Guinée Mamadi Doumbia

Guinée : Le président Doumbouya ordonne le retrait des permis miniers non conformes

Le général Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne, a ordonné le retrait immédiat des permis et concessions des sociétés minières ne respectant pas les obligations prévues par le Code minier en vigueur. Cette décision, annoncée lors d’un Conseil des ministres exceptionnel au palais Mohamed V, vise à renforcer la gouvernance du secteur minier et à garantir une meilleure valorisation des ressources naturelles au bénéfice de l’économie nationale. 

Une mesure de fermeté pour assainir le secteur minier

Le président Doumbouya a souligné que le respect des engagements contractuels et des délais d’exécution est “non négociable”. Il a instruit le ministre des Mines et de la Géologie de procéder au retrait des permis et concessions des sociétés minières non conformes aux obligations prévues par le Code minier. 

Retrait de permis à deux sociétés minières

Dans la foulée de cette décision, deux sociétés minières locales ont vu leurs permis retirés :

  • Guiter Mining S.A. : retrait du permis d’exploitation minière semi-industriel.

  • Kebo Energy S.A. : retrait de la concession minière octroyée. 

Ces retraits s’inscrivent dans une série de décrets présidentiels visant à assainir le secteur minier et à s’assurer que les entreprises respectent les obligations contractuelles et légales.

Vers une interdiction de l’exportation de l’or brut

Le président Doumbouya a également demandé au ministre des Mines de soumettre une proposition visant à interdire l’exportation de l’or brut. Cette mesure s’inscrit dans le contexte de l’achèvement imminent de l’une des plus grandes raffineries d’or au monde en Guinée, une infrastructure jugée stratégique pour la souveraineté économique du pays. 

Un contrôle accru du secteur minier

Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large des autorités guinéennes de renforcer le contrôle et la transparence dans le secteur minier. Le Code minier guinéen prévoit des obligations strictes pour les titulaires de permis, notamment en matière de délais d’exécution, de contenu local, d’évaluations environnementales et sociales, et de participation de l’État au capital des projets. 

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Guinée : Une stratégie minière ambitieuse pour un développement durable

Dans un contexte de transition économique et de quête d’une souveraineté industrielle accrue, la République de Guinée affine une stratégie minière ambitieuse, structurée autour de quatre piliers majeurs : la transformation locale des ressources, la création de valeur durable, le renforcement des infrastructures, et l’inclusion socio-économique.

Cette orientation stratégique a été consolidée à l’issue d’un atelier de concertation organisé par le ministère des Mines et de la Géologie, en collaboration avec la Société financière internationale (IFC), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), la GIZ et la Chambre des mines de Guinée.

Transformation locale : priorité au contenu national

Consciente de la nécessité de capter davantage de valeur ajoutée sur son territoire, la Guinée a lancé plusieurs chantiers majeurs, dont :

  • Le démarrage officiel des travaux de la raffinerie d’alumine à Kimbo (mars 2025),

  • L’instauration d’un cadre incitatif pour la transformation in situ de la bauxite, du fer et de l’or.

Ces initiatives visent à développer un écosystème industriel minier intégré, créateur d’emplois et porteur de transferts de compétences.

Vers la création d’un fonds souverain minier

Dans le cadre du programme Simandou 2040, les autorités prévoient la mise en place d’un fonds souverain national, destiné à :

  • Gérer les recettes minières de manière transparente,

  • Financer des projets d’intérêt public (infrastructures, éducation, santé),

  • Préparer l’après-mines en diversifiant l’économie guinéenne.

Ce fonds répond à un impératif : convertir la rente minière en actifs pérennes pour les générations futures.

Infrastructures structurantes : levier de compétitivité

Le projet Simandou comprend également la réalisation d’infrastructures majeures :

  • Une voie ferrée de plus de 600 km reliant les zones minières à la côte,

  • Un port en eau profonde à Morébaya pour faciliter les exportations et l’intégration logistique régionale.

Ces investissements visent à réduire les coûts d’évacuation des minerais, tout en renforçant l’attractivité du pays auprès des opérateurs internationaux.

Capital humain : montée en compétence locale

Le gouvernement, avec le soutien de ses partenaires, a engagé la création de l’École de Formation aux Métiers de l’Alumine de Guinée (EFAG) à Boké.

Cette école formera une nouvelle génération de techniciens et d’ingénieurs spécialisés, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’expertise étrangère et de structurer une main-d’œuvre compétente dans la chaîne de valeur minière.

Une approche inclusive et durable

La nouvelle stratégie minière guinéenne s’inscrit résolument dans une logique de durabilité, d’équité et de concertation. Elle inclut :

  • La prise en compte des préoccupations environnementales et sociales,

  • L’implication des communautés locales dans la gouvernance des projets,

  • Le renforcement du lien entre mines, agriculture, et agrobusiness pour une économie plus diversifiée.

Avec cette feuille de route ambitieuse, la Guinée affirme sa volonté de passer d’une économie extractive à une économie productive et résiliente.

La stratégie actuelle reflète une vision claire : faire des ressources minières un moteur de transformation structurelle, au service du développement national, de l’inclusion sociale et de la souveraineté économique.

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Guinée : Les 72 Heures du Livre s’invitent à Guéckédou pour une 17ᵉ édition dédiée à la résilience culturelle

La ville de Guéckédou accueille du 26 au 28 avril 2025 la 17ᵉ édition des 72 Heures du Livre, un événement littéraire majeur placé cette année sous le signe de la résilience culturelle. Cette délocalisation exceptionnelle vise à honorer une région marquée par des épreuves historiques, tout en mettant en lumière le pouvoir de la culture et du livre comme instruments de reconstruction sociale.

Un symbole fort pour la Guinée forestière

Habituellement organisée à Conakry, cette édition 2025 marque un tournant important. En choisissant Guéckédou – ville tristement célèbre pour avoir été un épicentre de la crise Ebola – les organisateurs entendent :

  • Encourager la renaissance culturelle locale,

  • Valoriser les talents littéraires et artistiques de la Guinée forestière,

  • Promouvoir la lecture et l’écriture comme leviers de résilience et d’émancipation.

Une programmation riche et inclusive

Pendant trois jours, conférences, ateliers d’écriture, expositions de livres, séances de dédicaces et rencontres avec des auteurs nationaux et internationaux animent la ville.

Parmi les temps forts :

  • Des ateliers de lecture pour enfants et jeunes,

  • Des débats sur la mémoire collective, la paix et la reconstruction post-crise,

  • La mise à l’honneur des écrivains guinéens de la diaspora et de la région forestière.

Cette édition a pour thème central : “Culture et résilience : lire, écrire et reconstruire”.

Un double enjeu : éducation et développement local

Les 72 Heures du Livre ne se limitent pas à un événement culturel. Elles servent aussi :

  • À renforcer l’accès au livre et à l’éducation dans les zones rurales,

  • À stimuler l’économie locale par l’afflux de visiteurs et d’exposants,

  • À reconstruire une image positive de Guéckédou et de la Guinée forestière sur la scène nationale.

L’événement bénéficie du soutien actif du Ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels et privés.

En installant les 72 Heures du Livre à Guéckédou, la Guinée fait un choix fort : celui de faire du livre un vecteur de guérison, de mémoire et d’espoir.

Cette 17ᵉ édition rappelle que la culture est une arme de résilience collective, capable de reconstruire les cœurs aussi sûrement que les infrastructures.

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Guinée : Inauguration en grande pompe du Pont « Général Mamadi Doumbouya » à Tanènè

La Guinée a célébré ce dimanche un événement historique avec l’inauguration du nouveau pont de Tanènè, baptisé “Pont Général Mamadi Doumbouya”. Cette infrastructure moderne, unique à péage et à pesage, marque un tournant dans la modernisation du réseau routier national.

Un ouvrage emblématique pour relier et développer

Construit en remplacement des quatre ponts métalliques vétustes datant de 1957, ce pont flambant neuf :

  • Mesure 126 mètres de long, avec 2×1 voie,

  • Dispose de 7,5 km de route bitumée en voie d’accès et 1,2 km de voie communautaire,

  • Intègre un poste de péage et de pesage de dernière génération doté de 8 voies, cabines, poste de sécurité, bâtiment administratif, toilettes publiques et divers aménagements.

Le projet a été financé grâce au Fonds d’Entretien Routier (FER) avec l’appui de partenaires bancaires tels que la Société Générale des Banques en Guinée et Ecobank, et réalisé par le groupement LEDUC/SOGEA-SATOM, sous la supervision d’ARTELIA via l’Administration et Contrôle des Grands Projets (ACGP).

Un triple objectif stratégique

La mise en service de cet ouvrage vise à :

  • Fluidifier la circulation des biens et des personnes,

  • Réduire les coûts et les temps de transport,

  • Soutenir la dynamique économique en facilitant les échanges entre Conakry, la Basse Guinée et l’intérieur du pays.

Le dispositif de péage permettra également d’assurer l’entretien durable des routes et de protéger la chaussée grâce au système de pesage des poids lourds.

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Une cérémonie marquée par la fierté nationale

Sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, la cérémonie a réuni :

  • Des membres du CNRD,

  • D’anciens ministres et présidents d’institutions,

  • Le Kountigui de la Basse Guinée, des chefs religieux, et de nombreuses autorités locales.

Dans son discours, le Ministre des Infrastructures Mahamadou Abdoulaye Diallo a salué la vision du Chef de l’État, rappelant que ce pont symbolise “la capacité de la Guinée à bâtir son avenir” et incarne “la transition entre un héritage du passé et une ambition tournée vers l’avenir”.

Avec l’inauguration du Pont Général Mamadi Doumbouya, la Guinée affiche sa capacité à construire des infrastructures modernes et durables, au service de son peuple et de son développement économique.

Ce pont ne sera pas seulement une structure physique : il sera un symbole d’engagement, de progrès et d’unité nationale.

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Guinée : Le projet Simandou renforce sa démarche environnementale avec 8 études d’impact en cours

Le développement du projet minier de Simandou, l’un des plus grands gisements de fer inexploités au monde, franchit une nouvelle étape clé. Selon les autorités guinéennes, huit études d’impact environnemental et social (EIES) sont actuellement en cours pour évaluer de manière approfondie les effets du projet sur l’écosystème et les communautés locales.

Un projet minier d’envergure, sous haute surveillance environnementale

Le projet Simandou, qui implique notamment la construction d’une voie ferrée de plus de 600 km, d’un port en eau profonde et de vastes infrastructures minières, a toujours été entouré de préoccupations environnementales majeures.

Face à l’ampleur du chantier, le ministère de l’Environnement et du Développement Durable a initié plusieurs études couvrant :

  • L’impact sur la biodiversité terrestre et marine,

  • La qualité de l’air et des eaux,

  • L’érosion des sols et la déforestation,

  • Les effets sur les habitats naturels et les espèces protégées,

  • L’impact socio-économique sur les communautés riveraines.

Objectifs des études d’impact

Ces études visent à :

  • Identifier les risques environnementaux et sociaux avant le démarrage des travaux lourds,

  • Proposer des plans d’atténuation, de compensation et de suivi,

  • S’assurer du respect des standards internationaux (comme ceux de la Banque Mondiale, de l’IFC ou de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives – ITIE),

  • Garantir une exploitation minière responsable et durable sur le long terme.

Une volonté politique de concilier développement et écologie

La Ministre de l’Environnement a réaffirmé que la Guinée souhaite faire du Simandou un modèle africain d’exploitation minière durable.

Le gouvernement entend :

  • Associer les communautés locales aux décisions,

  • Renforcer les capacités de suivi environnemental,

  • Exiger des opérateurs miniers un engagement ferme en matière de responsabilité sociétale (RSE).

Le projet Simandou, longtemps attendu comme un levier économique majeur pour la Guinée, veut désormais aussi devenir un exemple de développement minier respectueux de l’environnement.

La conduite rigoureuse de ces huit études d’impact est une étape indispensable pour assurer un équilibre entre croissance économique, protection des écosystèmes et bien-être des populations locales.

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Guinée – FMI : Vers un nouvel accord de crédit élargi après la levée des contraintes majeures

La Guinée est en passe de franchir une étape décisive dans ses relations financières internationales. À l’issue des Réunions de printemps du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale à Washington, les autorités guinéennes ont annoncé avoir levé les principales contraintes techniques et structurelles exigées par le FMI pour la conclusion d’un nouveau programme appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC).

Ce mécanisme de soutien vise à accompagner les pays à faibles revenus dans la correction des déséquilibres économiques persistants, tout en soutenant la croissance et la lutte contre la pauvreté.

Trois contraintes clés désormais levées

Selon les déclarations officielles, la Guinée a franchi un cap important en levant trois conditions majeures :

  1. La mise en œuvre effective du prix de référence de la bauxite, afin d’assurer plus de transparence dans la gestion des revenus miniers et une meilleure prévisibilité des recettes publiques ;

  2. L’établissement d’un calendrier réaliste de recouvrement fiscal, notamment sur les arriérés fiscaux accumulés par certains opérateurs économiques ;

  3. L’amélioration du système de gestion des dépenses publiques, par un contrôle renforcé, une traçabilité accrue et une rigueur dans l’allocation budgétaire.

Des signaux macroéconomiques positifs

Le représentant du FMI, Ouattara Wautabouna, a salué les efforts des autorités guinéennes, relevant une baisse continue de l’inflation, une meilleure stabilité budgétaire et une volonté manifeste de renforcer la gouvernance économique.

« Ce sont des signaux positifs que nous encourageons et qui justifient l’entrée en négociation d’un programme FEC », a-t-il souligné à Washington.

Ce que le programme FEC apportera à la Guinée

Si le programme est approuvé dans les prochaines semaines, il permettra à la Guinée :

  • D’accéder à des financements concessionnels à taux préférentiels,

  • De renforcer la confiance des investisseurs et des bailleurs,

  • De bénéficier d’un appui technique stratégique pour les réformes structurelles (fiscalité, finances publiques, gouvernance des entreprises d’État),

  • Et de soutenir des secteurs prioritaires comme l’éducation, la santé, l’agriculture et les infrastructures.

Avec la levée des contraintes imposées par le FMI, la Guinée se positionne pour un partenariat financier et technique majeur, susceptible de renforcer sa résilience économique et de soutenir durablement son développement. Cette avancée marque un tournant dans la politique de rigueur budgétaire et de mobilisation des ressources internes du pays.

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Guinée : L’agrobusiness, levier stratégique de développement en Guinée forestière et en Haute-Guinée

Dans un pays où plus de 60 % de la population active vit de l’agriculture, le développement de l’agrobusiness s’impose comme une priorité nationale. En Guinée forestière comme en Haute-Guinée, deux zones à fort potentiel agro-écologique, l’État et les acteurs privés s’engagent progressivement dans une dynamique visant à moderniser les filières agricoles, créer de la valeur ajoutée locale, et stimuler l’économie rurale.

Un potentiel agricole encore sous-exploité

La Guinée forestière bénéficie de sols fertiles, d’un climat humide favorable à la culture du café, cacao, riz, palmier à huile et ananas, tandis que la Haute-Guinée offre de vastes espaces pour la culture du coton, du fonio, du maïs, du niébé, du sorgho, ainsi que l’élevage extensif.

Pourtant, ces ressources restent peu valorisées, faute de :

  • Matériels agricoles modernes,

  • Infrastructures de transformation,

  • Accès au financement et au foncier sécurisé,

  • Chaînes logistiques fiables pour l’export.

Vers une approche intégrée de l’agrobusiness

Aujourd’hui, l’approche change. L’État guinéen, appuyé par des partenaires techniques et des investisseurs, soutient des projets structurants visant à :

  • Promouvoir l’agriculture contractuelle et les pôles de croissance agricole,

  • Mettre en place des unités agro-industrielles de transformation locale (riz, huile, jus, farine, etc.),

  • Créer des zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP),

  • Renforcer l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes dans les chaînes de valeur.

Une opportunité pour les investisseurs

Ces régions offrent une fenêtre d’investissement unique dans :

  • La production à grande échelle (maraîchage, élevage, fruiticulture),

  • La transformation agroalimentaire (usines, séchoirs, silos, etc.),

  • Les services agricoles (agro-tech, irrigation, maintenance),

  • L’agritourisme et les marchés verts.

Des incitations fiscales sont proposées par l’État pour attirer des capitaux privés.

Impact attendu : emploi, sécurité alimentaire, industrialisation

Le développement de l’agrobusiness est un moteur pour :

  • Créer des emplois décents en milieu rural,

  • Réduire la dépendance aux importations alimentaires,

  • Lutter contre la pauvreté et les migrations internes,

  • Favoriser la transition vers une économie plus diversifiée et durable.

En Guinée forestière comme en Haute-Guinée, l’agriculture traditionnelle a vocation à devenir un véritable business moderne, créateur de richesse, d’emplois et de stabilité sociale. Pour réussir cette transition, l’accompagnement des agriculteurs, l’innovation technologique et la structuration des marchés sont essentiels.

L’agrobusiness n’est plus une option, c’est une voie stratégique vers l’émergence.

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Guinée : Cap sur la transformation locale des ressources minières

La Guinée, l’un des pays les plus riches d’Afrique en ressources naturelles, franchit un tournant décisif dans sa politique minière. Le gouvernement guinéen impose désormais l’obligation de transformation locale des minerais extraits, marquant une nouvelle ère dans la gestion des ressources nationales. Cette décision stratégique vise à stimuler l’industrialisation, créer de l’emploi local et accroître les revenus de l’État.

Une rupture avec l’exportation brute

Depuis des décennies, la Guinée exporte l’essentiel de ses ressources – bauxite, or, fer, diamant – à l’état brut, générant peu de retombées industrielles sur son sol. En exigeant la construction de raffineries, d’usines d’alumine ou de traitement d’or, l’État guinéen entend désormais retenir la valeur ajoutée dans le pays.

« Il n’est plus acceptable que la Guinée se contente d’être une source de matières premières pour les industries étrangères », a déclaré un haut responsable du ministère des Mines.

Vers une économie plus intégrée

Les sociétés minières actives sur le territoire devront désormais inclure dans leurs plans :

  • La mise en place d’unités de transformation locale (raffineries, fonderies),

  • Le transfert de technologies,

  • La formation de main-d’œuvre nationale qualifiée,

  • La contribution à des zones industrielles intégrées autour des sites miniers.

Cette transformation permettra de structurer une véritable chaîne de valeur minière et de relier le secteur extractif aux autres composantes de l’économie (transport, énergie, formation technique, industrie locale).

Un levier pour l’emploi et la souveraineté économique

Cette stratégie est également pensée comme une réponse au chômage des jeunes et à la faible insertion locale dans les projets miniers. La transformation sur place ouvrira des perspectives dans :

  • La mécanique industrielle,

  • La logistique et maintenance,

  • Les métiers de laboratoire et de certification,

  • Le développement d’entreprises sous-traitantes locales.

Elle participe aussi à la souveraineté économique du pays, en réduisant sa dépendance aux marchés extérieurs pour les produits finis.

Conclusion

Avec cette orientation audacieuse vers la transformation locale des ressources minières, la Guinée affiche sa volonté de reprendre la maîtrise de son destin économique. Si les investissements suivent, et si les partenariats publics-privés sont bien encadrés, cette politique pourrait changer durablement le visage industriel et social du pays.

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FEMUA 17 : La Guinée éblouit à Abidjan avec une performance artistique mémorable du Circus Baobab

La République de Guinée a fait une entrée remarquée à la 17ᵉ édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumabo (FEMUA), en tant que pays invité d’honneur. À la fois par sa présence gouvernementale de haut niveau et par la prestation magistrale de ses artistes, la Guinée s’est imposée comme l’un des pôles d’attraction majeurs de cette édition.

Une délégation gouvernementale engagée au service de la culture

Représentée par une importante délégation ministérielle, la Guinée a affiché une solidarité gouvernementale exemplaire, fidèle à la vision unifiée du Président Mamadi Doumbouya et du Premier ministre Amadou Oury Bah.

La délégation comprenait :

  • Mme Aminata Kaba, Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi,

  • M. Benoît Kamano, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement,

  • M. Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.

Cette mobilisation traduit la volonté des autorités de positionner la culture guinéenne au cœur de la diplomatie régionale et du développement économique.

Circus Baobab : un moment fort qui a conquis les cœurs

L’un des moments les plus marquants de la cérémonie d’ouverture a été sans conteste la prestation du Circus Baobab, fleuron du cirque contemporain guinéen. À travers une chorégraphie à la fois puissante, moderne et enracinée dans les traditions, les artistes ont capté l’attention et l’admiration des autorités ivoiriennes, dont le Vice-Président de la République et la Ministre de la Culture et de la Francophonie.

Ce moment d’émotion a renforcé le sentiment de communion culturelle entre les peuples, illustrant parfaitement le thème de cette édition : diversité artistique et fraternité africaine.

Une édition placée sous le signe de l’excellence

La soirée d’ouverture a également été marquée par la performance électrisante de Bebi Philip, emblématique figure de la scène urbaine ivoirienne, confirmant le FEMUA comme une vitrine panafricaine de talents, de créativité et de coopération culturelle.

 

La Guinée a su marier l’élégance institutionnelle à l’excellence artistique. Sa participation au FEMUA 17 symbolise une volonté claire : faire de la culture un instrument d’unité, de rayonnement et de développement durable.

Entre les mots, les gestes et les rythmes, c’est tout un peuple qui s’est exprimé avec fierté sur la scène africaine.

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FEMUA 2025 : La Guinée à l’honneur du Festival des musiques urbaines d’Anoumabo en Côte d’Ivoire

La Guinée est à l’honneur de la 17ᵉ édition du FEMUA (Festival des musiques urbaines d’Anoumabo) qui se tient cette année en Côte d’Ivoire. Cet événement culturel d’envergure, initié par le célèbre groupe ivoirien Magic System, consacre cette édition à la diversité et à la richesse culturelle guinéenne, affirmant ainsi le rayonnement grandissant du pays sur la scène artistique africaine.

Un rendez-vous panafricain majeur

Créé en 2008, le FEMUA est devenu un lieu de rencontre incontournable des cultures africaines, réunissant des artistes de renom, des décideurs culturels, et des milliers de festivaliers autour de la musique, du dialogue social et de la jeunesse.

La participation de la Guinée en tant que pays invité d’honneur constitue une reconnaissance du dynamisme de sa scène musicale et une opportunité de valoriser ses talents, ses traditions et son patrimoine.

Une vitrine pour les artistes guinéens

La délégation guinéenne présente à Abidjan comprend :

  • Des musiciens emblématiques comme Banlieuz’art, Soul Bang’s ou encore Sia Tolno,

  • Des artisans et stylistes,

  • Des promoteurs culturels et officiels du ministère de la Culture.

À travers des concerts, expositions, panels et rencontres professionnelles, la Guinée expose sa créativité, sa modernité et son authenticité.

Un enjeu de diplomatie culturelle

La présence de la Guinée au FEMUA 2025 s’inscrit également dans une stratégie de soft power culturel, visant à :

  • Renforcer les liens entre la Guinée et la Côte d’Ivoire,

  • Promouvoir l’image du pays sur la scène africaine,

  • Offrir des opportunités de coopération régionale dans le domaine des industries culturelles et créatives.

La Guinée, invitée d’honneur du FEMUA 2025, confirme sa volonté de faire rayonner sa culture bien au-delà de ses frontières. Cet hommage rendu par l’un des plus grands festivals d’Afrique est à la fois une reconnaissance et un tremplin pour les artistes et les porteurs de culture guinéens. À travers cet événement, c’est toute une nation qui s’exprime avec fierté, énergie et créativité.