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Guinée : reconduit à la Primature, Bah Oury mesure « une responsabilité encore plus lourde ».

Reconduit à la tête du gouvernement guinéen, Bah Oury a livré ses premières réactions publiques, mêlant reconnaissance, humilité et sens aigu des responsabilités. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le Premier ministre a salué le renouvellement de la confiance que lui a accordée le président de la République, Mamadi Doumbouya, dans un contexte national et sous-régional qu’il qualifie d’exigeant.

Un renouvellement de confiance salué

« Je suis particulièrement ému, d’abord pour le renouvellement de la confiance que le Président de la République, Mamadi Doumbouya, m’a une nouvelle fois gratifié », a écrit le chef du gouvernement. Cette reconduction intervient à un moment charnière pour la Guinée, engagée dans une nouvelle phase institutionnelle et confrontée à des défis économiques, sociaux et sécuritaires majeurs.

Au-delà de l’acte institutionnel, Bah Oury dit avoir été profondément marqué par l’élan de soutien populaire qui a suivi l’annonce de sa reconduction. Il affirme avoir reçu, ces derniers jours, de nombreux messages de félicitations et d’encouragements, en provenance de citoyens guinéens de l’intérieur du pays, de la diaspora, mais aussi de personnes qui lui étaient jusque-là inconnues.

Une attente collective clairement exprimée

Pour le Premier ministre, cette mobilisation spontanée traduit une attente forte et transversale au sein de la société. « Lorsqu’une multitude de gens d’horizons divers, de sensibilités diverses, expriment cette empathie, cela veut dire que tout ce monde attend de moi une action qui permettra de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins », a-t-il souligné.

Une lecture qui confère à sa reconduction une dimension dépassant le simple cadre gouvernemental, pour s’inscrire dans une exigence de résultats concrets, notamment en matière de gouvernance, de cohésion sociale et de développement.

Une mission jugée plus exigeante que par le passé

Conscient des enjeux, Bah Oury reconnaît que la tâche qui l’attend est aujourd’hui « encore beaucoup plus lourde que par le passé ». Il affirme néanmoins sa détermination à assumer pleinement cette responsabilité, en étroite collaboration avec le président Mamadi Doumbouya, dans le cadre de la mise en œuvre du programme présidentiel.

Dans un registre empreint de spiritualité, le Premier ministre a également invoqué l’aide divine, appelant à la force et à la sagesse nécessaires pour transformer les attentes populaires en actions concrètes. « Je mesure avec gravité la charge que le Président Doumbouya m’a confiée », a-t-il insisté, promettant de faire de son mieux pour être à la hauteur de la confiance placée en lui.

Un engagement au service de la Guinée et de la sous-région

Au-delà des frontières nationales, Bah Oury a rappelé que les choix et orientations de la Guinée s’inscrivent dans un environnement ouest-africain interconnecté. Il a réaffirmé sa volonté de travailler pour répondre aux aspirations des populations guinéennes, tout en contribuant à la stabilité et au progrès de la sous-région.

Cette prise de parole marque ainsi le ton d’un nouveau mandat placé sous le signe de la responsabilité, de l’écoute et de l’action, dans un contexte où les attentes citoyennes demeurent particulièrement élevées.

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Guinée : le président Mamadi Doumbouya fixe l’architecture du nouveau gouvernement.

Le président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à la structuration officielle du gouvernement à travers un décret présidentiel lu ce lundi 26 janvier 2026 à la télévision nationale. Cette décision, prise sur proposition du Premier ministre, chef du gouvernement, marque une étape institutionnelle majeure dans la mise en place de la nouvelle équipe exécutive.

Une organisation gouvernementale clarifiée

Le décret présidentiel définit de manière précise l’architecture de l’Exécutif, en établissant la liste complète des départements ministériels appelés à conduire l’action gouvernementale. Cette structuration vise à renforcer la lisibilité de l’action publique, à mieux répartir les compétences sectorielles et à répondre aux priorités économiques, sociales et institutionnelles du pays.

Aux termes de l’article premier du décret, le gouvernement de la République de Guinée est désormais composé des départements suivants :

Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme

Ministère de la Défense nationale

Ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

Ministère de la Sécurité et de la Protection civile

Ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger

Ministère de l’Économie, des Finances et du Budget

Ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement

Ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique

Ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale

Ministère des Mines et de la Géologie

Ministère de l’Agriculture

Ministère de l’Élevage

Ministère de la Pêche et de l’Économie maritime

Ministère de l’Industrie et du Commerce

Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle

Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

Ministère de la Femme, de la Famille et de la Solidarité

Ministère de la Jeunesse et des Sports

Ministère des Infrastructures

Ministère des Transports

Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation

Ministère de l’Environnement et du Développement durable

Ministère de l’Énergie

Ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures

Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire

À ces départements s’ajoutent deux structures transversales essentielles au fonctionnement de l’État :

le Secrétariat général du Gouvernement,

le Secrétariat général des Affaires religieuses.

Un cadre pour l’action gouvernementale

Cette nouvelle architecture gouvernementale constitue le socle institutionnel sur lequel reposera l’action de la prochaine équipe ministérielle. Elle traduit la volonté des autorités de doter la Guinée d’un appareil exécutif structuré, capable de conduire les réformes prioritaires, d’assurer la coordination des politiques publiques et de répondre aux attentes des citoyens en matière de gouvernance, de développement et de cohésion sociale.

La publication de ce décret ouvre désormais la voie à la nomination des ministres appelés à diriger ces départements, étape attendue dans la consolidation du nouvel exécutif guinéen.

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Bauxite en Guinée : une reprise d’activité sous haute surveillance juridique et institutionnelle.

Le lundi 29 décembre, plusieurs médias guinéens ont annoncé la reprise des activités d’extraction de bauxite par la société AGB2A-GIC dans les zones de Boffa et Fria, sur des périmètres auparavant couverts par un titre minier détenu par Axis Minerals. Présentée comme un dénouement heureux après plusieurs mois d’arrêt, l’information a suscité un vif soulagement au sein des communautés locales, au point de donner lieu à une cérémonie de lecture du Coran, symbole d’espoir et de retour à une activité vitale pour l’économie locale.

Dans un pays où le secteur minier constitue un levier stratégique pour l’emploi, les recettes publiques et la stabilité macroéconomique, cet enthousiasme est compréhensible. Il ne dissipe cependant pas les zones d’ombre juridiques, économiques et institutionnelles que soulève cette reprise, largement commentées ces derniers jours, notamment par nos confrères de Africa Intelligence.

Un socle juridique fragilisé

Au cœur des interrogations figure le titre minier initial, détenu par Axis Minerals, qui a été retiré par l’État guinéen puis réintégré dans le patrimoine public. Dès lors, une question centrale se pose : sur quelle base légale la reprise des activités peut-elle aujourd’hui s’opérer ?

Cette question est d’autant plus sensible que la Guinée est déjà engagée dans un arbitrage international lié à ce retrait de permis, avec des réclamations d’Axis Minerals évaluées à 28,9 milliards de dollars. Toute décision concernant l’exploitation des mêmes périmètres est donc scrutée avec attention, tant par les observateurs que par les partenaires économiques du pays.

Une reprise annoncée dans un climat de tensions persistantes

La relance des opérations intervient dans un contexte déjà tendu entre les différents partenaires du projet. Depuis plusieurs mois, des sources font état de désaccords profonds, de difficultés de gouvernance et de fragilités dans la gestion sociale. Autant de facteurs perçus comme des éléments de vulnérabilité pour la pérennité du projet.

Derrière l’annonce d’un redémarrage se pose ainsi une série de questions fondamentales :
– Comment reprendre une activité minière lorsque le titre qui en constituait le socle juridique n’existe plus ?
– Sur quelle base une autorisation administrative qualifiée de provisoire peut-elle être accordée dans le cadre du Code minier guinéen ?
– Quels bénéfices l’État guinéen et les communautés locales tirent-ils de cette reprise, notamment en matière de transformation locale ?
– Quel impact cette décision peut-elle avoir sur les procédures en cours, notamment devant la CRIEF, et sur les autres contentieux pendants ?

À défaut de réponses claires, le risque est de voir s’installer une pratique exceptionnelle, susceptible de créer un précédent difficile à encadrer dans l’avenir.

Une autorisation provisoire encore peu explicitée

Les articles annonçant la reprise évoquent l’obtention par Ahmed Kanté, administrateur général d’AGB2A-GIC, d’une autorisation délivrée par le ministère des Mines et de la Géologie, permettant la reprise de l’extraction et de l’exportation de la bauxite.

À ce stade, aucune communication officielle détaillée n’a toutefois précisé la base légale, la durée, ni les conditions exactes de cette autorisation. Une clarification officielle serait pourtant de nature à rassurer les travailleurs, les partenaires économiques et les bailleurs internationaux.

La période précédant cette reprise a également été marquée par une mobilisation institutionnelle et médiatique inhabituelle autour du projet. Sans préjuger des intentions des parties prenantes, la concomitance entre cette mobilisation et l’octroi d’une autorisation exceptionnelle alimente des interrogations sur la lisibilité et la cohérence du processus décisionnel.

Des zones d’ombre sur les modalités financières

Selon plusieurs sources concordantes, cette autorisation provisoire aurait été assortie du versement d’un montant très élevé, estimé à plusieurs centaines de millions de dollars, au profit du ministère des Mines et de la Géologie. La nature juridique de cette somme demeure toutefois floue : s’agit-il d’une caution, d’une redevance exceptionnelle, d’un paiement anticipé ou d’un mécanisme prévu par les textes en vigueur ?

L’absence d’information publique détaillée entretient une zone d’incertitude préoccupante, alors même que la traçabilité et la transparence des flux financiers constituent des critères essentiels pour les partenaires et investisseurs du secteur extractif.

Une recomposition des partenariats sous tension

Contrairement à certaines présentations médiatiques, AGB2A-GIC n’a jamais été une filiale d’Axis Minerals, mais un partenaire lié par un contrat d’amodiation. Faute de capacités financières suffisantes pour développer seule le projet, la société a fait appel, dès 2023, à des partenaires industriels étrangers, notamment Sinohydro et Wenfen.

Des accords ont alors été conclus, confiant à ces partenaires l’exécution de travaux en contrepartie de droits d’achat sur la production. Cette architecture contractuelle n’a cependant pas empêché l’émergence de désaccords majeurs entre les parties. La question demeure donc entière : dans quelles conditions cette reprise pourra-t-elle être durablement sécurisée ?

Un test grandeur nature pour le cadre minier guinéen

Au-delà du seul cas d’AGB2A-GIC, la gestion de cette reprise est observée comme un test pour la crédibilité du cadre minier guinéen. Elle pourrait faire jurisprudence pour d’autres projets confrontés, à l’avenir, à des retraits ou suspensions de titres.

Dans un secteur aussi stratégique que les mines, la crédibilité institutionnelle repose autant sur les décisions prises que sur la clarté avec laquelle elles sont expliquées et encadrées. La question n’est pas de savoir si une reprise est souhaitable — elle l’est indéniablement pour l’économie et l’emploi — mais dans quelles conditions elle peut être juridiquement solide, économiquement viable et socialement durable.

Une clarification officielle apparaît aujourd’hui indispensable pour rassurer les partenaires, protéger les intérêts de l’État et préserver la réputation de la Guinée dans un contexte international déjà marqué par de nombreux litiges miniers. Dans le secteur extractif, la transparence reste le socle le plus sûr d’une reprise durable.

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Guinée : Mamadi Doumbouya dépose sa déclaration de patrimoine à la Cour suprême.

Conformément aux exigences constitutionnelles en vigueur, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a procédé ce jeudi 22 janvier 2026 au dépôt officiel de sa déclaration de patrimoine auprès de la Cour suprême de Guinée.

Dans un geste à forte portée institutionnelle, le Chef de l’État s’est personnellement rendu au siège de la plus haute juridiction du pays afin de s’acquitter de cette obligation légale. Cette démarche intervient cinq jours seulement après son investiture officielle, tenue le 17 janvier 2026, et s’inscrit dans le respect strict des principes de transparence et de responsabilité qui fondent l’exercice de la magistrature suprême.

Une exigence constitutionnelle encadrée par la loi

Le dépôt de la déclaration de patrimoine est prévu par l’article 60 de la Constitution, qui impose au Président de la République de déclarer l’ensemble de ses biens dans un délai maximal de dix jours suivant son entrée en fonction. Cette disposition vise à renforcer la probité dans la gestion des affaires publiques et à prévenir tout enrichissement illicite au sommet de l’État.

En se conformant à cette exigence dès les premiers jours de son mandat, le président Mamadi Doumbouya envoie un signal fort en faveur du respect de l’État de droit et du renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Confidentialité du contenu de la déclaration

À ce stade, aucune information n’a été communiquée sur le contenu de la déclaration déposée. La procédure est en effet couverte par la confidentialité prévue par la loi, la Cour suprême étant seule habilitée à en assurer la conservation et le contrôle, dans les conditions fixées par les textes en vigueur.

Cet acte marque ainsi l’une des premières étapes institutionnelles du nouveau mandat présidentiel, dans un contexte où les attentes sont fortes en matière de gouvernance, de transparence et d’exemplarité au sommet de l’État.

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Guinée : la Transition s’achève, l’heure des choix s’ouvre pour la Cinquième République.

 Ce jeudi 22 janvier 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présenté la démission de son gouvernement au président Mamadi Doumbouya. Un acte institutionnel fort, intervenu cinq jours seulement après l’investiture solennelle du chef de l’État, qui marque la fin d’un cycle politique exceptionnel et l’entrée formelle dans l’ère du mandat septennal de la Cinquième République.

Au Palais Mohammed V, l’heure n’est plus à la gestion de l’urgence, mais à la consolidation d’un pouvoir désormais adossé à la légitimité des urnes. Cette séquence, hautement symbolique, ouvre un nouveau chapitre de la vie politique guinéenne, tout en posant une question centrale : assiste-t-on à une simple reconfiguration institutionnelle ou à une véritable refondation de l’exécutif ?

Après la Transition, l’exigence de cohérence politique

Durant la période transitoire, les ministres avaient pour mission principale de stabiliser le pays, conduire des réformes prioritaires et préparer le retour à l’ordre constitutionnel. Ils étaient, pour l’essentiel, des gestionnaires de transition, évoluant dans un cadre d’exception, avec des marges d’action dictées par l’urgence et l’instabilité héritée du passé.

La donne a radicalement changé. Fort d’un plébiscite électoral – 86 % des suffrages en faveur du président Doumbouya – le pouvoir exécutif s’inscrit désormais dans une temporalité longue. Cette nouvelle légitimité démocratique impose une autre exigence : celle de la responsabilité politique, de la vision stratégique et de la redevabilité devant les citoyens.

Un moment de vérité pour le pouvoir exécutif

La formation du prochain gouvernement apparaît ainsi comme un test décisif pour le président Mamadi Doumbouya. Elle devra traduire, dans les faits, la promesse de refondation institutionnelle, de bonne gouvernance et de renouveau de l’action publique.

Au-delà du protocole et des symboles, c’est bien la capacité du nouveau pouvoir à rompre avec les pratiques du passé, à instaurer une gouvernance efficace et à répondre aux attentes sociales et économiques qui déterminera si cette transition vers la Cinquième République marque une simple continuité ou un véritable tournant historique pour la Guinée.

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Union africaine : la Guinée retrouve sa place après le rétablissement de l’ordre constitutionnel.

La République de Guinée a franchi, ce jeudi 22 janvier 2026, une étape majeure de son parcours politique et diplomatique. À l’issue de la 1325ᵉ réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), le président de la Commission de l’organisation, Mahmoud Ali Youssouf, a annoncé que la Guinée remplissait désormais toutes les conditions requises pour réintégrer pleinement l’Union africaine.

Cette décision fait suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution et à la tenue d’élections présidentielles, deux étapes déterminantes qui ont permis au pays de renouer avec l’ordre constitutionnel, conformément aux principes et instruments normatifs de l’UA.

Un signal fort de retour à la légalité constitutionnelle

« La Guinée a retrouvé les conditions nécessaires pour réintégrer pleinement l’Union africaine », a déclaré S.E. Mahmoud Ali Youssouf, invitant formellement le Conseil de paix et de sécurité à officialiser la levée de la suspension qui frappait le pays depuis plusieurs années.

La suspension de la Guinée avait été décidée à la suite de troubles politiques et de transitions jugées non conformes aux normes constitutionnelles de l’organisation panafricaine. Sa levée marque aujourd’hui la fin d’une période d’isolement diplomatique et le retour du pays au sein des instances décisionnelles africaines.

Des attentes claires en matière de gouvernance et de démocratie

Présidant la session, Y. Mahmoud Ali a rappelé que cette réintégration devait s’inscrire dans une dynamique durable.
« Il ne s’agit pas seulement de lever une suspension, mais de garantir que la Guinée poursuive son chemin vers une gouvernance transparente, inclusive et respectueuse de l’État de droit », a-t-elle souligné.

L’UA a ainsi insisté sur la nécessité de consolider les acquis démocratiques, de renforcer les institutions républicaines et de promouvoir la cohésion sociale afin de prévenir toute rechute politique.

La Guinée salue l’accompagnement de l’Union africaine

Au nom des autorités guinéennes, Dr Kouyaté a exprimé la gratitude du pays pour le soutien constant de l’UA tout au long du processus de transition. Il a réaffirmé l’engagement de la Guinée à jouer un rôle actif et responsable au sein de l’organisation continentale.

« Sous le leadership du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la Guinée fait son retour plein et entier au sein de l’Union africaine ce 22 janvier 2026 à Addis-Abéba. Nous revenons dans la maison que nous avons bâtie avec nos frères et sœurs africains dès les premières heures de la lutte pour la décolonisation », a-t-il déclaré.

Un accompagnement renouvelé de l’UA

Le président de la Commission de l’UA a, de son côté, réaffirmé la disponibilité de l’organisation à accompagner la Guinée dans la consolidation de la paix, de la stabilité politique et du développement durable. L’UA entend rester un partenaire clé dans la mise en œuvre de réformes politiques, institutionnelles et sociales, afin de renforcer durablement la gouvernance démocratique.

La fin de l’isolement et un nouveau départ continental

La levée de la suspension, qui doit être formellement entérinée dans les prochains jours par le Conseil de paix et de sécurité, consacre la reconnaissance par la communauté africaine des efforts fournis par la Guinée pour rétablir l’ordre constitutionnel, promouvoir le dialogue national et organiser des élections jugées inclusives.

Ce retour marque un nouveau départ diplomatique et politique pour la Guinée, désormais pleinement réintégrée dans la famille africaine et appelée à contribuer activement aux idéaux de paix, d’unité et de développement du continent.

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Enseignement supérieur : 60 agents admis à la retraite célébrés pour une carrière au service de la Nation.

Soixante femmes et hommes ont officiellement tourné la page de leur carrière administrative au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Admis à faire valoir leurs droits à la retraite au titre de l’année 2025, ces agents ont été honorés ce mercredi 21 janvier lors d’une cérémonie solennelle présidée par le ministre Alpha Bacar Barry.

Des parcours divers au cœur du système universitaire guinéen

Issus d’horizons professionnels variés, les récipiendaires ont exercé dans les universités publiques, les centres de recherche, les services de documentation ainsi que dans les structures centrales du département. Enseignants-chercheurs, personnels administratifs et agents d’appui ont, chacun à leur niveau, contribué au fonctionnement quotidien et à la continuité du système d’enseignement supérieur en Guinée.

Souvent éloignés des projecteurs, ces agents ont accompagné la formation de plusieurs générations d’étudiants, participé à l’encadrement académique, soutenu la production scientifique et assuré la gestion administrative indispensable au bon fonctionnement des institutions universitaires et de recherche.

Une reconnaissance institutionnelle pour des décennies de service

Après plusieurs décennies d’engagement, leur départ marque la fin de carrières exigeantes, parfois menées dans des contextes contraignants, mais toujours animées par un profond attachement au service public. Dans son allocution, le ministre a salué « des parcours exemplaires, faits de rigueur, de discrétion et de dévouement », soulignant que ces agents constituent une part essentielle de la mémoire institutionnelle du secteur.

Il a également rappelé que les réformes en cours dans l’enseignement supérieur guinéen reposent en grande partie sur les fondations posées par ces femmes et ces hommes, dont l’expertise et l’expérience ont durablement façonné les universités et centres de recherche du pays.

Transmission, héritage et nouveaux défis

Au-delà de l’hommage, la cérémonie a été l’occasion de mettre en avant l’importance de la transmission des savoirs et des valeurs professionnelles aux nouvelles générations d’agents. Les autorités ont insisté sur la nécessité de capitaliser cet héritage humain pour accompagner les mutations du système d’enseignement supérieur, notamment en matière de gouvernance, de qualité académique et d’innovation scientifique.

En quittant la vie active, ces retraités laissent derrière eux un legs institutionnel précieux, fait de compétences, de pratiques et d’engagements qui continueront d’inspirer le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guinée.

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Guinée : le Japon finance la reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre.

Un nouveau pas vient d’être franchi dans le renforcement de la coopération éducative entre la Guinée et le Japon. L’Ambassade du Japon en République de Guinée a officiellement signé un projet de reconstruction de l’école primaire de Sikhourou Centre, située dans une commune rurale confrontée depuis plusieurs années à la dégradation de ses infrastructures scolaires.

Un projet structurant pour améliorer les conditions d’apprentissage

Le programme prévoit la réhabilitation complète des bâtiments existants, la rénovation des blocs de latrines et la construction d’un forage d’eau potable. Ces investissements visent à offrir un environnement scolaire plus sûr, plus sain et mieux adapté aux besoins des élèves et du personnel enseignant.

Financé par le Gouvernement japonais, le projet sera mis en œuvre par l’ONG ADREMGUUI, en collaboration avec les autorités éducatives locales et la communauté bénéficiaire. L’objectif est d’améliorer durablement l’accès à une éducation de base de qualité dans la localité de Sikhourou Centre, dont l’école primaire constitue l’unique établissement du cycle élémentaire.

Une cérémonie officielle placée sous le signe de la coopération

La cérémonie de signature s’est tenue ce mardi 20 janvier 2026 à la Résidence de l’Ambassadeur du Japon en Guinée, sous l’égide de l’Ambassade du Japon en Guinée. Elle a réuni des autorités locales, des responsables du secteur éducatif ainsi que des représentants de la communauté, témoignant de l’importance accordée à ce projet par l’ensemble des parties prenantes.

Un projet symbolique à l’occasion d’un anniversaire diplomatique

La signature de ce micro-projet intervient dans un contexte particulier : le cinquantième anniversaire de la présence diplomatique du Japon en Guinée. À travers cette initiative, le Japon réaffirme son engagement en faveur du développement humain, en plaçant l’éducation au cœur de sa coopération avec la Guinée.

Longtemps fragilisée par le manque d’entretien et de moyens, l’école primaire de Sikhourou Centre devrait ainsi connaître une véritable relance. Pour les populations locales, ce projet représente un espoir concret d’amélioration des conditions de scolarisation et un levier essentiel pour l’avenir des enfants de la commune.

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Coopération universitaire : la Guinée et le Royaume-Uni misent sur l’anglais pour ouvrir l’enseignement supérieur à l’international.

La Guinée et le Royaume-Uni entendent faire de la maîtrise de la langue anglaise un levier stratégique de transformation et d’internationalisation de l’enseignement supérieur guinéen. Cette ambition partagée a été au cœur des échanges entre le ministre guinéen de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, et le nouvel ambassadeur britannique en Guinée, Daniel Shepherd, lors d’une audience tenue ce mardi 20 janvier 2026 à Conakry.

Cette première rencontre officielle marque une étape importante dans la relance et la consolidation du partenariat académique entre Conakry et Londres. Elle s’inscrit dans une volonté commune de renforcer la qualité des formations universitaires, d’accroître l’ouverture internationale des établissements guinéens et de mieux préparer les étudiants aux standards académiques mondiaux.

L’anglais, un outil stratégique pour la compétitivité universitaire

Au cours des discussions, le ministre Alpha Bacar Barry a souligné que l’enjeu dépasse largement l’apprentissage linguistique. « La maîtrise de l’anglais est aujourd’hui indispensable pour accéder aux savoirs, à la recherche scientifique internationale et aux opportunités professionnelles dans un monde globalisé », a-t-il affirmé. Selon lui, l’intégration renforcée de l’anglais dans les parcours universitaires constitue un facteur clé d’employabilité et de compétitivité pour les diplômés guinéens.

Dans cette perspective, la revalorisation du Centre d’étude de la langue anglaise (CELA) de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia a été identifiée comme un axe prioritaire. Les autorités guinéennes souhaitent transformer ce centre en un véritable pôle d’excellence, doté de moyens pédagogiques modernes, de formateurs qualifiés et de partenariats internationaux solides.

Vers un pôle d’excellence anglophone à Sonfonia

S’inscrivant dans la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, le ministre a plaidé pour une réforme structurelle de l’enseignement de l’anglais au sein des universités publiques. L’objectif est de doter la Guinée d’un centre moderne et pleinement opérationnel, capable d’accompagner durablement les étudiants dans leurs parcours académiques et de faciliter leur insertion dans les réseaux universitaires internationaux.

Ce projet inclut également le renforcement des capacités pédagogiques, à travers la formation continue des enseignants et l’introduction de méthodes d’enseignement adaptées aux exigences académiques anglophones.

L’engagement britannique en soutien à la réforme

De son côté, l’ambassadeur Daniel Shepherd a réaffirmé la disponibilité du Royaume-Uni à accompagner la Guinée dans cette ambition. Il a évoqué la possibilité de développer des partenariats universitaires structurants, ainsi que des programmes de formation de formateurs, afin de garantir la qualité et la durabilité des initiatives envisagées.

Les échanges ont également porté sur l’établissement de passerelles avec des institutions britanniques de référence, notamment pour la formation des enseignants du CELA et des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba. À terme, ces coopérations visent à faciliter l’accès des étudiants guinéens aux concours internationaux, aux cursus anglophones d’excellence et aux universités britanniques.

Une coopération tournée vers la mobilité et l’excellence

À travers ce partenariat renforcé, Conakry et Londres posent les bases d’une coopération universitaire durable, fondée sur le partage d’expertise, la mobilité académique et l’excellence pédagogique. La langue anglaise y est envisagée comme un outil stratégique au service du développement du capital humain, de l’innovation scientifique et de l’insertion internationale des étudiants guinéens.

Pour les autorités guinéennes, cette orientation constitue un pas décisif vers un enseignement supérieur plus ouvert, plus compétitif et mieux arrimé aux dynamiques mondiales du savoir.

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Guinée : Mamadi Doumbouya engage le pays dans un nouveau cycle de développement avec le programme SIMANDOU 2040.

Élu le 28 décembre 2025 à l’issue d’un scrutin présenté comme un tournant politique majeur, Mamadi Doumbouya a été porté à la magistrature suprême pour un mandat de sept ans. Cette victoire, selon ses soutiens, consacre le bilan de la transition conduite depuis septembre 2021 et valide une vision de transformation profonde de l’État et de l’économie guinéenne. Désormais investi, le chef de l’État a placé son septennat sous le signe de la rigueur, de l’action et de la planification stratégique à long terme.

Au cœur de cette nouvelle phase de gouvernance figure le Programme SIMANDOU 2040, conçu comme une boussole de développement à l’horizon 2040. Élaboré sous l’autorité du Comité stratégique de Simandou, dirigé par le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, ce programme ambitionne de doter la Guinée d’un cadre structuré, cohérent et souverain de développement socio-économique durable pour les quinze prochaines années.

Une vision nationale adossée à des leviers de financement identifiés

Présenté comme un programme de développement socio-économique durable et responsable, SIMANDOU 2040 couvre l’ensemble du territoire national et se veut aligné sur les aspirations des populations en matière de croissance inclusive, de création d’emplois, de justice sociale et de souveraineté économique. Les autorités insistent sur un point central : la crédibilité du programme repose sur l’identification claire de ses mécanismes de financement.

Trois leviers structurants ont ainsi été retenus :

  1. Le méga projet minier Simandou, pilier économique du programme ;

  2. La mise en place d’un Fonds souverain, destiné à canaliser et sécuriser les revenus stratégiques ;

  3. La notation financière inaugurale B+, considérée comme un signal de crédibilité envoyé aux marchés et aux partenaires internationaux.

Selon les concepteurs du programme, cette architecture vise à rompre avec les cycles de dépendance budgétaire et à inscrire l’action publique dans une logique de soutenabilité financière.

Le méga projet Simandou, colonne vertébrale du programme

Projet minier parmi les plus importants au monde, Simandou constitue la pierre angulaire de SIMANDOU 2040. Il repose sur quatre grandes composantes intégrées, conçues pour maximiser les retombées économiques nationales.

Les mines. Le gisement de Simandou est structuré autour de deux ensembles de blocs. Les blocs 1 et 2 sont exploités par un consortium incluant Baowu et Winning Consortium Simandou (WCS). Les blocs 3 et 4 sont portés par Rio Tinto et Chinalco. Cette configuration reflète la volonté des autorités de diversifier les partenariats tout en renforçant la position de l’État guinéen dans la gouvernance du projet.

Les infrastructures ferroviaires. Le projet prévoit la construction d’une ligne ferroviaire de plus de 650 kilomètres à double voie, destinée à relier les zones minières au littoral. Cette infrastructure stratégique sera la propriété de la Compagnie du TransGuinéen (CTG), une entité présentée comme un instrument clé de souveraineté et d’intégration territoriale.

Au-delà de l’exploitation minière, les autorités affirment que ces infrastructures seront pensées comme des catalyseurs de développement, favorisant l’industrialisation, la mobilité intérieure et l’émergence de pôles économiques le long du corridor.

Une ambition de transformation structurelle

À travers SIMANDOU 2040, le pouvoir exécutif entend inscrire la Guinée dans une trajectoire de transformation structurelle, en s’appuyant sur ses ressources naturelles pour financer l’éducation, la santé, les infrastructures, l’industrialisation et la diversification économique. Le discours officiel met en avant une rupture avec la simple logique extractive au profit d’un modèle fondé sur la valeur ajoutée, la planification et la redistribution.

Si la réussite de ce programme dépendra de sa mise en œuvre effective, de la qualité de la gouvernance et de la capacité de l’État à préserver l’intérêt national, SIMANDOU 2040 marque d’ores et déjà une inflexion stratégique majeure. Pour les autorités, le septennat qui s’ouvre doit être celui de la consolidation : transformer une vision politique en résultats tangibles pour les populations et inscrire durablement la Guinée sur la voie d’un développement maîtrisé et souverain.