Face à la dégradation de la situation sécuritaire en Iran consécutive aux frappes menées par les États-Unis et Israël contre la République islamique, les autorités guinéennes ont engagé une opération d’urgence visant à assurer la protection et le rapatriement de leurs ressortissants présents sur le territoire iranien.
Sur instruction du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger a mis en place une cellule de crise chargée de coordonner les actions de suivi, d’assistance et d’évacuation des citoyens guinéens exposés aux risques liés au conflit.
Une cellule de crise mobilisée pour suivre la situation
Depuis le déclenchement des hostilités, plusieurs réunions de coordination ont été organisées sous la supervision du ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, afin d’évaluer l’évolution de la situation et de mettre en œuvre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des ressortissants guinéens.
Les autorités diplomatiques guinéennes, en lien avec leurs partenaires et les représentations concernées, ont travaillé à l’identification des personnes les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les familles confrontées à des difficultés de déplacement dans un contexte régional particulièrement tendu.
Cette mobilisation s’inscrit dans la politique de protection consulaire mise en avant par les autorités guinéennes, qui accordent une attention particulière à la sécurité des citoyens vivant à l’étranger en période de crise.
Un premier contingent de 48 Guinéens de retour à Conakry
Les efforts engagés ont permis l’évacuation d’un premier groupe de ressortissants. Selon un reportage diffusé par la télévision nationale, 48 Guinéens sont arrivés à l’aube du jeudi 18 juin 2026 à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.
Ce premier contingent était composé principalement de femmes et d’enfants, considérés comme prioritaires dans le cadre de l’opération de rapatriement. À leur arrivée, de nombreuses scènes d’émotion ont marqué les retrouvailles avec leurs proches, illustrant le soulagement ressenti après plusieurs jours d’incertitude.
Entre gratitude et soulagement
Pour les personnes évacuées, cette opération représente bien plus qu’un simple retour au pays. Plusieurs rapatriés ont exprimé leur reconnaissance envers les autorités guinéennes pour les démarches entreprises dans un contexte particulièrement complexe.
« Aujourd’hui, ma plus grande fierté, c’est d’abord d’être Guinéen. Cette évacuation a été une épreuve difficile pour nous, mais nous remercions sincèrement le Président de la République et le ministre des Affaires étrangères. Ils nous ont véritablement sauvé la vie », a confié l’un des ressortissants rapatriés à son arrivée à Conakry.
Une vigilance maintenue face à l’évolution de la crise
Les autorités guinéennes poursuivent le suivi de la situation des compatriotes qui se trouvent encore en Iran ou dans les zones concernées par les tensions régionales. La cellule de crise reste mobilisée afin de coordonner d’éventuelles nouvelles opérations d’assistance ou d’évacuation selon l’évolution du contexte sécuritaire.
Cette première évacuation témoigne de la volonté de l’État guinéen de renforcer la protection de ses ressortissants à l’étranger et de réagir rapidement face aux crises internationales susceptibles de mettre en danger ses citoyens.

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