BAD : une nouvelle architecture organisationnelle pour renforcer l’efficacité de l’institution.

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La Banque africaine de développement (BAD) s’apprête à mettre en œuvre une nouvelle organisation à compter du 1er septembre 2026. Approuvée par les Conseils d’administration, cette réforme portée par le président Sidi Ould Tah vise à rapprocher les centres de décision des réalités économiques du continent et à améliorer l’efficacité opérationnelle de l’institution.

La nouvelle architecture repose notamment sur deux Managing Directors, six complexes vice-présidentiels et huit Pôles régionaux de croissance. Elle doit permettre de clarifier les responsabilités, de renforcer la coordination entre les différentes structures et d’accélérer la mise en œuvre des opérations de la Banque.

Des pôles régionaux au cœur du dispositif

L’un des principaux changements réside dans le renforcement de l’organisation régionale. Les huit Pôles régionaux de croissance auront vocation à rapprocher davantage la BAD des États membres et des acteurs économiques locaux.

Cette approche doit notamment faciliter l’identification des priorités de développement, le suivi des projets et la mobilisation de financements adaptés aux spécificités de chaque région.

Une gouvernance recentrée

La création de deux postes de Managing Directors constitue également un élément central de la réforme. Cette nouvelle répartition des responsabilités doit contribuer à fluidifier la prise de décision et à renforcer le pilotage des activités de la Banque.

Les six complexes vice-présidentiels compléteront cette organisation en regroupant les principales fonctions stratégiques de l’institution autour de domaines d’intervention clairement définis.

Accélérer l’impact des financements

À travers cette transformation, la BAD entend améliorer sa capacité à répondre aux besoins croissants des économies africaines, notamment en matière d’infrastructures, d’industrialisation, d’énergie, d’agriculture, d’intégration régionale et de développement du secteur privé.

La réforme intervient également dans un contexte où les institutions financières africaines sont appelées à accroître leur capacité de mobilisation de ressources face aux besoins importants du continent en matière de développement.

À partir du 1er septembre 2026, cette nouvelle organisation constituera ainsi l’un des premiers chantiers institutionnels majeurs de la présidence de Sidi Ould Tah. Son efficacité sera notamment évaluée à travers sa capacité à rapprocher la décision du terrain, accélérer l’exécution des projets et renforcer l’impact des interventions de la BAD.