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Guinée : L’État guinéen veut transformer son partenariat avec la Chine en levier d’employabilité en matière d’éducation et de formation.

Dans son ambition d’industrialiser son économie, la Guinée s’efforce d’aligner sa formation professionnelle sur les besoins réels du marché du travail. Les investissements chinois, du minier au ferroviaire, génèrent une demande de compétences techniques que le pays entend désormais anticiper.

L’État guinéen veut transformer son partenariat avec Pékin en levier d’employabilité. Le ministre de l’Éducation nationale, Alpha Bacar Barry a reçu l’ambassadeur de Chine, Sun Yong, le 15 mai à Conakry. L’audience a porté sur les axes stratégiques de coopération en éducation et en formation. L’enseignement technique, la formation professionnelle et la transformation numérique y ont occupé une place centrale, selon le communiqué du ministère. Cette rencontre s’inscrit dans un partenariat bilatéral plus large, la Chine étant présente en Guinée dans les secteurs minier, ferroviaire et agricole à travers plusieurs entreprises publiques.

Boffa, le rail, le numérique : trois chantiers, une même urgence

La finalisation du Centre de formation professionnelle de Chinalco à Boffa figure parmi les projets phares évoqués. Ce centre est « appelé à devenir un levier important pour le développement des compétences techniques nationales », selon le ministère. Chalco Guinea Company, filiale de Chinalco, emploie directement plus de 650 Guinéens dans ses opérations minières à Boffa. Présentée par ses responsables comme « le plus grand investisseur étranger en Guinée », elle n’en reste pas moins dépendante d’une main-d’œuvre expatriée que la formation locale devra progressivement remplacer.

L’école de formation aux métiers du chemin de fer constitue l’autre urgence identifiée. Elle souffre de « besoins importants en formateurs qualifiés et en équipements modernes ». L’enjeu est de taille, le projet Simandou mobilisant 620 kilomètres de voies ferrées en construction avec des partenaires chinois, selon Simfer S.A. Former les jeunes Guinéens à ces métiers, c’est leur ouvrir l’accès direct aux emplois générés par ces chantiers colossaux.

Sur le front numérique, Alpha Bacar Barry a présenté le projet de Village Numérique éducatif (lancé en 2023, toujours en construction), un écosystème de formation pensé du primaire aux filières d’ingénierie, ciblant les métiers de demain. L’ambassadeur Sun Yong a exprimé son intérêt pour accompagner l’initiative et a été convié à visiter le site.

Le volet agricole n’est pas en reste. Les entreprises chinoises du secteur rizicole sont appelées à s’impliquer dans la formation pratique dispensée au sein des Écoles nationales d’agriculture et d’élevage (ENAE). L’apprentissage du mandarin via l’Institut Confucius de Conakry a par ailleurs été mis en avant comme « une passerelle linguistique pour renforcer l’employabilité internationale » des apprenants guinéens, un atout qui s’impose progressivement sur un marché du travail de plus en plus marqué par les partenariats sino-africains.

Des chiffres qui imposent l’urgence d’agir

Le contexte du marché du travail guinéen rend ce rapprochement incontournable. L’Observatoire national du travail (ONT) a publié son premier bulletin en janvier 2025. Le taux de chômage des 15-24 ans s’établit à 7,3 %, mais un autre chiffre alarme davantage : 34 % des jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. « Cette classe d’âge nécessite une attention particulière », avertit le directeur national de l’ONT. Par ailleurs, 80 % des emplois restent cantonnés au secteur informel, ce qui rend d’autant plus pressante l’adéquation entre formation et débouchés réels.

L’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi (AGUIPE) a recensé 53 478 demandeurs d’emploi au 1er janvier 2025. Dans le même temps, les investissements chinois continuent de s’étendre sur le territoire guinéen.

Simfer S.A., société titulaire des blocs 3 et 4 du projet Simandou, est une joint-venture réunissant l’État guinéen (15 %) et un consortium international emmené par Rio Tinto et Chinalco. Des chantiers d’une telle envergure appellent des compétences pointues que le système éducatif local peine encore à fournir. C’est précisément ce fossé que la coopération avec Pékin ambitionne de combler, à condition que les modalités de financement des projets annoncés, encore tenues sous silence par les parties, se concrétisent rapidement.

Source : ecomnewsafrique.com

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Lecture, écriture, mathématiques : l’école ivoirienne mise sur la formation massive des enseignants.

La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la réforme de son système éducatif. Pour relever les défis liés à l’apprentissage de base, le gouvernement a lancé un vaste programme de formation continue des enseignants, axé sur les compétences fondamentales : lecture, écriture et mathématiques.

Miser sur les fondations de l’éducation

L’initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les acquis scolaires dès les premières années. Les évaluations réalisées ces dernières années ont révélé des lacunes persistantes chez de nombreux élèves, particulièrement dans la compréhension écrite et le calcul. Le ministère de l’Éducation a donc fait du renforcement pédagogique une priorité nationale.

Une formation de grande ampleur

Des milliers d’enseignants du primaire participent à des sessions intensives de remise à niveau, animées par des experts pédagogiques. Ces formations mettent l’accent sur les méthodes actives d’enseignement, l’utilisation d’outils modernes et l’accompagnement personnalisé des élèves. L’objectif est de doter chaque instituteur de compétences pratiques pour améliorer le rendement scolaire.

Impact attendu sur les résultats scolaires

En investissant massivement dans le capital humain, l’État espère non seulement réduire les taux d’échec, mais aussi hisser le niveau de l’école ivoirienne au standard international. À moyen terme, cette politique devrait contribuer à former des citoyens mieux préparés pour affronter les défis académiques et professionnels.

Une vision tournée vers l’avenir

Ce chantier éducatif traduit la volonté des autorités ivoiriennes de bâtir un système inclusif et performant, où chaque enfant a les mêmes chances de réussir. En renforçant les compétences des enseignants, c’est toute une génération d’apprenants qui bénéficie d’un enseignement plus solide et plus équitable.

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Burkina Faso : Formation et entrepreneuriat, le pays investit dans le potentiel de sa jeunesse

Conscient que la jeunesse représente un levier essentiel pour le développement durable, le Burkina Faso renforce ses efforts en matière de formation professionnelle et de promotion de l’entrepreneuriat des jeunes. Dans un contexte marqué par des défis économiques et sécuritaires, les autorités multiplient les initiatives visant à outiller la jeunesse pour qu’elle devienne un acteur clé de la transformation sociale et économique du pays.

Le ministère de la Jeunesse, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, en partenariat avec plusieurs organisations nationales et internationales, a lancé de nouveaux programmes de formation technique et d’accompagnement à l’auto-emploi, notamment dans les domaines de l’agriculture, du numérique, des énergies renouvelables et de l’artisanat.

« L’ambition du gouvernement est de créer les conditions pour que chaque jeune burkinabè puisse se former, entreprendre et contribuer à l’économie nationale », a déclaré le ministre en charge de la jeunesse lors d’un forum national organisé à Ouagadougou la semaine dernière.

Des mesures concrètes pour un impact durable

Parmi les actions phares :

  • L’ouverture de centres de formation professionnelle dans les régions à fort potentiel économique ;

  • Le financement de projets portés par des jeunes, via des fonds publics et des partenariats avec des institutions financières ;

  • La mise en place de coachs et incubateurs pour accompagner les jeunes entrepreneurs dans la structuration de leurs idées et le développement de leurs activités.

Des milliers de jeunes ont déjà bénéficié de ces dispositifs. Témoignages à l’appui, plusieurs d’entre eux ont réussi à lancer leur propre entreprise, à créer des emplois localement et à renforcer la résilience de leurs communautés.

Le Burkina Faso mise ainsi sur une jeunesse formée, entreprenante et engagée pour bâtir un avenir plus stable et prospère, en ligne avec les objectifs de développement durable (ODD) et les priorités du Plan national de développement économique et social (PNDES).