La Côte d’Ivoire a fait le choix, depuis 2012, de stabiliser son secteur cacao en optant pour la vente anticipée. Ce mécanisme permet de fixer un prix garanti connecté aux fluctuations du marché international.
L’État s’est également engagé à reverser aux producteurs un prix garanti représentant, au minimum, 60 % des cours mondiaux. Cette règle a toujours été respectée, et c’est encore le cas pour la campagne 2026/27.
En seulement quatre mois, le pays a vendu 1,1 million de tonnes de contrats d’exportation aux multinationales, une opération qui s’étalait habituellement sur neuf mois les années précédentes. Durant cette période de vente gérée par Le Conseil du Café-Cacao, le marché mondial subissait une chute de près de 70 % en raison de la conjoncture économique, affichant des prix compris entre 1 680 F CFA/kg et 2 138 F CFA/kg.
Certes, les cours mondiaux s’affichent aujourd’hui à 4 300 livres sterling (soit environ 3 284 F CFA/kg). Il faut cependant rappeler que cette embellie n’a débuté qu’en août, alors que la Côte d’Ivoire avait déjà clôturé ses ventes de contrats en juillet.
« La Côte d’Ivoire, tout comme les autres pays producteurs, ne fixe pas les prix du cacao sur le marché mondial : elle les subit, et personne ne peut prédire l’avenir sur ce marché », confie cet observateur sous couvert d’anonymat.
Le prix garanti de 1 200 F CFA arrêté par l’État ivoirien reflète donc la réalité du marché au moment des ventes. Il cadre parfaitement avec la promesse gouvernementale d’octroyer 60 % de la valeur des cours mondiaux.
C’est le montant maximum que la Côte d’Ivoire pouvait fixer dans le contexte des ventes réalisées entre mars et juin 2026. S’il est rigoureusement respecté sur le terrain par l’ensemble des acheteurs et des pisteurs, ce tarif assurera des revenus décents aux producteurs ivoiriens tout au long de cette nouvelle campagne.
Source : APANews.

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