544875410 122141938766844061 1962920534859555622 n 360x320

Soumah & Barry : deux destins, une même passion pour hisser le judo guinéen au sommet.

Dans l’arène de Port-Louis, sur l’île Maurice, le public venu assister au Championnat d’Afrique cadet et junior de judo 2025 a découvert deux visages, deux histoires, mais un même rêve. Aminata Soumah et Abdoulaye Barry ont offert à la Guinée bien plus que des médailles : ils ont incarné l’espoir d’une nation qui croit désormais en sa place sur l’échiquier sportif africain.

Aminata Soumah : la combattante au regard de feu

Elle n’a que 17 ans, mais sur le tatami, Aminata Soumah dégage déjà la sérénité d’une championne aguerrie. Issue d’un quartier populaire de Conakry, elle a découvert le judo presque par hasard, attirée d’abord par la discipline, puis séduite par l’idée de se surpasser.

À Port-Louis, Aminata a impressionné par sa rapidité et sa maîtrise technique. Sa finale, remportée avec une précision chirurgicale, restera dans les mémoires. Mais au-delà du résultat, c’est sa rage de vaincre et son mental d’acier qui frappent les observateurs. « Quand je monte sur le tatami, je ne représente pas seulement moi, je représente toutes les filles de Guinée qui rêvent de briser les barrières », confie-t-elle, les yeux pétillants.

Abdoulaye Barry : la force tranquille

Un an plus âgé qu’Aminata, Abdoulaye Barry est décrit par ses entraîneurs comme un « roc à l’âme douce ». Sa puissance et sa technique sont impressionnantes, mais c’est son calme, même dans les moments critiques, qui le distingue.

Lors de sa demi-finale, mené au score, il a renversé son adversaire avec un mouvement spectaculaire qui a fait exploser la salle. « Je ne lâche jamais, peu importe la difficulté. Le judo m’a appris que chaque combat est aussi mental que physique », explique-t-il avec humilité.

Un duo symbole d’une génération

Ce qui unit Soumah et Barry dépasse leurs exploits respectifs. Ensemble, ils incarnent une génération de jeunes guinéens déterminés à écrire leur propre histoire. Leur complicité est évidente : soutien mutuel, encouragements, sourires partagés après chaque victoire.

Dans les couloirs du championnat, on les a surnommés « le duo en or ». Et pour cause : leur réussite est le fruit d’un travail acharné, mais aussi d’une solidarité qui reflète l’esprit du sport.

542727815 1186406216853083 47091224101384015 n 360x320

Signature d’une Convention de Partenariat entre la Guinée et le Sénégal dans le domaine agricole.

Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, la République de Guinée et la République du Sénégal ont franchi une nouvelle étape en scellant un accord stratégique dans le secteur agricole.

En marge du Forum du Système Alimentaire Africain, tenu à Dakar du 31 août au 4 septembre 2024, Madame Mariama Ciré Sylla, Ministre de l’Agriculture de la République de Guinée, et Monsieur Mabouba Diagne, Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage de la République du Sénégal, ont procédé à la signature d’une Convention de Partenariat.

Cet accord vise à renforcer la coopération technique et économique entre les deux pays, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire, de l’élevage, de l’agro-industrie et de la recherche agricole. Il traduit une volonté commune de mettre en place des initiatives conjointes pour améliorer la productivité, favoriser l’innovation et répondre aux défis climatiques et alimentaires qui touchent la sous-région ouest-africaine.

Les deux parties ont salué la portée de ce partenariat qui, au-delà des échanges d’expertise, ouvre la voie à des projets structurants capables de contribuer à la souveraineté alimentaire et au développement durable dans leurs pays respectifs.

Le Forum de Dakar aura ainsi servi de cadre propice pour renforcer les liens de coopération et réaffirmer l’engagement des États africains à travailler ensemble pour transformer durablement leurs systèmes alimentaires.

IMG 3732 360x320

Référendum 2025 : le Ministre de la Jeunesse exhorte les jeunes de Guinée à porter le « OUI » !

À l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, la jeunesse guinéenne est placée au cœur de l’enjeu démocratique. Le Ministre de la Jeunesse a lancé un appel solennel aux jeunes du pays, les invitant à se mobiliser massivement et à voter en faveur du « OUI » au projet de nouvelle Constitution.

Lors d’une rencontre tenue à Conakry, en présence de plusieurs organisations de jeunesse et d’associations estudiantines, le Ministre a rappelé que ce scrutin représente une opportunité historique pour bâtir les fondations d’une Guinée moderne, inclusive et tournée vers l’avenir.

« La voix de la jeunesse est décisive. Vous êtes la majorité de la population, vous portez l’avenir de la Nation. Le 21 septembre, c’est votre vote qui fera la différence », a-t-il déclaré, appelant les jeunes à se saisir de leur carte d’électeur pour marquer l’histoire.

Message de Monsieur le Ministre de la Jeunesse aux jeunes de Guinée à l’occasion de la campagne référendaire :

Chers jeunes de Guinée,

À l’heure où notre nation s’apprête à franchir une nouvelle étape décisive de son histoire, je viens m’adresser à vous, force vive et espoir de la Guinée. Vous êtes le moteur de notre société, la voix de nos familles et le souffle de l’avenir.

Le 21 septembre 2025, nous avons rendez-vous avec l’histoire. Ce rendez-vous, c’est le référendum qui nous offre l’occasion d’adopter une nouvelle Constitution, voulue par le Chef de l’État Général Mamadi Doumbouya pour doter la Guinée d’institutions solides, capables de bâtir un État de droit plus démocratique, plus juste et plus prospère. Cette Constitution n’est pas seulement un texte juridique : elle est la promesse d’un avenir meilleur, surtout pour vous, la jeunesse.

Je vous exhorte à vous impliquer profondément dans cette campagne référendaire. Allez dans vos quartiers, vos secteurs, vos communes, vos préfectures et vos régions. Parlez à nos parents, à nos frères et sœurs, dans nos langues nationales, avec des mots simples et clairs. Expliquez-leur les innovations pertinente  que contiennent cette nouvelle Constitution et pourquoi il est essentiel de voter OUI le 21 septembre.

Cette Constitution est un moyen pour votre épanouissement et votre participation active à la gestion du pays. Elle consacre une place centrale à la jeunesse et ouvre les portes à votre avenir. C’est votre voix, votre énergie et votre détermination qui doivent la porter jusqu’à son adoption.

Je vous invite à mener ce combat avec passion, mais aussi avec responsabilité, dans la paix et dans l’unité. Car l’avenir que nous bâtissons doit être celui d’une Guinée rassemblée, forte et tournée vers le progrès.

Jeunes de Guinée, ne laissez pas passer cette chance. Engagez-vous corps et âme. Cette Constitution est votre héritage, votre avenir, votre fierté. Ensemble, faisons en sorte qu’au soir du 21 septembre, la Guinée dise OUI à l’espérance, OUI à la démocratie, OUI à la jeunesse.

Vive la jeunesse guinéenne,

Vive la République,

Vive la Guinée unie et prospère.

Mamadou Cellou Baldé

Ministre de la Jeunesse

DOUBOUYA CARD 360x320

Guinée : Le Président Doumbouya lance officiellement la distribution des cartes d’électeurs en vue du référendum du 21 septembre 2025

Dans le cadre du retour à l’ordre constitutionnel annoncé par les autorités guinéennes de transition, une étape décisive vient d’être franchie. Ce samedi, la Guinée a officiellement lancé l’opération nationale de distribution des cartes d’électeurs, ouvrant ainsi la voie vers le référendum historique prévu pour le 21 septembre 2025.

Un geste symbolique fort du Chef de l’État

C’est par un acte hautement symbolique que cette opération a été inaugurée. Son Excellence le Général Mamadi DOUMBOUYA, Président de la République, s’est personnellement déplacé à l’école des sourds-muets de Boulbinet, bureau où il est inscrit, pour retirer sa propre carte d’électeur.

Accompagné de son directeur de cabinet, M. Djiba DIAKITÉ, le Chef de l’État a été accueilli sur les lieux par le Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil CONDÉ, la Directrice Générale des Élections, MAWA SYLLA, la Gouverneure de Conakry et Mme Djeénabou TOURÉ, superviseure nationale du processus électoral.

Par ce geste, le Président a donné le coup d’envoi officiel à la distribution nationale des cartes d’électeurs, tout en accomplissant lui-même son devoir citoyen.

Un appel à la mobilisation populaire

Dans une déclaration empreinte de solennité et de responsabilité, le Président a appelé l’ensemble des citoyens guinéens à retirer leurs cartes et à se mobiliser massivement pour le vote référendaire du 21 septembre. Il a insisté sur l’importance de participer dans un esprit de paix, de sérénité et de responsabilité, soulignant que ce scrutin constitue une étape capitale de la Refondation et du retour à un ordre constitutionnel apaisé, transparent et participatif.

« Ce geste civique est un pas essentiel vers la consolidation d’une gouvernance participative et la construction de l’avenir de notre Nation », a-t-il déclaré.

Les chiffres du corps électoral

Selon les précisions fournies par les autorités électorales :

  • 6 768 458 électeurs figurent dans le fichier biométrique ;

  • Répartis sur 16 722 centres de vote et 23 662 bureaux de vote ;

  • 34 circonscriptions électorales sont prévues à l’étranger, garantissant ainsi la participation de la diaspora.

La distribution des cartes se poursuivra jusqu’au matin même du 21 septembre, date du scrutin.

Modalités pratiques de retrait

Pour retirer leur carte, les citoyens doivent présenter l’un des documents suivants :

  • Le récépissé d’enrôlement ;

  • La Carte Nationale d’Identité ;

  • Le passeport biométrique ;

  • Ou le permis de conduire.

En cas de difficulté, le numéro vert 105 a été mis en place pour répondre aux préoccupations des citoyens et assurer un processus inclusif, accessible à tous.

Une Nation en marche vers sa souveraineté démocratique

Le lancement officiel de la distribution des cartes d’électeurs confirme la volonté des autorités de respecter le chronogramme de transition et de remettre le pouvoir aux mains du peuple par le biais des urnes. En se rendant personnellement dans son centre de vote, le Président Doumbouya a réaffirmé son engagement à mener cette transition avec exemplarité.

L’heure est désormais à la mobilisation citoyenne. La réussite de ce référendum dépendra de l’implication de chacun, dans un esprit de cohésion nationale et de responsabilité démocratique.

Guinéens, Guinéennes, votre voix compte. Rendez-vous le 21 septembre 2025 pour bâtir ensemble la Guinée de demain.

541771108 1209647597864155 2708132570323245295 n 360x320

Guinée : premier Data Center national et lancement du domaine « .GN »

La Guinée vient d’écrire une nouvelle page de son histoire numérique avec l’inauguration de son premier Data Center national, couplée au lancement officiel du domaine internet « .GN ». Cette double avancée marque un tournant stratégique pour le pays, qui entend renforcer sa souveraineté digitale et améliorer la gestion de ses infrastructures technologiques.

Le Data Center national permettra d’héberger de manière sécurisée les données publiques et privées, tout en réduisant la dépendance aux serveurs étrangers. Il contribuera également à la modernisation des services administratifs, à l’amélioration de la cybersécurité et à la fiabilité des solutions numériques proposées aux entreprises locales.

De son côté, le domaine « .GN » constitue un symbole fort d’identité numérique. Son adoption facilitera la visibilité des institutions, entreprises et citoyens guinéens sur le web, tout en promouvant la compétitivité du pays dans l’économie numérique mondiale.

Pour les autorités, cette infrastructure représente une étape essentielle dans la stratégie nationale de digitalisation, avec pour objectif de positionner la Guinée comme un acteur crédible et compétitif en Afrique de l’Ouest dans le secteur des technologies.

Ce projet devrait également générer des opportunités économiques, encourager l’innovation locale et favoriser l’émergence de start-up numériques, essentielles à la croissance et à l’emploi des jeunes.

FB IMG 1755109975491 1024x768 1 360x320

Mali et Guinée renforcent leur coopération pour la libre circulation.

 

Le Mali et la Guinée ont organisé à Conakry une rencontre de haut niveau consacrée à la facilitation de la libre circulation des personnes et des marchandises entre leurs territoires. Cette réunion réunissait les ministres en charge de la sécurité, des Maliens de l’extérieur et des représentants des administrations frontalières, dans le but de définir des mécanismes concrets pour fluidifier les échanges tout en préservant la sécurité et la régularité des flux transfrontaliers.

Objectifs principaux de la rencontre

L’une des priorités de ces discussions est la simplification des procédures aux frontières, afin de réduire les délais d’attente et les formalités administratives pour les voyageurs et les transporteurs. Les deux pays cherchent à instaurer des corridors transfrontaliers efficaces qui permettront une circulation plus rapide des personnes, des biens et du commerce local.

Contexte et enjeux

Les relations frontalières entre le Mali et la Guinée ont connu des tensions par le passé, notamment en raison des conflits liés à la transhumance et à l’utilisation des ressources naturelles partagées. La mise en place de mécanismes de coopération vise à prévenir les incidents, à renforcer la sécurité et à favoriser le développement économique des zones frontalières, qui abritent souvent des populations vulnérables dépendantes du commerce et de l’élevage.

Les ministres ont également souligné l’importance de préserver les liens culturels et historiques entre les communautés vivant le long de la frontière, qui ont longtemps partagé des échanges économiques et sociaux. La libre circulation y est perçue comme un levier pour consolider la coopération et renforcer la cohésion régionale.

Vers une feuille de route commune

À l’issue des discussions, un rapport détaillé sera élaboré pour servir de feuille de route stratégique, avec des recommandations sur :

  • la création de corridors frontaliers prioritaires ;

  • la simplification des documents et formalités administratives ;

  • la coordination des forces de sécurité et des douanes pour assurer un contrôle efficace ;

  • le suivi et l’évaluation des mesures adoptées pour garantir leur efficacité et leur durabilité.

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre d’un renforcement plus large de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, en cohérence avec les ambitions de la CEDEAO visant à faciliter la mobilité, stimuler le commerce et favoriser le développement socio-économique.

1634976150img 7502 min 360x320

Guinée : Karifa Condé assure que la CBG peut exploiter la bauxite « pendant plusieurs centaines d’années »

La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) dispose de réserves si vastes qu’elle pourrait poursuivre son activité durant plusieurs siècles, selon son directeur général, Karifa Condé.

Lors d’une récente prise de parole, le responsable a souligné que les gisements exploités par la société, notamment dans la région de Sangarédi, figurent parmi les plus importants au monde. Avec une production annuelle avoisinant les 16 millions de tonnes, ces ressources permettraient à l’entreprise de maintenir ses opérations bien au-delà des générations actuelles.

Une vision tournée vers l’expansion

Karifa Condé a également insisté sur la nécessité d’investir dans la transformation locale de la bauxite, afin d’augmenter la valeur ajoutée sur place et de stimuler l’économie nationale. Il évoque une stratégie qui combine expansion industrielle, modernisation des infrastructures et renforcement des capacités techniques du personnel guinéen.

Un engagement en faveur du développement durable

Sous sa direction, la CBG a intensifié ses actions en matière de responsabilité environnementale et sociale. L’entreprise met en avant des initiatives pour sécuriser ses infrastructures, améliorer la logistique et favoriser la formation des compétences locales, tout en adoptant des standards internationaux de durabilité.

Pour Karifa Condé, la CBG ne se limite pas à être un géant minier : elle ambitionne de devenir un moteur de développement économique et industriel pour la Guinée, avec un horizon de production qui se compte en siècles.

1000215496 1024x576 1 360x320

Guinée : L’Enseignement Supérieur s’ouvre davantage aux femmes avec un cap ambitieux de 250 doctorats d’ici 2035

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape en matière d’égalité des chances dans l’enseignement supérieur. Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation a dévoilé un objectif clair : atteindre 250 femmes titulaires d’un doctorat d’ici 2035, contre seulement 35 recensées à ce jour dans les universités publiques.

Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre de la Stratégie Nationale de la Recherche et de l’Innovation (2022-2035), qui vise à rééquilibrer la représentativité genrée dans le domaine académique et scientifique.

Un effort structurel et inclusif

La stratégie prévoit des mesures concrètes pour encourager l’accès des jeunes filles aux cycles supérieurs :

  • Des bourses spécifiques pour les femmes en master et doctorat,

  • La création de pôles d’excellence féminins dans les universités,

  • Le renforcement des capacités des encadreurs et encadreuses,

  • Un accompagnement personnalisé pour les femmes scientifiques dans la recherche et la publication.

L’approche se veut inclusive, en intégrant les régions rurales et en prenant en compte les obstacles culturels et sociaux qui freinent encore la progression des jeunes filles dans le parcours académique.

Pour une science plus représentative

Selon les autorités, augmenter la part des femmes dans la recherche est un levier clé de développement, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture, du numérique et des énergies renouvelables.

Ce plan illustre la volonté de créer une élite féminine scientifique guinéenne, capable de porter des projets d’innovation au service de la société.

Une vision portée au plus haut niveau

Ce programme s’aligne avec la vision du Président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, de bâtir une Guinée moderne, équitable et compétitive sur le plan régional et international. La promotion du leadership féminin dans la recherche scientifique devient ainsi un enjeu stratégique.

Doumbouya general Mamadi Decret 1024x683 1 360x320

Mines : Le Général Doumbouya retire officiellement la concession minière de GAC

Le Président de la Transition, Général Mamadi Doumbouya, vient de franchir une étape décisive dans la réforme du secteur minier guinéen. Par décret présidentiel en date du 31 juillet 2025, il a acté le retrait de la concession minière de la Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’Emirates Global Aluminium (EGA), l’un des plus importants projets bauxitiques du pays.

Une décision à forte portée économique et politique

Ce retrait intervient après des mois de tensions entre les autorités guinéennes et GAC concernant le non-respect des engagements contractuels, notamment autour de la construction d’une raffinerie d’alumine et d’une infrastructure ferroviaire dédiée. Le gouvernement reprochait à GAC de privilégier l’exportation de la bauxite brute, sans réelle valeur ajoutée pour l’économie locale.

Ce désengagement officiel illustre la volonté des autorités de mettre fin à ce qu’elles qualifient de “partenariats déséquilibrés”, au profit d’une politique de transformation locale des ressources et de meilleure redistribution des revenus miniers.

Un signal fort pour le secteur extractif

La Guinée, détentrice des plus grandes réserves de bauxite au monde, cherche à réorienter sa stratégie minière vers un modèle plus intégré et plus bénéfique pour sa population. Le retrait de la concession de GAC marque un tournant symbolique et stratégique, renforçant le message selon lequel “les mines doivent d’abord servir les intérêts nationaux”, comme l’a plusieurs fois souligné le chef de l’État.

Et après ?

L’avenir du site auparavant opéré par GAC reste à déterminer. Les autorités devraient lancer un appel à manifestation d’intérêt en vue de reprendre l’exploitation sous de nouvelles conditions, cette fois alignées avec les orientations de la Charte minière révisée.

Une stratégie cohérente

Ce retrait s’inscrit dans une dynamique plus large de nettoyage du secteur minier. Plusieurs permis ont été suspendus ou retirés ces derniers mois, conformément à l’engagement du gouvernement à mettre fin à la spéculation sur les titres miniers et à rendre transparent et responsable le secteur extractif.

Mamadi doumbouya tenu tradi 360x320

Gouvernance en Guinée : Le Président Doumbouya hausse le ton face à son gouvernement

Dans un discours empreint de fermeté et de lucidité, le président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, a adressé un message sans équivoque à son tout nouveau gouvernement. Réuni ce jeudi au palais Mohammed V pour son premier Conseil interministériel depuis le remaniement, l’exécutif guinéen a été exhorté à passer à l’action… et vite.

« Gouverner autrement » : l’exigence d’un cap clair et de résultats concrets

Face à ses ministres, le chef de l’État a clairement exprimé son exaspération face aux lenteurs administratives, au manque d’initiatives, mais surtout à l’absence de résultats visibles dans plusieurs secteurs clés. Il a ainsi lancé un appel pressant à la responsabilité, l’efficacité et la rigueur, rappelant que la mission du gouvernement n’est pas de « plaire », mais de servir avec loyauté l’intérêt national.

« Le temps des discours est révolu. Il nous faut maintenant passer aux actes, car la population attend des réponses tangibles », a-t-il martelé.

Un cap : l’action, la redevabilité, et la proximité

Le Général Doumbouya a insisté sur la nécessité pour chaque membre du gouvernement de maîtriser ses dossiers, de faire preuve d’anticipation et de dialoguer régulièrement avec les citoyens. Il a également souligné l’importance du suivi des projets, du respect des délais, et du sens de l’État.

Dans la même veine, il a appelé à la transparence dans la gestion des ressources, au patriotisme dans l’exercice des fonctions, et à la solidarité gouvernementale. L’échec de l’un sera considéré comme l’échec de tous.

Une transition sous pression : entre attentes sociales et échéances politiques

Alors que la Guinée s’achemine vers la mise en œuvre de sa nouvelle Constitution, avec en ligne de mire des échéances électorales majeures, les attentes des citoyens sont immenses : infrastructures, emploi, sécurité, éducation, santé… autant de domaines où l’impatience grandit.

Le message du Président sonne donc comme un ultimatum clair : il n’y aura pas de place pour la complaisance. Ce remaniement ne doit pas être cosmétique, mais un vrai tournant dans l’efficacité gouvernementale.

  • Le Président Doumbouya veut un gouvernement d’action, pas de discours ;

  • Les ministres doivent prouver leur compétence et leur engagement sans délai ;

  • La réussite de la transition repose sur des résultats concrets et une gouvernance exemplaire.