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Diplomatie : Romuald Wadagni en visite d’État en Mauritanie pour renforcer le partenariat entre Cotonou et Nouakchott.

Le président béninois, Romuald Wadagni, effectue ce lundi 6 juillet une visite d’État en Mauritanie à l’invitation de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce déplacement officiel à Nouakchott s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales et de renforcement du dialogue politique entre les deux pays, dans un contexte régional marqué par d’importants défis sécuritaires et économiques.

Selon un communiqué publié dimanche par la présidence béninoise, le chef de l’État béninois sera reçu au palais présidentiel de Nouakchott pour un entretien en tête-à-tête avec le président mauritanien. Cette rencontre de haut niveau sera suivie d’échanges élargis entre les délégations des deux pays, avec pour objectif d’identifier de nouvelles perspectives de coopération.

Les discussions porteront principalement sur le renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Bénin et la Mauritanie, ainsi que sur les différents axes du partenariat bilatéral. Les deux chefs d’État devraient notamment examiner les opportunités de collaboration dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, les investissements, les infrastructures, l’énergie et les échanges institutionnels.

Au-delà des questions bilatérales, Romuald Wadagni et Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani feront également le point sur les principaux dossiers régionaux. Les échanges devraient aborder les défis liés à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme, au développement économique, ainsi qu’aux efforts d’intégration en Afrique de l’Ouest et dans l’espace sahélo-saharien, où les enjeux de stabilité demeurent au cœur des préoccupations des États de la région.

Cette visite intervient dans le prolongement de la politique diplomatique impulsée par Romuald Wadagni depuis son accession à la magistrature suprême. Le président béninois multiplie les initiatives visant à renforcer la coopération avec les pays africains et à rétablir un dialogue constructif avec l’ensemble des partenaires de la sous-région.

Au cours des dernières semaines, le chef de l’État s’est notamment rendu dans plusieurs capitales ouest-africaines, y compris dans des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ces déplacements ont contribué à relancer les échanges avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger, alors que les relations entre Cotonou et ces trois États avaient connu une période de fortes tensions avant son arrivée au pouvoir.

À travers cette visite officielle en Mauritanie, les autorités béninoises entendent poursuivre leur stratégie d’ouverture diplomatique et consolider les partenariats africains autour d’une vision commune fondée sur la coopération, le développement durable, la sécurité collective et l’intégration régionale.

Un communiqué conjoint devrait être publié à l’issue des entretiens afin de rendre compte des principales décisions et orientations arrêtées par les deux chefs d’État pour approfondir les relations entre le Bénin et la Mauritanie.

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AES : le Burkina Faso, le Mali et le Niger renforcent leur diplomatie commune face aux défis sécuritaires.

Réunis à Bamako dans le cadre d’une rencontre ministérielle consacrée à la diplomatie confédérale, les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont décidé d’intensifier leur coordination afin de renforcer la visibilité et l’influence de la Confédération des États du Sahel (AES) sur la scène internationale. Les trois pays ont également réaffirmé leur détermination à faire face aux menaces sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation visant l’espace sahélien.

Cette réunion de haut niveau, présidée par le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a rassemblé son homologue malien Abdoulaye Diop ainsi que le chef de la diplomatie nigérienne, Bakary Yaou Sangaré. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du pilier diplomatique de la feuille de route de la deuxième année d’existence de la Confédération AES.

Une ambition commune : porter une voix unifiée sur la scène internationale

Au terme des travaux, les trois ministres ont adopté une série de mesures destinées à approfondir l’intégration diplomatique de la Confédération. L’objectif affiché est de permettre aux États membres de défendre des positions concertées sur les grandes questions régionales et internationales et de renforcer leur capacité d’influence dans les instances multilatérales.

Les participants ont salué les progrès enregistrés grâce au mécanisme de concertation diplomatique déjà en place, estimant qu’il a favorisé une meilleure harmonisation des positions des trois États sur plusieurs dossiers stratégiques.

Dans cette dynamique, les ministres ont appelé à une coopération accrue entre les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso, du Mali et du Niger à travers le monde. Ils ont également convenu de poursuivre les réflexions relatives à la création d’une carte diplomatique confédérale, un projet destiné à rationaliser et renforcer la présence internationale de l’AES.

La préparation de la 81e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies, prévue en septembre 2026 à New York, figurait également parmi les priorités abordées. Les trois pays entendent y défendre des positions communes sur plusieurs enjeux majeurs touchant à la sécurité, au développement et à la souveraineté des États.

Des avancées institutionnelles saluées

Les ministres ont par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la construction institutionnelle de la Confédération. Ils ont notamment salué l’adoption et l’entrée en vigueur de plusieurs instruments juridiques destinés à structurer davantage le fonctionnement de l’organisation et à accélérer l’intégration entre les États membres.

Pour les responsables diplomatiques, ces avancées traduisent la volonté politique des chefs d’État de faire de l’AES un cadre durable de coopération et de solidarité entre les peuples du Sahel.

Une condamnation ferme des attaques et des tentatives de déstabilisation

Sur le volet sécuritaire, les chefs de la diplomatie sahélienne ont exprimé leur vive préoccupation face à la persistance des menaces terroristes dans la région. Ils ont condamné avec fermeté les attaques récentes visant les institutions et les infrastructures stratégiques des pays membres.

Le communiqué final évoque notamment l’attaque menée le 25 avril 2026 contre les institutions de la transition au Mali ainsi que la tentative d’incursion contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey survenue le 18 juin dernier.

Les ministres ont rendu hommage aux forces de défense et de sécurité des trois pays pour leur réactivité et leur engagement, tout en saluant la mobilisation des populations face à ces menaces.

Ils ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des actions de déstabilisation orchestrées par des groupes terroristes avec l’appui de soutiens extérieurs, estimant que ces manœuvres visent à freiner la consolidation de la Confédération.

L’AES veut renforcer sa riposte informationnelle

Les trois responsables ont également abordé la question de la guerre informationnelle et des campagnes de désinformation visant, selon eux, les États membres de la Confédération.

Ils ont dénoncé la diffusion de contenus jugés hostiles à l’AES et ont annoncé leur volonté de renforcer la coopération entre les structures nationales de communication afin de mieux coordonner la réponse institutionnelle face aux opérations de manipulation de l’information.

Cette approche vise à promouvoir une communication commune et à valoriser les actions entreprises par les États membres dans les domaines de la sécurité, de la gouvernance et du développement.

Vers une consolidation accrue de l’espace sahélien

À travers cette rencontre, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur volonté de poursuivre la mise en œuvre des orientations fixées par les chefs d’État de la Confédération. Les trois pays entendent approfondir leur coopération diplomatique, renforcer leur coordination sécuritaire et accélérer les mécanismes d’intégration régionale.

Dans un contexte marqué par de profondes mutations géopolitiques et sécuritaires au Sahel, les autorités de l’AES affichent leur ambition de construire un espace fondé sur la souveraineté, la solidarité et la défense des intérêts communs des peuples sahéliens.

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Guinée–ONU : Conakry consolide son positionnement diplomatique sur les questions de paix et de sécurité internationales.

La Guinée poursuit son offensive diplomatique sur la scène internationale. Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a reçu ce 15 juin 2026 à Conakry Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des opérations de paix, à l’occasion d’une rencontre consacrée aux enjeux de sécurité, de stabilité régionale et de coopération multilatérale.

Cette audience s’est déroulée en présence de plusieurs hauts responsables guinéens, parmi lesquels le ministre secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, ainsi que des représentants du système des Nations unies en Guinée.

Une reconnaissance du rôle de la Guinée dans les opérations de paix

Porteur d’un message du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, Jean-Pierre Lacroix a salué la contribution historique de la Guinée aux missions de maintien de la paix déployées sous mandat onusien.

Depuis plusieurs décennies, les contingents guinéens participent à diverses opérations de paix sur le continent africain, contribuant aux efforts de stabilisation dans des zones affectées par des crises sécuritaires et humanitaires. Cette implication a permis à la Guinée de renforcer sa crédibilité au sein des mécanismes internationaux de gestion des conflits.

Le responsable onusien a également mis en avant les efforts engagés par les autorités guinéennes en faveur de la cohésion sociale, de la stabilité institutionnelle et du développement, estimant que ces initiatives participent à l’amélioration de l’image du pays sur la scène régionale et internationale.

Un dialogue centré sur les défis sécuritaires mondiaux

Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers liés à la paix et à la sécurité internationales, notamment la prévention des conflits, les opérations de maintien de la paix et les mécanismes de coopération destinés à renforcer la stabilité dans les régions fragiles.

Dans un contexte international marqué par la multiplication des crises sécuritaires et des tensions géopolitiques, Jean-Pierre Lacroix a encouragé la Guinée à poursuivre son engagement en faveur du multilatéralisme et du dialogue entre les nations.

Il a notamment souligné l’importance d’une coopération étroite entre les États, les organisations internationales et les partenaires au développement pour faire face aux défis communs liés à la sécurité, à la gouvernance et au développement durable.

Une diplomatie guinéenne en quête d’influence accrue

Cette visite intervient alors que plusieurs partenaires internationaux saluent le renforcement de la présence diplomatique de la Guinée dans les grandes enceintes multilatérales.

Ces derniers mois, plusieurs responsables africains et internationaux ont souligné la volonté de Conakry de jouer un rôle plus actif dans les initiatives visant à promouvoir la stabilité régionale, la prévention des conflits et la coopération continentale.

Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie plus large de repositionnement diplomatique portée par les autorités guinéennes, qui cherchent à renforcer l’influence du pays au sein des organisations internationales.

Des avancées saluées au sein des institutions internationales

Au cours de la rencontre, le président Mamadi Doumbouya a mis en avant plusieurs succès diplomatiques récents enregistrés par la Guinée sur la scène internationale.

Le chef de l’État s’est notamment félicité de l’élection du pays au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), une instance clé chargée des questions liées au développement économique, social et environnemental.

Il a également salué l’entrée de la Guinée au Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une désignation qui intervient dans un contexte marqué par les efforts de modernisation du système sanitaire national et de renforcement des capacités de réponse aux crises de santé publique.

Pour les autorités guinéennes, ces élections constituent une reconnaissance de la participation croissante du pays aux grandes initiatives internationales ainsi que des progrès réalisés dans plusieurs secteurs stratégiques.

La Guinée réaffirme son engagement pour la paix et la coopération internationale

De son côté, le président Mamadi Doumbouya a réitéré l’attachement de la Guinée aux principes de paix, de sécurité collective et de règlement pacifique des différends.

Le chef de l’État a confirmé la volonté de son pays de poursuivre sa participation aux opérations de maintien de la paix des Nations unies, particulièrement sur le continent africain, où les défis sécuritaires demeurent nombreux.

Il a également plaidé pour une coopération renforcée entre les États et les institutions internationales afin de répondre efficacement aux enjeux liés à la sécurité, au développement et à la stabilité régionale.

Une nouvelle étape dans l’ouverture diplomatique de la Guinée

Cette audience illustre la volonté de la Guinée de consolider sa place dans les débats internationaux relatifs à la paix, à la sécurité et au développement durable.

À travers le renforcement de ses partenariats multilatéraux et son implication dans les grandes instances internationales, Conakry cherche à affirmer son rôle d’acteur responsable et crédible sur les scènes africaine et mondiale.

La rencontre avec le responsable des opérations de paix des Nations unies apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la stratégie d’ouverture diplomatique engagée par les autorités guinéennes, qui ambitionnent de faire du pays un partenaire incontournable dans les efforts de stabilité et de coopération internationale.

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Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

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Diplomatie : Romuald Wadagni choisit le Nigeria pour son premier déplacement officiel à l’étranger.

À peine une semaine après son investiture à la tête du Bénin, le président Romuald Wadagni effectue son premier déplacement officiel à l’étranger. Contrairement aux spéculations qui évoquaient une visite en Côte d’Ivoire ou au Niger, le nouveau chef de l’État béninois a choisi le Nigeria comme première destination diplomatique de son mandat.

Prévue ce lundi 1er juin 2026, cette visite à Abuja revêt une forte portée symbolique et stratégique. Elle traduit la volonté du nouveau président de placer les relations avec le voisin nigérian au cœur de sa politique étrangère, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires, économiques et institutionnels majeurs.

Abuja et Cotonou au cœur d’un partenariat renforcé

Selon un communiqué de la présidence béninoise, Romuald Wadagni doit s’entretenir avec son homologue nigérian, Bola Tinubu, autour des principaux axes de coopération entre les deux pays.

Les échanges porteront notamment sur l’intégration économique et industrielle, la coopération énergétique, la sécurité maritime dans le golfe de Guinée ainsi que les enjeux régionaux liés à la stabilité et à la cohésion de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette rencontre intervient à un moment où les deux capitales cherchent à approfondir leur collaboration sur des dossiers considérés comme prioritaires pour la sous-région.

Le Nigeria, partenaire incontournable du Bénin

Pour le Bénin, le Nigeria demeure un partenaire stratégique de premier plan. Les deux pays partagent une longue frontière terrestre, des échanges commerciaux particulièrement intenses et des intérêts communs en matière de sécurité et de développement économique.

Le poids économique du Nigeria, première économie d’Afrique de l’Ouest et marché de plus de 200 millions d’habitants, confère à cette relation bilatérale une importance particulière pour les autorités béninoises.

En choisissant Abuja pour son premier voyage officiel, Romuald Wadagni envoie ainsi un signal clair sur les priorités de son mandat et sur sa volonté de préserver la dynamique de coopération construite ces dernières années entre les deux États.

Une coopération sécuritaire devenue essentielle

Au-delà des considérations économiques, les questions sécuritaires occupent désormais une place centrale dans les relations entre Cotonou et Abuja.

Face à la montée des menaces transfrontalières et aux risques d’instabilité dans la région, les deux pays ont multiplié les mécanismes de coordination et les initiatives conjointes en matière de sécurité.

Cette coopération s’est particulièrement illustrée en décembre 2025 lorsque les autorités béninoises ont été confrontées à une tentative de déstabilisation du pouvoir. Le Nigeria avait alors rapidement affiché son soutien au gouvernement béninois en renforçant sa coopération sécuritaire avec Cotonou dans le cadre des dispositifs régionaux de lutte contre les menaces à la stabilité.

Une nouvelle dynamique depuis l’arrivée de Bola Tinubu

Les relations entre le Bénin et le Nigeria connaissent une phase de rapprochement significative depuis l’arrivée au pouvoir du président Bola Tinubu.

Cette nouvelle dynamique a permis d’apaiser les tensions héritées de la période de fermeture des frontières terrestres décidée sous l’administration de Muhammadu Buhari. Cette mesure avait fortement perturbé les échanges commerciaux et affecté de nombreux acteurs économiques des deux côtés de la frontière.

Aujourd’hui, les deux pays affichent une volonté commune de renforcer l’intégration régionale et de promouvoir une coopération plus étroite dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, le commerce et la sécurité.

Un signal diplomatique fort pour le début du mandat

Au-delà de son caractère protocolaire, ce premier déplacement présidentiel apparaît comme un acte diplomatique majeur. Il confirme l’importance accordée par Romuald Wadagni aux relations de voisinage et à la coopération régionale comme leviers de développement et de stabilité.

À travers cette visite à Abuja, le nouveau président béninois pose ainsi les premiers jalons de sa politique extérieure, avec l’ambition affichée de renforcer le rôle du Bénin dans les grands équilibres de l’Afrique de l’Ouest.

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Ousmane Sonko en mission diplomatique au Sommet de l’Union africaine.

Représentant le président Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a pris part, les 14 et 15 février 2026 à Addis-Abeba, à la 39ᵉ session ordinaire de l’Union africaine.

Placée sous le thème « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette rencontre a réuni les principaux dirigeants africains autour des enjeux liés au développement durable, à la gouvernance des ressources et à l’intégration continentale.

Des échanges bilatéraux au plus haut niveau

En marge des travaux officiels, le chef du gouvernement sénégalais a mené une intense activité diplomatique. Il s’est notamment entretenu avec le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, afin d’évoquer les perspectives de coopération bilatérale et les dossiers d’intérêt commun.

Ousmane Sonko a également rencontré plusieurs personnalités de premier plan, parmi lesquelles la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni, et le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.

Ces échanges ont porté sur les priorités de développement du Sénégal, les enjeux de stabilité régionale et les dynamiques de coopération multilatérale dans un contexte international marqué par des tensions économiques et sécuritaires persistantes.

Dialogue avec les dirigeants africains et partenaires internationaux

Le Premier ministre s’est aussi entretenu avec le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, le président du Conseil présidentiel libyen, Mohammed Younes El-Menfi, ainsi qu’avec l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki, aujourd’hui à la tête de sa fondation.

Parmi les autres interlocuteurs figurent le vice-président gambien Muhammad B. S. Jallow, le président angolais João Lourenço, ainsi que le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug.

Sur le plan institutionnel et technique, Ousmane Sonko a échangé avec la vice-secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, le président de la Banque africaine de développement, Sidi Ould Tah, ainsi qu’avec l’économiste Jeffrey Sachs, président du Réseau des solutions pour le développement durable des Nations unies.

Coopération, développement durable et défis régionaux

Selon la Primature, l’ensemble de ces rencontres a porté sur le renforcement de la coopération bilatérale et multilatérale, la mobilisation de financements pour le développement durable et la coordination des réponses aux défis régionaux, notamment en matière de sécurité, de résilience climatique et de croissance inclusive.

À travers cette séquence diplomatique dense, le Sénégal a cherché à consolider ses partenariats stratégiques et à affirmer son rôle dans les débats continentaux, à un moment où l’Agenda 2063 de l’Union africaine appelle à une accélération des réformes structurelles et à une meilleure coordination entre États et institutions internationales.

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Diplomatie : première sortie internationale du président guinéen.

Le président de la République de Guinée effectuera, ce vendredi 13 février, sa première visite officielle à l’étranger depuis son investiture. Le chef de l’État quittera Conakry pour participer au 39e Sommet de l’Union africaine, prévu les 14 et 15 février à Addis-Abeba, en Éthiopie.

L’annonce a été faite par la Présidence à travers un communiqué diffusé jeudi par la Direction de la communication et de l’information. Un cérémonial de départ est programmé à 11 heures à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré.

Un rendez-vous stratégique pour la Guinée

Cette participation revêt une importance particulière, tant sur le plan diplomatique que politique. Le Sommet de l’Union africaine constitue l’un des principaux cadres de concertation du continent, réunissant chefs d’État et de gouvernement autour des grands enjeux africains : gouvernance, sécurité, intégration économique, transition énergétique et développement durable.

Pour le président guinéen, cette première sortie internationale représente l’occasion de réaffirmer l’engagement de la Guinée au sein des instances continentales, dans un contexte où le pays cherche à consolider sa position diplomatique et à renforcer ses partenariats stratégiques.

Addis-Abeba, capitale diplomatique du continent

Siège de l’Union africaine, Addis-Abeba accueille chaque année ce sommet qui définit les grandes orientations politiques de l’organisation panafricaine. Les décisions adoptées lors de ces rencontres influencent les dynamiques régionales et les priorités communes des États membres.

La présence du chef de l’État guinéen à cette 39e édition s’inscrit ainsi dans une volonté de repositionnement diplomatique et de participation active aux débats structurants pour l’avenir du continent.

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