique qu’il juge devenue systématique au sein de l’organisation sous-régionale.

Selon lui, les sanctions devraient demeurer une mesure exceptionnelle et non constituer le premier réflexe face aux crises institutionnelles.

« Les sanctions ne sont pas la solution. Notre sous-région a trop souvent choisi la sanction comme premier réflexe quand elle devait être le dernier recours », a déclaré S.E Mamadi Doumbouya.

Le chef de l’État a estimé que ces mesures produisent avant tout des conséquences sociales et économiques qui affectent directement les citoyens.

« La sanction frappe d’abord les enfants dans les salles de classe, les femmes dans les marchés, les hommes dans les champs et les ateliers. Elle prive les hôpitaux des médicaments de première nécessité », a-t-il affirmé.

Pour lui, une organisation régionale ne saurait atteindre ses objectifs en fragilisant les populations qu’elle est censée protéger.

« Une communauté qui, pour corriger un État, appauvrit un peuple, s’éloigne de l’esprit même qui a présidé à sa création. »

Remettre l’intégration économique au cœur du projet communautaire

Au-delà de sa critique des sanctions, S.E Mamadi Doumbouya a invité les dirigeants ouest-africains à revenir à la vocation première de la CEDEAO, créée en 1975 pour promouvoir l’intégration économique, la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le développement partagé.

À ses yeux, les priorités de l’organisation doivent désormais être recentrées sur l’investissement, la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie des populations.

« Recentrons-nous sur l’essentiel. Faisons de l’économie, de l’investissement productif et du bien-être de nos populations le cœur battant de notre action commune », a-t-il lancé.

Le président guinéen a insisté sur le fait qu’une communauté régionale forte se mesure moins à sa capacité de sanction qu’à son aptitude à créer des opportunités de prospérité pour l’ensemble de ses membres.

« Une communauté forte n’est pas celle qui sait le mieux sanctionner ses membres. C’est celle qui sait le mieux les faire prospérer ensemble. »

Une réforme des institutions adaptée aux réalités des États

Dans son intervention, Mamadi Doumbouya a également plaidé pour une réforme du fonctionnement de la CEDEAO, estimant que les réponses apportées aux crises doivent être adaptées aux réalités spécifiques de chaque pays.

Selon lui, les mécanismes régionaux gagneraient à privilégier une approche différenciée plutôt qu’un traitement uniforme des situations politiques.

« On ne soigne pas le paludisme et le cancer avec le même remède. Chaque mal appelle son traitement. Chaque situation appelle sa réponse », a-t-il expliqué.

Cette approche, selon le président guinéen, permettrait à l’organisation de renforcer son efficacité tout en tenant davantage compte des contextes nationaux.

La place des militaires dans l’histoire de la CEDEAO

Abordant la question de la gouvernance régionale, Mamadi Doumbouya a rappelé que les dirigeants militaires ont également contribué à la construction de la CEDEAO.

Il a souligné que, parmi les quinze chefs d’État ayant fondé l’organisation en 1975, dix étaient issus des forces armées.

Pour le président guinéen, cette réalité historique démontre que l’appartenance à l’institution militaire ne saurait constituer un motif d’exclusion du processus de décision au sein de la communauté régionale.

« Leur uniforme ne saurait constituer leur exclusion de la vie et de la gestion de notre communauté. Ils ne sont ni plus ni moins que les enfants du peuple », a-t-il déclaré.

Répondre aux attentes concrètes des populations

En conclusion de son allocution, Mamadi Doumbouya a appelé les dirigeants ouest-africains à concentrer leurs efforts sur les préoccupations quotidiennes des citoyens plutôt que sur les divergences politiques.

Selon lui, les populations attendent avant tout des résultats concrets en matière de développement économique, d’infrastructures, d’emploi et d’amélioration des conditions de vie.

« Nos peuples n’attendent pas de nous des communiqués. Ils attendent de l’eau, des routes, des usines, de l’énergie, des marchés ouverts et des emplois pour leur jeunesse », a conclu le président guinéen.

Par cette première intervention à la tribune de la CEDEAO en tant que président élu, Mamadi Doumbouya a exposé la vision de la Guinée pour l’avenir de l’organisation : une communauté davantage tournée vers le dialogue, le développement économique, la solidarité régionale et la prospérité partagée, dans un contexte où l’Afrique de l’Ouest est confrontée à de profondes mutations sécuritaires, politiques et économiques.

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CEDEAO : le général Birame Diop prend la tête de la Commission, le Sénégal consolide son leadership régional.

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans son rayonnement diplomatique en Afrique de l’Ouest. Réunis ce dimanche 19 juillet à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont officiellement désigné le général Birame Diop à la présidence de la Commission de l’organisation pour le mandat 2026-2030.

Cette nomination intervient à un moment stratégique pour Dakar, qui renforce son influence au sein de l’organisation sous-régionale en prenant simultanément les commandes de ses deux principales instances : la présidence politique de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, assurée par le président Bassirou Diomaye Faye, et la direction exécutive de la Commission, désormais confiée au général Birame Diop.

Une accession préparée de longue date

Le général Birame Diop succède à Omar Alieu Touray, dont le mandat arrive à son terme à la tête de l’organe exécutif de la CEDEAO.

Son élection est l’aboutissement d’un processus engagé plusieurs mois auparavant. Lors de la 68ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État, tenue en décembre 2025 à Abuja, le Sénégal avait obtenu, pour la première fois depuis la création de l’organisation, le droit de proposer le futur président de la Commission.

Le 31 mai dernier, le président Bassirou Diomaye Faye avait officiellement porté la candidature de Birame Diop, ouvrant la voie à une désignation aujourd’hui entérinée par les dirigeants ouest-africains.

Le Sénégal à la tête des deux principaux leviers de la CEDEAO

Cette nomination intervient dans un contexte particulièrement favorable pour la diplomatie sénégalaise.

Au cours de la même session de la Conférence, Bassirou Diomaye Faye a été élu président en exercice de la CEDEAO, une fonction qui lui confère la responsabilité de conduire les travaux politiques de l’organisation et de favoriser le dialogue entre les États membres.

Avec Birame Diop à la présidence de la Commission, le Sénégal occupe désormais une position sans précédent au sein de la Communauté, en assurant à la fois la direction politique et la gestion exécutive de l’organisation régionale.

Cette configuration témoigne de la confiance accordée par les États membres au Sénégal et renforce son rôle dans les grandes orientations de la coopération ouest-africaine.

Un militaire expérimenté au service de l’intégration régionale

Le général Birame Diop apporte à la Commission une solide expérience acquise aussi bien dans les hautes responsabilités militaires nationales que sur la scène internationale.

Au cours de plus de trente années de carrière, il a notamment occupé les fonctions de chef d’état-major général des Armées entre 2020 et 2021, de chef d’état-major particulier du président de la République de 2018 à 2020, ainsi que de chef d’état-major de l’Armée de l’air de 2015 à 2017.

Au-delà de son parcours national, il s’est distingué au sein des Nations unies, où il a exercé comme conseiller militaire du Secrétaire général chargé des opérations de paix, développant une expertise reconnue dans les domaines de la prévention des conflits, de la gestion des crises et de la coopération internationale.

Une mission au cœur des défis de l’Afrique de l’Ouest

Le nouveau président de la Commission prendra ses fonctions dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs.

La CEDEAO est confrontée à la persistance de la menace terroriste dans plusieurs pays, aux enjeux de l’intégration économique, à la consolidation de la stabilité institutionnelle ainsi qu’à la nécessité de renforcer le dialogue avec les États de la sous-région.

À la tête de l’organe exécutif, Birame Diop aura notamment pour mission de mettre en œuvre les décisions des chefs d’État, de coordonner les politiques communautaires et de contribuer au renforcement de l’efficacité institutionnelle de l’organisation.

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CEDEAO : Bassirou Diomaye Faye prend les rênes de l’organisation régionale dans un contexte de défis majeurs.

Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont porté leur choix sur le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye pour assurer la présidence en exercice de l’organisation sous-régionale. Sa désignation est intervenue à l’issue de la 69ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement, consacrant la confiance de ses pairs à un moment où la CEDEAO traverse une période particulièrement décisive de son histoire.

Cette nomination intervient dans un environnement régional marqué par la montée des défis sécuritaires, les mutations géopolitiques, les fragilités économiques et les interrogations sur l’avenir du processus d’intégration ouest-africain.

Une organisation confrontée à de multiples défis

Prenant officiellement les rênes de la CEDEAO, Bassirou Diomaye Faye a dressé un état des lieux sans complaisance de la situation de la sous-région.

S’il a salué la résilience des économies ouest-africaines face aux turbulences internationales, le président sénégalais a également rappelé leur forte exposition aux chocs extérieurs, qu’ils soient économiques, climatiques ou géopolitiques.

Il a surtout insisté sur la persistance de la menace terroriste, devenue l’un des principaux défis auxquels sont confrontés plusieurs États membres, ainsi que sur la nécessité d’accélérer les réformes institutionnelles destinées à renforcer l’efficacité de l’organisation.

Faire de la sécurité collective une priorité

Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs zones de l’espace communautaire, le nouveau président en exercice a appelé à une mobilisation renforcée des États membres.

Bassirou Diomaye Faye a plaidé pour une accélération de l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, estimant que seule une réponse collective permettra de faire face à l’expansion des groupes armés et aux nouvelles formes d’insécurité qui menacent la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.

Il a également défendu une meilleure mutualisation des capacités militaires, logistiques et financières des pays membres afin d’accroître l’efficacité des actions menées sur le terrain.

Vers une CEDEAO plus autonome et plus résiliente

Au-delà des questions sécuritaires, le chef de l’État sénégalais a insisté sur la nécessité de renforcer l’autonomie financière de la CEDEAO afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des financements extérieurs et de garantir une plus grande efficacité dans la mise en œuvre de ses politiques.

Il a également appelé à renforcer les mécanismes de solidarité régionale en faveur des populations affectées par les crises sécuritaires et humanitaires, tout en poursuivant les efforts visant à consolider les acquis de cinquante années d’intégration régionale.

Pour Bassirou Diomaye Faye, l’organisation doit désormais adapter son fonctionnement aux nouvelles réalités politiques, économiques et sécuritaires de l’espace communautaire.

Un mandat placé sous le signe de la souveraineté et de l’intégration

Le nouveau président en exercice de la CEDEAO entend faire de la sécurité collective, de la stabilité institutionnelle, de la souveraineté politique et économique des États membres ainsi que du renforcement de l’intégration régionale les principaux axes de son mandat.

Il a également plaidé pour un positionnement plus affirmé de l’Afrique de l’Ouest sur la scène internationale, estimant que la région doit parler d’une voix plus forte sur les grandes questions stratégiques qui façonnent le continent.

En acceptant cette responsabilité, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé sa volonté de travailler au renforcement de la coopération entre les États membres afin de bâtir une CEDEAO plus forte, plus autonome et davantage tournée vers les aspirations des populations.

Une présidence attendue dans un contexte charnière

Cette nouvelle présidence intervient à un moment déterminant pour l’organisation sous-régionale, confrontée à une recomposition du paysage politique ouest-africain, à des défis sécuritaires persistants et à des attentes croissantes en matière de développement économique et d’intégration.

Au cours des prochains mois, la capacité de la CEDEAO à renforcer la coopération entre ses États membres, à préserver la stabilité régionale et à relancer la dynamique d’intégration sera particulièrement observée.

Pour Bassirou Diomaye Faye, cette mission ouvre une nouvelle séquence diplomatique majeure, avec l’ambition de contribuer à une CEDEAO plus efficace, plus solidaire et mieux armée pour relever les défis de l’Afrique de l’Ouest au cours des années à venir.

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CEDEAO : le Cabo Verde apporte son soutien à la candidature du général Birame Diop à la présidence de la Commission.

Cette rencontre s’inscrit dans la tournée diplomatique engagée par Dakar auprès des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en vue de présenter officiellement la candidature de Birame Diop, ancien ministre des Forces armées du Sénégal, au poste de président de la Commission de l’organisation régionale.

Une candidature au cœur des échanges

Selon une note publiée par le ministère sénégalais des Affaires étrangères, les discussions ont porté sur les enjeux liés à cette candidature, mais également sur les relations de coopération entre le Sénégal et le Cabo Verde.

Les deux parties ont salué la qualité du partenariat bilatéral qui unit les deux pays et réaffirmé leur convergence de vues sur plusieurs dossiers inscrits à l’agenda régional et international, notamment ceux examinés dans le cadre de la CEDEAO.

Au-delà de la campagne menée par Dakar, cette audience a permis de réaffirmer la volonté des deux États de poursuivre leur coopération dans les domaines politique, diplomatique et économique, dans un contexte où l’organisation ouest-africaine est confrontée à d’importants défis liés à la sécurité, à l’intégration régionale et à la stabilité institutionnelle.

José Maria Neves affiche son soutien

À l’issue de l’entretien, le président capverdien José Maria Neves s’est félicité de voir la présidence de la Commission de la CEDEAO revenir au Sénégal. Il a également salué le parcours, les compétences et l’expérience du Général Birame Diop, avant d’exprimer son soutien à cette candidature.

Selon le ministère sénégalais, le chef de l’État capverdien a assuré de son plein appui en vue du prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, au cours duquel sera désigné le futur président de la Commission pour le mandat 2026-2030.

Cette étape diplomatique renforce la stratégie de mobilisation engagée par le Sénégal afin de rallier le soutien des États membres de l’organisation régionale autour de la candidature de Birame Diop, dont le profil est présenté par Dakar comme un atout pour accompagner les réformes et relever les défis auxquels la CEDEAO est aujourd’hui confrontée.