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Guinée : après l’investiture, les grands chantiers du mandat de Mamadi Doumbouya.

Lors de sa prestation de serment, quelques jours après la prise du pouvoir le 21 septembre 2021, le président Mamadi Doumbouya s’était engagé à instaurer un nouveau pacte de confiance entre l’État et les citoyens. Il promettait alors une Guinée ambitieuse, solidaire et respectée, fondée sur la performance, la justice sociale et la refondation des institutions.

Quatre années plus tard, cet engagement initial s’est transformé en un mandat populaire, porté par l’espoir d’une population en quête de stabilité et de renouveau. Désormais investi pour conduire la destinée nationale, le Chef de l’État se retrouve face à une équation complexe : par où commencer lorsque tout apparaît prioritaire et que les attentes sont immenses ?

Le capital humain, socle de la refondation nationale

Au cœur de ce nouveau mandat, le développement du capital humain s’impose comme une priorité stratégique. Santé, éducation et formation constituent les piliers d’une transformation durable. Le président est attendu sur sa capacité à investir davantage dans ces secteurs afin de bâtir une génération compétente, innovante et responsable.

Les effets positifs observés ces dernières années, souvent qualifiés d’« effet Doumbouya », ont permis à de nombreux jeunes d’accéder à des formations qualifiantes et à des responsabilités accrues dans l’administration et le secteur productif. Toutefois, ces avancées demeurent insuffisantes face à la croissance démographique et aux besoins structurels du pays. La consolidation de ces acquis et leur extension à l’ensemble du territoire constituent désormais un impératif.

Transformation économique et valorisation des ressources nationales

La refondation passe également par une transformation structurelle de l’économie. La valorisation des produits agricoles, le développement des chaînes de transformation locale et la réduction de la dépendance aux importations figurent parmi les leviers majeurs de création de richesse et d’emplois.

Le soutien au secteur privé national est appelé à jouer un rôle central, notamment à travers des programmes ciblés en faveur des villes secondaires. L’objectif est d’intégrer davantage les entreprises guinéennes dans les chaînes de valeur régionales et internationales, tout en faisant émerger des champions locaux capables de porter la compétitivité du pays.

Rigueur budgétaire et gouvernance économique

Sur le plan macroéconomique, la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une attente forte. L’optimisation des procédures administratives, l’amélioration du suivi des paiements, le renforcement de la mobilisation des recettes et la poursuite des réformes de gouvernance constituent des axes structurants du mandat.

La lutte contre la fraude financière, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme s’inscrit également dans cette dynamique. En renforçant les mécanismes de contrôle et de transparence, la Guinée ambitionne de se positionner comme un modèle de bonne gouvernance en Afrique de l’Ouest.

Jeunesse, femmes et stabilité : les piliers de l’avenir

Les politiques sociales restent étroitement liées à la jeunesse et aux femmes, considérées comme des acteurs centraux du développement. Formation, insertion professionnelle, entrepreneuriat et créativité constituent les principaux leviers pour transformer ce potentiel démographique en moteur de croissance.

Enfin, la stabilité et la sécurité demeurent des conditions essentielles à la réussite de l’ensemble de ces réformes. Sans un climat apaisé et sécurisé, aucun développement durable ne peut s’enraciner.

Un mandat sous le signe des choix stratégiques

À l’ouverture de ce nouveau chapitre, le président Mamadi Doumbouya fait face à des attentes élevées et à des défis multiples. Le succès de son mandat dépendra de sa capacité à hiérarchiser les urgences, à maintenir le cap des réformes engagées et à traduire les engagements politiques en résultats tangibles pour les populations.

La Guinée entre ainsi dans une phase décisive, où la refondation annoncée devra s’incarner dans des politiques cohérentes, inclusives et durables, à la hauteur des espoirs placés en ce nouveau départ.

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Guinée : Femmes et jeunesse au cœur du projet national, la vision présidentielle en action.

Dans les marchés, les exploitations agricoles, les foyers et les quartiers populaires de Guinée, les femmes et les jeunes constituent depuis des décennies la colonne vertébrale silencieuse de l’économie et de la cohésion sociale. Longtemps reléguée au second plan du débat public, cette réalité s’est progressivement imposée au centre du discours politique porté par le président Mamadi Doumbouya. Depuis le 5 septembre 2021, son action s’est accompagnée d’une orientation claire : revaloriser le rôle des femmes et structurer l’encadrement de la jeunesse comme leviers de stabilité et de développement.

Cette vision a trouvé son expression la plus solennelle lors de l’investiture présidentielle du 17 janvier 2026. À cette occasion, le chef de l’État a dédié son mandat aux femmes et à la jeunesse, qu’il a présentées comme des forces motrices de l’économie nationale, de la paix sociale et de la continuité républicaine. Un message fort, inscrit dans une trajectoire politique construite durant la transition et appelée à se consolider dans la durée.

Une inflexion politique amorcée dès la transition

Dès les premiers mois de gouvernance, les autorités ont affiché la volonté de repositionner les femmes au sein de l’appareil d’État, de l’économie locale et de la vie communautaire. La promotion de la présence féminine dans l’administration publique, l’accès accru aux postes de responsabilité et l’encouragement à l’auto-organisation économique — notamment à travers les coopératives et groupements d’intérêt économique — ont progressivement renforcé la visibilité sociale des femmes.

Si ces avancées demeurent inégalement réparties selon les secteurs et les territoires, elles traduisent néanmoins une inflexion politique assumée. L’objectif affiché est de rompre avec une marginalisation historique des femmes dans les circuits décisionnels, en reconnaissant leur rôle comme une composante structurante du développement national.

Autonomisation économique et reconnaissance sociale

Sur le plan économique, l’appui aux activités génératrices de revenus portées par des femmes — en particulier dans l’agriculture, la transformation artisanale et le petit commerce — a contribué à consolider les bases d’une autonomie financière plus large. Cette approche s’appuie sur une réalité profondément ancrée dans la société guinéenne : celle de femmes qui assurent, au quotidien, la survie des ménages et la stabilité des communautés, souvent dans des conditions de grande précarité.

En s’adressant directement à ces actrices de terrain dans ses messages publics, le président a choisi de reconnaître leur rôle social non plus comme une donnée informelle, mais comme un pilier à part entière de l’économie nationale. Cette reconnaissance symbolique s’accompagne d’une volonté de structuration, afin de transformer des initiatives de subsistance en activités productives durables.

Protection des femmes et avenir des jeunes filles

La protection des filles et des femmes occupe également une place croissante dans l’agenda public. Les campagnes de sensibilisation contre les violences basées sur le genre, le renforcement progressif des dispositifs d’accompagnement des victimes et l’implication accrue des autorités locales témoignent d’une volonté de rompre avec la banalisation de certaines pratiques, longtemps tolérées au nom de traditions mal interprétées.

L’éducation des jeunes filles est, dans ce cadre, présentée comme un levier central de transformation sociale à long terme. Maintenir les filles dans le système scolaire, lutter contre les abandons précoces et favoriser l’accès à la formation qualifiante constituent autant de priorités mises en avant. Une fille instruite devient une actrice économique, une mère mieux informée et une citoyenne plus apte à participer à la vie publique.

La jeunesse, moteur de transformation productive

Autre pilier du discours présidentiel, la jeunesse est envisagée dans une logique complémentaire à celle des femmes. Le pari assumé consiste à canaliser son énergie vers l’entrepreneuriat, la formation professionnelle et l’innovation locale. Les initiatives de soutien aux porteurs de projets, les cadres de dialogue entre investisseurs et jeunes entrepreneurs, ainsi que la valorisation de l’économie productive visent à rompre avec une culture de l’attente et de la dépendance.

L’ambition est de favoriser l’émergence d’une jeunesse autonome, responsable et créatrice de valeur. Toutefois, la portée réelle de ces dispositifs dépendra de leur capacité à s’inscrire dans la durée et à produire des effets mesurables en matière d’emploi et de cohésion sociale.

Un soutien politique à forte charge symbolique

Dans ce paysage, la relation entre le président et une partie significative des organisations féminines guinéennes revêt une dimension particulière. Leur mobilisation en amont de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, leur plaidoyer public et leur engagement matériel dans le processus électoral ont contribué à donner à ce scrutin une tonalité singulière.

Ce soutien, qui n’efface pas la diversité des opinions féminines dans le pays, s’est construit autour de gestes concrets posés durant la transition. La dédicace du mandat aux femmes peut ainsi être lue comme un acte de reconnaissance politique et sociale, dans un contexte où la parole donnée conserve une forte valeur symbolique.

Une vision fondée sur la complémentarité sociale

L’architecture de cette orientation repose sur une articulation entre reconnaissance sociale, inclusion institutionnelle et autonomisation économique. Les femmes y sont envisagées comme socle de la stabilité familiale et communautaire, tandis que la jeunesse est appelée à incarner le renouvellement productif et l’innovation. L’une garantit la continuité, l’autre porte la transformation.

En consacrant son mandat aux femmes et à la jeunesse, le président inscrit son action dans une lecture pragmatique de la société guinéenne, où une large part de la population repose sur ces deux forces longtemps sous-représentées dans les cercles de décision. La transition a servi de laboratoire politique ; le mandat qui s’ouvre marque une phase de consolidation.

Si les engagements annoncés se traduisent par des politiques cohérentes, inclusives et durables, la Guinée pourrait voir émerger un modèle de développement fondé sur celles et ceux qui, hier encore, étaient perçus comme périphériques, mais qui se trouvent désormais placés au cœur du récit national.

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Emploi et chômage en Guinée : les autorités corrigent les perceptions et livrent des chiffres actualisés.

La Guinée affiche des indicateurs du marché du travail nettement éloignés des estimations alarmistes souvent relayées dans le débat public. Selon les données officielles du Ministère du Travail et de la Fonction publique, le taux d’activité nationale est actuellement estimé à 54,2 %, tandis que le taux d’emploi s’établit à 51,6 %.

Ces statistiques ont été rendues publiques ce jeudi 15 janvier 2026, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry, en présence du secrétaire général du ministère et du directeur national de l’Observatoire national du travail.

Un taux de chômage bien inférieur aux idées reçues

D’après les chiffres croisés de l’Institut national de la statistique (INS) et de l’Organisation internationale du travail (OIT), le taux de chômage global en Guinée se situe entre 4,8 % et 5,2 %.

Pour Aboubacar Kourouma, secrétaire général du ministère du Travail, ces chiffres appellent à une remise en question du discours dominant :

« Il existe un faux narratif autour du chômage en Guinée. On évoque souvent des taux de 70 ou 80 %, ce qui est totalement erroné. Ce type de discours ne reflète pas la réalité du pays et contribue surtout à décourager les populations. »

Les autorités soulignent que ces données sont établies conformément aux standards internationaux en matière de mesure de l’emploi, incluant le secteur informel, qui demeure prédominant dans l’économie guinéenne.

Jeunes et inactivité : un défi structurel

S’agissant de la situation des jeunes âgés de 15 à 24 ans, le directeur national de l’Observatoire national du travail, Alsény Niaré, a indiqué que le taux de chômage des jeunes est estimé à 7,3 %.

Toutefois, il a attiré l’attention sur un phénomène préoccupant :
près de 34 % des jeunes sont classés dans la catégorie NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), une situation largement liée aux tâches domestiques, à la précarité sociale et à l’accès limité à la formation qualifiante.

Cette réalité pose un défi majeur en matière de politiques publiques, notamment en ce qui concerne l’insertion professionnelle, l’éducation technique et la formation professionnelle.

Fonction publique : un rajeunissement en cours

Concernant l’administration publique, les autorités mettent en avant une dynamique de renouvellement générationnel.
Selon le ministère, l’âge moyen des nouveaux fonctionnaires recrutés en 2024 est de 34 ans, contre 45 ans pour l’ensemble des agents actuellement en activité.

Cette évolution s’inscrit dans une stratégie visant à moderniser l’administration, renforcer ses compétences et améliorer la qualité du service public.

Vers une meilleure lecture du marché du travail

À travers cette communication, le gouvernement entend rétablir une lecture plus objective de la situation de l’emploi en Guinée, tout en reconnaissant les défis persistants liés à la jeunesse, à l’informalité et à la qualité des emplois. Les autorités appellent ainsi à un débat fondé sur des données fiables, afin d’orienter efficacement les réformes économiques et sociales à venir.

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Coopération médiatique sud-sud : la HAC de Guinée s’inspire du modèle de l’Agence Gabonaise de Presse.

Libreville, 15 janvier (AGP).
Une délégation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée-Conakry a effectué une visite de travail à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), à Libreville. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles et d’échanges d’expériences entre les organes de régulation et les médias publics de la sous-région.

Une mission axée sur l’innovation et la performance éditoriale

Au cours de cette immersion professionnelle, la délégation guinéenne a pu s’imprégner du modèle organisationnel, éditorial et technique de l’AGP. Les échanges ont porté notamment sur la structuration des services, les méthodes de production et de diffusion de l’information, ainsi que sur l’intégration des outils numériques et des innovations technologiques dans le fonctionnement quotidien de l’agence.

Les responsables de l’AGP ont présenté les réformes engagées ces dernières années pour moderniser la chaîne de production de l’information, améliorer la rapidité de diffusion et renforcer la crédibilité des contenus, dans un contexte de mutation profonde des médias face aux défis du numérique et de la concurrence des réseaux sociaux.

Vers un partenariat durable entre médias publics

Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a permis d’ouvrir des perspectives de coopération durable entre les médias publics guinéens et gabonais. Les discussions ont évoqué la possibilité de partenariats éditoriaux, d’échanges de contenus, de programmes de formation croisée et de partage de bonnes pratiques en matière de gouvernance médiatique et de déontologie professionnelle.

Pour la HAC de Guinée, cette visite constitue une étape importante dans sa volonté d’accompagner la modernisation du paysage médiatique guinéen, en s’appuyant sur des expériences africaines réussies et adaptées aux réalités locales.

Une coopération régionale au service d’une information crédible

Cette initiative illustre la montée en puissance d’une coopération médiatique sud-sud, fondée sur la solidarité institutionnelle et le partage d’expertise. Dans un contexte marqué par la désinformation et la transformation rapide des usages médiatiques, le rapprochement entre la HAC de Guinée et l’AGP témoigne d’une ambition commune : consolider des médias publics professionnels, crédibles et au service de l’intérêt général.

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Apprentissage et autonomisation des femmes : la Fondation Orange Guinée investit dans les compétences des métiers de demain.

Engagée de longue date en faveur de l’éducation, de l’employabilité des jeunes et de l’autonomisation économique des femmes, la Fondation Orange Guinée franchit une nouvelle étape stratégique. Avec l’appui de l’Agence française de développement et de la Fondation Orange Groupe, elle déploie un programme structurant destiné à renforcer les compétences autour des métiers de demain, dans une logique d’inclusion sociale et de développement durable.

Mis en œuvre sur la période janvier 2026 – second semestre 2028, ce programme ambitionne d’accélérer et de consolider des initiatives de formation innovantes, en ciblant prioritairement les femmes et les jeunes en situation d’insertion professionnelle. Il s’inscrit dans une vision globale visant à répondre aux défis de l’emploi, de la transition écologique et de la transformation numérique en Guinée.

Un investissement stratégique au service de l’inclusion

Doté d’un financement global de 163 000 euros, cofinancé par l’AFD et la Fondation Orange Groupe, le programme permettra à la Fondation Orange Guinée de renforcer la montée en puissance de ses FabLabs solidaires, notamment à Conakry et Coyah. Ces espaces d’apprentissage et d’innovation constituent aujourd’hui des leviers essentiels pour l’acquisition de compétences pratiques, la créativité et l’entrepreneuriat local.

À travers ce dispositif, la Fondation entend offrir des formations qualifiantes, adaptées aux réalités du marché du travail, tout en favorisant l’égalité des chances et l’autonomie économique des bénéficiaires.

Deux programmes phares au cœur du dispositif

Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi : créativité, écologie et insertion

Déployé au sein du SankuLab de Conakry, le programme Sanku Decor’Art – Ose Ton Emploi se distingue par son approche innovante, à la croisée de l’art, de la décoration intérieure et du recyclage. Il valorise une démarche écoresponsable fondée sur l’utilisation de matériaux recyclés tels que le carton, le cuir, le tissu ou le bois, combinée à des techniques de peinture artistique.

En complément, des formations gratuites en couture et broderie sont proposées à des jeunes femmes âgées de 16 à 25 ans, sans emploi. L’objectif est de former 125 bénéficiaires, avec un taux attendu de 30 % de sorties positives vers l’emploi ou l’auto-emploi, contribuant ainsi à une insertion professionnelle durable.

Le FabLab de Coyah : former aux métiers verts

Le FabLab de Coyah constitue le second pilier du programme. Spécialisé dans les métiers dits “verts”, il est mis en œuvre en collaboration avec le Ministère de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi (METFP-E).

Ce dispositif vise à former plus de 125 femmes à travers des parcours qualifiants axés sur l’employabilité, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique, tout en accompagnant la transition vers des activités respectueuses de l’environnement.

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Guinée : vers une investiture historique de Mamadi Doumbouya le 17 janvier.

La Guinée se prépare à un moment historique : l’investiture du Président de la République, S.E.M. Mamadi Doumbouya, le 17 janvier 2026, au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cette cérémonie solennelle intervient après l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 et marque l’entrée officielle du pays dans la Cinquième République, ouvrant une nouvelle ère politique et institutionnelle.

Une préparation minutieuse et sécurisée

Pour garantir le bon déroulement de cet événement d’envergure internationale, le Président Mamadi Doumbouya a effectué le 12 janvier une visite au Poste de Commandement Opérationnel de Sécurité Intérieure (PCO-SI). L’objectif était de s’enquérir de l’état d’avancement des préparatifs, tant organisationnels que sécuritaires.

Le commandement du PCO-SI a présenté au Chef de l’État un dispositif global articulé autour d’un commandement unifié, d’une coordination renforcée entre les forces de défense et de sécurité, et d’une logistique opérationnelle couvrant toutes les phases de l’événement. Une attention particulière a été portée à l’accueil des chefs d’État et de gouvernement attendus à Conakry, ainsi qu’à la sécurité et à la fluidité des déplacements des participants et des populations.

Des instructions claires pour une cérémonie exemplaire

Le Président a donné des instructions précises pour assurer un climat de sérénité et de confiance, tant pour les invités de marque que pour les citoyens présents. Le commandement opérationnel a immédiatement intégré ces orientations afin d’affiner le dispositif sécuritaire et logistique.

Un rendez-vous avec l’histoire pour la Guinée

Le 17 janvier 2026, l’investiture de Mamadi Doumbouya sera un symbole fort pour le peuple guinéen : installation officielle du Président et avènement d’une Cinquième République porteuse d’émergence, de stabilité et de renouveau institutionnel. La Guinée s’apprête ainsi à vivre un moment de célébration nationale, reflet des espoirs et des ambitions de toute une nation.

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Guinée : le MIPME lance LANDAYA, une plateforme numérique au cœur de la modernisation administrative.

Le ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (Ministère de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises) a officiellement lancé, ce lundi à Kaloum, la plateforme digitale LANDAYA, un nouvel outil destiné à transformer en profondeur la gestion administrative du département. La cérémonie a été présidée par la ministre, Diaka Sidibé, en présence des cadres du ministère et de représentants du secteur industriel national.

Présentée comme un levier stratégique de modernisation, LANDAYA vise à simplifier, sécuriser et automatiser l’ensemble des procédures administratives relevant du MIPME. À travers cette initiative, les autorités entendent réduire les délais de traitement, améliorer la qualité du service public et renforcer la transparence dans les relations entre l’administration et les acteurs économiques.

S’exprimant à cette occasion, la ministre a rappelé que ce projet s’inscrit dans la dynamique globale de réformes engagée par le gouvernement depuis l’accession au pouvoir du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya. Elle a souligné que la digitalisation constitue un pilier central de la transformation de l’administration publique, avec pour objectif de rompre avec les lourdeurs bureaucratiques et d’instaurer une gouvernance plus efficace et orientée vers les résultats.

Le choix du nom LANDAYA, a expliqué Dr Diaka Sidibé, renvoie à une notion issue du terroir guinéen, symbolisant la conscience de l’État, la responsabilité et la relation de confiance entre l’administration et le secteur privé. Cette appellation s’inscrit également dans une démarche de valorisation de l’identité nationale et de promotion de standards élevés dans la gestion publique.

Sur le plan opérationnel, la plateforme permettra la centralisation et la sécurisation de toutes les demandes de documents administratifs du ministère. Les procédures y sont harmonisées, entièrement traçables et consultables en temps réel par les usagers, depuis le dépôt des dossiers jusqu’à leur délivrance. Des outils de pilotage, de suivi et d’évaluation sont intégrés afin d’améliorer la performance des services et de faciliter la prise de décision.

Au-delà de l’aspect administratif, LANDAYA ambitionne également d’avoir un impact économique significatif. La ministre a mis en avant la contribution de la plateforme à la sécurisation et à la mobilisation des recettes publiques, à la lutte contre les doublons et à la protection des données administratives. Elle facilite par ailleurs l’accès à l’information pour les entreprises, dans un environnement plus transparent et plus prévisible.

À noter que l’ancienne plateforme PLAGED est désormais remplacée par LANDAYA, accessible à l’adresse officielle www.landaya.gn, marquant une nouvelle étape dans la digitalisation de l’administration économique guinéenne.

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Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

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AFRIMA Awards : Manamba Kanté consacre le rayonnement musical de la Guinée à Lagos.

La scène musicale guinéenne s’est illustrée sur le continent africain à l’occasion des AFRIMA Awards, organisés à Lagos. L’artiste Manamba Kanté y a été sacrée, confirmant la vitalité et la reconnaissance internationale de la musique guinéenne.

Cette distinction prestigieuse vient saluer un parcours artistique marqué par l’authenticité, l’excellence vocale et la valorisation des sonorités africaines. Devant un parterre de professionnels de l’industrie musicale, de décideurs culturels et d’artistes venus de tout le continent, Manamba Kanté a su s’imposer face à une concurrence relevée.

Au-delà de la récompense individuelle, ce sacre symbolise la montée en puissance de la création guinéenne sur les grandes scènes africaines. Il témoigne également de la capacité des artistes du pays à porter haut leur identité culturelle tout en s’inscrivant dans les dynamiques contemporaines de la musique africaine.

Avec cette consécration à Lagos, la Guinée renforce sa visibilité culturelle et confirme sa place parmi les nations qui comptent dans le paysage musical africain.

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Diplomatie culturelle : deux figures du cinéma américain en route vers la nationalité guinéenne.

Une séquence inédite de la diplomatie culturelle guinéenne s’est ouverte ce jeudi à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, avec l’arrivée remarquée de deux figures du cinéma hollywoodien. Jonathan Majors et Meagan Good ont été accueillies avec les honneurs par les plus hautes instances du ministère de la Culture. Accueillis avec les honneurs par des responsables du ministère de la Culture et de l’Artisanat, les acteurs entament un séjour officiel qui devrait s’achever par l’obtention de la nationalité guinéenne.

La délégation gouvernementale, conduite par la secrétaire générale du ministère, Mme Ramatoulaye Camara, représentait le ministre Moussa Moïse Sylla. Elle a salué un moment « fort et symbolique » pour la Guinée, inscrit dans la dynamique de rayonnement culturel et d’ouverture internationale impulsée par le président de la République, Mamadi Doumbouya. ​

« C’est avec beaucoup de fierté et d’honneur que nous recevons ces acteurs du cinéma hollywoodien qui foulent pour la première fois le sol de la Guinée. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de rayonnement international voulue par Son Excellence, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya », a-t-elle déclaré.

Une naturalisation à forte portée symbolique

Au-delà du caractère protocolaire de la visite, l’événement revêt une dimension historique. Les deux artistes ont exprimé leur volonté d’acquérir la nationalité guinéenne, un choix présenté comme un acte de reconnaissance des liens profonds entre la Guinée et sa diaspora afro-descendante.

Ce processus de naturalisation, voulu et assumé, s’inscrit dans une démarche de retour aux sources et de valorisation des racines africaines. À travers cet acte, les autorités guinéennes entendent renforcer leur diplomatie culturelle et affirmer la place du pays comme terre d’accueil, de mémoire et de projection internationale.