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Paris : décès de l’ancien Premier ministre Sidya Touré à l’hôpital américain

L’ancien Premier ministre et président de l’UFR -aujourd’hui dissout- Sidya Touré est décédé ce vendredi 25 septembre 2026 dans la capitale Française, Paris des suites de maladie, a appris cette nuit Guineenews de sources familiales.

Mort et tragédie

Le décès a eu lieu aux environs de 23 heures GMT(1 heure heure locale) à l’hôpital américain de Paris où il était alité depuis près de deux semaines. Déjà malade à Abidjan depuis plus de trois mois, Sidya Touré est arrivé à Paris dans un état critique, selon nos sources.

Ancien Premier ministre sous le régime de Lansana Conté, Sidya Touré avait quitté la Guinée au lendemain de la prise du pouvoir par l’armée en 2021 pour s’exiler en Côte d’Ivoire.
Avant son entrée en  politique en Guinée, il avait notamment servi en Côte d’Ivoire comme directeur de cabinet d’Alassane Ouattara, alors Premier ministre ivoirien et actuel président de la République de Côte d’Ivoire.
Sidya Touré a également été Haut Représentant du président Alpha Condé. Au cours des dernières décennies, il s’est imposé comme l’une des figures majeures de la vie politique guinéenne.
Il s’est éteint à l’âge de 81 ans.

De la haute administration à la Primature

Né en 1945, Sidya Touré a effectué une importante partie de sa carrière professionnelle en Côte d’Ivoire, où il s’est notamment illustré dans les milieux économiques et administratifs.

Son parcours prend une dimension nationale en 1996 lorsque le président Lansana Conté lui confie la mission de former le  gouvernement.

Pouvoir exécutif

Le 9 juillet 1996, Sidya Touré est nommé Premier ministre de la République de Guinée. Il devient ainsi le premier titulaire de la Primature après plusieurs années d’interruption de cette fonction. Il restera à la tête du gouvernement jusqu’au 8 mars 1999, date à laquelle il est remplacé par Lamine Sidimé.

Son arrivée à la Primature intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué notamment par les conséquences de la crise économique et financière et les tensions  politiques et sociales qui traversaient le pays.

Dans un entretien accordé à Guinéenews en 2018, Sidya Touré était revenu sur les circonstances de sa nomination. Il expliquait avoir été reçu par le président Lansana Conté dès mai 1996 pour échanger sur la situation économique, financière et militaire du pays. Selon son propre témoignage, les discussions engagées au cours des mois suivants ont progressivement conduit à la décision de restaurer la fonction de Premier ministre.

Un Premier ministre marqué par les réformes

Durant son passage à la Primature, Sidya Touré revendiquait une méthode fondée sur la réforme administrative et économique.

Administrations

Des sources consacrées à son passage au gouvernement lui attribuent notamment des initiatives ayant contribué à l’amélioration de la desserte en eau et en électricité à Conakry ainsi qu’à des réformes économiques et financières.

Sa période à la Primature est également associée aux efforts de la Guinée pour améliorer ses relations avec les institutions financières internationales et obtenir un allègement de sa dette dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés.

Mais au-delà de son bilan gouvernemental, Sidya Touré va surtout marquer durablement la scène politique guinéenne après son départ du gouvernement.

De la Primature à l’opposition

Après son départ de la Primature, Sidya Touré s’engage progressivement dans l’opposition.

Il devient le président de l’Union des forces républicaines (UFR), formation politique qui s’impose au fil des années parmi les principaux partis de l’opposition guinéenne.

Sa trajectoire politique va dès lors être étroitement liée aux grands rendez-vous électoraux et aux différentes crises politiques que connaît la Guinée.

Politique

En 2010, Sidya Touré est candidat à l’élection présidentielle. Il termine troisième au premier tour avec 13,62 % des suffrages, derrière Alpha Condé et Cellou Dalein Diallo. Il conteste initialement certains aspects du processus avant d’accepter finalement les résultats après leur confirmation par la Cour suprême.

Le traumatisme du 28 septembre 2009

L’un des épisodes les plus marquants de son parcours politique reste la manifestation du 28 septembre 2009 au stade du même nom à Conakry.

Sidya Touré figure alors parmi les principaux responsables de l’opposition mobilisés contre une éventuelle candidature du chef de la junte de l’époque, Moussa Dadis Camara, à l’élection présidentielle.

La manifestation est violemment réprimée. Des dizaines de personnes sont tuées et de nombreux responsables politiques et militants sont blessés.

Sidya Touré lui-même est grièvement blessé à la tête au cours des événements.

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Cet épisode restera l’un des moments les plus dramatiques de sa carrière politique et de l’histoire récente de la Guinée.

Une voix constante dans les débats politiques

Au fil des années, Sidya Touré s’impose comme l’un des interlocuteurs réguliers des médias guinéens et internationaux sur les questions de gouvernance, d’économie, de démocratie et de développement.

Dans ses nombreuses interventions publiques, il défend notamment une vision de l’État fondée sur la rigueur dans la gestion publique, les réformes économiques et le respect des institutions.

Son passage à la tête du gouvernement sous Lansana Conté lui conférait également une position particulière dans les débats sur les différentes périodes de la gouvernance guinéenne.

Dans un entretien accordé à Guinéenews en 2020, il avait notamment livré son appréciation de la gouvernance de Lansana Conté et évoqué plusieurs épisodes politiques auxquels il avait été directement associé.

Mort et tragédie

Les dernières années loin de la Guinée

Les dernières années de la vie  politique de Sidya Touré ont été marquées par son éloignement de la Guinée.

Après le coup d’État du 5 septembre 2021 ayant renversé Alpha Condé, le leader de l’UFR s’est installé hors du pays. Dans une interview accordée à Deutsche Welle, il expliquait alors les raisons de son absence et évoquait ses préoccupations concernant les conditions de son éventuel retour en Guinée.

Cette période d’éloignement n’a cependant pas mis fin à son engagement politique. Sidya Touré continuait à intervenir régulièrement sur l’évolution de la situation nationale et à défendre les positions de sa formation politique.

Une disparition qui intervient après celle de plusieurs cadres de l’UFR

La disparition de Sidya Touré intervient quelques mois seulement après celle de Bakary Goyo Zoumanigui, autre figure historique de l’UFR et ancien vice-président de l’Assemblée nationale.

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Bakary Goyo Zoumanigui est décédé à Conakry le 7 juin 2026. Il était considéré comme l’un des piliers historiques de l’UFR et un proche collaborateur de Sidya Touré.

Quelques jours avant la disparition de Sidya Touré, l’ancien député et ancien responsable de l’UFR Babara Fofana était également décédé à Conakry.

La disparition successive de plusieurs responsables historiques constitue donc un nouveau coup dur pour les anciens compagnons  politiques de Sidya Touré.

La Guinée face à la disparition d’un homme d’État

Ancien Premier ministre, candidat à l’élection présidentielle, chef de parti et figure historique de l’opposition, Sidya Touré aura occupé pendant près de trois décennies une place particulière dans la vie publique guinéenne.

Son parcours aura traversé plusieurs périodes de l’histoire récente du pays : la présidence de Lansana Conté, les années de transition militaire, l’élection présidentielle de 2010, les violences politiques de 2009, les années Alpha Condé et la transition ouverte après le coup d’État de septembre 2021.

Africains et diasporas

Au-delà des appréciations politiques parfois divergentes portées sur son action, son décès marque incontestablement la disparition d’un acteur qui aura profondément participé aux débats sur l’avenir politique, économique et institutionnel de la Guinée.

À 81 ans, Sidya Touré laisse derrière lui une longue carrière au service de l’État et de la politique, ainsi qu’une formation politique dont il aura été, pendant des décennies, le principal visage.

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Décès du professeur Moustapha Kassé : le Sénégal perd une figure majeure de la pensée économique africaine.

Le Sénégal est en deuil. Le professeur Moustapha Kassé, économiste de renom et figure incontournable de la réflexion économique en Afrique, est décédé ce lundi 1er juin, selon plusieurs sources relayées par la presse sénégalaise.

Avec sa disparition, le monde universitaire, les milieux économiques et financiers ainsi que l’ensemble du continent africain perdent l’un de leurs intellectuels les plus respectés. Enseignant, chercheur, analyste et penseur du développement, Moustapha Kassé a consacré plusieurs décennies à l’étude des grandes questions économiques africaines, laissant une empreinte durable sur plusieurs générations d’étudiants, de chercheurs et de décideurs publics.

Une carrière dédiée à la transmission du savoir

Tout au long de son parcours, le professeur Kassé s’est illustré par son engagement en faveur de la formation des élites africaines. Ancien doyen de la Faculté des sciences économiques et de gestion, il a joué un rôle central dans l’encadrement de nombreux cadres appelés à occuper des fonctions stratégiques au Sénégal et dans plusieurs pays du continent.

Son rayonnement dépassait largement les frontières nationales. Membre de l’Académie Hassan II des sciences et techniques du Maroc, il entretenait également des liens étroits avec plusieurs institutions universitaires et centres de recherche en Afrique, en Europe et dans le monde arabe.

Reconnu pour sa rigueur intellectuelle et sa capacité à vulgariser les enjeux économiques les plus complexes, il était régulièrement sollicité pour éclairer les débats sur les politiques publiques, l’intégration régionale, la gouvernance économique et les perspectives de développement de l’Afrique.

Un défenseur d’une Afrique économiquement souveraine

Profondément attaché à l’avenir du continent, Moustapha Kassé a toujours plaidé pour une Afrique capable de construire ses propres modèles de développement et de renforcer sa souveraineté économique.

Ses interventions publiques étaient souvent marquées par une vision panafricaniste assumée, fondée sur l’idée que les États africains devaient davantage miser sur la coopération régionale, la valorisation de leurs ressources et le renforcement de leurs capacités productives pour accélérer leur transformation économique.

Au fil des années, il s’est imposé comme l’une des voix les plus écoutées sur les questions liées à l’intégration économique africaine, à la compétitivité des économies du continent et aux défis de la mondialisation.

Une approche pragmatique des politiques économiques

Contrairement à certaines analyses plus idéologiques, le professeur Kassé défendait une approche pragmatique des relations entre les États africains et les grandes institutions financières internationales.

S’il soulignait régulièrement les limites de certaines politiques économiques inspirées par le néolibéralisme, il estimait néanmoins que les pays africains devaient avant tout se concentrer sur la mise en place de stratégies cohérentes, capables d’attirer les investissements, de stimuler la production locale et de créer durablement de la richesse.

Pour lui, le développement ne pouvait être le fruit de discours ou de postures, mais devait reposer sur des politiques publiques efficaces, une gouvernance rigoureuse et une vision stratégique de long terme.

Un héritage intellectuel durable

La disparition du professeur Moustapha Kassé laisse un vide considérable dans le paysage intellectuel africain. Son œuvre, ses enseignements et ses nombreuses contributions continueront toutefois d’alimenter la réflexion sur les défis économiques auxquels le continent est confronté.

Au-delà de l’universitaire et de l’économiste, beaucoup retiendront l’image d’un homme de conviction, profondément engagé dans la recherche de solutions concrètes pour le développement de l’Afrique et la promotion d’une croissance inclusive au service des populations.

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Décès d’Abdoulaye Bâ à l’UCAD : une perte tragique qui bouleverse la communauté universitaire.

La communauté universitaire sénégalaise est sous le choc après le décès d’Abdoulaye Bâ, étudiant en deuxième année de Chirurgie dentaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Le jeune homme a perdu la vie le lundi 9 février 2026, à la suite des violences survenues au Campus social de l’université, un drame qui a profondément ému étudiants, enseignants et acteurs de la société civile.

Un étudiant prometteur, symbole d’espoir familial

Âgé d’une vingtaine d’années, Abdoulaye Bâ était inscrit à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Apprécié pour son sérieux, sa discipline et son engagement académique, il incarnait l’excellence et l’espoir d’une réussite construite par le travail. Une photographie largement relayée sur les réseaux sociaux le montre concentré sur un mannequin d’entraînement, vêtu de sa blouse blanche et de gants bleus, image devenue le symbole d’un parcours brutalement interrompu.

Orphelin de père, Abdoulaye Bâ portait sur ses épaules les espoirs de toute une famille. À un camarade, il confiait avec émotion : « Copain, ma mère n’a d’autre espoir que moi ». Ces mots résonnent aujourd’hui avec une intensité particulière, soulignant la dimension humaine et sociale de cette perte.

Une prise en charge médicale tardive et des zones d’ombre

Selon Cheikh Atab Sagna, président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, Abdoulaye Bâ a été admis dans l’après-midi au service médical du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD) dans un état jugé critique. Il présentait de graves difficultés respiratoires, nécessitant une évacuation urgente vers l’Hôpital Principal de Dakar.

Le transfert n’a toutefois pas pu être effectué à temps. L’étudiant a succombé avant son évacuation, soulevant de nombreuses interrogations sur les conditions de sa prise en charge. La gestion de sa dépouille a également été source de confusion et d’inquiétude, son corps ayant été conduit à l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff, sans communication claire dans l’immédiat.

Une onde de choc à l’UCAD et au-delà

La mort d’Abdoulaye Bâ a provoqué une vive émotion sur le campus de l’UCAD, déjà marqué par des tensions récurrentes liées aux conditions de vie et de sécurité des étudiants. Elle ravive le débat sur la gestion des crises au sein des établissements universitaires, la sécurisation des campus et l’efficacité des dispositifs de prise en charge médicale en situation d’urgence.

Au-delà du drame individuel, ce décès pose une fois de plus la question de la protection des étudiants et de la responsabilité des autorités académiques et administratives dans la prévention et la gestion des violences universitaires. Pour beaucoup, Abdoulaye Bâ restera le visage d’une jeunesse studieuse et déterminée, emportée trop tôt par un contexte de violences qui continue d’interpeller la conscience nationale.

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Bénin : décès de la légende du football Razak Omotoyossi.

Le monde du sport béninois et africain est en deuil. L’ancien attaquant des Écureuils du Bénin, Razak Omotoyossi, est décédé, laissant derrière lui l’image d’un joueur talentueux et d’un ambassadeur du football national sur la scène internationale.

Né en 1985 à Lagos, au Nigéria, et naturalisé béninois, Omotoyossi s’est imposé dès ses débuts comme l’un des meilleurs attaquants de sa génération. Son nom reste particulièrement associé aux grandes heures de la sélection béninoise, notamment lors de la Coupe d’Afrique des nations 2008, où il s’était illustré par sa combativité et son sens du but.

En club, il a connu une carrière riche et variée, évoluant dans plusieurs championnats à travers le monde, du Maroc à la Suède, en passant par la Turquie et l’Arabie saoudite. Son passage au Helsingborgs IF en Suède reste l’un des plus marquants, où il a été reconnu pour son efficacité devant les cages.

Au-delà des statistiques, Razak Omotoyossi incarnait la passion du football béninois. Sa ténacité, son engagement et sa capacité à faire vibrer les supporters lui ont valu une place particulière dans le cœur des amateurs du ballon rond.

Les hommages se multiplient, aussi bien au Bénin qu’à l’international, pour saluer la mémoire d’un joueur qui a marqué l’histoire du football africain. La Fédération béninoise de football a exprimé sa profonde tristesse et a adressé ses condoléances à la famille du défunt, soulignant « la perte d’un digne représentant du sport béninois ».

Razak Omotoyossi laisse un héritage sportif qui continuera d’inspirer les générations futures.

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Nigeria : Décès de l’ancien président Muhammadu Buhari à l’âge de 82 ans.

Le Nigeria est en deuil. L’ancien président Muhammadu Buhari est décédé ce lundi à l’âge de 82 ans, laissant derrière lui un héritage politique majeur marqué par deux périodes distinctes de gouvernance – d’abord en tant que militaire dans les années 1980, puis comme chef d’État démocratiquement élu de 2015 à 2023.

Figure centrale de la scène politique nigériane pendant plusieurs décennies, Muhammadu Buhari aura profondément marqué l’histoire du pays, aussi bien par son engagement contre la corruption que par son approche sécuritaire face au terrorisme et aux conflits internes.

Un parcours atypique

Né en 1942 à Daura, dans l’État de Katsina, Buhari entre dans l’armée dès son jeune âge. Il accède au pouvoir pour la première fois en 1983, à la suite d’un coup d’État militaire, avant d’être renversé en 1985. Après une longue traversée du désert politique, il revient sur le devant de la scène en 2015 en remportant les élections présidentielles sous la bannière de l’All Progressives Congress (APC), devenant ainsi le premier opposant à battre un président sortant dans l’histoire du Nigeria.

Durant ses deux mandats civils, il a mis en œuvre des réformes économiques et lancé plusieurs programmes sociaux, tout en faisant face à de vives critiques sur la situation sécuritaire, les droits de l’homme et la gestion de l’économie.

Un hommage national attendu

Le gouvernement fédéral devrait prochainement annoncer un programme officiel d’hommages. Plusieurs chefs d’État africains et partenaires internationaux ont déjà exprimé leurs condoléances, saluant la mémoire d’un homme d’État au parcours hors du commun et à la volonté de réforme inébranlable.