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La La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) renouvelle avec succès ses certifications ISO et confirme son excellence opérationnelle.

À l’issue d’un audit approfondi conduit du 12 au 16 janvier derniers, la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a officiellement obtenu le renouvellement de ses trois certifications internationales ISO 9001 (management de la qualité), ISO 14001 (management environnemental) et ISO 45001 (santé et sécurité au travail).

L’évaluation, menée par l’organisme indépendant AFNOR Certification, a couvert l’ensemble des sites stratégiques de l’entreprise, notamment Kamsar, Sangarédi ainsi que les services connexes. Elle s’est soldée par un résultat particulièrement remarquable : aucune non-conformité majeure n’a été relevée, attestant de la robustesse et de la maturité du système de management intégré (SMI) de la CBG.

Un engagement managérial et stratégique affirmé

Ce renouvellement consacre les efforts constants de la CBG en matière de gouvernance, de performance industrielle et de responsabilité sociétale. Les auditeurs ont notamment salué plusieurs leviers clés de la réussite de l’entreprise.

Ils ont mis en avant, en premier lieu, le leadership de la Direction générale, caractérisé par un engagement soutenu en faveur de l’amélioration continue des processus et du pilotage stratégique. Les investissements structurants, tant sur le plan humain que matériel et financier, ont également été soulignés comme des facteurs déterminants pour assurer une croissance durable et maîtrisée.

Par ailleurs, la dimension sociétale de l’action de la CBG a été reconnue, à travers l’impact concret de ses projets au bénéfice des communautés riveraines. Enfin, la capacité de résilience et d’adaptation du système de management intégré face aux évolutions et contraintes du secteur minier a été identifiée comme un atout majeur.

La mobilisation des équipes au cœur de la performance

Ce succès repose avant tout sur l’implication collective des collaborateurs de la CBG, mobilisés à tous les niveaux pour maintenir et renforcer les standards internationaux de qualité, de sécurité et de protection de l’environnement. En consolidant ces certifications, la compagnie confirme son statut d’acteur de référence du secteur minier guinéen, conforme aux exigences internationales les plus strictes.

S’exprimant à l’issue de l’audit, le Directeur général de la CBG, M. Karifa Condé, a tenu à saluer l’engagement des équipes :
« Ce succès appartient à chacun de nos collaborateurs. Il confirme notre détermination à faire de la CBG un modèle d’excellence industrielle et de développement responsable, en Guinée comme à l’international. »

À travers cette reconnaissance renouvelée, la CBG réaffirme sa volonté d’inscrire durablement ses performances économiques dans une démarche de responsabilité, de sécurité et de respect de l’environnement.

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Simandou Academy : la Guinée et le Maroc renforcent leur coopération pour former une élite académique et technique.

La République de Guinée a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique Sud-Sud avec le Royaume du Maroc, à travers la signature d’un partenariat stratégique dédié à la formation d’un capital humain d’excellence. La cérémonie officielle s’est tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la conduite de Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou.

L’accord a été signé entre le Service national des bourses extérieures (SNABE) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Royaume du Maroc. Il s’inscrit dans le cadre du déploiement de Simandou Academy, un pilier structurant du Programme Simandou 2040, destiné à accompagner la transformation économique et industrielle de la Guinée.

Un partenariat au cœur de la stratégie Simandou 2040

La signature de cette convention marque la volonté des autorités guinéennes de placer la formation, la recherche et l’innovation au centre du développement du projet Simandou, considéré comme l’un des leviers majeurs de croissance du pays. À travers Simandou Academy, l’objectif est de doter la Guinée de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux besoins des secteurs stratégiques, notamment les mines, l’ingénierie, les sciences, les technologies et la gouvernance des grands projets.

L’Université Mohammed VI Polytechnique, reconnue pour son expertise dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation industrielle et de la formation de haut niveau, apportera son savoir-faire académique et scientifique. Le SNABE, pour sa part, assurera la coordination et la mise en œuvre des mécanismes de bourses et d’accompagnement des bénéficiaires guinéens.

Une coopération académique Sud-Sud en pleine consolidation

La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers de la Présidence de la République, de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en République de Guinée, des cadres du SNABE, ainsi que d’une importante délégation de l’UM6P et des membres du Conseil d’administration du SNABE. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les deux pays.

Au-delà de la formation individuelle, cet accord ambitionne de poser les bases d’une coopération durable entre institutions guinéennes et marocaines, fondée sur le partage d’expertise, la recherche conjointe et le développement de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers Simandou Academy, la Guinée affirme ainsi son choix d’investir dans le capital humain comme moteur essentiel de sa souveraineté économique et de son développement à long terme.

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Présidence guinéenne : Mamadi Doumbouya reconduit Djiba Diakité et Amara Camara à des postes stratégiques.

Par une série de décrets lus ce mercredi 4 février 2026 à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la reconduction de deux hauts responsables au cœur de l’appareil présidentiel. Djiba Diakité est ainsi maintenu dans ses fonctions de ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République, tandis qu’Amara Camara conserve son poste de ministre, secrétaire général de la Présidence.

Ces décisions traduisent la volonté du chef de l’État de préserver une continuité au sommet de l’exécutif, à un moment clé de la structuration institutionnelle et de la mise en œuvre des priorités de la transition. Le directeur de cabinet de la Présidence occupe en effet un rôle central dans la coordination de l’action présidentielle, le suivi des dossiers stratégiques et l’interface entre le chef de l’État, le gouvernement et les autres institutions.

De son côté, le secrétaire général de la Présidence assure la gestion administrative et institutionnelle de la Présidence, en veillant à la cohérence des décisions, à leur application effective et au fonctionnement régulier des services rattachés à la magistrature suprême.

En renouvelant sa confiance à Djiba Diakité et à Amara Camara, le président Mamadi Doumbouya réaffirme son choix de s’appuyer sur des collaborateurs expérimentés pour accompagner la conduite de l’action présidentielle et garantir la stabilité de l’appareil d’État.

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Guinée : Mamadi Doumbouya procède à de nouvelles nominations pour renforcer l’équipe gouvernementale.

Agriculture, industrie et Présidence au cœur du remaniement

Par une série de décrets rendus publics mardi 3 février 2026 sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé de nouvelles nominations au sein du gouvernement et de la Présidence de la République. Ces décisions s’inscrivent dans une dynamique de réajustement et de consolidation de l’appareil exécutif, engagé depuis la mise en place des autorités de la transition.

Renforcement de secteurs stratégiques

Dans le détail, Aminata Kaba a été nommée ministre de l’Agriculture, un département clé dans un pays où l’agriculture demeure un pilier de l’économie nationale et un levier central de sécurité alimentaire et d’emplois. Cette nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités de moderniser les filières agricoles, d’améliorer la productivité et de renforcer la transformation locale.

Le portefeuille de l’Industrie et du Commerce a, quant à lui, été confié à Fatima Camara. À la tête de ce ministère stratégique, elle aura notamment pour mission de stimuler l’industrialisation, de promouvoir le secteur privé et de renforcer les échanges commerciaux, dans un environnement économique en quête de diversification et de valeur ajoutée.

Un ancien Premier ministre rappelé à la Présidence

Au-delà des ajustements gouvernementaux, le chef de l’État a également décidé de renforcer son cabinet civil en nommant Bernard Goumou au poste de conseiller principal du président de la République. Ancien cadre de la transition et ex-Premier ministre, Bernard Goumou fait son retour au premier cercle présidentiel, une décision qui témoigne de la volonté du pouvoir de s’appuyer sur des profils expérimentés pour accompagner l’action présidentielle.

Une équipe resserrée autour du Premier ministre

Ces nominations interviennent dans le cadre du renforcement de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Bah Oury, chargé de la mise en œuvre du programme de la transition. Elles traduisent la volonté des autorités de consolider la gouvernance, d’améliorer l’efficacité de l’action publique et de répondre aux priorités économiques et sociales du pays.

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Guinée : le président Doumbouya nomme les premiers membres du nouveau gouvernement.

Vingt ministres officialisés, entre continuité politique et signaux de renouvellement

Une semaine après la reconduction du Premier ministre Amadou Oury Bah et la présentation de l’architecture du nouveau gouvernement, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a franchi une nouvelle étape dans la mise en place de son équipe gouvernementale. Par décret présidentiel rendu public ce lundi 2 février 2026, vingt des vingt-neuf ministres prévus ont été officiellement nommés.

Ces premières désignations confirment la volonté affichée par le chef de l’État de privilégier la stabilité institutionnelle, tout en intégrant de nouveaux profils appelés à accompagner la mise en œuvre des priorités de la Cinquième République.

Des nominations à forte portée institutionnelle

Parmi les nouvelles figures faisant leur entrée au gouvernement, le magistrat Ibrahima Sory II Tounkara a été nommé Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Connu pour avoir présidé le procès du massacre du 28 septembre 2009, son choix est largement interprété comme un signal fort en faveur du renforcement de l’État de droit, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des réformes judiciaires.

Autre nomination stratégique, celle du Général Ahmed Mohamed Oury Diallo, désigné ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants et des enjeux croissants en matière de stabilité intérieure.

Une présence féminine renforcée dans l’équipe gouvernementale

Le nouveau gouvernement enregistre également l’entrée de deux femmes. Khaïté Sall a été nommée ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, un portefeuille clé au regard des défis sanitaires et sociaux du pays. Patricia Adeline Lamah prend, pour sa part, la tête du ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités, avec pour mission de renforcer les politiques de protection sociale et de promotion du genre.

Des réaménagements au sein des portefeuilles stratégiques

La majorité des ministres déjà en fonction conserve une place au sein de la nouvelle équipe, parfois avec des changements de portefeuille. Mariama Ciré Sylla se voit confier le méga-ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, tandis que Mourana Soumah est nommé ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation. Facinet Sylla prend les rênes du ministère des Infrastructures.

Dans le secteur de l’éducation, Dre Diaka Sidibé retrouve l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, alors qu’Alpha Bacar Barry est nommé à la tête du vaste département de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Une continuité assumée dans plusieurs départements clés

Plusieurs figures de l’exécutif conservent leurs fonctions. Il s’agit notamment de Dr Morissanda Kouyaté aux Affaires étrangères, Ibrahima Kalil Condé à l’Administration du territoire, Bouna Sylla aux Mines, Félix Lamah à l’Élevage, Fassou Théa à la Pêche, Moussa Moïse Sylla à la Culture, Ousmane Gaoual Diallo aux Transports, Djami Diallo à l’Environnement, Tamba Benoît Kamano en qualité de Secrétaire général du gouvernement, ainsi que El Hadj Karamo Diawara aux Affaires religieuses.

Neuf portefeuilles encore vacants

Malgré ces nominations, neuf ministères demeurent à ce stade sans titulaires. Il s’agit des départements de la Défense nationale ; du Plan, de la Coopération internationale et du Développement ; de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique ; de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale ; de l’Agriculture ; de l’Industrie et du Commerce ; de l’Énergie ; de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures ; ainsi que de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire.

Ces postes encore non pourvus devraient faire l’objet d’un prochain décret présidentiel, destiné à compléter l’ossature du gouvernement et à préciser les grandes orientations sectorielles de la nouvelle équipe.

Une continuité depuis les débuts du CNRD

Fait notable, cinq ministres issus du tout premier gouvernement du CNRD, dirigé à l’époque par Mohamed Béavogui, demeurent présents dans l’équipe actuelle : Dr Morissanda Kouyaté, Dre Diaka Sidibé, Ousmane Gaoual Diallo, Alpha Bacar Barry et El Hadj Karamo Diawara. Cette permanence traduit une continuité politique assumée dans la stratégie du pouvoir.

Avec ces premières nominations, le président Mamadi Doumbouya pose les bases d’un gouvernement combinant expérience administrative et renouvellement ciblé. La désignation des responsables appelés à occuper les neuf portefeuilles encore vacants constituera une étape déterminante pour finaliser l’architecture du premier gouvernement de la Cinquième République.

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Simandou : la Chine renforce son emprise sur le plus grand projet minier de Guinée.

Baowu Resources prend le contrôle majoritaire du consortium en charge des blocs nord

La présence chinoise dans le secteur minier guinéen franchit un nouveau seuil stratégique. Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le groupe étatique chinois Baowu Resources, leader mondial de la sidérurgie, a officiellement pris le contrôle majoritaire du Winning Consortium Simandou (WCS), chargé du développement des blocs 1 et 2 du gisement de fer de Simandou, l’un des plus importants au monde.

Cette opération marque une évolution significative dans la gouvernance du projet, emblématique des partenariats miniers conclus entre la Guinée et la Chine au cours de la dernière décennie.

Une recomposition capitalistique décisive

Dans le cadre de cette transaction, Baowu Resources a porté sa participation de 49 % à 51 %, devenant ainsi actionnaire majoritaire du consortium. Ce changement de contrôle s’est accompagné d’une refonte de l’identité du groupe, désormais dénommé Baowu Winning Consortium Simandou (BWCS), tant au niveau de la maison mère basée à Singapour que de sa filiale opérationnelle en Guinée.

Finalisée le 30 janvier 2026, après l’obtention des autorisations requises auprès des autorités guinéennes en mai 2024, l’opération permet à BWCS de détenir 85 % de la société d’exploitation des blocs nord (1 et 2) de la chaîne de Simandou. Cette prise de contrôle confère au groupe chinois un rôle prépondérant dans les décisions stratégiques, opérationnelles et financières liées à ces actifs.

Simandou, un projet au cœur des enjeux géoéconomiques

Le gisement de Simandou est considéré comme l’un des plus vastes réserves de minerai de fer à haute teneur encore inexploitées. Son développement représente un enjeu majeur pour la diversification économique de la Guinée, mais aussi un levier stratégique pour la sécurisation des approvisionnements chinois en matières premières, dans un contexte de forte concurrence mondiale.

Avec cette montée au capital, Pékin consolide sa position dominante sur l’ensemble du projet Simandou, tant au nord qu’au sud de la chaîne montagneuse.

Une influence chinoise étendue aux blocs sud et aux infrastructures

Sur les blocs 3 et 4, situés dans la partie sud de Simandou, la présence chinoise est déjà significative à travers Chinalco, partenaire de Rio Tinto et de l’État guinéen au sein de la coentreprise Simfer. Cette configuration place les intérêts chinois au cœur des deux principaux pôles d’exploitation du projet.

Au-delà de l’extraction minière, l’influence de Pékin s’étend également aux infrastructures stratégiques associées au projet. BWCS et Simfer ont conjointement financé et développé les infrastructures clés, notamment le chemin de fer transguinéen et le port en eaux profondes, indispensables à l’exportation du minerai.

Les premières expéditions de fer ont débuté en novembre dernier, mettant fin à près de trente années d’attente marquées par des blocages techniques, financiers et politiques.

Un tournant structurant pour le secteur minier guinéen

La prise de contrôle majoritaire de Baowu Resources sur les blocs nord confirme l’ancrage durable de la Chine dans le secteur minier guinéen et renforce la centralité de Simandou dans les stratégies industrielles et géoéconomiques de Pékin. Pour la Guinée, ce tournant ouvre une nouvelle phase du projet, marquée par des attentes élevées en matière de retombées économiques, d’emplois et de développement des infrastructures nationales.

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Processus électoral en Guinée : la Directrice générale des Élections distinguée à Kindia.

La société civile salue l’engagement de Madame Camara Djenabou Touré en faveur de l’inclusion citoyenne

La Directrice générale des Élections, Madame Camara Djenabou Touré, a été honorée par les organisations de la société civile guinéenne à Kindia, en marge de la clôture des travaux de l’atelier national d’évaluation des scrutins référendaire du 21 septembre et présidentiel du 28 décembre 2025. Les travaux de cet atelier se sont tenus du 29 au 31 janvier 2026 et ont réuni l’ensemble des acteurs impliqués dans le processus électoral en République de Guinée.

À cette occasion, Madame Camara Djenabou Touré s’est vu décerner le prix d’Ambassadrice de l’inclusion et de la participation citoyenne, en présence des autorités administratives et locales de la région de Kindia, ainsi que des représentants des institutions publiques, des partis politiques et des organisations de la société civile.

Une reconnaissance du leadership et du sens du devoir républicain

Cette distinction vient saluer un leadership jugé exemplaire, un sens élevé du devoir républicain et un engagement constant en faveur d’un processus électoral inclusif, transparent et participatif. Les initiateurs du prix ont souligné le rôle déterminant joué par la Directrice générale des Élections dans la conduite et la coordination des opérations électorales récentes, dans un contexte institutionnel et logistique exigeant.

Sous sa direction, l’organe technique en charge de l’organisation des élections a su faire face aux défis liés à la préparation, à la tenue et à l’évaluation des scrutins référendaire et présidentiel, en privilégiant le dialogue avec les parties prenantes et le respect des principes démocratiques.

Un hommage au professionnalisme de l’administration électorale

Les acteurs de la société civile ont notamment mis en avant les efforts consentis pour renforcer la participation citoyenne, améliorer l’inclusivité du processus électoral et consolider la confiance entre l’administration électorale et les électeurs. L’atelier national d’évaluation a ainsi permis de dresser un bilan technique et institutionnel des scrutins de 2025, tout en formulant des recommandations en vue de l’amélioration continue des futures consultations électorales.

En distinguant Madame Camara Djenabou Touré, la société civile guinéenne entend également encourager la poursuite des réformes visant à consolider la gouvernance électorale et à promouvoir une culture démocratique fondée sur la transparence, la responsabilité et la participation active des citoyens.

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La CEDEAO entérine le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée et lève toutes les sanctions.

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement pris acte du rétablissement de l’ordre constitutionnel en République de Guinée, mettant ainsi un terme au processus de transition politique engagé à la suite des événements de 2021. Cette décision marque une étape majeure dans la normalisation institutionnelle du pays au sein de l’espace communautaire ouest-africain.

La reconnaissance de cette normalité constitutionnelle intervient à la suite de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, suivie de l’investiture du nouveau chef de l’État, le 17 janvier 2026. Ces échéances ont scellé la fin de la transition et ouvert une nouvelle séquence politique pour la Guinée.

Une transition menée à son terme selon la feuille de route convenue

Dans son communiqué final, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO rappelle les fondements juridiques de sa décision, notamment les protocoles communautaires relatifs aux changements anticonstitutionnels de gouvernement. L’organisation revient sur les différentes étapes du dialogue engagé avec les autorités guinéennes lors des sommets extraordinaires de septembre 2021 et février 2023, ainsi que lors de la session ordinaire de juillet 2023.

La CEDEAO souligne que la feuille de route de 24 mois, issue du compromis d’octobre 2022 entre les experts de la Commission et les autorités de Conakry, a été intégralement respectée. Ce calendrier avait pour piliers le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Le déroulement de ces consultations a été jugé satisfaisant par les missions d’observation internationales, notamment celles de la CEDEAO et de l’Union africaine.

Levée immédiate des sanctions et réintégration régionale

Sous l’impulsion du président en exercice de la Conférence, le président sierra-léonais Julius Maada Bio, et après concertation avec l’ensemble des chefs d’État membres, la CEDEAO a décidé de lever immédiatement l’ensemble des sanctions imposées à la République de Guinée et aux acteurs de la transition. Cette décision consacre la réintégration pleine et entière du pays dans les instances de décision de l’organisation ainsi que dans les programmes d’intégration régionale.

Félicitations au peuple guinéen et attentes pour l’avenir

La Conférence a salué la maturité démocratique du peuple guinéen et félicité le président Mamady Doumbouya pour son élection. Elle l’invite désormais à œuvrer activement au renforcement de la cohésion sociale, à la consolidation de la paix et à la promotion d’une croissance inclusive, bénéfique à l’ensemble de la population.

Tout en exprimant sa reconnaissance aux Nations unies et aux partenaires bilatéraux pour leur accompagnement du processus de transition, la CEDEAO appelle les nouvelles autorités guinéennes à maintenir un dialogue national inclusif et à renforcer l’État de droit, notamment dans la perspective des prochaines élections législatives. L’organisation régionale assure enfin qu’elle continuera de suivre avec attention l’évolution de la situation politique, institutionnelle et sociale en Guinée.

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Coopération Guinée–Union européenne : 2026 annoncée comme une année charnière.

L’Union européenne ambitionne de faire de l’année 2026 un tournant décisif de son partenariat avec la Guinée. Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi à Conakry, l’ambassadeur de l’Union européenne a présenté un portefeuille de projets structurants destinés à améliorer durablement les conditions de vie des populations, renforcer la connectivité régionale et soutenir la transformation économique du pays.

S’inscrivant dans une logique de partenariat à long terme, ces interventions couvrent des secteurs clés tels que l’assainissement urbain, la sécurité routière, les infrastructures de transport et l’énergie.

Assainissement urbain : un centre de stockage des déchets à Zagope

L’amélioration de l’assainissement dans le Grand Conakry figure parmi les priorités annoncées. En partenariat avec le ministère en charge de l’Assainissement, l’Union européenne appuie la réalisation d’un centre de stockage temporaire des déchets à Zagope, dont la mise en service est prévue à l’horizon 2026.

Ce centre permettra de désengorger la décharge non réglementée de Dar-es-Salam, aujourd’hui saturée, et d’organiser plus efficacement la collecte et le transfert des déchets à partir des zones de tri et de transit implantées dans les quartiers. À terme, le projet vise une amélioration notable de l’hygiène urbaine, de la santé publique et du cadre de vie des habitants de la capitale.

Sécurité routière : vers la création d’un centre national de référence

Autre axe majeur de la coopération : la sécurité routière. L’Union européenne prévoit de soutenir la construction et l’équipement d’un centre national de sécurité routière, accompagné d’une assistance technique complète.

Cette structure aura pour mission de coordonner l’action des centres de contrôle technique, d’harmoniser les normes applicables aux véhicules et de contribuer à la réduction des accidents de la circulation. Un enjeu crucial dans un pays où l’insécurité routière engendre chaque année de lourdes pertes humaines, mais aussi des coûts élevés pour le système de santé et des impacts environnementaux liés à la circulation de véhicules vétustes et fortement polluants.

Infrastructures et intégration régionale : un axe stratégique vers la Guinée-Bissau

Sur le plan des infrastructures de transport, l’ambassadeur de l’UE a mis en lumière un projet routier stratégique reliant la région de Boké à la frontière avec la Guinée-Bissau. Le programme prévoit la construction d’un tronçon de route de 42 kilomètres, ainsi que d’un pont d’environ 300 mètres sur la rivière Kogon, destiné à remplacer un bac aujourd’hui hors service.

Cette infrastructure est appelée à faciliter les échanges commerciaux, améliorer la mobilité des populations et renforcer l’intégration économique entre les deux pays. Le projet s’inscrit dans le cadre de Global Gateway, l’initiative européenne de connectivité mondiale visant à promouvoir des infrastructures durables, résilientes et de qualité dans les pays partenaires.

Énergie : des investissements massifs pour renforcer l’accès à l’électricité

Dans le secteur énergétique, l’Union européenne, en collaboration avec la Banque européenne d’investissement et d’autres partenaires financiers tels que l’Agence française de développement, prévoit de mobiliser des centaines de millions d’euros.

Ces financements visent à renforcer la production, le transport et la distribution d’électricité, avec pour objectif d’améliorer l’accès à une énergie fiable et abordable, condition essentielle au développement industriel, à la création d’emplois et à la compétitivité de l’économie guinéenne.

Un partenariat orienté vers des résultats concrets

À travers ces projets, l’Union européenne affirme sa volonté d’accompagner la Guinée dans des réformes structurelles et des investissements à fort impact social et économique. Pour la délégation européenne, l’année 2026 doit marquer une montée en puissance de cette coopération, avec des résultats visibles pour les populations et un ancrage renforcé de la Guinée dans les dynamiques régionales et internationales de développement.

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Guinée : Amadou Oury Bah officiellement réinstallé à la Primature.

Reconduit à la tête du gouvernement, le Premier ministre a été installé dans ses fonctions au Palais de la Colombe, dans un contexte marqué par la poursuite de la refondation de l’État et l’ouverture d’une nouvelle séquence de l’action publique.

Amadou Oury Bah a été officiellement installé, ce mercredi 28 janvier 2026, dans ses fonctions de Premier ministre, Chef du Gouvernement, lors d’une cérémonie solennelle tenue au Palais de la Colombe. L’acte d’installation a été présidé par le Ministre Secrétaire général de la Présidence, le général Amara Camara, et le Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, consacrant ainsi sa reconduction à la tête de l’Exécutif.

La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses hautes autorités civiles et militaires, témoignant de l’importance institutionnelle de l’événement. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le Vérificateur général, Dr Joseph Togna Doré, des conseillers à la Présidence de la République, le Chef d’état-major général des Armées, le général Ibrahima Sory Bangoura, le Haut commandant de la Gendarmerie nationale, le général Balla Samoura, ainsi que plusieurs ministres intérimaires. D’anciens Premiers ministres ont également pris part à la cérémonie.

Chargé de conduire la prise de fonction, le Vérificateur général a rappelé que les missions du Chef du Gouvernement s’exercent dans un contexte de profonde refondation de l’État, marqué par des réformes institutionnelles, économiques et sociales d’envergure. Il a souligné la complexité des responsabilités confiées au Premier ministre, appelant à une coordination rigoureuse de l’action gouvernementale et à une culture de résultats.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a déclaré mesurer « pleinement la portée politique et institutionnelle de la responsabilité » qui lui est confiée. Il a affirmé sa détermination à conduire un gouvernement « résolument aligné sur les orientations stratégiques du Président de la République, Son Excellence le général Mamadi Doumbouya », avec pour priorité la satisfaction des attentes essentielles des populations.

Le Premier ministre a également mis l’accent sur les principes devant guider l’action de son équipe, insistant sur la nécessité d’une gouvernance exemplaire fondée sur la responsabilité, la redevabilité et l’efficacité de l’action publique. Il a réaffirmé son engagement à renforcer la discipline gouvernementale et à accélérer la mise en œuvre des politiques publiques.

À l’issue de son intervention, le Vérificateur général a officiellement renvoyé Amadou Oury Bah dans l’exercice de ses fonctions, en lui rappelant son rôle central dans la coordination de l’action gouvernementale et la recherche de résultats tangibles au service de l’État et des citoyens. La cérémonie s’est achevée par son installation dans son bureau à la Primature.

Économiste et homme politique chevronné, Amadou Oury Bah est considéré comme l’un des acteurs clés du processus de refondation engagé sous le leadership du Président Mamadi Doumbouya. Sa reconduction à la tête du gouvernement, conjuguée à la nouvelle configuration de l’Exécutif, s’inscrit dans une logique de continuité politique et constitue l’un des premiers marqueurs institutionnels du septennat présidentiel en cours.