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Davos d’Été 2026, en Chine : la diplomatie économique guinéenne en mode solutions.

Pékin – Dalian – Shanghai, du 23 au 27 juin 2026 – En marge de sa participation remarquée à la Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connu sous le nom de Davos d’Été, la visite officielle du Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, en République populaire de Chine s’est distinguée par une démarche orientée vers la recherche de solutions concrètes aux défis structurels de la Guinée.

10005483001Accompagné d’une délégation composée du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, de conseillers techniques de la Présidence en charge des infrastructures et de l’économie, de conseillers de la Primature, du Directeur général de l’Agence guinéenne de développement ainsi que de hauts cadres des ministères des Mines et de la Géologie et des Affaires étrangères, le Chef du Gouvernement a fait le choix de mettre à profit chaque étape de cette mission pour échanger avec les principaux acteurs industriels, technologiques et institutionnels chinois.

L’approche traduit la conviction forte de faire des grands forums internationaux des lieux où se nouent des partenariats capables d’apporter des réponses opérationnelles aux préoccupations quotidiennes des populations.

En 2026, la Guinée représentait l’Afrique à plusieurs séquences majeures du Forum économique mondial. Cette responsabilité diplomatique s’est accompagnée d’une intense activité de terrain, tournée vers les expériences les plus avancées de la Chine dans des secteurs directement liés aux priorités nationales.

Le monde

Trouver une piste de solution durable à la gestion des déchets

IMG 20260630 WA0004La visite du centre de valorisation énergétique des déchets de Shanghai SIIC Baojingang Hills s’inscrit dans cette logique. Face aux défis de l’assainissement de la ville de Conakry et des principales villes du pays, la délégation guinéenne a étudié, à Shanghai, un modèle capable de traiter quotidiennement 3 800 tonnes de déchets, de produire de l’électricité et de transformer les résidus en matériaux de construction.

 

Au-delà de la performance technologique, cette visite a permis d’engager des discussions avec des partenaires disposant d’une expertise reconnue dans la collecte, le tri, la valorisation énergétique des déchets et la réhabilitation des décharges urbaines.

 

Pour le Gouvernement, il s’agit d’une piste sérieuse afin d’accélérer les réformes engagées dans le secteur de l’assainissement et d’améliorer durablement le cadre de vie des populations.

Observer les infrastructures qui dessinent l’économie du futur

IMG 20260630 WA0011Au Port de Shanghai, premier port à conteneurs au monde, le Premier ministre et sa délégation ont découvert un niveau d’automatisation qui redéfinit les standards mondiaux de la logistique. Pilotage intelligent, robotisation des opérations, exploitation du big data, gestion écologique des terminaux : autant d’innovations qui nourrissent la réflexion engagée sur la modernisation des infrastructures stratégiques guinéennes.

Pour un pays engagé dans le développement du corridor de Simandou, l’aménagement de hubs logistique au nord et dans l’amélioration de sa compétitivité logistique, cette immersion offre des enseignements précieux.

Faire de Simandou un moteur d’industrialisation

IMG 20260630 WA0009La mission a également permis de renforcer le dialogue avec les grands groupes industriels partenaires de la Guinée. Les visites successives auprès de CHINALCO, SPIC, puis de Baosteel, premier producteur mondial d’acier et acteur majeur du Projet Simandou, ont porté sur une ambition commune : faire du développement minier un levier de transformation industrielle.

IMG 20260630 WA0008La délégation guinéenne a pu mesurer le niveau d’intégration industrielle atteint par ces groupes, dont les chaînes de production hautement automatisées illustrent les perspectives offertes par une meilleure valorisation locale des ressources naturelles.

Ces échanges s’inscrivent dans la vision portée par le Président Mamadi Doumbouya, consistant à dépasser l’exportation des matières premières pour développer davantage de valeur ajoutée, d’emplois qualifiés et de compétences industrielles en Guinée.

Accélérer la transformation numérique

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 11 scaledLa visite du centre de recherche et développement de Huawei à Shanghai a ouvert un autre champ de coopération. Les solutions présentées en matière de connectivité, de cybersécurité, de gouvernance numérique, de réseaux intelligents, de supervision énergétique et d’exploitation minière assistée par l’intelligence artificielle rejoignent plusieurs chantiers prioritaires engagés par le Gouvernement suivant les orientations stratégiques du Chef de l’Etat.

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 25 scaledL’objectif est de mettre les technologies numériques au service de l’efficacité de l’action publique, de la compétitivité économique et de la modernisation des services rendus aux citoyens.

La coopération sino-guinéenne est appelée à se diversifier

PM VISITE A LUSINE DE HUAWEI LE 26 JUIN 2026 1 5 scaledAvec le gouvernement municipal de Shanghai, la délégation guinéenne a également exploré de nouvelles perspectives de coopération décentralisée dans les domaines de l’investissement, de l’industrie, de la logistique portuaire, de la recherche scientifique, de la formation, du tourisme et des échanges culturels. Les autorités de Shanghai ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre les engagements pris par les Présidents des deux pays, en développant des partenariats concrets avec la Guinée.

Une mission tournée vers l’action

Dans un contexte où la Guinée accélère la mise en œuvre de ses grands projets structurants, la mission conduite par le Premier ministre en Chine illustre une approche fondée sur l’observation des meilleures pratiques internationales, le développement de partenariats stratégiques et la recherche de solutions immédiatement mobilisables au bénéfice des populations. Au-delà de la représentation diplomatique de la Guinée au Forum économique mondial, la participation guinéenne traduit la volonté du Gouvernement de faire de chaque coopération extérieure un levier de transformation économique, d’innovation et de création de valeur pour le pays.

Le monde

Gestion durable des déchets, modernisation portuaire, industrialisation autour de Simandou, transition numérique, innovation technologique et coopération territoriale, sont autant de domaines dans lesquels les échanges engagés en Chine ouvrent des perspectives nouvelles pour accompagner la transformation économique de la Guinée.

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Forum d’été de Davos : la Guinée et la Chine renforcent leur partenariat stratégique à Dalian.

À la veille de l’ouverture de la 17ᵉ Réunion annuelle des nouveaux champions du Forum économique mondial, plus connue sous le nom de Forum d’été de Davos, la Guinée et la Chine ont réaffirmé leur volonté de consolider une coopération devenue essentielle dans leurs relations bilatérales. Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a été reçu ce mardi 23 juin à Dalian par son homologue chinois, Li Qiang, dans le cadre d’une audience marquée par des échanges approfondis sur les perspectives économiques et les projets structurants entre les deux pays.

Une audience symbolique avant le rendez-vous économique mondial

Cette rencontre intervient dans un contexte où la Chine cherche à renforcer ses partenariats avec les pays africains engagés dans des dynamiques de transformation économique. La délégation guinéenne a d’ailleurs bénéficié d’une attention particulière en étant la première reçue par les autorités chinoises en marge de ce grand rendez-vous économique international.

Au-delà du caractère protocolaire, cette audience témoigne de l’importance stratégique que Pékin accorde à la Guinée, partenaire clé en Afrique de l’Ouest et acteur majeur du secteur minier mondial.

Pékin réaffirme son engagement aux côtés de Conakry

Au cours des discussions, le Premier ministre chinois Li Qiang a mis en avant la solidité des liens historiques qui unissent la Chine et la Guinée depuis plusieurs décennies. Il a rappelé que cette coopération repose sur une confiance mutuelle durable et sur une volonté commune d’approfondir les échanges dans plusieurs secteurs prioritaires.

Les deux responsables ont notamment évoqué le développement de l’agro-industrie, le renforcement de la coopération minière, l’amélioration des conditions de vie des populations ainsi que les opportunités offertes par l’initiative chinoise de la Ceinture et la Route, plus connue sous le nom de Nouvelle Route de la Soie.

Pour Pékin, ces domaines constituent des axes stratégiques susceptibles d’accompagner durablement la croissance économique de la Guinée et de renforcer les échanges entre les deux pays.

La Guinée met en avant la vision Simandou 2040

Prenant la parole à son tour, Amadou Oury Bah a salué la qualité du partenariat sino-guinéen et transmis les salutations du président de la République, Mamadi Doumbouya, aux autorités chinoises.

Le chef du gouvernement guinéen a profité de cette rencontre pour présenter les grandes orientations du programme Simandou 2040, considéré comme la pierre angulaire de la stratégie nationale de transformation économique. Ce programme vise notamment à accélérer l’industrialisation du pays à travers la valorisation locale des ressources naturelles, la création d’emplois et le développement d’infrastructures structurantes.

Selon le Premier ministre, cette ambition doit permettre à la Guinée de dépasser son statut traditionnel d’exportateur de matières premières pour devenir un véritable pôle industriel et logistique à l’échelle africaine.

Agro-industrie, énergie et infrastructures au cœur des priorités

Dans cette dynamique, Amadou Oury Bah a insisté sur la nécessité d’intensifier les investissements dans des secteurs jugés essentiels pour l’avenir du pays.

Les échanges ont notamment porté sur le développement de l’agro-industrie, considéré comme un levier de souveraineté alimentaire et de création de valeur ajoutée, mais également sur les projets énergétiques structurants. Le Premier ministre a évoqué à ce titre le barrage hydroélectrique de Fomi ainsi que le déploiement d’infrastructures photovoltaïques destinées à renforcer l’accès à l’énergie et à soutenir l’industrialisation du pays.

Ces projets s’inscrivent dans la volonté affichée des autorités guinéennes de bâtir une économie plus diversifiée, plus compétitive et davantage tournée vers les énergies propres.

De nouvelles perspectives pour la coopération sino-guinéenne

Cette rencontre bilatérale organisée en prélude au Forum d’été de Davos ouvre de nouvelles perspectives pour le partenariat entre Conakry et Pékin. Elle intervient dans un environnement international marqué par la recherche de modèles de développement plus résilients, durables et inclusifs.

Pour la Guinée, cette coopération renforcée avec la Chine apparaît comme un levier stratégique pour accélérer la mise en œuvre de ses grands projets de transformation économique, tandis que Pékin consolide sa présence auprès d’un partenaire africain disposant d’importantes ressources naturelles et d’un potentiel industriel en pleine expansion.

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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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La Chine supprime les droits de douane sur les importations africaines.

Le 14 février 2026, le président chinois Xi Jinping a annoncé une mesure majeure visant à renforcer les liens économiques entre la Chine et l’Afrique : la suppression des droits de douane sur les importations en provenance de presque tous les pays africains à compter du 1er mai.

Une décision stratégique pour renforcer l’influence chinoise

Jusqu’ici, 33 pays africains bénéficiaient déjà d’exemptions douanières. Avec cette décision, ce dispositif s’étend désormais à 53 États africains partenaires diplomatiques de la Chine. Seul Eswatini demeure exclu, en raison de ses relations avec Taïwan, que Pékin considère comme une province rebelle.

Cette initiative traduit la volonté de la Chine de consolider son rôle de partenaire commercial privilégié du continent et d’acteur clé du financement des infrastructures, notamment dans le cadre des projets liés aux Nouvelles routes de la Soie.

Une opportunité pour l’Afrique

Face aux fluctuations des relations commerciales avec les États-Unis et à la hausse des droits de douane imposée par l’administration Trump, plusieurs pays africains se tournent aujourd’hui vers Pékin pour diversifier leurs partenaires commerciaux et sécuriser l’accès aux marchés mondiaux. La mesure chinoise pourrait ainsi stimuler le commerce intra-continental et favoriser la transformation industrielle locale.

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Simandou : la Chine renforce son emprise sur le plus grand projet minier de Guinée.

Baowu Resources prend le contrôle majoritaire du consortium en charge des blocs nord

La présence chinoise dans le secteur minier guinéen franchit un nouveau seuil stratégique. Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le groupe étatique chinois Baowu Resources, leader mondial de la sidérurgie, a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), chargé du développement des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants au monde.

Cette opération marque une évolution significative dans la gouvernance du projet, emblématique des partenariats miniers conclus entre la Guinée et la Chine au cours de la dernière décennie.

Une recomposition capitalistique décisive

Dans le cadre de cette transaction, Baowu Resources a porté sa participation de 49 % à 51 %, devenant ainsi actionnaire majoritaire du consortium. Ce changement de contrôle s’est accompagné d’une refonte de l’identité du groupe, désormais dénommé Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS), tant au niveau de la maison mère basée à Singapour que de sa filiale opérationnelle en Guinée.

Finalisée le 30 janvier 2026, après l’obtention des autorisations requises auprès des autorités guinéennes en mai 2024, l’opération permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs nord (1 et 2) de la chaîne de Simandou. Cette prise de contrôle confère au groupe chinois un rôle prépondérant dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières liées à ces actifs.

Simandou, un projet au cœur des enjeux géoéconomiques

Le gisement de Simandou est considéré comme l’un des plus vastes réserves de minerai de fer à haute teneur encore inexploitées. Son développement représente un enjeu majeur pour la diversification économique de la Guinée, mais aussi un levier stratégique pour la sécurisation des approvisionnements chinois en matières premières, dans un contexte de forte concurrence mondiale.

Avec cette montée au capital, Pékin consolide sa position dominante sur l’ensemble du projet Simandou, tant au nord qu’au sud de la chaîne montagneuse.

Une influence chinoise étendue aux blocs sud et aux infrastructures

Sur les blocs 3 et 4, situés dans la partie sud de Simandou, la présence chinoise est déjà significative à travers Chinalco, partenaire de Rio Tinto et de l’État guinéen au sein de la coentreprise Simfer. Cette configuration place les intérêts chinois au cœur des deux principaux pôles d’exploitation du projet.

Au-delà de l’extraction minière, l’influence de Pékin s’étend également aux infrastructures stratégiques associées au projet. BWCS et Simfer ont conjointement financé et développé les infrastructures clés, notamment le chemin de fer transguinéen et le port en eaux profondes, indispensables à l’exportation du minerai.

Les premières expéditions de fer ont débuté en novembre dernier, mettant fin à près de trente années d’attente marquées par des blocages techniques, financiers et politiques.

Un tournant structurant pour le secteur minier guinéen

La prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources sur les blocs nord confirme l’ancrage durable de la Chine dans le secteur minier guinéen et renforce la centralité de Simandou dans les stratégies industrielles et géoéconomiques de Pékin. Pour la Guinée, ce tournant ouvre une nouvelle phase du projet, marquée par des attentes élevées en matière de retombées économiques, d’emplois et de développement des infrastructures nationales.

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Guinée : les premiers chargements du minerai de fer de Simandou vers la Chine marquent une étape historique.

Après plus de vingt ans de retards et de complexité, le projet Simandou en Guinée franchit une étape majeure : les premiers chargements de minerai de fer très haut de gamme ont été expédiés vers la Chine. Ce lancement symbolise non seulement le démarrage de la production commerciale, mais aussi l’entrée de la Guinée dans une nouvelle ère de transformation économique et d’influence stratégique.

Une infrastructure d’envergure

Le projet Simandou ne se limite pas à une simple mine : il englobe la construction d’une ligne ferroviaire trans-guinéenne de plus de 600 kilomètres, ainsi qu’un port en eau profonde. Ces infrastructures, massives et coûteuses, témoignent des ambitions à long terme du projet.

Une production ambitieuse

À pleine capacité, le gisement pourrait produire jusqu’à 120 millions de tonnes de minerai par an. Le minerai extrait à Simandou est particulièrement riche en fer, ce qui le rend très recherché pour la production d’acier de haute qualité, y compris des aciers “plus verts”.

Le lancement des exportations vers la Chine

Les premiers envois visent le marché chinois, un partenaire clé du consortium qui opère la mine. Avant ce départ, plusieurs millions de tonnes avaient été stockées en Guinée afin de sécuriser les flux d’exportation. La cérémonie de lancement des opérations a rassemblé les principaux partenaires du projet, dont des géants miniers et des sociétés chinoises.

Enjeux pour la Guinée

Pour la Guinée, Simandou représente une opportunité stratégique majeure. Les revenus générés pourront être réinvestis dans les infrastructures, l’éducation et l’industrialisation. Le gouvernement guinéen ambitionne également de transformer localement le minerai : des usines de raffinage pour produire de l’alumine et du fer traité sont à l’étude, afin de limiter les exportations de matière première brute et d’augmenter la valeur ajoutée.

Risques et défis

Malgré les promesses, le projet comporte des risques : la dépendance à la Chine pour une part importante des exportations soulève des questions de souveraineté économique. Par ailleurs, les coûts d’infrastructure élevés, les fluctuations possibles des prix du minerai et les défis environnementaux liés à l’extraction et au transport restent des facteurs de vulnérabilité.

Perspectives d’avenir

Si Simandou atteint les objectifs de production, la Guinée pourrait devenir un acteur central dans le marché mondial du fer. Le minerai de haute qualité issu du gisement offre un potentiel de développement d’« acier vert », ce qui pourrait séduire des marchés internationaux soucieux de durabilité. À plus long terme, une gouvernance rigoureuse et des partenariats équilibrés seront essentiels pour que les bénéfices de Simandou profitent pleinement à l’économie guinéenne.

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Égypte et Chine : trois accords majeurs pour renforcer la coopération financière.

Le 14 juillet 2025, Le Caire a vu la signature de trois accords importants entre l’Égypte et la Chine, témoignant d’une volonté conjointe de renforcer leur partenariat économique.

  1. Accord d’appui budgétaire : la Chine accordera un prêt préférentiel à l’Égypte destiné à soutenir les politiques publiques prioritaires, et à stabiliser les finances de l’État.

  2. Financement d’infrastructures : un deuxième accord porte sur un fonds dédié au développement d’infrastructures – notamment dans les transports, les énergies renouvelables et l’eau – pour moderniser les systèmes nationaux.

  3. Crédit à l’exportation égyptienne : le dernier partenariat vise à soutenir les exportateurs locaux, en particulier dans l’agroalimentaire, le textile et la logistique, à travers des garanties et des financements à taux avantageux.

Ces engagements s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie globale : l’Égypte, actuellement en pleine transformation économique, cherche à diversifier ses sources de financement tout en bénéficiant de l’expertise technique et des financements internationaux. Pour la Chine, il s’agit de consolider sa présence en Afrique du Nord, de stimuler la coopération Sud-Sud, et de renforcer les liens autour des projets d’infrastructures et d’industrialisation.

Enjeux et perspectives

  • Stabilité économique : ces financements doivent permettre à l’Égypte de renforcer ses politiques sociales, stabiliser ses déficits et attirer davantage d’investissements.

  • Transition énergétique et infrastructurelle : une grande partie des fonds sera dédiée à des projets verts – solaire, éolien, gestion de l’eau –, alignés sur les ambitions égyptiennes en matière de durabilité.

  • Accélération des exportations : en disposant de garanties de crédit, les entreprises locales pourront se positionner plus facilement sur les marchés africains, européens et asiatiques.

  • Approche bilatérale stratégique : la démarche s’inscrit dans la dynamique chinoise de la Belt and Road Initiative, tout en offrant à l’Égypte une diversification de ses partenariats économiques.

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Chine–Éthiopie : une alliance stratégique renforcée au sein des BRICS.

À l’heure où les BRICS élargissent leur influence à travers des alliances économiques stratégiques, la Chine et l’Éthiopie consolident davantage leur coopération bilatérale, donnant un nouvel élan à leurs relations économiques et diplomatiques. Cette dynamique s’est confirmée à l’occasion d’une série de rencontres tenues récemment entre responsables des deux pays, dans un contexte où l’Éthiopie a rejoint le groupe BRICS en tant que membre à part entière en janvier 2024.

Une coopération multisectorielle en pleine expansion

Les discussions récentes ont permis d’élargir les axes de collaboration entre Pékin et Addis-Abeba, avec une volonté claire de renforcer les investissements chinois en Éthiopie, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’agro-industrie, de l’énergie et des télécommunications. La Chine demeure aujourd’hui le premier partenaire commercial et investisseur bilatéral en Éthiopie, avec des projets emblématiques comme le parc industriel d’Hawassa ou la ligne ferroviaire Addis-Djibouti.

Selon les autorités éthiopiennes, le partenariat vise également à promouvoir le transfert de technologies, la formation professionnelle, ainsi que le développement des zones économiques spéciales, dans le cadre d’une vision commune de croissance inclusive.

L’Éthiopie, acteur stratégique dans la nouvelle géopolitique des BRICS

Depuis son entrée dans le bloc des BRICS, l’Éthiopie cherche à diversifier ses partenariats économiques et à se positionner comme un acteur incontournable en Afrique de l’Est. L’adhésion au groupe lui offre une tribune géopolitique plus large et l’accès à de nouveaux mécanismes de financement sud-sud, notamment via la Nouvelle Banque de Développement (NDB) des BRICS.

De son côté, la Chine voit en l’Éthiopie un partenaire clé pour ses ambitions africaines, dans le prolongement de son initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), qui soutient la connectivité et les infrastructures entre l’Asie et l’Afrique.

Des engagements réaffirmés pour un développement partagé

Lors des récentes rencontres bilatérales, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à travailler de manière coordonnée au sein des BRICS pour promouvoir un ordre économique plus équitable et multipolaire. Le ministre éthiopien des Finances a souligné l’importance de cette relation avec la Chine, qualifiant le partenariat de « pilier du développement éthiopien au cours des deux dernières décennies ».

Pour la Chine, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de ses liens avec les pays émergents, dans une logique de coopération gagnant-gagnant.

Une nouvelle ère pour les relations sino-éthiopiennes

Alors que les BRICS s’imposent progressivement comme un contrepoids aux institutions économiques occidentales traditionnelles, le partenariat renforcé entre la Chine et l’Éthiopie témoigne de l’émergence d’un nouvel équilibre géoéconomique. Une collaboration qui pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains désireux d’exploiter pleinement leur appartenance aux BRICS.

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Visite officielle en Chine : Ousmane Sonko débute son déplacement à Hangzhou

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a entamé ce lundi une visite officielle en Chine. Première étape de ce déplacement diplomatique : la ville de Hangzhou, un centre économique et technologique majeur de la côte est du pays. Cette visite marque un moment important dans la redéfinition des relations stratégiques entre Dakar et Pékin.

À Hangzhou, Ousmane Sonko a été accueilli par des responsables chinois et a visité plusieurs infrastructures de pointe, notamment dans les domaines du numérique, de l’innovation technologique et de l’économie verte. Il a également eu des échanges avec des chefs d’entreprise, notamment dans les secteurs de la logistique, de l’énergie et de l’industrie manufacturière.

Cette étape vise à explorer des opportunités de coopération dans des domaines clés pour le développement économique du Sénégal. Le chef du gouvernement a exprimé sa volonté de construire des partenariats reposant sur le transfert de compétences, l’investissement productif et la création d’emplois locaux. Dans ses interventions, Ousmane Sonko a souligné l’importance d’un partenariat « équilibré, respectueux des priorités africaines et porteur de transformations concrètes ».

La visite se poursuivra dans les prochains jours à Pékin, où plusieurs rencontres bilatérales de haut niveau sont prévues, notamment avec des membres du gouvernement chinois. Des protocoles d’accord dans les secteurs de l’agriculture, de la formation professionnelle, des infrastructures et de la santé pourraient être signés à cette occasion.


Une nouvelle dynamique de coopération

La Chine est un partenaire économique majeur du Sénégal depuis de nombreuses années, notamment dans les infrastructures, les technologies et les échanges commerciaux. Mais cette visite pourrait inaugurer une nouvelle phase, plus orientée vers la souveraineté économique, l’industrialisation locale et la montée en compétences des ressources humaines sénégalaises.

Le choix de la Chine comme première grande destination en Asie depuis sa nomination confirme l’ambition d’Ousmane Sonko de diversifier les partenariats du Sénégal, tout en consolidant des alliances stratégiques dans un monde multipolaire.

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Niger – Chine : Entre tensions et réajustements, Niamey cherche à préserver ses relations

Le Niger a récemment expulsé les dirigeants de trois sociétés pétrolières chinoises opérant sur son territoire : la China National Petroleum Corporation (CNPC), la Société de Raffinage de Zinder (SORAZ) et la West African Petroleum Company (WAPCO). Cette décision, annoncée le 12 mars 2025, leur accordait un délai de 48 heures pour quitter le pays. 

Les autorités nigériennes reprochent à ces entreprises plusieurs manquements, notamment :

  • Le refus d’appliquer une échelle salariale équitable aux travailleurs locaux. 
  • Le non-respect des quotas de fournisseurs locaux dans les contrats. 
  • Le manque de formation et de promotion du personnel nigérien. 
  • Le refus de transférer des technologies pour renforcer les compétences nationales. 

 

Parallèlement, le gouvernement a révoqué définitivement la licence d’exploitation de l’hôtel Soluxe International à Niamey, géré par la société chinoise Soluxe International SARL. Les motifs invoqués incluent des pratiques discriminatoires, des travaux d’extension non autorisés et des déclarations fiscales erronées. 

Ces mesures s’inscrivent dans une volonté des autorités nigériennes de renforcer le contrôle sur le secteur pétrolier et d’assurer que l’exploitation des ressources naturelles bénéficie prioritairement à la population locale. Le gouvernement a également exprimé le souhait d’intégrer le capital de WAPCO et de désigner des représentants nigériens aux postes opérationnels de la CNPC, avec des droits et avantages équivalents à leurs homologues chinois. 

Conscient des implications diplomatiques de ces décisions, Niamey cherche à éviter une détérioration de ses relations avec Pékin. Lors d’un point presse le 19 mars, le gouvernement nigérien a tenté d’apaiser les tensions en affirmant que ces mesures visaient à rééquilibrer les partenariats et à garantir le respect des lois en vigueur, sans animosité envers la Chine. 

Cette situation reflète une tendance plus large en Afrique, où certains pays réévaluent leurs relations avec la Chine pour s’assurer que les collaborations soient mutuellement bénéfiques et respectueuses des réglementations locales.