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Coopération sanitaire : le Sénégal honore la 20e mission médicale chinoise.

Le Sénégal a rendu, lundi 13 avril, un hommage solennel à la 20e mission médicale chinoise, dont les 14 membres ont été élevés à l’Ordre national du Lion, la plus haute distinction honorifique du pays. La cérémonie, organisée au ministère de la Santé, s’est tenue en présence du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ibrahima Sy, et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar, Li Zhigang.

Un partenariat médical ancré dans l’histoire

Marquée par l’exécution des hymnes nationaux des deux pays, la cérémonie a mis en lumière une coopération médicale engagée depuis près d’un demi-siècle. Initiée en 1975, cette collaboration s’est traduite par le déploiement de 20 missions successives, mobilisant au total 312 professionnels de santé issus de diverses spécialités.

Selon les autorités sanitaires, plus de trois millions de patients ont bénéficié des soins dispensés par ces équipes à travers le territoire national. Une contribution significative qui témoigne de la solidité d’un partenariat fondé sur la confiance et la continuité.

« Ce partenariat exemplaire, fondé sur la confiance et le respect mutuel, s’est consolidé au fil des décennies pour devenir un pilier majeur de notre système de santé », a souligné le ministre de la Santé.

Un levier de renforcement du système de santé

Au-delà de l’assistance médicale, la coopération sino-sénégalaise s’inscrit désormais dans une logique de renforcement durable des capacités du système sanitaire. Les membres de la 20e mission ont notamment contribué aux activités de l’hôpital pour enfants de Diamniadio, en assurant des soins spécialisés, en formant le personnel local et en introduisant des techniques innovantes.

S’adressant aux récipiendaires, Ibrahima Sy a salué leur « engagement, leur professionnalisme et leur dévouement », mettant en avant « un impact direct et profond sur la vie des populations ». Il a également insisté sur l’importance du transfert de compétences, considéré comme un levier essentiel pour l’autonomisation du système de santé national.

Vers une coopération renforcée

Déjà à l’œuvre, la 21e mission médicale chinoise devrait poursuivre cette dynamique, avec un accent particulier sur la formation continue et le renforcement des capacités locales. Cette nouvelle étape confirme la volonté des deux pays de consolider un partenariat devenu stratégique, au service de l’amélioration durable de l’offre de soins au Sénégal.

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Coopération sanitaire : le Sénégal et les États-Unis concluent un accord de 54 milliards de FCFA.

Le Sénégal et les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération sanitaire avec la signature, le 13 mars à Dakar, d’un protocole d’accord bilatéral d’une valeur de 90 millions de dollars, soit environ 54 milliards de francs CFA.

D’une durée de cinq ans, ce partenariat stratégique vise à renforcer la souveraineté sanitaire du Sénégal à travers des investissements ciblés dans plusieurs domaines prioritaires de la santé publique.

Un partenariat renforcé pour consolider le système de santé

Selon un communiqué de l’ambassade des États-Unis au Sénégal, cet accord marque une étape importante dans la coopération sanitaire entre les deux pays, qui dure depuis plus de deux décennies. L’objectif est de soutenir le renforcement du système de santé sénégalais, de prévenir la propagation des maladies infectieuses et d’améliorer les indicateurs sanitaires à l’échelle nationale.

Ce nouveau cadre de collaboration repose sur une vision commune des deux gouvernements : sauver des vies, garantir un financement durable du secteur de la santé et soutenir les priorités sanitaires nationales. Parmi les axes d’intervention figurent notamment la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme, la surveillance des maladies et la préparation aux épidémies.

Un financement partagé entre Washington et Dakar

Dans le cadre de ce protocole d’accord, le Département d’État américain, avec l’appui du Congrès, prévoit de mobiliser jusqu’à 63 millions de dollars, soit environ 37,8 milliards de francs CFA, sur une période de cinq ans. Ces fonds serviront à soutenir plusieurs programmes de santé, des initiatives de santé numérique ainsi que des actions d’assistance technique.

De son côté, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à cofinancer le partenariat à hauteur de 27,3 millions de dollars supplémentaires, soit près de 16,3 milliards de francs CFA. Cet engagement vise à renforcer la responsabilité nationale dans la prise en charge des services de santé essentiels, notamment en matière d’approvisionnement en produits médicaux, de ressources humaines et de développement des solutions numériques.

Au total, l’État sénégalais prévoit d’investir 71,4 millions de dollars, soit environ 42,8 milliards de francs CFA, dans le secteur de la santé au cours des cinq prochaines années.

Une transition progressive vers une plus grande autonomie

Selon les autorités américaines, le partenariat maintiendra intégralement, durant la première année, le financement des agents de santé communautaires et des produits médicaux. Une transition progressive est toutefois prévue sur cinq ans afin de transférer progressivement certaines responsabilités aux autorités sénégalaises, notamment en matière d’approvisionnement et de financement des ressources humaines de santé.

Les autorités diplomatiques américaines ont également précisé que cet accord n’entraîne ni une réduction de l’engagement financier des États-Unis ni un transfert immédiat de l’ensemble des programmes actuellement financés. Par ailleurs, il ne prévoit aucun accès aux données médicales privées des patients, lesquelles restent protégées par la législation sénégalaise.

Un partenariat stratégique pour la santé mondiale

Au-delà du renforcement du système sanitaire sénégalais, ce partenariat s’inscrit également dans une logique de coopération internationale en matière de santé publique. Les autorités américaines soulignent qu’un système de santé plus résilient au Sénégal contribue également à limiter les risques de propagation des épidémies à l’échelle mondiale.

Ce nouvel accord illustre ainsi la volonté des deux pays de consolider leurs efforts communs pour améliorer durablement la santé des populations et renforcer la capacité de réponse face aux crises sanitaires futures.

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Coopération sanitaire : la Guinée et la France consolident leur partenariat.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales dans le domaine de la santé, un secteur prioritaire pour les deux pays.

Des projets structurants au cœur des échanges

Au centre des discussions : l’état d’avancement de plusieurs projets d’envergure soutenus par la coopération française. Parmi eux, la construction de quatre hôpitaux régionaux confiée au groupe français Eiffage, un chantier stratégique destiné à améliorer l’offre de soins spécialisés à l’intérieur du pays et à désengorger les structures hospitalières de la capitale.

Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et institutionnel de la France dans la création d’un Institut national de santé mentale et des maladies auditives. Ce projet répond à un besoin croissant de prise en charge spécialisée, dans un contexte où les pathologies mentales et les troubles auditifs demeurent insuffisamment couverts par le système de santé guinéen.

Un engagement renouvelé de la France

À l’occasion de cette audience, l’ambassadeur Luc Briard a présenté ses félicitations à la ministre pour sa nomination, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement français à poursuivre et à renforcer son appui au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

La coopération franco-guinéenne dans le secteur sanitaire repose sur une longue tradition de partenariat, allant du soutien aux infrastructures hospitalières à la formation du personnel médical, en passant par l’appui aux politiques publiques de santé.

Une collaboration alignée sur la vision présidentielle

En réponse, la ministre Khaité Sall a exprimé sa reconnaissance pour les marques de confiance et les vœux formulés par le diplomate français. Elle a réitéré la disponibilité de son département à consolider cette collaboration stratégique, dans l’intérêt des populations guinéennes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de refondation et de modernisation des services publics portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du système de santé au rang des priorités nationales.