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Coupe du monde 2026: le Maroc s’en sort contre Haïti et se qualifie en 16es de finale, le Brésil termine en tête.

Les Lions de l’Atlas ont dû batailler mais ils seront bien au rendez-vous des 16es de finale. Au coude-à-coude avec le Brésil en tête du groupe, le Maroc a eu la vie dure face à une surprenante équipe haïtienne qui a mené au score à deux reprises, le 24 juin à Atlanta, mais a finalement fait craquer les Grenadiers en fin de match pour décrocher sa qualification.

Contre Haïti, pourtant déjà éliminé de cette Coupe du monde, les hommes de Mohamed Ouahbi se sont fait peur dans les premières minutes du match. Preuve une fois de plus que tout est possible dans le football et encore davantage dans une Coupe du monde. Après un premier coup franc dangereux obtenu par Haïti devant la surface et tiré juste au-dessus du cadre par Bellegarde (6e), les Grenadiers ont surpris le Maroc en ouvrant le score contre toute attente.

Le très bon travail de Duverne sur le côté droit suivi d’un centre devant le but a permis à Lenny Joseph de tromper Bounou d’une talonnade qui a rebondi sur le dos du gardien marocain avant de rentrer dans le but (10e, 0-1). Un début de match dont se seraient bien passés les Lions de l’Atlas, d’autant plus que le Brésil venait d’ouvrir le score contre l’Écosse quelques instants plus tôt après une énorme erreur de relance qui a profité à Vinicius Junior (7e, 0-1).

Les Lions de l’Atlas ont tardé à retrouver leur efficacité pour égaliser rapidement alors que les tentatives se sont enchaînées sur le but de Johny Placide, à l’image de la lourde frappe non cadrée d’El Kaabi à bout portant (13e) ou encore du double arrêt spectaculaire du gardien haïtien devant Hakimi puis El Kaabi (30e). Les Marocains ont pris leur temps, mais la délivrance est finalement venue du pied d’Achraf Hakimi qui a égalisé après un ballon mal détourné par Placide devant sa cage (39e, 1-1).

Le rythme de la rencontre est devenu complètement fou à la fin du premier acte lorsque Wilson Isidor a signé l’un des plus beaux buts du Mondial jusqu’à présent avec une frappe somptueuse qui a trouvé la lucarne de Bounou (43e, 1-2). Saibari lui a répondu sans attendre pour ne pas laisser les siens douter trop longtemps d’un tir au ras du poteau de Placide (45e+1, 2-2) et conclure une première période emballante et animée.

Source : RFI.

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Libye-Maroc: renforcement des liens dans les exportations et l’investissement.

Rabat et Tripoli renforcent leur coopération économique

Le Maroc et la Libye franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations économiques. Réunis à Rabat, les représentants de la Libyan Export Development Authority (LEDA) et de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE) ont signé un mémorandum d’entente destiné à stimuler les échanges commerciaux, encourager les investissements croisés et favoriser le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays.

Cette initiative intervient dans un contexte de relance des partenariats économiques au sein du Maghreb, où les gouvernements cherchent à exploiter davantage les complémentarités existantes entre leurs économies afin de soutenir la croissance et l’intégration régionale.

Un partenariat axé sur les exportations et l’investissement

L’accord prévoit la mise en place d’un cadre de coopération visant à faciliter l’accès des entreprises libyennes et marocaines aux marchés respectifs des deux pays.

Dans cette perspective, les deux agences travailleront conjointement à l’organisation de missions commerciales, de forums économiques, de salons professionnels et de programmes de formation destinés aux opérateurs économiques. Elles entendent également renforcer le partage d’informations stratégiques, réaliser des études de marché communes et développer des mécanismes de veille économique afin d’identifier de nouvelles opportunités d’affaires.

L’objectif affiché est de créer un environnement plus favorable aux échanges commerciaux et à l’investissement, tout en améliorant la connaissance mutuelle des potentialités économiques de chaque pays.

Deux économies aux atouts complémentaires

Cette coopération intervient à un moment où la Libye poursuit ses efforts de diversification économique. Longtemps dépendante des revenus du pétrole et du gaz, l’économie libyenne cherche aujourd’hui à attirer davantage d’investissements dans des secteurs tels que les infrastructures, la logistique, l’industrie manufacturière, les services et les technologies.

De son côté, le Maroc s’est imposé ces dernières années comme l’un des principaux hubs économiques du continent africain. Grâce à son expérience en matière de promotion des exportations, d’attraction des investissements étrangers et d’intégration aux marchés africains, européens et moyen-orientaux, le royaume dispose d’un savoir-faire susceptible d’intéresser les acteurs économiques libyens.

Les entreprises marocaines pourraient quant à elles bénéficier des opportunités offertes par la reconstruction progressive de la Libye et par les besoins importants du pays dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les transports, le bâtiment, les services et les infrastructures.

Favoriser des partenariats concrets entre opérateurs économiques

Au-delà du cadre institutionnel, les deux organismes souhaitent encourager le développement de collaborations directes entre entreprises. L’ambition est de transformer les engagements officiels en projets économiques concrets capables de générer des investissements, des emplois et des transferts de compétences.

Les autorités des deux pays considèrent que la coopération entre les secteurs privés constitue un levier essentiel pour renforcer durablement les relations économiques bilatérales et créer davantage de valeur ajoutée.

Cette dynamique pourrait également permettre aux entreprises libyennes de bénéficier de l’expertise marocaine en matière d’organisation industrielle, de logistique et de développement commercial, tandis que les entreprises marocaines pourraient accéder à un marché en pleine reconstruction présentant d’importantes perspectives de croissance.

Un enjeu plus large pour l’intégration économique du Maghreb

Au-delà de ses retombées bilatérales, cet accord est présenté comme une contribution aux efforts visant à renforcer les échanges économiques au sein du Maghreb.

Malgré une proximité géographique, culturelle et historique importante, les échanges commerciaux intra-maghrébins demeurent parmi les plus faibles au monde en proportion du commerce global des pays de la région. Les experts soulignent régulièrement que les économies maghrébines disposent pourtant de nombreuses complémentarités susceptibles de favoriser une intégration économique plus poussée.

Les contraintes logistiques, les barrières administratives et la mise en œuvre limitée de certains mécanismes de coopération régionale continuent toutefois de freiner l’exploitation de ce potentiel.

Le défi de la mise en œuvre

Si la signature de cet accord marque une avancée significative, son succès dépendra essentiellement de sa concrétisation sur le terrain. Les missions économiques, les rencontres d’affaires, les investissements réalisés et les partenariats conclus constitueront les principaux indicateurs de son efficacité.

Pour la Libye, l’enjeu consiste à accélérer son intégration dans les réseaux commerciaux et économiques nord-africains tout en diversifiant son économie. Pour le Maroc, il s’agit de consolider sa présence dans un marché à fort potentiel et de renforcer son rôle d’acteur économique majeur dans la région.

À travers ce rapprochement, Rabat et Tripoli affichent leur volonté de faire de la coopération économique un moteur de développement partagé et un levier de rapprochement entre les économies maghrébines.

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Classement BAD (2010-2024) : Le Maroc détrône l’Afrique du Sud et devient le nouveau géant industriel africain

Selon le dernier rapport de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) publié par la Banque africaine de développement (BAD), la carte manufacturière du continent subit un bouleversement historique. Porté par une décennie de réformes agressives, le Maroc s’empare de la première place, reléguant l’Afrique du Sud au second rang.
C’est une véritable secousse économique qui vient redéfinir les équilibres du continent africain. L’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA), un rapport de référence élaboré conjointement par la BAD, l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI), a livré son verdict sur la période 2010-2024. Pour la toute première fois, l’Afrique du Sud perd son statut de leader industriel au profit du Royaume du Maroc.
Avec un score global de 0,8415, le Maroc se hisse sur la plus haute marche du podium, devançant d’une courte tête l’Afrique du Sud, qui affiche un score de 0,8396. Ce basculement est le reflet des trajectoires divergentes suivies par les deux puissances économiques au cours des quatorze dernières années.

Le Top 10 des puissances industrielles africaines (BAD 2010-2024)

Le rapport met en évidence une nette domination des économies d’Afrique du Nord, qui s’adjugent quatre des cinq premières places du peloton de tête :

Rang Pays Score Global (IIA) Points forts sectoriels
1er 🇲🇦 Maroc 0,8415 Automobile, Aéronautique, Énergies renouvelables, Textiles
2e 🇿🇦 Afrique du Sud 0,8396 Métallurgie, Automobile, Machines-outils, Produits chimiques
3e 🇪🇬 Égypte 0,7877 Agroalimentaire, Textiles, Chimie, Matériaux de construction
4e 🇹🇳 Tunisie 0,7714 Composants automobiles & aéronautiques, Électronique, Pharmacie
5e 🇩🇿 Algérie 0,6045 Pétrochimie, Engrais, Industries lourdes
6e 🪘 Maurice 0,5302 Textile haut de gamme, Transformation sucrière, Horlogerie
7e 🇸🇿 Eswatini 0,4955 Agro-industrie (sucre, bois), Textiles
8e 🇸🇪 Sénégal 0,4655 Chimie (ICS), Cimenteries, Agroalimentaire
9e 🇳🇬 Nigeria 0,4555 Raffinage, Ciment, Agro-industrie, Biens de consommation
10e 🇰🇪 Kenya 0,4485 Assemblage automobile, Matériaux, Agroalimentaire
Le Maroc : Le triomphe de la stratégie des écosystèmes

La consécration du Maroc n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’une politique industrielle à long terme initiée au début des années 2010. En misant sur la création d’« écosystèmes industriels », le Royaume a réussi à attirer des investissements directs étrangers (IDE) massifs et à s’insérer durablement dans les chaînes de valeur mondiales.
Aujourd’hui, le pays s’impose comme un hub incontournable dans des secteurs de haute technicité, notamment l’automobile (devenu le premier producteur de voitures de tourisme sur le continent avec des géants comme Renault et Stellantis) et l’aéronautique (plus de 140 entreprises opérant comme fournisseurs pour Boeing ou Airbus). Cette diversification, appuyée par des infrastructures de classe mondiale à l’image du complexe portuaire Tanger Med, a permis au tissu industriel marocain d’afficher une résilience remarquable.

L’Afrique du Sud freinée, la Tunisie et le Sénégal se distinguent

À l’inverse, l’Afrique du Sud subit les contrecoups d’une décennie compliquée. Bien que le pays conserve une base manufacturière solide, sa dynamique a été lourdement freinée par des crises énergétiques persistantes (notamment les délestages massifs d’Eskom), des tensions logistiques et les difficultés de la reprise post-Covid-19.
Au-delà du duel de tête, le rapport met en lumière la performance remarquable de la Tunisie (4e). En dépit d’un contexte macroéconomique parfois difficile, l’industrie tunisienne démontre une forte résilience, portée par ses secteurs phares des composants électroniques, mécaniques et pharmaceutiques. L’Afrique de l’Ouest tire également son épingle du jeu grâce au Sénégal (8e), qui intègre le Top 10 continental grâce au dynamisme de ses cimenteries, de ses industries chimiques et de son secteur agroalimentaire en pleine modernisation.

Un message clair pour le reste du continent

Au-delà des chiffres, ce classement de la BAD trace une feuille de route pour le reste des nations africaines. Il démontre que l’industrialisation moderne ne dépend plus uniquement de la possession de matières premières brutes, mais de la capacité des États à transformer ces ressources sur place, à moderniser leurs cadres réglementaires et à investir dans le capital humain.
Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) entre dans sa phase active, les performances de ce Top 10 prouvent que la clé de l’émergence économique africaine réside, plus que jamais, dans la valeur ajoutée « Made in Africa ».

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Procès des supporters sénégalais au Maroc : un tournant attendu en appel.

L’affaire des supporters sénégalais détenus au Maroc entre dans une phase décisive. Ce lundi 13 avril 2026, leur procès en appel s’ouvre à Rabat, dans un climat de forte attention médiatique et diplomatique.

Une procédure marquée par les reports

Initialement prévue le 16 mars, l’audience avait été renvoyée à la demande conjointe du parquet et de la partie civile marocaine, prolongeant une procédure déjà suivie de près au Sénégal comme au Maroc.

Ce report a suscité des critiques du côté de la défense. L’avocat des prévenus, Patrick Kabou, dénonce un allongement injustifié de la procédure, estimant qu’il « prolonge inutilement » l’attente des détenus, en quête d’une issue rapide.

Une audience aux enjeux multiples

Au-delà du cadre judiciaire, cette audience en appel constitue une étape déterminante. Elle pourrait redéfinir l’issue d’un dossier devenu particulièrement sensible, tant sur le plan juridique que diplomatique.

Entre la mobilisation des familles, la pression de l’opinion publique et les implications pour les relations entre Dakar et Rabat, l’affaire dépasse désormais le seul cadre des faits reprochés.

Une décision très attendue

Ce procès est scruté comme un moment charnière. Son issue pourrait non seulement sceller le sort des prévenus, mais aussi influencer la perception des relations entre les deux pays.

Dans ce contexte, la décision de la juridiction d’appel est attendue avec une attention particulière, tant par les proches des détenus que par les observateurs des dynamiques régionales.

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CAN 2025 : la CAF attribue officiellement le titre au Maroc après une finale sous tension.

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement tranché. Dans un communiqué publié ce mardi, l’instance a déclaré le Maroc vainqueur de la CAN 2025, mettant ainsi un terme à la controverse née de la finale face au Sénégal.

Une réserve marocaine jugée recevable

La décision fait suite à une réserve introduite par la fédération marocaine, examinée par le Jury d’appel de la CAF. Après délibération, celle-ci a été jugée recevable, entraînant des conséquences immédiates sur l’issue de la rencontre.

L’équipe nationale du Sénégal a été déclarée forfait, et le match homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc, conformément aux règlements en vigueur dans les compétitions africaines.

Le départ des Lions de la Teranga au cœur de la sanction

Au centre de cette affaire figure le comportement des Lions de la Teranga, qui avaient quitté la pelouse avant le coup de sifflet final, en signe de protestation contre le déroulement de la rencontre.

Pour la CAF, une telle attitude constitue une infraction claire aux règles disciplinaires. L’instance rappelle en effet que toute équipe abandonnant le terrain sans l’autorisation de l’arbitre est automatiquement considérée comme perdante.

Dans son communiqué, la CAF précise : « Le Jury d’appel a décidé de déclarer l’équipe du Sénégal forfait, le résultat étant entériné sur le score de 3-0 en faveur du Maroc ».

Une application stricte du règlement

La décision s’appuie sur les dispositions réglementaires encadrant les compétitions continentales. Celles-ci prévoient explicitement qu’un abandon de match entraîne une défaite par forfait, généralement entérinée par un score de 3-0.

Cette application stricte du règlement vise à préserver l’intégrité des compétitions et à garantir le respect des décisions arbitrales, même en cas de contestation.

Une finale polémique, un dénouement officiel

Avec cette décision, la CAF met un point final à une finale particulièrement tendue, marquée par des contestations et une interruption prématurée du match. Le Maroc est ainsi officiellement sacré champion d’Afrique 2025.

Ce dénouement, bien que conforme aux règlements, intervient dans un climat de polémique, illustrant les tensions persistantes autour de l’arbitrage et de la gestion des grandes compétitions sur le continent.

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Sénégal : l’État mobilisé pour le rapatriement de supporters condamnés au Maroc.

En déplacement à Fatick dans le cadre d’une rencontre d’échanges avec des militants de Pastef sur les prochaines élections territoriales, le secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur a évoqué la situation des supporters sénégalais condamnés au Maroc.

Face aux inquiétudes suscitées par cette affaire, Amadou Chérif Diouf s’est voulu rassurant, affirmant que les autorités sénégalaises restent pleinement mobilisées pour obtenir leur retour au pays.

Une action diplomatique en cours

Selon le membre du gouvernement, des démarches sont engagées à haut niveau, sous l’impulsion des autorités de l’État. « Depuis le début de cette affaire, nous travaillons en étroite collaboration, sur instruction du président de la République et du Premier ministre, afin de trouver une issue favorable », a-t-il déclaré.

Il a insisté sur la continuité des efforts diplomatiques et administratifs : « Nous travaillons sans relâche pour permettre à ces jeunes de regagner le Sénégal ».

Des condamnations liées à des violences lors de la CAN

Les dix-huit supporters sénégalais ont été condamnés à la suite d’incidents survenus au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat. Ces violences ont éclaté en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2026, disputée le 18 janvier 2026 entre le Sénégal et le Maroc, pays hôte.

La rencontre s’était soldée par une victoire des Lions du Sénégal sur le score de 1-0, dans un contexte marqué par des tensions en tribunes.

Entre espoir et attente

Alors que les familles des condamnés restent dans l’attente d’une issue, les déclarations officielles laissent entrevoir une possible évolution du dossier. La résolution de cette situation dépendra toutefois des discussions en cours entre Dakar et Rabat, dans un cadre à la fois judiciaire et diplomatique.

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Mondial 2030 : les acteurs économiques marocains, espagnols et portugais en ordre de bataille.

Le Forum d’affaires Maroc–Espagne–Portugal consacré à la Coupe du monde de football 2030 a rassemblé à Salé un large éventail d’entreprises issues des trois pays coorganisateurs. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de préparation du tournoi, que Rabat, Madrid et Lisbonne ambitionnent de transformer en catalyseur de développement économique et d’intégration régionale.

Des représentants de grandes entreprises, de PME et de start-up évoluant dans les secteurs stratégiques des grands événements sportifs internationaux ont pris part aux échanges. Infrastructures, transports, tourisme, hôtellerie, logistique, innovation technologique et services numériques figuraient parmi les domaines au cœur des discussions.

Capitaliser sur l’expérience et mutualiser les compétences

Les participants ont examiné les modalités de coordination nécessaires pour garantir une organisation fluide et efficiente du Mondial 2030. L’accent a été mis sur la mutualisation des expertises et le partage des meilleures pratiques entre les trois pays.

L’expérience récente du Maroc dans l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2025 a servi de référence. Les intervenants ont souligné les enseignements tirés en matière de planification, de gestion des infrastructures, de mobilisation des partenaires privés et d’optimisation des retombées économiques.

Une approche intégrée pour un impact durable

Au-delà de la réussite sportive, les débats ont mis en lumière l’enjeu d’un héritage durable. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une planification intégrée, combinant investissements structurants, innovation technologique et responsabilité environnementale.

La collaboration étroite entre acteurs publics et privés apparaît comme un levier essentiel pour maximiser l’impact social et économique du tournoi. L’objectif affiché est de faire du Mondial 2030 non seulement un événement sportif de portée mondiale, mais également un moteur de transformation pour les économies marocaine, espagnole et portugaise.

À travers ce forum, les trois pays confirment leur volonté d’inscrire la Coupe du monde 2030 dans une vision stratégique commune, fondée sur la coopération, la compétitivité et la création de valeur à long terme.

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Simandou Academy : la Guinée et le Maroc renforcent leur coopération pour former une élite académique et technique.

La République de Guinée a franchi une nouvelle étape dans le renforcement de la coopération académique Sud-Sud avec le Royaume du Maroc, à travers la signature d’un partenariat stratégique dédié à la formation d’un capital humain d’excellence. La cérémonie officielle s’est tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la conduite de Djiba Diakité, ministre, directeur de cabinet de la Présidence de la République et président du Comité stratégique de Simandou.

L’accord a été signé entre le Service national des bourses extérieures (SNABE) et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) du Royaume du Maroc. Il s’inscrit dans le cadre du déploiement de Simandou Academy, un pilier structurant du Programme Simandou 2040, destiné à accompagner la transformation économique et industrielle de la Guinée.

Un partenariat au cœur de la stratégie Simandou 2040

La signature de cette convention marque la volonté des autorités guinéennes de placer la formation, la recherche et l’innovation au centre du développement du projet Simandou, considéré comme l’un des leviers majeurs de croissance du pays. À travers Simandou Academy, l’objectif est de doter la Guinée de compétences hautement qualifiées, capables de répondre aux besoins des secteurs stratégiques, notamment les mines, l’ingénierie, les sciences, les technologies et la gouvernance des grands projets.

L’Université Mohammed VI Polytechnique, reconnue pour son expertise dans les domaines de la recherche appliquée, de l’innovation industrielle et de la formation de haut niveau, apportera son savoir-faire académique et scientifique. Le SNABE, pour sa part, assurera la coordination et la mise en œuvre des mécanismes de bourses et d’accompagnement des bénéficiaires guinéens.

Une coopération académique Sud-Sud en pleine consolidation

La cérémonie s’est déroulée en présence des conseillers de la Présidence de la République, de l’ambassadeur du Royaume du Maroc en République de Guinée, des cadres du SNABE, ainsi que d’une importante délégation de l’UM6P et des membres du Conseil d’administration du SNABE. Cette mobilisation institutionnelle témoigne de l’importance stratégique accordée à ce partenariat par les deux pays.

Au-delà de la formation individuelle, cet accord ambitionne de poser les bases d’une coopération durable entre institutions guinéennes et marocaines, fondée sur le partage d’expertise, la recherche conjointe et le développement de solutions adaptées aux réalités africaines. À travers Simandou Academy, la Guinée affirme ainsi son choix d’investir dans le capital humain comme moteur essentiel de sa souveraineté économique et de son développement à long terme.

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WAFCON 2026 : l’Afrique du Sud dément toute reprise de l’organisation et réaffirme le rôle du Maroc.

Pretoria clarifie les propos du vice-ministre et appelle à la prudence institutionnelle

Le ministre sud-africain des Sports, des Arts et de la Culture, Gayton McKenzie, est monté au créneau pour clarifier la position officielle de son pays concernant la Coupe d’Afrique des Nations Féminine TotalEnergies 2026 (WAFCON). Cette mise au point intervient après des déclarations du vice-ministre, largement relayées, qui ont alimenté des spéculations sur une éventuelle reprise de l’organisation du tournoi par l’Afrique du Sud, initialement attribuée au Maroc.

Dans un communiqué officiel, le ministre a tenu à dissiper toute ambiguïté, rappelant que la désignation de l’hôte de la compétition demeure inchangée.

Le Maroc reste l’hôte officiellement désigné

Gayton McKenzie a souligné qu’aucune décision formelle n’a été prise en vue d’un déplacement du tournoi et que le Maroc conserve pleinement son statut de pays hôte de la WAFCON 2026.

« À ce stade, aucune décision officielle n’a été prise pour déplacer le tournoi, et le Maroc reste l’hôte officiellement désigné de la Coupe d’Afrique des Nations Féminine 2026 », a précisé le ministre.

Il a ajouté que la Confédération africaine de football (CAF) n’a engagé aucune procédure visant à examiner un changement d’hôte, même si des échanges internes liés à l’état d’avancement des préparatifs peuvent exister, comme c’est habituellement le cas pour les grandes compétitions continentales.

Une disponibilité de principe, strictement encadrée

Le ministre sud-africain a toutefois reconnu que son pays avait exprimé une disponibilité de principe pour soutenir la CAF, uniquement dans l’hypothèse où une solution alternative deviendrait nécessaire.

« L’Afrique du Sud a exprimé sa volonté de soutenir la CAF, si nécessaire, dans le cas où des dispositions alternatives pour l’organisation de la WAFCON 2026 devaient être envisagées », a-t-il indiqué.

Cette position, selon lui, ne saurait être interprétée comme une candidature implicite ou une prise en charge anticipée de l’événement. Toute éventuelle implication sud-africaine serait conditionnée au respect strict des procédures institutionnelles et sportives en vigueur.

« Toute organisation du tournoi par l’Afrique du Sud serait soumise aux processus établis par le gouvernement et la gouvernance footballistique, en partenariat avec la Fédération sud-africaine de football (SAFA) et l’ensemble des parties prenantes concernées », a insisté Gayton McKenzie.

Ces processus incluent notamment une confirmation formelle de la CAF, l’approbation des autorités gouvernementales, l’identification et la validation des villes hôtes, l’évaluation de la disponibilité des infrastructures sportives et logistiques, ainsi que la mise en place des garanties financières et organisationnelles requises.

Des propos sortis de leur contexte

Le ministre a également tenu à revenir sur les déclarations du vice-ministre, à l’origine des interprétations hâtives observées ces dernières semaines dans les milieux du football africain.

« Les propos du Vice-Ministre reflètent l’engagement historique du gouvernement sud-africain en faveur du développement du football africain. Ils ne constituent ni une confirmation formelle ni une prise de responsabilité pour l’organisation du tournoi », a-t-il clarifié.

Cette précision vise à mettre un terme aux rumeurs faisant état d’une relocalisation déjà actée de la WAFCON 2026, dans un contexte où la préparation des compétitions féminines suscite une attention croissante à l’échelle continentale.

Coopération avec la CAF et responsabilité institutionnelle

En conclusion, Gayton McKenzie a réaffirmé l’attachement de l’Afrique du Sud à une coopération étroite et responsable avec la CAF, dans le respect des cadres institutionnels établis.

« Le Département, en collaboration avec la SAFA et les parties prenantes concernées, continuera d’échanger avec la CAF de manière structurée et responsable. Toute annonce supplémentaire ne sera faite qu’une fois l’ensemble des processus requis menés à leur terme », précise le communiqué.

Cette sortie officielle vise ainsi à rétablir les faits, à préserver la clarté institutionnelle autour de l’organisation de la WAFCON 2026 et à éviter toute confusion susceptible d’affecter la préparation de cette compétition majeure du football féminin africain.

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Maroc–Sénégal : un partenariat historique érigé en modèle de coopération africaine.

Les relations entre le Royaume du Maroc et la République du Sénégal sont « historiques, profondes et exemplaires ». C’est en ces termes que l’ambassadeur du Maroc à Dakar, Hassan Naciri, a résumé la nature du partenariat liant les deux pays, insistant sur une fraternité sincère entre les peuples, nourrie par des liens humains, spirituels et culturels pluriséculaires.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, publié dans un magazine spécial en juillet 2025, le diplomate a souligné le caractère singulier de cette relation bilatérale, soutenue, selon lui, par « une volonté politique constante des chefs d’État successifs ». Cette dynamique vise à renforcer une coopération mutuellement bénéfique, au service d’une vision partagée pour le développement, la paix et l’unité du continent africain.

Une proximité politique constante au sommet de l’État

Sur le plan politique, Hassan Naciri a mis en avant « une proximité sans équivalent entre les plus hautes autorités des deux pays ». Il a rappelé que, depuis l’indépendance du Sénégal, tous les souverains marocains ont entretenu des relations étroites avec les présidents sénégalais successifs, dans un climat de fidélité, de loyauté et de confiance réciproque.

Cette continuité politique a permis d’ancrer durablement la coopération bilatérale, qu’il s’agisse de concertation diplomatique, de soutien mutuel dans les instances internationales ou de coordination sur les grandes questions africaines.

Des racines historiques profondément ancrées

Revenant sur les fondements historiques de cette relation, l’ambassadeur a rappelé l’engagement précoce du Maroc aux côtés du Sénégal dès les premiers jours de son indépendance. Le Royaume a notamment été, en 1960, coauteur de la résolution relative à l’admission du Sénégal à l’Organisation des Nations Unies.

Il a également évoqué des épisodes symboliques forts, tels que l’accueil réservé à Feu Sa Majesté Mohammed V à l’aéroport de Yoff en 1955, ou encore la participation de citoyens sénégalais à la Marche Verte en 1975, des événements qui ont, selon lui, « scellé une solidarité africaine vivante et durable ».

Une dimension spirituelle et humaine unique

Au-delà des considérations politiques et historiques, Hassan Naciri a mis l’accent sur la profondeur des liens spirituels unissant les deux nations. Ceux-ci reposent sur un islam sunnite malékite, tolérant et profondément enraciné dans les valeurs du soufisme, conférant au partenariat maroco-sénégalais « une profondeur unique, ancrée dans les cœurs autant que dans les institutions ».

Cette proximité se manifeste également sur le plan humain. Le diplomate a souligné l’existence de milliers de familles mixtes issues de mariages entre Marocains et Sénégalais, ainsi qu’une coopération éducative soutenue, marquée par la mobilité de nombreux étudiants poursuivant leurs études dans les universités des deux pays.

Une relation de référence pour l’Afrique

Pour l’ambassadeur du Maroc à Dakar, l’ensemble de ces éléments fait de la relation entre Rabat et Dakar un modèle de coopération en Afrique. Fondée sur un héritage commun solide, une confiance politique durable et une ambition partagée, cette relation illustre, selon lui, ce que peut être un partenariat africain authentique, tourné vers l’avenir et au service des peuples.