48159550 37889190 360x320

Éthiopie : Ethiopian Airlines annonce la reprise de ses vols vers Mekele, malgré les tensions au Tigré.

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines prévoit de reprendre ses liaisons régulières vers Mekele, capitale de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, à compter du 11 octobre. Cette décision intervient dans un contexte de regain de tensions militaires, après plusieurs semaines de perturbations du trafic aérien dans cette région.

Dans un communiqué publié au cours du week-end, la compagnie nationale éthiopienne a annoncé l’ouverture des réservations pour cette destination. Les liaisons avaient été suspendues en raison de la dégradation de la situation sécuritaire, notamment après la prise de contrôle d’aéroports par des forces tigréennes et la détention de membres du personnel fédéral, selon les informations rapportées.

Un trafic aérien perturbé par les affrontements

Avant cette interruption, Ethiopian Airlines desservait trois destinations dans la région du Tigré : Mekele, Axoum et Shire. La suspension de ces liaisons avait limité les déplacements aériens vers cette partie du pays, alors que les tensions entre les forces fédérales éthiopiennes et les forces liées au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) se sont de nouveau accentuées.

Ces dernières semaines, des affrontements ont opposé les Forces de défense nationales éthiopiennes (ENDF) et leurs alliés à des combattants tigréens et à des groupes armés qui leur sont associés. Cette dégradation sécuritaire intervient dans une région marquée par plusieurs années de conflit et par un accord de cessation des hostilités conclu en novembre 2022.

Le rétablissement des autres liaisons reste incertain

La reprise annoncée vers Mekele intervient alors que les forces fédérales et leurs alliés auraient étendu leur contrôle sur certaines zones de la région, notamment autour de la capitale régionale. La situation demeure toutefois évolutive, particulièrement dans les environs d’Axoum et de Shire, où des affrontements continueraient d’être signalés selon les médias.

Pour l’heure, Ethiopian Airlines n’a pas précisé si les vols vers ces deux villes seraient également rétablis. Le calendrier de reprise dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire et des conditions opérationnelles dans les aéroports concernés.

La réouverture de la liaison vers Mekele constitue ainsi une étape dans le rétablissement des déplacements aériens vers le Tigré, sans pour autant signifier un retour à la normale dans cette région du nord de l’Éthiopie.

Mise à jour importante avant publication : au 12 octobre 2026, la reprise n’est plus seulement annoncée. Ethiopian Airlines a effectivement rétabli ses vols entre Addis-Abeba et Mekele le 11 octobre, après environ deux semaines de suspension. Les liaisons commerciales vers Axoum et Shire restent suspendues, selon les informations disponibles.

000 B2QY9LQ 360x320

Tensions entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte : l’Union africaine appelle au dialogue.

La Commission de l’Union africaine (UA) a exprimé, jeudi 1er octobre 2026, sa préoccupation face à la montée des tensions entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte. Dans un communiqué, l’organisation continentale a appelé les trois États à faire preuve de retenue et à privilégier les voies diplomatiques afin de préserver la paix et la stabilité régionales.

L’UA appelle à éviter toute nouvelle escalade

La Commission de l’UA a exhorté Addis-Abeba, Asmara et Le Caire à s’abstenir de toute action ou déclaration susceptible d’aggraver les tensions. Elle estime que la préservation de la stabilité régionale nécessite notamment de maintenir ouverts les canaux de communication entre les trois pays.

L’organisation panafricaine encourage ainsi les parties à recourir aux mécanismes diplomatiques existants et au dialogue pacifique pour traiter leurs différends, conformément aux principes de l’Acte constitutif de l’Union africaine.

Des canaux diplomatiques à préserver

Pour l’UA, le maintien du dialogue constitue un élément central dans la prévention d’une nouvelle dégradation des relations entre les trois États.

La Commission invite donc les gouvernements concernés à privilégier les échanges diplomatiques et les mécanismes pacifiques de règlement des différends plutôt que les initiatives susceptibles d’accentuer les tensions.

Cette prise de position intervient alors que la situation dans la Corne de l’Afrique demeure suivie de près par l’organisation continentale. Quelques jours auparavant, le président de la Commission de l’UA avait déjà appelé à la retenue et à une désescalade immédiate face à la montée des tensions dans le nord de l’Éthiopie.

L’Union africaine se dit prête à accompagner la désescalade

La Commission de l’Union africaine a également indiqué être disposée à soutenir les efforts visant à réduire les tensions entre les trois pays.

Elle précise que cette éventuelle implication se ferait en consultation avec les États concernés, avec pour objectifs de favoriser la désescalade, de maintenir le dialogue et de contribuer à un règlement pacifique des différends.

À travers cet appel, l’UA réaffirme ainsi son rôle dans la prévention des conflits et la promotion du règlement pacifique des différends sur le continent. La préservation des relations diplomatiques entre l’Éthiopie, l’Érythrée et l’Égypte apparaît comme un enjeu important pour la stabilité de la Corne de l’Afrique et de l’espace régional du bassin du Nil.

Nil bleu 360x320

Nil bleu : l’Éthiopie annonce trois nouveaux barrages.

L’annonce par l’Éthiopie de la construction prochaine de trois nouveaux barrages hydroélectriques sur le Nil bleu ravive les tensions avec l’Égypte, alors que le différend autour du Grand barrage de la Renaissance (GERD) reste marqué par l’absence d’un accord contraignant entre les pays riverains.

Addis-Abeba veut accroître sa production énergétique

Après l’achèvement du GERD, l’Éthiopie prévoit de développer davantage son potentiel hydroélectrique. Trois nouveaux ouvrages doivent ainsi être construits au cours des sept prochaines années sur le Nil bleu.

Présentés comme moins importants que le Grand barrage de la Renaissance, ces projets doivent contribuer à renforcer la production nationale d’électricité et à soutenir les ambitions d’Addis-Abeba en matière d’exportation d’énergie.

Pour les autorités éthiopiennes, le développement de l’hydroélectricité constitue un levier essentiel pour répondre à la demande énergétique croissante et soutenir la transformation économique du pays.

Le Caire dénonce des décisions unilatérales

L’annonce éthiopienne a toutefois provoqué une réaction ferme de l’Égypte. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a rejeté toute nouvelle construction susceptible d’affecter le débit du Nil sans concertation préalable avec les pays situés en aval.

Le Caire réclame notamment une notification et une coordination concernant les projets pouvant avoir des conséquences sur les ressources en eau dont dépendent l’Égypte et le Soudan.

La question revêt une importance stratégique pour l’Égypte, dont l’approvisionnement en eau douce repose très largement sur le Nil. Le Nil bleu constitue à cet égard une source majeure des ressources qui atteignent le territoire égyptien.

Le spectre d’une pression accrue sur les ressources en eau

Les autorités et experts égyptiens redoutent que la multiplication des ouvrages hydroélectriques ne réduise temporairement les volumes d’eau disponibles en aval, notamment durant les phases de remplissage des réservoirs.

L’ancien ministre égyptien de l’Irrigation Mohamed Nasr Eddine Allam a notamment évoqué le risque d’une diminution des volumes reçus par l’Égypte pendant plusieurs années. Les conséquences pourraient être particulièrement sensibles pour l’agriculture et la sécurité alimentaire.

L’ampleur réelle de ces effets dépendra toutefois des caractéristiques techniques des futurs barrages, de leurs capacités de stockage ainsi que de leur mode d’exploitation. Ces éléments n’ont pas encore été détaillés publiquement.

Le différend autour du GERD reste sans règlement définitif

Au-delà des nouveaux projets, le principal point de tension demeure l’absence d’accord juridiquement contraignant sur le fonctionnement du Grand barrage de la Renaissance.

Les négociations entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan n’ont pas permis de parvenir à un mécanisme définitif concernant notamment le remplissage du réservoir, la gestion des périodes de sécheresse prolongée et les modalités de règlement des différends.

Pour Le Caire, l’enjeu est donc autant juridique que technique : il s’agit d’obtenir des garanties permettant de préserver ses intérêts hydriques sur le long terme.

Un dossier qui dépasse désormais la seule question du Nil

Le contentieux s’inscrit dans un contexte régional plus large, marqué par des rivalités croissantes dans la Corne de l’Afrique et autour de la mer Rouge.

L’Égypte cherche notamment à renforcer ses relations avec plusieurs pays de la région, dont la Somalie et l’Érythrée, alors que l’Éthiopie poursuit parallèlement sa stratégie de développement économique et de consolidation de son influence régionale.

L’annonce des trois nouveaux barrages pourrait ainsi élargir le différend au-delà du seul GERD. Elle confirme surtout que la gestion du Nil bleu demeure un dossier stratégique majeur, au croisement des enjeux énergétiques, agricoles, diplomatiques et sécuritaires de l’Afrique de l’Est.

LEthiopie lance la construction du plus grand aeroport dAfrique 360x320

Éthiopie : un mégaprojet aéroportuaire pour s’imposer comme hub aérien africain.

L’Éthiopie a officiellement lancé la construction de ce qui est présenté comme le futur plus grand aéroport du continent africain. L’annonce a été faite samedi par le Premier ministre Abiy Ahmed, qui voit dans ce projet un levier stratégique majeur pour le développement économique et l’intégration internationale du pays.

Implanté à Bishoftu, à environ 40 kilomètres au sud-est d’Addis-Abeba, le futur complexe aéroportuaire s’étendra sur près de 35 kilomètres carrés. Sa capacité annoncée est de 110 millions de passagers par an, soit près de cinq fois celle de l’actuel aéroport international de Bole, aujourd’hui saturé malgré ses extensions successives.

Un investissement de 12,7 milliards de dollars

Estimé à 12,7 milliards de dollars, ce mégaprojet vise à positionner l’Éthiopie comme une plaque tournante mondiale du transport aérien, reliant l’Afrique à l’Europe, à l’Asie et au Moyen-Orient. Le chantier, dont la durée prévisionnelle est de cinq ans, prévoit la construction de plusieurs pistes, de terminaux de dernière génération, ainsi que d’infrastructures annexes destinées au fret et à la maintenance aéronautique.

Le projet inclut également des investissements majeurs en matière de connectivité terrestre, avec la réalisation d’une autoroute à plusieurs voies et d’une ligne ferroviaire rapide reliant directement l’aéroport à la capitale, afin de fluidifier le trafic de passagers et de marchandises.

Ethiopian Airlines au cœur du dispositif

La compagnie nationale Ethiopian Airlines, pilier de la stratégie aéronautique du pays, participe activement au financement et à la conception du projet. Considérée comme l’une des compagnies les plus performantes du continent, elle ambitionne de renforcer sa position de leader africain face à la concurrence croissante des hubs du Golfe et d’Afrique du Nord.

Le projet a déjà bénéficié d’un financement initial de 500 millions de dollars de la part de la Banque africaine de développement. Les autorités éthiopiennes indiquent être en discussions avancées avec d’autres bailleurs de fonds et institutions financières internationales afin de compléter le montage financier.

Enjeux sociaux et critiques

Si le gouvernement met en avant les retombées économiques attendues création d’emplois, attractivité des investissements et développement du tourisme le projet n’est pas exempt de controverses. Environ 2 500 agriculteurs ont été déplacés pour permettre la réalisation des travaux. Leur relogement et leur indemnisation ont représenté un coût estimé à 350 millions de dollars, selon les autorités.

Pour Addis-Abeba, ce nouvel aéroport s’inscrit dans une vision de long terme visant à faire de l’Éthiopie un carrefour logistique et économique incontournable en Afrique. Un pari ambitieux, à la hauteur des transformations que le pays entend impulser sur la scène régionale et internationale.

Ethiopia fever virus 360x320

Éthiopie : un cas suspect de fièvre hémorragique virale sous surveillance à Jkina.

Les autorités sanitaires éthiopiennes, en collaboration avec Africa CDC, ont lancé une enquête approfondie après l’identification d’un cas suspect de fièvre hémorragique virale dans la ville de Jinka, située dans la région du Sud de l’Éthiopie.

Selon une note publiée le 12 novembre par l’Institut éthiopien de santé publique (EPHI), huit cas suspects ont été recensés, dont six décès, parmi lesquels deux membres du personnel soignant, ce qui renforce les inquiétudes quant à la nature potentiellement contagieuse de l’agent pathogène.

Analyses en cours au Laboratoire national de référence

Des prélèvements ont été effectués sur les patients et envoyés au Laboratoire national de référence d’Éthiopie. Pour l’heure, l’origine exacte de l’infection n’a pas été établie, et aucune fièvre hémorragique virale n’a encore été confirmée officiellement.
Les autorités précisent que des analyses approfondies sont en cours pour déterminer si la cause pourrait être liée à des virus déjà présents sur le continent, tels qu’Ebola, Marburg, la fièvre de Lassa ou encore la fièvre de Crimée-Congo.

Enquête de terrain et recherche de cas supplémentaires

Parallèlement aux investigations en laboratoire, une enquête communautaire a été lancée dans les zones touchées afin de retracer les contacts, identifier d’éventuels cas supplémentaires et limiter au maximum une éventuelle propagation.
Des équipes mixtes comprenant experts de l’EPHI, autorités locales et spécialistes d’Africa CDC sont mobilisées sur place.

Un contexte régional sensible

Les fièvres hémorragiques virales constituent un enjeu majeur de santé publique en Afrique, avec plusieurs épidémies déjà recensées ces dernières années.
La réaction rapide observée en Éthiopie vise à anticiper tout risque d’expansion, dans une région où les infrastructures sanitaires restent fragiles.

Les autorités appellent la population à rester vigilante, tout en soulignant qu’aucune conclusion définitive ne peut être tirée tant que les analyses n’ont pas été finalisées.

1757421651 546475556 1234839372021008 572409166025323383 n e1757417453952 360x320

Plusieurs chefs d’État saluent l’inauguration du Grand barrage de la Renaissance en Éthiopie.

L’Éthiopie a franchi une étape historique avec l’inauguration officielle du Grand barrage de la Renaissance (GERD), gigantesque infrastructure hydraulique construite sur le Nil Bleu. Ce projet, présenté comme le plus grand barrage d’Afrique, suscite à la fois admiration et controverse sur le plan régional.

Une réalisation d’envergure africaine

Symbole d’ambition et de souveraineté énergétique, le GERD est appelé à devenir un moteur de développement pour l’Éthiopie et au-delà. Avec une capacité de production estimée à plus de 6 000 mégawatts, il doit permettre d’alimenter en électricité des millions de foyers et de soutenir la croissance économique du pays.

Soutien de plusieurs dirigeants africains

Lors de la cérémonie d’inauguration, plusieurs chefs d’État africains ont salué la détermination de l’Éthiopie à mener à terme ce chantier titanesque, malgré les pressions et tensions diplomatiques. Ils ont vu dans cette réalisation un exemple de résilience et d’intégration régionale, capable de renforcer la coopération énergétique entre pays africains.

Des tensions persistantes avec l’Égypte et le Soudan

Si le barrage est perçu par Addis-Abeba comme un projet vital pour son avenir, il continue d’inquiéter ses voisins. L’Égypte redoute une réduction significative du débit du Nil, dont elle dépend à plus de 90 % pour ses besoins en eau. Le Soudan, lui aussi concerné, craint des répercussions sur ses systèmes agricoles et hydrauliques.

Malgré ces divergences, les autorités éthiopiennes assurent que le GERD ne vise pas à priver les pays voisins de leurs ressources, mais à promouvoir une utilisation équitable et durable du fleuve.

Un tournant stratégique pour l’Afrique

Au-delà des tensions diplomatiques, le barrage de la Renaissance s’impose comme un symbole panafricain. Il illustre la volonté des pays africains de financer et de porter eux-mêmes de grands projets structurants. Son inauguration est ainsi perçue comme une victoire collective par de nombreux observateurs qui y voient un jalon pour l’indépendance énergétique du continent.

8051fa2 afp 33ur2lv 360x320

L’Éthiopie inaugure un barrage qui courrouce l’Égypte et le Soudan.

L’Éthiopie a procédé à l’inauguration officielle de son barrage sur le Nil, un projet d’envergure qui suscite de vives tensions avec ses voisins, l’Égypte et le Soudan. Le barrage de la Renaissance Éthiopienne, conçu pour produire de l’énergie hydroélectrique et soutenir le développement économique du pays, constitue l’un des plus grands projets d’infrastructure en Afrique.

Pour l’Éthiopie, ce barrage représente une avancée stratégique majeure, capable de fournir de l’électricité à des millions de citoyens et de stimuler l’industrialisation. Cependant, l’Égypte et le Soudan expriment de fortes inquiétudes quant à l’impact sur le débit et la répartition des eaux du Nil, ressource vitale pour leurs populations et leurs économies.

Les autorités égyptiennes et soudanaises dénoncent un manque d’accord préalable et demandent des négociations internationales pour garantir un partage équitable de l’eau. L’Éthiopie, de son côté, affirme que le barrage respecte les normes internationales et qu’il est essentiel pour sa sécurité énergétique et le développement durable du pays.

Ce projet illustre les défis géopolitiques autour des ressources en eau en Afrique, et met en lumière la nécessité d’un dialogue multilatéral pour éviter des tensions régionales plus larges. La communauté internationale suit de près l’évolution de cette situation, qui pourrait avoir des répercussions sur la coopération et la stabilité dans la région du Nil.

900x506 cmsv2 647e5956 3bbc 5acd 828d 2876b0dbe0a7 9425128 360x320

Éthiopie : découverte d’une nouvelle espèce d’homme primitif.

Une équipe de chercheurs en paléoanthropologie a annoncé la découverte d’une nouvelle espèce d’hominidé en Éthiopie, un pays déjà considéré comme l’un des berceaux de l’humanité. Cette trouvaille vient enrichir la compréhension de l’évolution humaine et confirme le rôle central de la vallée du Rift dans l’histoire de nos origines.

Une découverte majeure pour la science

Les fossiles mis au jour présentent des caractéristiques distinctes, à mi-chemin entre les australopithèques et les premiers représentants du genre Homo. Les chercheurs estiment que ces restes datent de plus de 2,5 millions d’années, une période charnière où l’on observe la transition entre les hominidés primitifs et les ancêtres directs de l’homme moderne.

Des traits singuliers

Selon les premières analyses, cette nouvelle espèce associe une capacité crânienne relativement développée à des mâchoires robustes et à une stature adaptée à la bipédie. Ces spécificités pourraient révéler une diversité insoupçonnée des populations humaines anciennes vivant dans la région à la même époque.

L’Éthiopie, berceau de l’humanité

Cette découverte s’ajoute aux trouvailles déjà célèbres du pays, comme le fossile de Lucy (Australopithecus afarensis), ou encore d’autres représentants du genre Homo. Elle renforce l’idée que l’Afrique de l’Est fut une zone de grande effervescence évolutive, où coexistaient plusieurs espèces humaines.

Une nouvelle page à écrire

Pour les scientifiques, cette avancée soulève autant de questions qu’elle apporte de réponses : comment ces différentes espèces interagissaient-elles ? Ont-elles contribué, directement ou indirectement, à l’émergence d’Homo sapiens ? Des recherches complémentaires sont en cours pour mieux cerner la place de ce nouvel hominidé dans la lignée humaine.

En mettant au jour cette espèce inédite, l’Éthiopie confirme une fois encore son rôle incontournable dans la quête des origines de l’homme.

900x506 cmsv2 90ba918c 4005 53c6 ad5c eba11acf8c70 9359119 360x320

Chine–Éthiopie : une alliance stratégique renforcée au sein des BRICS.

À l’heure où les BRICS élargissent leur influence à travers des alliances économiques stratégiques, la Chine et l’Éthiopie consolident davantage leur coopération bilatérale, donnant un nouvel élan à leurs relations économiques et diplomatiques. Cette dynamique s’est confirmée à l’occasion d’une série de rencontres tenues récemment entre responsables des deux pays, dans un contexte où l’Éthiopie a rejoint le groupe BRICS en tant que membre à part entière en janvier 2024.

Une coopération multisectorielle en pleine expansion

Les discussions récentes ont permis d’élargir les axes de collaboration entre Pékin et Addis-Abeba, avec une volonté claire de renforcer les investissements chinois en Éthiopie, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’agro-industrie, de l’énergie et des télécommunications. La Chine demeure aujourd’hui le premier partenaire commercial et investisseur bilatéral en Éthiopie, avec des projets emblématiques comme le parc industriel d’Hawassa ou la ligne ferroviaire Addis-Djibouti.

Selon les autorités éthiopiennes, le partenariat vise également à promouvoir le transfert de technologies, la formation professionnelle, ainsi que le développement des zones économiques spéciales, dans le cadre d’une vision commune de croissance inclusive.

L’Éthiopie, acteur stratégique dans la nouvelle géopolitique des BRICS

Depuis son entrée dans le bloc des BRICS, l’Éthiopie cherche à diversifier ses partenariats économiques et à se positionner comme un acteur incontournable en Afrique de l’Est. L’adhésion au groupe lui offre une tribune géopolitique plus large et l’accès à de nouveaux mécanismes de financement sud-sud, notamment via la Nouvelle Banque de Développement (NDB) des BRICS.

De son côté, la Chine voit en l’Éthiopie un partenaire clé pour ses ambitions africaines, dans le prolongement de son initiative « la Ceinture et la Route » (BRI), qui soutient la connectivité et les infrastructures entre l’Asie et l’Afrique.

Des engagements réaffirmés pour un développement partagé

Lors des récentes rencontres bilatérales, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à travailler de manière coordonnée au sein des BRICS pour promouvoir un ordre économique plus équitable et multipolaire. Le ministre éthiopien des Finances a souligné l’importance de cette relation avec la Chine, qualifiant le partenariat de « pilier du développement éthiopien au cours des deux dernières décennies ».

Pour la Chine, ce rapprochement s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de ses liens avec les pays émergents, dans une logique de coopération gagnant-gagnant.

Une nouvelle ère pour les relations sino-éthiopiennes

Alors que les BRICS s’imposent progressivement comme un contrepoids aux institutions économiques occidentales traditionnelles, le partenariat renforcé entre la Chine et l’Éthiopie témoigne de l’émergence d’un nouvel équilibre géoéconomique. Une collaboration qui pourrait servir de modèle pour d’autres pays africains désireux d’exploiter pleinement leur appartenance aux BRICS.