Bassirou diomaye faye 1 360x320

Santé, éducation, jeunesse : le triptyque présidentiel pour préparer l’avenir du Sénégal.

Préparer durablement l’avenir du Sénégal passe par un investissement massif et structurant dans le capital humain. C’est la conviction réaffirmée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de son Adresse à la Nation. Pour le chef de l’État, la santé, l’éducation et la jeunesse constituent les piliers centraux du projet de transformation nationale porté par les pouvoirs publics.

La santé, socle du bien-être et de la justice sociale

En matière de santé, le Président a mis en avant une action résolument orientée vers la proximité et l’équité territoriale. En 2025, 34 postes de santé ont été ouverts ou réhabilités, tandis que 76 ambulances médicalisées ont été déployées à travers le pays, améliorant significativement la prise en charge des urgences.

Cette dynamique sera amplifiée dès 2026 avec le renforcement des plateaux techniques, la mise en service de 112 ambulances supplémentaires et un investissement de 91 milliards de francs CFA destiné à la construction de centres de santé de haut standing. À cela s’ajoute l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio, infrastructure stratégique pour la lutte contre le cancer et la réduction des évacuations sanitaires à l’étranger.

L’éducation, levier stratégique de souveraineté

Le Président a également placé l’éducation au cœur de la souveraineté nationale. Plus de 2 400 salles de classe ont été livrées, accompagnées de blocs administratifs, sanitaires et de clôtures sécurisées, contribuant à l’amélioration de l’environnement scolaire.

Sur le plan des ressources humaines, 2 000 enseignants ont été recrutés dans les zones prioritaires, tandis que plus de 500 enseignants-chercheurs viendront renforcer les universités et instituts supérieurs. Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur la réforme des curricula, la création de huit nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et l’intégration progressive des daaras dans le système éducatif national, afin d’aligner la formation sur les besoins réels de l’économie.

La jeunesse, cœur de la vision présidentielle

La jeunesse occupe une place centrale dans la stratégie présidentielle. « C’est d’abord pour elle », a rappelé Bassirou Diomaye Faye, qu’il a décrété 2026 “Année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire”. Cette orientation vise à renforcer l’insertion professionnelle, l’entrepreneuriat et les initiatives à fort impact social.

Cette ambition sera symboliquement portée par l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premier événement olympique jamais accueilli sur le sol africain, perçu comme un marqueur de confiance internationale et d’ouverture du Sénégal sur le monde.

Une vision structurante à l’horizon 2026

Au fil de son discours, le Président a martelé une conviction forte : « investir dans la jeunesse, c’est investir dans la souveraineté et la stabilité durable de la Nation ». À travers le triptyque santé–éducation–jeunesse, l’exécutif sénégalais entend poser les bases d’un développement inclusif, résilient et durable, faisant du capital humain le moteur principal de la transformation du pays à l’horizon 2026.

Player preview 360x320

Tarifs de l’électricité au Sénégal : la CRSE valide une baisse ciblée de 10 % pour les petits consommateurs dès 2026

Le Conseil de régulation de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) a officiellement approuvé la nouvelle grille tarifaire de la Senelec, conformément aux orientations du Gouvernement sénégalais. Cette réforme, entérinée par la décision n°2025-140, entrera en vigueur à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 et prévoit une baisse ciblée de 10 % destinée à soulager les petits consommateurs.

Une mesure gouvernementale à fort impact social

Cette décision fait suite à une directive transmise par le Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, dans le cadre des politiques publiques visant à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et à soutenir les petits professionnels face au coût de l’énergie. Le Gouvernement entend ainsi répondre aux attentes sociales tout en préservant l’équilibre économique du secteur électrique.

Une baisse ciblée sur la première tranche de consommation

L’innovation majeure de cette nouvelle tarification réside dans son caractère ciblé. La réduction de 10 % s’appliquera exclusivement à la première tranche de consommation, bénéficiant ainsi directement aux usagers les plus modestes.

Sont concernés :

  • les clients Domestiques Petite Puissance (DPP) ;

  • les clients Professionnels Petite Puissance (PPP).

La CRSE précise que cette mesure s’applique aussi bien aux clients en post-paiement qu’aux abonnés au système de prépaiement Woyofal, garantissant une équité de traitement entre les différents profils de consommateurs.

De nouveaux tarifs de référence

Dans le détail :

  • pour les ménages DPP, le prix du kilowattheure sur la première tranche (0 à 150 kWh) est désormais fixé à 82,00 FCFA ;

  • pour les professionnels PPP, le tarif applicable aux 50 premiers kWh consommés s’établit à 147,43 FCFA.

Plus de 2,6 millions de bénéficiaires attendus

Selon la note publiée par la CRSE, cette réforme tarifaire aura un impact social significatif, puisqu’elle concernera plus de 2,6 millions de clients sur l’ensemble du territoire national en 2026. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de rendre l’électricité plus accessible, tout en accompagnant la transition énergétique du pays.

À travers cette décision, l’État sénégalais confirme son engagement à concilier justice sociale, soutenabilité économique et réformes structurelles dans un secteur stratégique pour le développement national.

Sonko Diomaye 1200x879 1 360x320

Sénégal : une performance remarquée dans le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 de la Banque mondiale

Le Sénégal franchit une étape significative dans la mise en œuvre de son Agenda national de transformation économique et sociale, en intégrant pour la première fois le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 du Groupe de la Banque mondiale. Le pays se classe 8ᵉ sur 27 pays évalués en Afrique, confirmant l’impact tangible des réformes engagées par l’État pour améliorer durablement le climat des affaires.

Cette performance intervient dans un contexte de transition politique maîtrisée et témoigne d’une réelle cohérence entre la vision stratégique portée par les plus hautes autorités de l’État et l’action publique opérationnelle. Elle consacre une volonté affirmée de refonder l’environnement des affaires autour de principes clés : transparence, simplification administrative, équité, efficacité des politiques publiques et attractivité de l’investissement productif.

Une méthodologie rénovée et plus inclusive

Publié ce jour, le rapport Business Ready 2025 constitue la deuxième édition d’une méthodologie entièrement renouvelée, appelée à succéder définitivement à l’ancien classement Doing Business. Contrairement à ce dernier, B-Ready adopte une approche plus équilibrée et orientée vers l’impact réel des réformes, en évaluant à la fois le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’effectivité de leur mise en œuvre.

Le Sénégal fait partie des 51 nouvelles économies intégrées à la phase pilote de cette initiative, prévue sur trois ans. Dans ce cadre, le pays se distingue par un score global encourageant, le positionnant devant plusieurs économies de référence du continent, dont la Côte d’Ivoire.

La reconnaissance d’un effort structurel de long terme

Le classement obtenu reflète les avancées notables réalisées dans plusieurs domaines structurants, notamment la modernisation des procédures administratives, l’amélioration de la gouvernance économique, la facilitation de l’investissement privé et le renforcement de l’équité dans l’accès aux opportunités économiques.

Au-delà du classement, cette reconnaissance internationale conforte la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, et renforce son ambition de devenir un pôle économique compétitif et inclusif en Afrique de l’Ouest.

À l’heure où les autorités sénégalaises poursuivent la mise en œuvre de réformes structurelles, le rapport B-Ready 2025 apparaît comme un signal positif et un levier supplémentaire pour accélérer la transformation économique et sociale du pays, au service de la croissance, de l’emploi et de la création de valeur nationale.

IMG 20251229 WA0014 1140x570 1 360x320

Sénégal vs Bénin : un match crucial pour Pape Thiaw et les Lions de la Téranga.

À la veille d’un rendez-vous décisif, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, s’est présenté ce lundi en conférence de presse aux côtés de son défenseur Moussa Niakhaté, en prélude à la rencontre face au Bénin. Un match comptant pour la troisième et dernière journée de la phase de groupes de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, au cours duquel les Lions joueront une place stratégique.

Avec quatre points au compteur, le Sénégal est en position favorable mais devra impérativement s’imposer pour assurer la première place du groupe D et aborder la suite de la compétition dans les meilleures conditions. Conscient de l’enjeu, Pape Thiaw a insisté sur la nécessité d’aborder cette rencontre avec sérénité et rigueur.
« Nous préparons ce match avec beaucoup de calme et de sérieux. Il faudra livrer un grand match demain contre le Bénin », a-t-il affirmé devant les médias.

Le technicien sénégalais a également évoqué les aspects offensifs du jeu, reconnaissant un manque d’efficacité depuis le début du tournoi. Selon lui, les attaquants travaillent activement pour corriger ces insuffisances et gagner en réalisme face au but, un facteur clé dans une rencontre à fort enjeu.

Interrogé sur la situation de Ismaïla Sarr, Pape Thiaw a admis que l’ailier n’a pas encore retrouvé l’ensemble de ses sensations, tout en se montrant confiant quant à un retour rapide à son meilleur niveau. « Nous savons ce qu’Ismaïla peut apporter à l’équipe. Il travaille dur et nous espérons le voir décisif très bientôt », a-t-il souligné.

De son côté, Moussa Niakhaté a appelé à une élévation du niveau de jeu collectif. « Nous devrons hausser notre niveau face au Bénin. Nous sommes là pour gagner chaque match et respecter tous les adversaires », a déclaré le défenseur, rappelant l’état d’esprit conquérant qui anime le groupe.

Cette confrontation s’annonce donc déterminante pour les Lions de la Téranga, qui visent non seulement la qualification, mais aussi la confirmation de leur statut de favori dans cette CAN 2025. Une victoire permettrait au Sénégal de conclure la phase de groupes en tête et d’aborder les phases à élimination directe avec confiance et ambition.

IMG 20251223 WA0217 jpg 360x320

CAN 2025 : le Sénégal s’offre le Botswana et réussit des débuts de rêve.

Champion d’Afrique en titre, le Sénégal a parfaitement lancé sa Coupe d’Afrique des Nations 2025 en dominant le Botswana lors de son match d’ouverture. Sérieux, disciplinés et efficaces, les Lions ont livré une prestation maîtrisée qui confirme leurs ambitions dans cette 35ᵉ édition du tournoi continental.

Dès l’entame, le Sénégal a imposé son rythme, s’appuyant sur une organisation collective solide et une maîtrise technique supérieure. La défense, bien en place, a étouffé les velléités offensives botswanaises, tandis que le milieu de terrain a assuré une circulation fluide du ballon, permettant aux attaquants de se projeter rapidement vers l’avant.

La domination sénégalaise s’est logiquement concrétisée au tableau d’affichage, récompensant une équipe appliquée et réaliste. Face à un Botswana courageux mais limité, les Lions ont su faire preuve de maturité, évitant tout excès de précipitation et gérant intelligemment les temps forts comme les temps faibles de la rencontre.

Au-delà du résultat, cette victoire inaugure une dynamique positive pour la sélection sénégalaise, qui envoie un signal fort à ses concurrents directs. Le sélectionneur peut se satisfaire de l’état d’esprit affiché par ses joueurs, entre rigueur tactique, solidarité défensive et efficacité offensive.

Avec ces débuts réussis, le Sénégal prend une option favorable dans son groupe et confirme son statut de favori. Les Lions entendent désormais capitaliser sur cette performance pour poursuivre leur parcours avec la même exigence et viser, une fois encore, les sommets du football africain.

600321120 1300901605404742 6598436691771299861 n 1200x800 1 360x320

Assemblage de véhicules militaires : au cœur de la première usine du Sénégal.

Le Sénégal vient de franchir un cap stratégique majeur dans le domaine de la défense et de l’industrialisation. Le pays abrite désormais sa première usine d’assemblage de véhicules militaires, une infrastructure inédite inaugurée samedi 13 décembre 2025 par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’unité industrielle ambitionne d’assembler, à terme, 1 000 véhicules militaires par an, destinés essentiellement aux forces armées nationales.

Une implantation stratégique à Diamniadio

Située dans le bâtiment B1 de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), au cœur de Diamniadio, l’usine impressionne dès l’entrée par son dispositif de sécurité strict et son organisation rigoureuse. Accès contrôlé, exigences professionnelles, discipline et propreté irréprochable témoignent du caractère sensible et stratégique du site.

À l’intérieur, les visiteurs découvrent un environnement de travail structuré, moderne et méthodique. Les techniciens, concentrés et disciplinés, évoluent dans un cadre industriel conforme aux standards de l’industrie automobile.

Une première dans la sous-région ouest-africaine

« Il s’agit de la première usine d’assemblage de véhicules militaires non seulement au Sénégal, mais également dans la sous-région », explique Karamoko Guindo, directeur administratif et des opérations de l’entreprise. Cette implantation marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la souveraineté logistique et opérationnelle des forces de défense.

L’usine assemble principalement des véhicules tactiques KM 450 de la marque Kia, destinés à l’Armée sénégalaise. Ces véhicules robustes sont conçus pour le transport de troupes et les missions opérationnelles en terrains difficiles.

Des véhicules adaptés aux besoins militaires

Dotés de moteurs diesel à quatre cylindres, les véhicules assemblés se distinguent par leur sobriété énergétique, avec une consommation estimée entre 8 et 9 litres aux 100 kilomètres. Un atout majeur pour les opérations militaires, tant en matière de logistique que de coûts d’exploitation.

Selon la direction de l’usine, l’objectif principal est de réduire significativement la dépendance du Sénégal vis-à-vis de fournisseurs étrangers pour l’acquisition de moyens de locomotion militaires, tout en développant une expertise locale durable.

Un processus industriel rigoureux et maîtrisé

L’organisation du travail repose sur une chaîne d’assemblage strictement structurée. Les 28 techniciens sont répartis en équipes spécialisées. À la station 1, les éléments essentiels – cabines, châssis, ponts, radiateurs – sont soigneusement déballés et positionnés à l’aide de grues et de chariots élévateurs.

Les châssis sont ensuite équipés, puis transférés sur le convoyeur par des ponts roulants de trois tonnes. Chaque étape du processus est exécutée avec une précision millimétrée, conformément aux exigences de la technologie automobile moderne.

À la station 3, sous la supervision d’Ousmane Guèye, ancien militaire, sont installés les éléments mécaniques majeurs : moteur, boîte de transfert, arbres de transmission, système d’échappement, ainsi que la caisse et le support de batterie.

Un levier de souveraineté industrielle et sécuritaire

Au-delà de la simple production industrielle, cette usine symbolise une avancée stratégique pour le Sénégal. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer les capacités nationales, créer des emplois qualifiés, transférer des compétences et positionner le pays comme un acteur industriel crédible dans le secteur de la défense en Afrique de l’Ouest.

Avec cette première unité d’assemblage de véhicules militaires, le Sénégal pose les bases d’une industrie de défense nationale structurée, moderne et tournée vers l’avenir.

DIOMAYE ET LES EMIRATS ARABES 1200x731 1 360x320

Sénégal–Émirats arabes unis : une coopération renforcée au plus haut niveau.

Après une série d’échanges avec plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre, la délégation émiratie en visite officielle à Dakar a été reçue par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette audience, tenue au Palais de la République, marque une nouvelle étape dans le raffermissement des relations stratégiques entre le Sénégal et les Émirats arabes unis.

Selon un communiqué de la Présidence, les discussions ont permis de passer en revue un ensemble de projets structurants touchant plusieurs secteurs clés : agriculture, formation des fonctionnaires, digitalisation de l’administration et développement des énergies renouvelables. Des domaines considérés comme prioritaires dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Parmi les points majeurs abordés figure la fabrication et la mise en œuvre d’une centrale de 200 mégawatts, un projet d’envergure qui témoigne de la volonté partagée d’approfondir un partenariat énergétique durable et innovant. Cette initiative s’inscrit dans l’ambition du Sénégal d’accroître sa capacité de production tout en diversifiant ses sources d’énergie.

La rencontre entre le chef de l’État et la délégation émiratie reflète ainsi une dynamique bilatérale en pleine consolidation, portée par un intérêt commun pour les investissements structurants et les solutions technologiques de nouvelle génération. Une coopération qui, selon la Présidence, continue de se renforcer au service du développement et des perspectives économiques du Sénégal.

Industrie turquie 1200x800 jpg 360x320

Coopération Sénégal–Türkiye : Serigne Guèye Diop salue une relation bilatérale en pleine transformation.

transformation

La visite d’une délégation turque à Dakar marque une nouvelle étape dans la dynamique diplomatique et économique entre le Sénégal et la Türkiye. À l’issue de cette mission, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a dressé un bilan optimiste d’une coopération en profond renouvellement, allant des investissements industriels à la réduction du déficit commercial, en passant par la mise en place d’un cadre juridique modernisé.

Depuis le début de l’année 2025, l’agenda stratégique entre Dakar et Ankara connaît une intensification notable. Sous l’impulsion du chef de l’État, la relation bilatérale s’est renforcée à travers une série d’échanges de haut niveau : la visite du Premier ministre en septembre, suivie de missions techniques et économiques, dont celle récemment conduite par Serigne Guèye Diop.
« Cette visite est la conséquence logique d’une série d’engagements. Elle démontre que la Türkiye est fortement engagée à relever les défis économiques avec nous », a déclaré le ministre.

La présence, à Dakar, de 37 chefs d’entreprises turques accompagnant le ministre turc du Commerce illustre la volonté d’Ankara de consolider sa présence économique au Sénégal. « Cela montre que ce pays a une vocation de partenariat avec le Sénégal », a souligné Serigne Guèye Diop, insistant sur la nécessité de transformer cet engouement en investissements concrets.

Le défi est désormais de convaincre les entreprises turques d’investir dans l’industrie sénégalaise, un secteur identifié comme prioritaire dans la stratégie nationale d’industrialisation. Pour cela, le gouvernement mise sur plusieurs axes : la promotion des 45 zones industrielles du Sénégal, l’amélioration de la compétitivité du climat des affaires et surtout la création d’un environnement juridique sécurisé.
« L’ambition est d’établir un cadre réglementaire qui permet aux Turcs d’investir ou de co-investir avec des Sénégalais », a expliqué le ministre.

Cette dynamique bilatérale ouvre la voie à des partenariats structurants dans des domaines tels que les infrastructures, la production industrielle, l’agro-industrie ou encore les services logistiques. Elle pourrait aussi contribuer significativement à la réduction du déficit commercial entre les deux pays, encore favorable à la Türkiye.

Avec cette séquence diplomatique dense, le Sénégal et la Türkiye semblent engagés dans une phase de coopération plus stratégique, plus équilibrée et orientée vers des résultats tangibles. Les prochains mois devraient permettre de mesurer l’impact réel de ces engagements sur l’économie sénégalaise comme sur les relations entre les deux nations.

Diomaye comemoration 1200x832 jpg 360x320

Sénégal : Hommage solennel aux tirailleurs de Thiaroye en présence des présidents Bassirou Diomaye Faye et Adama Barrow.

Sous un climat frais et silencieux, le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et son homologue gambien, Adama Barrow, ont présidé ce lundi une cérémonie de commémoration en hommage aux tirailleurs sénégalais tombés lors du drame de Thiaroye en 1944. L’événement, organisé devant le monument dédié aux soldats victimes, a été marqué par un moment de recueillement et le dépôt de gerbes de fleurs par les deux chefs d’État.

Autour d’eux, une importante délégation de responsables politiques et militaires de la sous-région avait fait le déplacement, soulignant la portée régionale et historique de cette tragédie. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment le vice-président de la Côte d’Ivoire, Thiémoko Meyliet Koné, Komi Sélom Klassou, président de l’Assemblée nationale du Togo, ainsi que des représentants officiels du Mali, de la Mauritanie, des Comores et du Tchad.

Du côté sénégalais, les forces de défense et de sécurité étaient fortement représentées, avec la présence du chef d’État-major général des armées, le général Mbaye Cissé, et du Haut commandant de la gendarmerie, directeur de la justice militaire, le général Martin Faye. Leur participation a rappelé l’importance du rôle des institutions militaires dans la sauvegarde de la mémoire nationale.

Les habitants de Thiaroye, qui considèrent ce lieu comme un symbole de résistance et de dignité, ont également assisté à la cérémonie. Ils ont exprimé leur gratitude envers les autorités sénégalaises pour les efforts entrepris ces dernières années en matière de reconnaissance historique et de réhabilitation de la mémoire des tirailleurs.

Dans son message, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de préserver cette mémoire collective et de « continuer la quête de vérité historique afin d’honorer ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté ». Le président gambien, quant à lui, a salué la solidarité entre les peuples de la sous-région et rappelé l’importance de transmettre cette histoire aux jeunes générations.

Chaque année, la commémoration du massacre de Thiaroye rappelle un événement longtemps passé sous silence : le soulèvement de tirailleurs démobilisés réclamant leurs droits, qui s’est conclu par une répression meurtrière en décembre 1944. Cette tragédie constitue aujourd’hui un enjeu majeur de mémoire et de justice historique au Sénégal comme en Afrique de l’Ouest.

La cérémonie de ce lundi s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts visant à faire de Thiaroye un lieu de transmission, de reconnaissance et de réconciliation avec un passé douloureux mais essentiel à comprendre.

WhatsApp Image 2025 11 19 at 14 56 11 360x320

Sénégal : un hiver plus frais attendu après plusieurs années de chaleur anormale.

Après plusieurs années marquées par des hivers plus chauds que la moyenne, le Sénégal s’apprête à connaître, dans les prochaines semaines, un retour à des conditions climatiques plus proches des normes saisonnières. C’est ce que révèle le dernier bulletin publié par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), qui annonce un rafraîchissement progressif à partir du mois de janvier 2026.

Un retour vers les normales climatiques 1991-2020

Selon l’Anacim, les prévisions pour le trimestre décembre 2025 – février 2026 s’alignent globalement sur les moyennes climatologiques de référence (1991-2020).
Le mois de décembre 2025 devrait encore afficher des températures légèrement supérieures aux normales, mais la tendance s’inversera dès les premiers jours de janvier, marquant une transition vers un hiver plus frais et plus conforme au climat sénégalais.

Les zones côtières en première ligne du rafraîchissement

Le changement de temps sera d’abord perceptible sur le littoral.
Dans des villes comme Saint-Louis, Thiès ou Dakar, la chaleur modérée qui domine encore en décembre laissera progressivement place à des températures plus fraîches. Les soirées et les matinées de janvier seront particulièrement marquées par cette baisse.

Les régions nord du pays — déjà connues pour leurs nuits parfois froides — devraient également enregistrer une baisse plus nette des températures au fil des semaines.

Un refroidissement plus graduel à l’intérieur du pays

À l’intérieur du territoire, la transition sera plus progressive.
Les régions du centre, telles que Kaolack, Fatick, Kaffrine, Diourbel ou Louga, connaîtront un mois de décembre encore légèrement chaud. Mais les températures devraient rejoindre les valeurs usuelles en janvier et février, avec un rafraîchissement nocturne de plus en plus perceptible.

Cette évolution graduelle s’explique par l’influence décroissante de l’océan Atlantique au fur et à mesure que l’on s’enfonce dans le cœur du pays.

Février : l’installation de l’hiver sénégalais

Le mois de février 2026 devrait confirmer l’installation définitive de l’hiver sénégalais.
Les prévisions font état de moyennes comprises entre :

  • 26 et 30°C sur le littoral,

  • 30 à 34°C dans le centre et l’intérieur,

  • 32 à 35°C dans la partie orientale du pays.

Ces valeurs, considérées comme normales pour cette période, trancheront néanmoins avec les hivers plus doux observés ces dernières années, marqués par une hausse persistante des températures minimales.

Un signal important dans le contexte du changement climatique

Ce retour à des conditions hivernales plus traditionnelles reste à interpréter avec prudence.
S’il témoigne d’un rééquilibrage ponctuel, l’Anacim rappelle que le Sénégal, à l’image de nombreux pays sahéliens, fait face depuis plus d’une décennie à une tendance générale au réchauffement, perceptible notamment dans l’augmentation des températures nocturnes.

Le rafraîchissement annoncé ne remet donc pas en cause les impacts durables du changement climatique, mais il pourrait offrir un répit temporaire après plusieurs saisons anormalement chaudes.