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Chine–Éthiopie : une alliance stratégique renforcée au sein des BRICS.

À l’heure où les BRICS élargissent leur influence à travers des alliances économiques stratégiques, la Chine et l’Éthiopie consolident davantage leur coopération bilatérale, donnant un nouvel élan à leurs relations économiques et diplomatiques. Cette dynamique s’est confirmée à l’occasion d’une série de rencontres tenues récemment entre responsables des deux pays, dans un contexte où l’Éthiopie a rejoint le groupe BRICS en tant que membre à part entière en janvier 2024.

Une coopération multisectorielle en pleine expansion

Les discussions récentes ont permis d’élargir les axes de collaboration entre Pékin et Addis-Abeba, avec une volonté claire de renforcer les investissements chinois en Éthiopie, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’agro-industrie, de l’énergie et des télécommunications. La Chine demeure aujourd’hui le premier partenaire commercial et investisseur bilatéral en Éthiopie, avec des projets emblématiques comme le parc industriel d’Hawassa ou la ligne ferroviaire Addis-Djibouti.

Selon les autorités éthiopiennes, le partenariat vise également à promouvoir le transfert de technologies, la formation professionnelle, ainsi que le développement des zones économiques spéciales, dans le cadre d’une vision commune de croissance inclusive.

L’Éthiopie, acteur stratégique dans la nouvelle géopolitique des BRICS

Depuis son entrée dans le bloc des BRICS, l’Éthiopie cherche à diversifier ses partenariats économiques et à se positionner comme un acteur incontournable en Afrique de l’Est. L’adhésion au groupe lui offre une tribune géopolitique plus large et l’accès à de nouveaux mécanismes de financement sud-sud, notamment via la Nouvelle Banque de Développement (NDB) des BRICS.

De son côté, la Chine voit en l’Éthiopie un partenaire clé pour ses ambitions africaines, dans le prolongement de son initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), qui soutient la connectivité et les infrastructures entre l’Asie et l’Afrique.

Des engagements réaffirmés pour un développement partagé

Lors des récentes rencontres bilatérales, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à travailler de manière coordonnée au sein des BRICS pour promouvoir un ordre économique plus équitable et multipolaire. Le ministre éthiopien des Finances a souligné l’importance de cette relation avec la Chine, qualifiant le partenariat de « pilier du développement éthiopien au cours des deux dernières décennies ».

Pour la Chine, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de ses liens avec les pays émergents, dans une logique de coopération gagnant-gagnant.

Une nouvelle ère pour les relations sino-éthiopiennes

Alors que les BRICS s’imposent progressivement comme un contrepoids aux institutions économiques occidentales traditionnelles, le partenariat renforcé entre la Chine et l’Éthiopie témoigne de l’émergence d’un nouvel équilibre géoéconomique. Une collaboration qui pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains désireux d’exploiter pleinement leur appartenance aux BRICS.

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Visite officielle en Chine : Ousmane Sonko débute son déplacement à Hangzhou

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a entamé ce lundi une visite officielle en Chine. Première étape de ce déplacement diplomatique : la ville de Hangzhou, un centre économique et technologique majeur de la côte est du pays. Cette visite marque un moment important dans la redéfinition des relations stratégiques entre Dakar et Pékin.

À Hangzhou, Ousmane Sonko a été accueilli par des responsables chinois et a visité plusieurs infrastructures de pointe, notamment dans les domaines du numérique, de l’innovation technologique et de l’économie verte. Il a également eu des échanges avec des chefs d’entreprise, notamment dans les secteurs de la logistique, de l’énergie et de l’industrie manufacturière.

Cette étape vise à explorer des opportunités de coopération dans des domaines clés pour le développement économique du Sénégal. Le chef du gouvernement a exprimé sa volonté de construire des partenariats reposant sur le transfert de compétences, l’investissement productif et la création d’emplois locaux. Dans ses interventions, Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un partenariat « équilibré, respectueux des priorités africaines et porteur de transformations concrètes ».

La visite se poursuivra dans les prochains jours à Pékin, où plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau sont prévues, notamment avec des membres du gouvernement chinois. Des protocoles d’accord dans les secteurs de l’agriculture, de la formation professionnelle, des infrastructures et de la santé pourraient être signés à cette occasion.


Une nouvelle dynamique de coopération

La Chine est un partenaire économique majeur du Sénégal depuis de nombreuses années, notamment dans les infrastructures, les technologies et les échanges commerciaux. Mais cette visite pourrait inaugurer une nouvelle phase, plus orientée vers la souveraineté économique, l’industrialisation locale et la montée en compétences des ressources humaines sénégalaises.

Le choix de la Chine comme première grande destination en Asie depuis sa nomination confirme l’ambition d’Ousmane Sonko de diversifier les partenariats du Sénégal, tout en consolidant des alliances stratégiques dans un monde multipolaire.

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Niger – Chine : Entre tensions et réajustements, Niamey cherche à préserver ses relations

Le Niger a récemment expulsé les dirigeants de trois sociétés pétrolières chinoises opérant sur son territoire : la China National Petroleum Corporation (CNPC), la Société de Raffinage de Zinder (SORAZ) et la West African Petroleum Company (WAPCO). Cette décision, annoncée le 12 mars 2025, leur accordait un délai de 48 heures pour quitter le pays. 

Les autorités nigériennes reprochent à ces entreprises plusieurs manquements, notamment :

  • Le refus d’appliquer une échelle salariale équitable aux travailleurs locaux. 
  • Le non-respect des quotas de fournisseurs locaux dans les contrats. 
  • Le manque de formation et de promotion du personnel nigérien. 
  • Le refus de transférer des technologies pour renforcer les compétences nationales. 

 

Parallèlement, le gouvernement a révoqué définitivement la licence d’exploitation de l’hôtel Soluxe International à Niamey, géré par la société chinoise Soluxe International SARL. Les motifs invoqués incluent des pratiques discriminatoires, des travaux d’extension non autorisés et des déclarations fiscales erronées. 

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté des autorités nigériennes de renforcer le contrôle sur le secteur pétrolier et d’assurer que l’exploitation des ressources naturelles bénéficie prioritairement à la population locale. Le gouvernement a également exprimé le souhait d’intégrer le capital de WAPCO et de désigner des représentants nigériens aux postes opérationnels de la CNPC, avec des droits et avantages équivalents à leurs homologues chinois. 

Conscient des implications diplomatiques de ces décisions, Niamey cherche à éviter une détérioration de ses relations avec Pékin. Lors d’un point presse le 19 mars, le gouvernement nigérien a tenté d’apaiser les tensions en affirmant que ces mesures visaient à rééquilibrer les partenariats et à garantir le respect des lois en vigueur, sans animosité envers la Chine. 

Cette situation reflète une tendance plus large en Afrique, où certains pays réévaluent leurs relations avec la Chine pour s’assurer que les collaborations soient mutuellement bénéfiques et respectueuses des réglementations locales.