Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a lancé un appel fort ce lundi à Dakar, invitant les États africains à bâtir leur intégration sur le socle du savoir et de la science.
S’exprimant lors de la 19ᵉ Assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), couplée à la 5ᵉ Semaine mondiale de la francophonie scientifique, le chef de l’État a plaidé pour une autonomisation intellectuelle du continent africain à travers la recherche et l’enseignement supérieur.
“L’autonomisation de l’Afrique passe d’abord par la maîtrise et la circulation de ses propres savoirs. L’autonomisation des savoirs doit commencer par l’enseignement à tous les niveaux”, a déclaré le président Faye.
Une intégration par le savoir
Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de penser l’intégration africaine au-delà des cadres politiques et économiques, en y intégrant pleinement la dimension éducative et scientifique.
Selon lui, “l’Afrique doit œuvrer à l’unification de ses systèmes d’enseignement supérieur pour bâtir une communauté scientifique solidaire et souveraine”.
Le chef de l’État a également rappelé que la jeunesse africaine, aujourd’hui plus nombreuse que jamais, représente un levier essentiel de transformation. Il a souligné l’importance d’un enseignement supérieur inclusif, capable de favoriser la création, l’innovation et la mobilité académique au sein du continent.
La Francophonie scientifique au service du développement durable
Accueillir la Semaine mondiale de la francophonie scientifique à Dakar témoigne du rôle croissant du Sénégal dans la promotion du savoir au sein de l’espace francophone.
Cette rencontre réunit des recteurs, chercheurs, étudiants et décideurs politiques venus de plusieurs pays, autour des enjeux liés à la recherche appliquée, à la transformation numérique et à la coopération universitaire internationale.
Pour Bassirou Diomaye Faye, il s’agit avant tout de “faire du savoir un instrument de souveraineté”, afin de permettre à l’Afrique de définir elle-même ses priorités de développement, sans dépendance excessive vis-à-vis des modèles extérieurs.
Une vision panafricaine du savoir
En clôturant son allocution, le président a réaffirmé son ambition de voir le Sénégal jouer un rôle moteur dans la construction d’un espace africain de l’enseignement supérieur et de la recherche, où la circulation des savoirs devient le ciment d’une véritable intégration continentale.
“C’est en unifiant nos intelligences que nous pourrons bâtir une Afrique libre, forte et résolument tournée vers l’avenir”, a-t-il conclu.

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