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Mondial 2026 : battu par la Norvège, le Sénégal compromet sérieusement ses chances de qualification.

Le Sénégal traverse une phase délicate dans cette Coupe du monde 2026. Battus une première fois par la France (3-1), les Lions de la Teranga ont concédé une deuxième défaite consécutive face à la Norvège (3-2), compromettant fortement leurs ambitions de qualification pour les huitièmes de finale.

Dans une rencontre où les erreurs défensives ont coûté cher, les hommes de Pape Thiaw ont une nouvelle fois payé leur manque de solidité face à une sélection norvégienne efficace et emmenée par un Erling Haaland décisif.

Une première période marquée par les difficultés sénégalaises

Conscients de l’importance du rendez-vous, les Sénégalais avaient pourtant l’occasion de relancer leur campagne mondiale. Mais dès les premières minutes, les Lions ont affiché des difficultés dans l’organisation du jeu et une certaine fébrilité dans les phases défensives.

Face à des Norvégiens entreprenants, le gardien Édouard Mendy a longtemps maintenu son équipe dans le match. Multipliant les interventions décisives, le portier sénégalais a retardé l’ouverture du score grâce à plusieurs arrêts de grande classe.

Cependant, juste avant la pause, la résistance sénégalaise a fini par céder. À la 43e minute, une erreur de relance de Kalidou Koulibaly profite à Marcus Pedersen, entré en jeu quelques minutes plus tôt après la blessure de Julian Ryerson. Le milieu norvégien conclut l’action à bout portant et donne l’avantage aux Scandinaves.

Ce but encaissé dans les derniers instants de la première période a constitué un véritable coup dur pour le Sénégal.

Haaland punit une défense en difficulté

Au retour des vestiaires, le sélectionneur Pape Thiaw choisit de maintenir son onze de départ. Un choix rapidement mis à l’épreuve par l’efficacité norvégienne.

À peine deux minutes après la reprise, Erling Haaland profite d’un nouveau manque de vigilance de la défense sénégalaise pour inscrire le deuxième but de son équipe. L’attaquant norvégien confirme ainsi son statut de leader offensif et de joueur capable de faire basculer une rencontre à tout moment.

Malgré ce nouveau coup du sort, les Lions refusent de renoncer. Portés par leur volonté de revenir dans le match, ils trouvent la faille grâce à Ismaïla Sarr, auteur du but de la réduction du score.

Cet espoir renaissant sera toutefois de courte durée. Quelques minutes plus tard, une nouvelle erreur défensive permet à Haaland de signer un doublé et de redonner deux buts d’avance à la Norvège.

Dans le temps additionnel, Ismaïla Sarr inscrit un second but personnel et réduit à nouveau l’écart. Mais cette réaction tardive ne suffit pas à empêcher une nouvelle défaite sénégalaise.

Une qualification désormais suspendue à un exploit

Avec zéro point après deux journées, le Sénégal se retrouve dans une situation particulièrement compliquée avant son dernier match de groupe.

Les Lions devront impérativement s’imposer face à l’Irak lors de l’ultime journée et espérer un scénario favorable dans les autres rencontres afin de conserver une chance d’accéder à la phase à élimination directe parmi les meilleurs troisièmes.

Au-delà du résultat, l’encadrement technique devra rapidement trouver des solutions pour corriger les insuffisances défensives observées lors des deux premières sorties. Malgré un potentiel offensif capable de rivaliser avec les meilleures équipes, les erreurs individuelles et le manque de rigueur collective fragilisent considérablement les ambitions sénégalaises.

Face à l’Irak, les Lions joueront donc une véritable finale avec l’obligation de l’emporter et de soigner leur différence de buts pour espérer prolonger leur aventure mondiale.

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La RD Congo signe un retour historique au Mondial en accrochant le Portugal.

Pour son grand retour sur la scène mondiale après 52 ans d’absence, la République démocratique du Congo a marqué les esprits en obtenant un match nul face au Portugal (1-1), mercredi à Houston, lors de la première journée du groupe K de la Coupe du monde 2026. Menés rapidement au score par une équipe portugaise annoncée parmi les prétendants au titre, les Congolais ont su réagir pour décrocher le premier point de leur histoire dans la compétition.

Cette entrée en matière constitue une performance majeure pour les Léopards, qui retrouvaient une phase finale de Coupe du monde pour la première fois depuis leur participation sous l’appellation du Zaïre en 1974. Face à une sélection portugaise dotée de nombreuses individualités et portée par de grandes ambitions, la RD Congo a affiché une solidité collective et une détermination qui lui ont permis de résister jusqu’au coup de sifflet final.

Le Portugal frappe tôt, mais ne parvient pas à faire la différence

Les Portugais ont pourtant pris le contrôle de la rencontre dès les premières minutes. À la 6e minute, João Neves a ouvert le score de la tête sur un centre précis de Pedro Neto, profitant d’une défense congolaise prise de vitesse. Cette réalisation semblait annoncer une soirée plus confortable pour la Seleção, habituée à imposer son rythme face à ses adversaires.

Mais la RD Congo n’a pas été déstabilisée par ce début difficile. Les hommes de Sébastien Desabre ont progressivement retrouvé leurs repères, en s’appuyant sur un bloc compact et des transitions rapides. Ils ont même failli égaliser quelques minutes plus tard par l’intermédiaire de Yoane Wissa, preuve que les Congolais étaient capables de menacer une défense portugaise pourtant expérimentée.

La récompense est finalement arrivée dans le temps additionnel de la première période. Servi par Arthur Masuaku, Yoane Wissa a repris victorieusement de la tête un centre venu du côté gauche pour remettre les deux équipes à égalité (45+5). Un but historique puisqu’il constitue la première réalisation de la RD Congo en phase finale d’une Coupe du monde.

Un exploit symbolique pour une sélection en quête de reconnaissance

Cette égalisation possède une portée particulière dans l’histoire du football congolais. En 1974, lors de son unique précédente participation, le Zaïre avait quitté la compétition sans inscrire le moindre but et avec quatorze buts encaissés en trois rencontres. Cinquante-deux ans plus tard, la nouvelle génération des Léopards a écrit une page différente en obtenant immédiatement un résultat face à une grande nation du football mondial.

Au retour des vestiaires, le Portugal a tenté de reprendre l’initiative. Le sélectionneur Roberto Martinez a procédé à des ajustements offensifs, notamment avec l’entrée de Francisco Conceição, afin d’apporter davantage de percussion dans les derniers mètres.

Malgré une possession largement favorable, les Portugais ont toutefois manqué de réalisme. Cristiano Ronaldo, qui disputait à 41 ans sa sixième Coupe du monde, n’a pas réussi à trouver l’ouverture. L’attaquant d’Al-Nassr a eu plusieurs opportunités en seconde période, mais ses tentatives n’ont pas trouvé le cadre.

Les Léopards passent tout près d’un exploit encore plus grand

Le Portugal a bien cru reprendre l’avantage sur une reprise spectaculaire de João Cancelo, mais le but a finalement été refusé pour une position de hors-jeu à la 55e minute.

De son côté, la RD Congo aurait même pu créer une immense surprise. Cédric Bakambu a trouvé le poteau à la 57e minute avant de manquer une nouvelle occasion en contre quelques minutes plus tard. Les Léopards ont ainsi démontré qu’ils pouvaient non seulement résister, mais également inquiéter une équipe portugaise pourtant considérée comme l’une des forces majeures du tournoi.

Dans les dernières minutes, Bruno Fernandes a tenté de forcer la décision par des frappes lointaines, sans parvenir à tromper la vigilance du gardien congolais. Le score est finalement resté inchangé.

Un avertissement pour le Portugal, une soirée historique pour la RD Congo

Ce match nul représente une véritable victoire symbolique pour la République démocratique du Congo, qui débute son retour au Mondial par une prestation pleine de caractère. Les Léopards lancent ainsi leur campagne avec confiance et prouvent qu’ils peuvent rivaliser avec les meilleures sélections du monde.

Pour le Portugal, en revanche, ce résultat constitue une première alerte. Malgré son statut de favori du groupe et la qualité de son effectif, la Seleção devra rapidement retrouver davantage d’efficacité offensive afin d’éviter une nouvelle désillusion dans une compétition où chaque point compte.

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Coupe du Monde 2026 : le Mexique réussit son entrée et relance ses ambitions devant un stade Azteca en fusion.

Le Mexique a parfaitement lancé sa campagne dans la Coupe du Monde 2026 en s’imposant 2-0 face à l’Afrique du Sud lors du match d’ouverture disputé dans un stade Azteca comble. Devant plus de 80 000 spectateurs acquis à leur cause, les hommes de Javier Aguirre ont répondu aux immenses attentes du public en offrant une prestation solide et maîtrisée pour débuter le premier Mondial de l’histoire organisé avec 48 sélections.

Coorganisateur du tournoi aux côtés des États-Unis et du Canada, le Mexique avait à cœur de marquer les esprits dès son entrée en lice. Quatre ans après une élimination prématurée et douloureuse dès la phase de groupes au Qatar, El Tri semble déterminé à tourner la page et à renouer avec les grandes heures de son histoire.

Le stade Azteca retrouve la magie des grandes soirées mondiales

L’atmosphère électrique qui régnait dans l’enceinte mythique de Mexico a rappelé les précédentes éditions organisées sur le sol mexicain, en 1970 et en 1986. Deux compétitions restées gravées dans la mémoire collective du pays, notamment parce qu’elles avaient vu la sélection nationale atteindre les quarts de finale, son meilleur résultat dans l’histoire de la Coupe du Monde.

Conscient de l’importance symbolique de ce rendez-vous, le sélectionneur Javier Aguirre a souligné la pression qui pesait sur son groupe avant la rencontre.

« J’ai essayé de leur expliquer ce que représente une Coupe du Monde à domicile, mais ils devaient vivre cette expérience par eux-mêmes », a-t-il déclaré après la rencontre.

Ancien international mexicain, Aguirre faisait lui-même partie de l’équipe ayant disputé le Mondial 1986 organisé au Mexique.

Quiñones et Jiménez offrent la victoire à El Tri

Les Mexicains n’ont pas tardé à prendre les commandes de la rencontre. Dès la 9e minute, Julián Quiñones a fait exploser le stade Azteca en ouvrant le score après un début de match particulièrement dynamique.

Dominateur dans le jeu et dangereux dans ses offensives, le Mexique aurait même pu creuser davantage l’écart avant la pause tant sa supériorité était évidente face à une équipe sud-africaine rapidement mise sous pression.

La délivrance définitive est intervenue à la 66e minute grâce à Raúl Jiménez. L’attaquant a inscrit le deuxième but de la rencontre d’une tête précise, portant son total à 46 réalisations sous les couleurs nationales.

Ce but revêt une importance particulière pour l’avant-centre mexicain puisqu’il s’agit de sa première réalisation en Coupe du Monde après trois participations au tournoi.

Le retour au premier plan de Raúl Jiménez

La trajectoire de Raúl Jiménez symbolise également une remarquable capacité de résilience. En novembre 2020, alors qu’il évoluait sous les couleurs de Wolverhampton en Premier League anglaise, l’attaquant avait été victime d’une grave fracture du crâne lors d’un choc avec un joueur d’Arsenal.

Opéré en urgence, il avait dû observer huit mois d’absence avant de retrouver les terrains. Son but inscrit face à l’Afrique du Sud apparaît ainsi comme l’un des moments forts de sa carrière internationale.

Avec cette réalisation, Jiménez rejoint Jared Borgetti à la deuxième place des meilleurs buteurs de l’histoire du Mexique. Il ne se trouve désormais plus qu’à six longueurs du record national détenu par Javier « Chicharito » Hernández.

Une rencontre marquée par une pluie de cartons rouges

Si le Mexique a maîtrisé le plan sportif, la rencontre restera également dans les annales pour sa dimension disciplinaire.

L’Afrique du Sud a terminé la partie à neuf joueurs après les expulsions de Sphephelo Sithole et Themba Zwane. Dans le temps additionnel, le défenseur mexicain César Montes a lui aussi été exclu, portant à trois le nombre total de cartons rouges distribués au cours de la rencontre.

Un fait rarissime dans l’histoire de la compétition. Jamais un match d’ouverture de Coupe du Monde n’avait enregistré autant d’expulsions. Il faut remonter au célèbre huitième de finale entre le Portugal et les Pays-Bas lors du Mondial 2006 pour retrouver une rencontre ayant connu davantage de cartons rouges, avec quatre exclusions.

L’Afrique du Sud appelée à réagir rapidement

Malgré la défaite, le sélectionneur sud-africain Hugo Broos a estimé que son équipe avait montré des éléments encourageants face à un adversaire particulièrement motivé.

Selon lui, le niveau d’exigence de la Coupe du Monde impose une adaptation rapide, mais cette première sortie doit servir d’expérience pour la suite de la compétition.

« Nous avons affronté une équipe de qualité. Nous devons progresser dans plusieurs domaines, mais nous saurons rebondir », a-t-il affirmé.

Un premier pas vers les ambitions mexicaines

Cette victoire permet au Mexique de prendre la tête du groupe A avec trois points et d’aborder avec confiance son prochain rendez-vous face à la Corée du Sud, prévu à Guadalajara.

Pour les supporters mexicains, ce succès nourrit déjà l’espoir de voir leur sélection reproduire les performances réalisées lors des éditions organisées à domicile. Dans un tournoi où les attentes sont immenses, El Tri a envoyé un premier signal fort : le pays hôte entend jouer un rôle majeur dans cette Coupe du Monde 2026.

L’Afrique du Sud tentera quant à elle de se relancer lors de son prochain match contre la République tchèque à Atlanta afin de conserver ses chances de qualification pour la phase à élimination directe.

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Mondial 2026 : le Sénégal termine sa préparation sans victoire et s’interroge avant le choc face à la France

À quelques jours de leur entrée en lice à la Coupe du monde 2026, les Lions de la Teranga n’ont pas réussi à dissiper les doutes qui entourent leur préparation. Opposé à l’Arabie saoudite lors de son ultime match amical avant le tournoi, le Sénégal a été tenu en échec sur un score nul et vierge (0-0), quelques jours seulement après sa défaite face aux États-Unis (3-2).

Ce deuxième rendez-vous de préparation confirme les difficultés offensives rencontrées par les champions d’Afrique, toujours en quête de repères collectifs avant leur confrontation très attendue contre la France, programmée le 16 juin prochain.

Pape Thiaw fait tourner avant le grand rendez-vous

Conscient de l’importance de préserver ses cadres tout en évaluant les dernières options disponibles, le sélectionneur Pape Thiaw a procédé à plusieurs ajustements dans son onze de départ.

Devant le gardien Édouard Mendy, la défense était composée de Krépin Diatta, Mamadou Sarr, Moussa Niakhaté et El Hadj Malick Diouf. Au milieu, Pathé Ciss, Lamine Camara et Habib Diarra étaient chargés d’assurer l’équilibre de l’équipe, tandis que l’attaque reposait sur Iliman Ndiaye, Sadio Mané et Chérif Ndiaye.

Les Sénégalais ont affiché une volonté de maîtriser le jeu dès les premières minutes. Toutefois, malgré une possession globalement favorable et quelques séquences intéressantes, les occasions franches sont restées limitées dans une première période marquée par un rythme irrégulier.

Édouard Mendy maintient les Lions à flot

La première véritable alerte est venue du côté sénégalais. À la 32e minute, Édouard Mendy a réalisé une intervention décisive après une déviation involontaire de son coéquipier Pathé Ciss qui menaçait de terminer au fond des filets.

Le portier sénégalais s’est une nouvelle fois illustré quelques minutes plus tard sur un coup franc saoudien, confirmant son rôle de dernier rempart dans une rencontre où les deux équipes peinaient à imposer leur domination.

Du côté offensif, le Sénégal s’est montré dangereux à plusieurs reprises. Une combinaison entre Sadio Mané et El Hadj Malick Diouf a notamment permis à Krépin Diatta de se retrouver en position de frappe, sans toutefois parvenir à tromper le gardien Mohammed Al Owais.

À la pause, le score restait logiquement nul dans une rencontre équilibrée et relativement fermée.

Une seconde période plus ambitieuse mais toujours stérile

Au retour des vestiaires, Pape Thiaw a tenté d’apporter davantage de dynamisme à son équipe. L’entrée d’Ismaïl Jakobs dès la reprise a été suivie, à l’heure de jeu, par celles d’Ismaïla Sarr, de Pape Matar Sarr et de Nicolas Jackson.

Ces changements ont immédiatement apporté davantage de profondeur et de vitesse dans le jeu sénégalais.

À la 68e minute, Ismaïla Sarr a parfaitement débordé sur son côté avant de servir Nicolas Jackson. L’attaquant a vu sa tentative frôler la barre transversale, passant tout près de l’ouverture du score.

Quelques minutes plus tard, sur un coup franc parfaitement exécuté par Jakobs, Ismaïla Sarr a placé une tête puissante, repoussée par Al Owais. Dans la continuité de l’action, un nouveau centre du même Sarr a trouvé la barre transversale, symbole d’un manque de réussite persistant.

Malgré une domination plus nette dans le dernier tiers du match, les Lions n’ont jamais réussi à concrétiser leurs temps forts.

Le retour des cadres terni par l’expulsion de Nicolas Jackson

Dans les dernières minutes de la rencontre, le staff sénégalais a également profité de ce match pour redonner du temps de jeu à plusieurs cadres revenant de blessure.

Kalidou Koulibaly et Idrissa Gana Gueye ont ainsi effectué leur retour à la compétition, tandis qu’Ibrahim Mbaye et Antoine Mendy ont également été lancés.

La fin de match a toutefois été marquée par un incident regrettable. Entré en cours de jeu pour apporter son efficacité offensive, Nicolas Jackson a été expulsé à la 84e minute après avoir reçu deux avertissements en l’espace de quelques instants.

Cette exclusion vient assombrir davantage une soirée déjà frustrante pour le Sénégal et prive le sélectionneur d’un signal positif à quelques jours du début du tournoi.

Des interrogations persistantes avant d’affronter les Bleus

Avec une défaite face aux États-Unis et un match nul contre l’Arabie saoudite, le Sénégal boucle sa préparation sans la moindre victoire. Plus préoccupant encore, les Lions n’ont pas trouvé le chemin des filets lors de leur dernier rendez-vous avant la compétition.

Si plusieurs motifs de satisfaction demeurent, notamment le retour progressif de cadres importants et la solidité défensive affichée par séquences, l’animation offensive continue de susciter des interrogations.

Face à une équipe de France annoncée parmi les principaux favoris du tournoi, les hommes de Pape Thiaw devront rapidement retrouver de l’efficacité et de la confiance pour espérer réussir leur entrée dans cette Coupe du monde 2026.

Le rendez-vous du 16 juin face aux Bleus s’annonce déjà comme un premier test grandeur nature pour mesurer les véritables ambitions du Sénégal sur la scène mondiale.

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Coupe du monde 2026 : la Somalie dénonce le refoulement de son premier arbitre mondialiste par les États-Unis

Une décision qui suscite l’indignation à Mogadiscio

Les autorités somaliennes ont exprimé leur vive préoccupation après le refoulement de l’arbitre international Omar Abdulkadir Artan à son arrivée aux États-Unis, où il devait participer à la Coupe du monde 2026. Dans un communiqué publié mardi, le ministère somalien de la Jeunesse et des Sports a apporté son soutien total à l’officiel de 34 ans, saluant son parcours exemplaire et regrettant une décision qui prive le pays d’une représentation historique sur la plus grande scène du football mondial.

Selon le gouvernement somalien, plusieurs démarches diplomatiques ont été entreprises auprès des autorités américaines ainsi qu’auprès de la FIFA afin de trouver une solution permettant à l’arbitre d’intégrer le groupe des officiels retenus pour la compétition. Ces initiatives n’ont toutefois pas permis d’obtenir son admission sur le territoire américain.

D’après les services américains de contrôle aux frontières, Omar Abdulkadir Artan a été déclaré « inadmissible » à l’issue de l’examen de son dossier migratoire. Aucune information officielle supplémentaire n’a été communiquée concernant les motifs précis ayant conduit à cette décision.

Ce manque de transparence alimente les interrogations, tant en Somalie que dans les milieux sportifs africains, où l’affaire est perçue comme un revers majeur pour la représentation du continent au sein de l’arbitrage international.

Un pionnier du football somalien privé d’un rendez-vous historique

Au-delà de la dimension administrative, cette décision met brutalement fin à une aventure qui devait marquer une page importante de l’histoire sportive somalienne.

Omar Abdulkadir Artan était devenu le premier arbitre de la Somalie sélectionné pour officier lors d’une phase finale de Coupe du monde. Cette nomination constituait une reconnaissance internationale du travail accompli par l’arbitrage somalien ces dernières années, dans un pays où le sport tente progressivement de se reconstruire après des décennies d’instabilité.

Arbitre international FIFA depuis 2018, Artan s’est imposé comme l’une des figures montantes de l’arbitrage africain. Son parcours l’a conduit à diriger plusieurs rencontres majeures sur le continent, jusqu’à être désigné meilleur arbitre africain de l’année 2025 par la Confédération africaine de football (CAF).

Sa participation au Mondial devait symboliser les progrès réalisés par le football somalien et offrir une visibilité inédite à son pays sur la scène sportive internationale.

La FIFA rappelle les prérogatives du pays hôte

La FIFA a confirmé que l’arbitre somalien ne pourrait ni rejoindre le groupe des officiels retenus pour la Coupe du monde ni participer aux stages préparatoires prévus avant le début de la compétition.

L’instance mondiale du football a toutefois rappelé que les questions d’entrée sur le territoire relèvent exclusivement de la souveraineté des États et échappent à ses compétences directes.

Cette position place la FIFA dans une situation délicate, alors que l’organisation du Mondial 2026 repose en grande partie sur la capacité des pays hôtes à accueillir sans discrimination les différents acteurs de la compétition, qu’il s’agisse des joueurs, des arbitres, des journalistes ou des supporters.

Au sein de la CAF, la situation suscite également une certaine gêne. Plusieurs responsables ont exprimé leur solidarité envers Omar Abdulkadir Artan, tout en rappelant que la sélection et la gestion des arbitres pour la Coupe du monde relèvent exclusivement de la FIFA.

Pour de nombreux observateurs, cette affaire dépasse désormais le cadre sportif et pose la question de l’égalité d’accès aux compétitions internationales lorsque celles-ci sont organisées dans des pays appliquant des politiques migratoires restrictives.

Les restrictions migratoires américaines au cœur du débat

L’incident intervient dans un contexte diplomatique particulier. La Somalie figure parmi les pays concernés par les mesures de contrôle migratoire renforcées mises en œuvre par l’administration du président Donald Trump.

Depuis plusieurs mois, Washington a durci certaines procédures d’admission visant plusieurs nationalités, invoquant des impératifs liés à la sécurité nationale, à la gestion des flux migratoires et à la vérification des identités.

Ces mesures continuent de susciter des débats au sein de la communauté internationale, notamment lorsqu’elles concernent des personnalités sportives ou des représentants officiels appelés à participer à des événements mondiaux.

Une question qui dépasse le cas d’un seul arbitre

Au-delà de la situation personnelle d’Omar Abdulkadir Artan, cette affaire relance les interrogations sur les défis que peuvent poser les politiques migratoires dans l’organisation des grandes compétitions internationales.

Alors que les États-Unis se préparent à accueillir des millions de visiteurs à l’occasion de la Coupe du monde 2026, l’incident met en lumière les tensions possibles entre les impératifs de sécurité nationale et les exigences d’ouverture inhérentes aux événements sportifs mondiaux.

Pour la Somalie, le dossier est désormais devenu un symbole. Celui d’un pays qui voyait dans la présence de son premier arbitre mondialiste une source de fierté nationale, et qui se retrouve aujourd’hui privé d’un moment historique pour des raisons qui demeurent, à ce stade, largement inexpliquées.

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Mondial 2026 : les États-Unis promettent un traitement accéléré des visas pour les supporters.

À un an de la Coupe du monde 2026, les autorités américaines cherchent à rassurer les millions de supporters attendus sur leur territoire. Washington a annoncé la mise en place de mesures destinées à faciliter l’obtention des visas pour les détenteurs de billets, tout en maintenant les exigences de sécurité appliquées à l’entrée du pays.

Un accès prioritaire pour les détenteurs de billets

Les supporters étrangers ayant acheté un billet officiel pour la compétition bénéficieront d’un accès prioritaire aux rendez-vous consulaires nécessaires à l’obtention d’un visa américain. L’annonce a été faite par Andrew Giuliani, directeur exécutif de la Task Force de la Maison Blanche chargée de la préparation du tournoi.

Lors d’un point de presse organisé le 4 juin, le responsable a indiqué que l’administration américaine travaillait depuis plusieurs mois à réduire les délais administratifs afin de faciliter l’arrivée des visiteurs internationaux attendus pour cette édition historique de la Coupe du monde, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Des délais de traitement fortement réduits

Selon les autorités américaines, les efforts engagés commencent à produire des résultats dans plusieurs pays traditionnellement représentés lors des grandes compétitions de football.

Andrew Giuliani a notamment souligné que plus de cinq millions d’autorisations électroniques de voyage (ESTA) avaient été traitées entre octobre 2025 et mars 2026.

Dans certains pays d’Amérique latine, les délais de rendez-vous consulaires ont été considérablement réduits. Au Brésil, où les demandeurs pouvaient attendre jusqu’à 700 jours il y a encore deux ans, les délais sont désormais inférieurs à un mois. En Argentine, les rendez-vous à Buenos Aires sont passés d’environ 300 jours à moins de deux semaines, avec parfois des disponibilités en moins de vingt-quatre heures.

Le « FIFA Pass », un dispositif dédié aux supporters

Pour accompagner l’afflux attendu de visiteurs, les autorités américaines ont instauré un mécanisme spécifique baptisé « FIFA Pass ». Réservé aux détenteurs de billets officiels, ce dispositif permet d’accéder plus rapidement à un rendez-vous consulaire dans le cadre d’une demande de visa touristique ou d’affaires de type B-1/B-2.

L’objectif est de simplifier les démarches administratives et d’éviter que des supporters ne soient empêchés de voyager en raison de délais de traitement trop longs.

« Les détenteurs de billets bénéficieront d’une voie prioritaire pour obtenir un rendez-vous », a expliqué Andrew Giuliani, précisant que cette mesure vise uniquement à accélérer les procédures administratives.

Sécurité et contrôle maintenus

Les autorités américaines insistent toutefois sur un point : aucune dérogation ne sera accordée en matière de sécurité.

Tous les voyageurs continueront de faire l’objet des mêmes vérifications, enquêtes de sécurité et contrôles consulaires que les autres demandeurs de visa. Le FIFA Pass ne modifie ni les critères d’éligibilité ni les conditions d’entrée sur le territoire américain.

Un enjeu majeur pour le succès du tournoi

La Coupe du monde 2026 s’annonce comme la plus grande de l’histoire avec 48 sélections participantes et des millions de supporters attendus dans les villes hôtes nord-américaines.

Dans ce contexte, la fluidité des procédures d’entrée constitue un enjeu stratégique pour les organisateurs. En facilitant l’accès aux visas tout en préservant les exigences sécuritaires, Washington espère garantir une expérience optimale aux visiteurs et contribuer au succès d’un événement qui devrait attirer l’attention de plusieurs milliards de téléspectateurs à travers le monde.

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La Côte d’Ivoire s’offre une victoire de prestige contre la France à une semaine du Mondial.

En attendant de se mettre à l’heure américaine, c’est la Côte d’Ivoire qui a donné le ton du show. La Beaujoire de Nantes avait beau être annoncée comme le théâtre de la grande répétition des Bleus avant le départ pour Boston, le décor s’est très vite teinté d’orange. La diaspora ivoirienne transformant ce match de gala français en rendez-vous de prestige pour les Eléphants.

Sur la pelouse, les hommes d’Emerse Faé ont d’abord accepté le scénario attendu : celui d’une équipe de France venue se rôder avant son entrée en lice au Mondial, le 16 juin, face au Sénégal. Et si la France a pris le commandement du ballon, elle est très vite tombée sur un mur : Yahya Fofana. Le portier ivoirien s’offre un premier arrêt dès la 7e minute sur une tentative de Kylian Mbappé, parfaitement servi par Michael Olise. Puis il enchaîne sur une frappe d’Olise (21e), avant de s’interposer encore sur une tentative de Rayan Cherki (32e). La Côte d’Ivoire plie sans rompre.

Cherki plus adroit qu’Adingra

Il faudra un exploit individuel pour débloquer le coffre-fort ivoirien. Juste avant la pause, Cherki se faufile dans la surface et ouvre le score (45e). Un but qui fait exploser de colère les Éléphants : sur l’action, ils réclament une faute non sifflée sur Konan. Franck Kessié prend un carton jaune dans la foulée, et l’on jurerait alors que le capitaine ivoirien n’a pas vraiment cherché à éviter l’arbitre autrichien Sebastian Gishamer lorsque les deux se télescopent quelques instants plus tard. La frustration est là, mais pas la résignation.

Car la Côte d’Ivoire avait déjà envoyé un avertissement sérieux avant ce but français. À la 42e minute, Adingra chipe le ballon à Tchouaméni et file défier Mike Maignan. Il faut un grand réflexe du gardien de l’AC Milan pour empêcher l’attaquant monégasque d’ouvrir le score.

Au retour des vestiaires, la rencontre s’emballe enfin. Difficile de dire si c’est la sortie conjuguée de Mbappé, Tchouaméni et Olise, ou l’entrée de joueurs comme Nicolas Pépé et Diallo côté ivoirien, qui fait basculer l’atmosphère. Toujours est-il qu’un vent de fraîcheur souffle soudain sur la pelouse de La Beaujoire. La Côte d’Ivoire se libère.

Pepe décisif

Le premier coup de tonnerre vient sur le côté droit: Une ouverture lumineuse de Pépé, une projection de Guéla Doué, et l’arrière droit ivoirien égalise (53e). Sur le banc français, Désiré Doué assiste, impuissant, au but de son frère sous un autre maillot.

Les Bleus accusent le coup, la Côte d’Ivoire en profite. Plus agressifs dans les duels, plus tranchants en transition, les hommes de Faé jouent désormais avec la confiance de ceux qui sentent l’exploit à portée de main.

La punition finit par tomber sous l’impulsion encore de Pepe qui décale Doué (encore) dont le centre en retrait trouvé Amad Diallo qui crucifie les Bleus (83e).

Avant leur rencontre face au Sénégal le 16 juin, cette défaite est un petit avertissement pour les hommes de Didier Deschamps, « une piqûre de rappel si on en avait besoin », dixit le sélectionneur des Bleus.  A l’inverse, la Côte d’Ivoire peut quitter Nantes avec le plein de confiance avant le match face à l’Allemagne, le 20 juin à Toronto.

Source : www.rfi.fr/fr/afrique-foot

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Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions.

Mondial 2026 : les dix nations africaines qualifiées et les hommes chargés de porter leurs ambitions

Avec l’élargissement de la Coupe du monde à 48 équipes, l’Afrique sera représentée par dix sélections lors de l’édition 2026 qui se déroulera aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le continent sera défendu par le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, l’Afrique du Sud, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo.

Au-delà des performances sportives, cette édition met également en lumière les choix stratégiques opérés par les différentes fédérations africaines. Certaines ont choisi de faire confiance à des techniciens du continent ou issus de leur diaspora, tandis que d’autres ont privilégié des profils expérimentés venus d’Europe afin de renforcer leurs ambitions sur la scène mondiale.

Maroc : Mohamed Ouahbi dans les pas de la génération historique

Après l’ère Walid Regragui, artisan de l’exploit historique des Lions de l’Atlas lors du Mondial 2022, le Maroc a confié son destin à Mohamed Ouahbi. Nommé en mars 2026, le technicien maroco-belge s’est forgé une solide réputation dans la formation des jeunes talents, notamment à la tête de la sélection marocaine des moins de 20 ans.

Sa mission est particulièrement exigeante : maintenir le Maroc parmi les grandes nations du football mondial après la demi-finale historique disputée au Qatar.

Sénégal : Pape Thiaw, la continuité d’une ambition nationale

Ancien international sénégalais, Pape Thiaw incarne la promotion des compétences locales. Déjà entré dans l’histoire du football sénégalais grâce à son sacre au Championnat d’Afrique des nations (CHAN) 2022 avec la sélection locale, il dirige désormais une équipe nationale riche en talents.

Porté par des cadres comme Sadio Mané, Kalidou Koulibaly et Nicolas Jackson, le Sénégal nourrit l’ambition de franchir un nouveau palier sur la scène mondiale.

Côte d’Ivoire : Emerse Faé, de sélectionneur intérimaire à héros national

L’histoire d’Emerse Faé reste l’une des plus marquantes du football africain récent. Appelé à la tête des Éléphants en pleine Coupe d’Afrique des nations 2024, dans un contexte de forte pression, l’ancien international ivoirien a réussi l’exploit de conduire son pays jusqu’au sacre continental.

Cette performance lui a permis d’être confirmé à la tête de la sélection ivoirienne, désormais attendue au plus haut niveau lors de la Coupe du monde.

Égypte : Hossam Hassan, une légende au service des Pharaons

Figure emblématique du football égyptien, Hossam Hassan demeure le meilleur buteur de l’histoire des Pharaons. Après une carrière exceptionnelle sur les terrains, il poursuit son parcours sur les bancs de touche.

Avant de prendre les commandes de la sélection nationale, il a notamment dirigé plusieurs clubs majeurs du football égyptien, dont Zamalek, Al-Masry, Pyramids FC et Al-Ittihad Alexandrie.

Algérie : Vladimir Petkovic, l’expérience européenne

Pour encadrer les Fennecs, la Fédération algérienne a misé sur l’expérience de Vladimir Petkovic. Le technicien bosno-suisse s’est notamment illustré à la tête de la Suisse, qu’il a conduite jusqu’aux quarts de finale de l’Euro 2020 après un succès retentissant face à la France.

Son parcours comprend également une Coupe d’Italie remportée avec la Lazio Rome en 2013, preuve de son expérience au plus haut niveau.

Ghana : Carlos Queiroz, un technicien au parcours mondial

Le Ghana a choisi de s’appuyer sur l’un des entraîneurs les plus expérimentés du football international. Nommé en avril 2026, Carlos Queiroz possède un parcours impressionnant qui l’a conduit sur plusieurs continents.

Ancien sélectionneur du Portugal, de l’Iran, de l’Égypte et de la Colombie, il a également dirigé le Real Madrid et occupé le poste d’adjoint à Manchester United. Son palmarès comprend notamment deux titres de champion du monde U20 remportés avec le Portugal.

Tunisie : Sabri Lamouchi pour relancer les Aigles de Carthage

La Tunisie a confié sa sélection à Sabri Lamouchi au début de l’année 2026. Le technicien franco-tunisien connaît bien le football africain pour avoir déjà dirigé la Côte d’Ivoire lors de la Coupe du monde 2014.

Son expérience s’est également construite dans plusieurs championnats européens et au Moyen-Orient, notamment à Rennes, Nottingham Forest, Cardiff City et dans plusieurs clubs du Golfe.

Afrique du Sud : Hugo Broos, le vétéran des grandes compétitions

Parmi les sélectionneurs africains qualifiés pour le Mondial, Hugo Broos figure parmi les plus titrés. Le technicien belge a marqué l’histoire en offrant au Cameroun la Coupe d’Afrique des nations 2017.

Plus récemment, il a conduit l’Afrique du Sud à une remarquable troisième place lors de la CAN 2023. Son parcours en club est également riche, avec plusieurs titres de champion de Belgique remportés avec le Club Bruges et Anderlecht.

Cap-Vert : Bubista, l’homme de la première historique

Pedro Leitão Brito, plus connu sous le nom de Bubista, est devenu une figure incontournable du football cap-verdien. À la tête de la sélection depuis 2020, il a mené les Requins Bleus vers leur toute première qualification pour une Coupe du monde.

Cette réussite s’inscrit dans la continuité du parcours remarquable réalisé lors de la CAN 2023, où le Cap-Vert avait atteint les quarts de finale.

RDC : Sébastien Desabre, un spécialiste du football africain

La République démocratique du Congo s’appuie sur l’expertise de Sébastien Desabre, l’un des techniciens européens les plus familiers du football africain.

Passé notamment par l’ASEC Mimosas, Coton Sport, l’Espérance de Tunis, le Wydad Casablanca, la sélection ougandaise et Pyramids FC, le technicien français a progressivement redonné une dimension continentale aux Léopards. Après avoir conduit la RDC à la quatrième place de la CAN 2023, il a réussi à ramener la sélection congolaise sur la scène mondiale en décrochant sa qualification pour la Coupe du monde 2026.

Entre expertise locale et expérience internationale

La présence de ces dix sélectionneurs illustre la diversité des stratégies adoptées par les fédérations africaines. Entre techniciens locaux, anciens internationaux reconvertis, entraîneurs issus de la diaspora et spécialistes étrangers aguerris, l’Afrique abordera le Mondial 2026 avec une richesse de profils rarement observée dans son histoire.

Une diversité qui reflète les ambitions grandissantes du continent, déterminé à franchir un nouveau cap et à s’imposer durablement parmi les grandes puissances du football mondial.

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Dallas accueille le futur centre névralgique de la diffusion de la Coupe du monde 2026.

La FIFA a officiellement inauguré, ce lundi à Dallas, son Centre international de diffusion (IBC), une infrastructure stratégique appelée à jouer un rôle central dans l’organisation et la retransmission de la Coupe du monde 2026. Cette installation ultramoderne concentrera à la fois les opérations de diffusion mondiale et plusieurs fonctions technologiques essentielles au bon déroulement du tournoi.

Pensé comme un hub global, le centre sera chargé de coordonner l’ensemble de la chaîne de production audiovisuelle liée à la compétition. Il supervisera notamment les systèmes d’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR), la gestion des écrans dans les stades ainsi que le contrôle qualité des ralentis, des graphiques et des contenus diffusés aux téléspectateurs du monde entier.

Un dispositif technologique au cœur de la diffusion mondiale

Au-delà de la simple retransmission des matchs, le Centre international de diffusion de Dallas s’impose comme un véritable centre de commandement technologique du football mondial pendant la Coupe du monde.

« Six milliards de personnes à travers le monde vont regarder la Coupe du monde, vont s’impliquer dans la Coupe du monde. Et elles peuvent le faire grâce à vous tous », a déclaré le président de la FIFA, Gianni Infantino. Il a souligné l’importance stratégique du site, présenté comme le point de départ d’une diffusion mondiale de l’événement : « Vous êtes donc ici, dans ce centre international de diffusion (IBC), exactement au cœur, à l’épicentre de cette vague qui va partir d’ici et qui, à son tour, après avoir conquis ce lieu, conquerra le monde avec le football. »

Cette mise en avant illustre la volonté de la FIFA de renforcer l’expérience audiovisuelle des supporters, dans un contexte où la diffusion numérique et la qualité des contenus sont devenues des enjeux majeurs des compétitions internationales.

VAR, écrans de stade et contrôle qualité centralisés

Sur le plan opérationnel, le centre assurera une centralisation inédite de plusieurs fonctions critiques. Toutes les opérations liées à la VAR y seront pilotées, tout comme la gestion des écrans géants dans les stades durant les rencontres en direct. L’objectif affiché est d’assurer une parfaite cohérence dans l’usage des ralentis, des graphismes et des rediffusions diffusés au public.

Heimo Schirgi, directeur des opérations événementielles de la FIFA, a insisté sur le rôle indispensable de cette infrastructure : « C’est véritablement le centre névralgique de la Coupe du monde. Sans cette installation, rien ne serait diffusé dans le monde. L’événement se limiterait alors au stade. »

Il a également précisé la dimension technologique du site : « Ce n’est pas seulement un centre de diffusion, c’est un centre technologique dédié au football. C’est ici que se déroule notre opération VAR. Tous nos écrans de stade pendant les matchs en direct sont gérés d’ici, ce qui nous permet d’assurer la cohérence dans l’utilisation des rediffusions, des graphiques et de tout le reste, et d’exercer un contrôle qualité. »

Une vitrine technologique pour une Coupe du monde mondiale

En marge de la visite, les participants ont pu découvrir « Spot », un chien robotisé destiné à renforcer la sécurité des installations durant toute la durée du tournoi. Une illustration supplémentaire de la place croissante des technologies avancées dans l’organisation des grands événements sportifs.

Pour la FIFA, ce centre représente bien plus qu’un simple outil logistique : il constitue une plateforme stratégique destinée à optimiser la diffusion et la visibilité mondiale de la Coupe du monde 2026, tout en garantissant une expérience homogène et maîtrisée pour des milliards de téléspectateurs à travers le monde.

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Fiasco des visas pour le Mondial 2026 : Le faux départ des Bafana Bafana révèle les failles de la diplomatie sportive

L’équipe nationale d’Afrique du Sud a dû reporter à la dernière minute son envol pour la Coupe du monde 2026 en raison de visas non délivrés à temps pour une grande partie de sa délégation. Derrière ce couac administratif, qui suscite la fureur de Pretoria, se cachent des failles managériales béantes et le défi complexe d’un Mondial coorganisé sous un régime de visas ultra-restricteur.

C’est un coup de massue dont se serait bien passée la nation arc-en-ciel. Alors qu’ils s’apprêtaient à s’envoler ce dimanche 31 mai pour entamer leur phase d’acclimatation en vue du match d’ouverture contre le Mexique le 11 juin prochain, les Bafana Bafana sont restés cloués au sol à Johannesburg. Selon la chaîne nationale SABC, les visas américains d’au moins vingt membres de la délégation — principalement des joueurs et des cadres techniques — étaient encore en cours de traitement au consulat des États-Unis au moment du départ initial.

La réaction politique n’a pas tardé et s’avère d’une rare violence. Le ministre des Sports sud-africain, Gayton Mackenzie, a publiquement fustigé un « fiasco » et un « chaos » inacceptables. « On passe pour des idiots », a-t-il partagé sur le réseau social X, exigeant des sanctions immédiates contre la Fédération sud-africaine de football (SAFA).

Analyse d’un naufrage logistique : La légèreté de la SAFA

Sur le plan strictement managérial, ce contretemps est une faute lourde pour la SAFA. L’Afrique du Sud a arraché de haute lutte sa qualification sur le terrain — une première depuis 2002, l’édition 2010 ayant été obtenue d’office en tant que pays hôte. Voir un tel exploit sportif entaché par une négligence de secrétariat est un terrible retour en arrière pour une fédération qui avait déjà perdu trois points sur tapis vert durant les éliminatoires à cause d’une erreur administrative, avant de se ressaisir.

Les procédures d’obtention des visas pour les États-Unis sont connues pour leurs exigences biométriques et leurs délais incompressibles. Anticiper les rendez-vous consulaires pour un groupe de sportifs de haut niveau fait partie du baba de la logistique sportive moderne. En échouant à sécuriser ces précieux sésames à dix jours du coup d’envoi de la plus grande compétition planétaire, les dirigeants de la SAFA ont exposé leurs joueurs à une pression psychologique inutile et ont sérieusement perturbé leur préparation physique et leur cohésion de groupe.

Le défi global du Mondial 2026 : L’arbitraire des visas face au sport

Au-delà de la responsabilité de la fédération sud-africaine, cet incident met en lumière un problème systémique propre à la Coupe du monde 2026. Pour la première fois, la compétition est coorganisée par trois nations (États-Unis, Mexique, Canada), mais sous l’égide de politiques migratoires particulièrement rigides, notamment du côté américain.
L’Afrique du Sud n’est d’ailleurs pas un cas isolé : récemment, huit officiels de la Fédération sénégalaise de football ont également été privés de visas pour les États-Unis. Contrairement aux éditions précédentes où les pays hôtes (comme la Russie en 2018 ou le Qatar en 2022) mettaient en place des systèmes de laissez-passer simplifiés et centralisés (comme la carte Hayya), la FIFA n’a cette fois-ci pas obtenu de passe-droit global auprès des administrations consulaires américaines. Les délégations étrangères restent soumises au droit commun et aux aléas bureaucratiques des ambiances diplomatiques du moment.

Un impact direct sur le terrain ?

Sportivement, l’impact de ce retard pourrait peser lourd pour les Bafana Bafana. Logés dans le redoutable groupe A aux côtés du Mexique, de la République tchèque et de la Corée du Sud, les hommes du sélectionneur national avaient impérativement besoin de ces journées au Mexique pour s’adapter à l’altitude et au décalage horaire.
Chaque jour passé dans les salons d’attente de Johannesburg au lieu des terrains d’entraînement de Mexico rapproche l’équipe d’un déficit physique le jour J. Si les autorités sud-africaines s’activent en coulisses pour débloquer la situation en urgence, le mal est fait : l’image du football sud-africain ressort écornée de cet épisode, rappelant cruellement que dans le football moderne, les matchs se gagnent autant dans les bureaux que sur la pelouse.