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Guinée : lancement officiel de la raffinerie d’alumine de Chalco, un jalon industriel majeur du programme Simandou 2040.

Un projet structurant pour la transformation locale des ressources minières

Les autorités guinéennes ont procédé au lancement officiel des travaux de construction de la raffinerie d’alumine de Chalco à Boffa, dans l’ouest du pays. L’annonce a été rendue publique le 13 juin 2026 par la présidence, confirmant l’entrée en phase opérationnelle d’un projet industriel d’envergure intégré au programme stratégique Simandou 2040.

Cette initiative s’inscrit dans la politique nationale visant à accélérer la transformation locale des ressources minières, avec pour objectif de réduire la dépendance à l’exportation de matières premières non transformées et de renforcer la création de valeur ajoutée sur le territoire.

Une cérémonie de lancement à forte portée institutionnelle

La cérémonie officielle a été coprésidée par le ministre secrétaire général de la présidence, le général Amara Camara, et le ministre directeur de cabinet de la présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou et de l’accord-cadre sino-guinéen.

Plusieurs membres du gouvernement, des représentants du partenaire industriel Chalco Hong Kong, filiale du groupe China Aluminium Corporation (Chinalco), ainsi que des autorités locales et des communautés riveraines ont pris part à l’événement.

Un projet issu d’un partenariat stratégique avec Chinalco

Le lancement des travaux intervient à la suite de la signature des accords conclus le 21 mai 2026 à Conakry entre Chalco Hong Kong et l’État guinéen. Ce partenariat illustre la consolidation de la coopération entre la Guinée et le groupe chinois Chinalco, déjà impliqué dans plusieurs projets structurants du secteur minier, notamment Simandou et la Compagnie du Transguinéen (CTG).

La raffinerie de Boffa constitue la troisième unité de transformation de bauxite en alumine engagée dans le pays dans le cadre de cette dynamique industrielle.

Un projet au cœur de la stratégie de souveraineté économique

Pour les autorités guinéennes, ce projet dépasse la seule dimension industrielle. Il s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation structurelle de l’économie nationale, fondée sur la montée en puissance des capacités de transformation locale.

Djiba Diakité a notamment souligné que cette initiative constitue un levier de souveraineté économique, reposant sur la création de valeur ajoutée, le développement de l’emploi et le renforcement des compétences nationales à travers la formation et le transfert de savoir-faire.

Des retombées économiques et sociales attendues

Les autorités estiment que le projet générera environ 1 000 emplois directs et 1 200 emplois indirects. Il prévoit également la mise en place de programmes de formation, de bourses et la création d’infrastructures dédiées au renforcement des compétences techniques, notamment pour les jeunes de la région de Boffa.

Le préfet de la localité a salué l’implantation de ce projet industriel, appelant la jeunesse à se préparer aux opportunités économiques et professionnelles qu’il devrait engendrer.

Une capacité de production appelée à renforcer la chaîne de valeur locale

Évaluée à environ 1 milliard de dollars, la raffinerie devrait atteindre une capacité de production annuelle de 1,2 million de tonnes d’alumine. Elle reposera sur l’exploitation de la bauxite de haute qualité de la région de Boffa, l’une des principales zones minières du pays.

Ce projet s’inscrit dans la volonté des autorités de développer une industrie minière intégrée, capable de transformer localement les ressources naturelles et de positionner la Guinée comme un acteur industriel plus structuré dans la chaîne mondiale de valeur de l’aluminium.

Une étape clé dans la stratégie industrielle nationale

Avec ce nouveau chantier, la Guinée poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de valorisation du secteur minier, considérée comme un levier central de développement économique.

Au-delà de la coopération avec Chinalco, les autorités entendent faire du programme Simandou 2040 un cadre global de transformation économique, fondé sur l’industrialisation, la diversification et l’intégration accrue des chaînes de production nationales.

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Djiba Diakité : «le capital humain est la première richesse de la Guinée»

Simandou 2040 et la Vision du Président Doumbouya pour la Jeunesse Guinéenne

À la clôture de la cinquième édition du Salon des entrepreneurs et de l’emploi de Guinée (SADEN), le 5 juin 2026, le Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, a livré un message puissant : la vraie richesse de la Guinée, ce sont ses hommes et ses femmes — bien avant son minerai.

Pendant trois jours, Conakry a vibré au rythme du SADEN — le Salon des Entrepreneurs et de l’Emploi de Guinée, dans sa 5ème édition. Des entrepreneurs venus des quatre coins du pays, des institutions engagées, des partenaires techniques et financiers, et par-dessus tout : une jeunesse déterminée, créative, prête à bâtir. C’est dans ce contexte que M. Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence de la République et Président du Comité Stratégique de Suivi du Projet Simandou, a pris la parole pour clore cette édition. Son discours n’était pas un simple mot de fin. C’était une feuille de route, une déclaration d’intention, et un appel vibrant à toute une génération.

Un pays ne change pas grâce à ses ressources. Il change grâce à ses hommes.

M. Diakité a posé d’emblée une vérité que peu de dirigeants osent formuler avec autant de franchise. Cette déclaration résume l’âme de Simandou 2040 — le grand programme de développement socio-économique porté par S.E. Mamadi Doumbouya, Président de la République.

“Un pays ne change pas parce qu’il possède des ressources. Un pays change lorsque ses ressources créent des emplois, des entreprises, des compétences et de la richesse pour sa population.”, poursuit Djiba Diakité.

Contrairement à ce que beaucoup imaginent encore, Simandou 2040 n’est pas simplement un projet d’exploitation minière. C’est le socle d’une transformation économique et sociale durable pour toute la nation guinéenne. Sa réussite ne se mesurera pas aux tonnes de minerai extraites. Elle se mesurera aux emplois créés, aux entreprises nationales qui émergeront, et aux portes ouvertes à la jeunesse guinéenne.

Simandou Academy : Quand le Président investit dans l’Humain

Au cœur de cette vision se trouve une conviction centrale du Chef de l’État : le capital humain est la première richesse de la Guinée. Et pour que cette conviction devienne réalité concrète, il faut une institution à la hauteur de l’ambition. C’est le sens profond de Simandou Academy — l’initiative présidentielle dédiée à la formation de la prochaine génération de bâtisseurs guinéens.

“Il y a des diplômés — mais ce qui est important, ce sont les compétences.”
— M. Djiba Diakité

Dans un monde où la concurrence est mondiale et les exigences sans cesse croissantes, la Guinée ne peut pas se permettre de former pour former. Elle doit former pour transformer. Simandou Academy ambitionne ainsi de produire des ingénieurs, des techniciens et des entrepreneurs armés pour les métiers de demain — capables d’innover, de prendre des risques, et de répondre aux exigences réelles d’une économie en pleine mutation. L’objectif n’est pas le parchemin. L’objectif, c’est la capacité à agir.

La jeunesse guinéenne, première ressource de la nation

Le moment le plus fort du discours fut sans doute celui où M. Diakité s’est adressé directement aux jeunes présents dans la salle — et à travers eux, à toute une génération. Il a reconnu leur attente sans détour : un emploi, une chance de prouver leur valeur, la possibilité de construire leur avenir ici, en Guinée.

“Votre formation, votre énergie, votre exigence sont les premières ressources de la Guinée — bien avant le minerai.”
— M. Djiba Diakité

Cette phrase dit tout. Elle inverse la hiérarchie traditionnelle des richesses. Elle place le jeune Guinéen — avec ses idées, son énergie, sa créativité — au sommet de ce que la nation possède de plus précieux. Investir dans la jeunesse, selon la vision du Président Doumbouya incarnée dans ce discours, n’est pas un acte de charité. C’est l’acte fondateur du développement national.

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Un appel à l’action pour les entrepreneurs

M. Diakité a également adressé un message clair aux PME et TPME guinéennes. Les opportunités liées à Simandou 2040 seront considérables — mais elles ne tomberont pas du ciel. Elles appartiennent à ceux qui se préparent. Compétitivité, qualité, formation et capacité à collaborer : telles sont les clés pour que les entreprises guinéennes soient au rendez-vous de cette transformation historique. Le SADEN lui-même incarne cet esprit — un espace d’anticipation où se construisent, année après année, les alliances et les ambitions de la Guinée de demain.

Le discours de M. Djiba Diakité à la clôture du SADEN 2026 restera comme l’un des énoncés les plus clairs et les plus inspirants de la vision présidentielle pour la Guinée. Une vision qui ne mise pas uniquement sur ce que la terre contient, mais sur ce que les hommes et les femmes de ce pays sont capables d’accomplir. Simandou 2040 est un pont vers la prospérité. Mais ce pont, c’est la jeunesse guinéenne qui le bâtira.

“Croyez en vos capacités. Croyez en vos idées. Surtout, croyez en votre pays. Car la Guinée de demain se construira à travers vos projets, votre créativité et votre courage à prendre des risques pour entreprendre.”
— M. Djiba Diakité

Source : www.financialafrik.com

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Conakry accueille la CEDEAO autour d’une nouvelle stratégie forestière régionale 2026-2035

La capitale guinéenne abrite, ce lundi 8 juin, l’atelier régional de validation du Plan de Convergence Forestier révisé de la CEDEAO couvrant la période 2026-2035. La rencontre se tient sous la présidence du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et rassemble les représentants des États membres ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Une feuille de route pour renforcer la gouvernance environnementale

Cet atelier s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux visant à améliorer la gestion durable des ressources forestières en Afrique de l’Ouest. Les travaux portent sur la validation d’un cadre stratégique commun destiné à renforcer la gouvernance forestière, à restaurer les zones dégradées et à promouvoir une exploitation plus durable des écosystèmes.

Dans une région où la pression sur les ressources naturelles s’intensifie sous l’effet du changement climatique, de la croissance démographique et de certaines pratiques agricoles, la révision du plan de convergence apparaît comme un instrument central de coordination des politiques environnementales.

Une mobilisation régionale et des enjeux transfrontaliers

Les forêts ouest-africaines jouent un rôle essentiel dans l’équilibre écologique, la régulation du climat et le soutien aux économies rurales. Leur dégradation progressive constitue un défi commun aux États de la CEDEAO, nécessitant une approche concertée et harmonisée.

La participation des experts et partenaires internationaux à cet atelier traduit la volonté de renforcer les mécanismes de financement, de suivi et de mise en œuvre des politiques forestières à l’échelle régionale.

La Guinée met en avant le massif du Fouta Djallon

À cette occasion, la Guinée a réaffirmé son engagement en faveur de la préservation de l’environnement, en mettant particulièrement en avant le processus de classement du massif du Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que son inscription envisagée comme réserve mondiale de biosphère.

Ce massif, considéré comme un véritable château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, revêt une importance stratégique pour l’alimentation en eau de plusieurs grands bassins fluviaux de la région.

Une étape clé pour la coopération environnementale régionale

La validation du Plan de Convergence Forestier 2026-2035 marque une étape importante dans la consolidation de la coopération environnementale au sein de la CEDEAO. Elle illustre la volonté des États membres de renforcer leur action collective face aux défis de la déforestation, de la perte de biodiversité et des changements climatiques.

Cette dynamique devrait permettre d’harmoniser les politiques nationales et de favoriser des actions coordonnées en faveur de la protection durable des forêts ouest-africaines.

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Diplomatie : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya nomme de nouveaux ambassadeurs en Arabie saoudite et en Chine

Par décret présidentiel lu ce lundi 8 juin 2026, le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la République de Guinée.

À ce titre, Mohamed Ahmed Diallo, précédemment superviseur général du soutien technique pour le Hadj, est nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Guinée auprès du Royaume d’Arabie saoudite.

De son côté, Loucény Condé, jusqu’alors ambassadeur de Guinée auprès de la Confédération suisse et représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, est désigné ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Guinée auprès de la République populaire de Chine.

Ces nominations s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la représentation diplomatique guinéenne auprès de partenaires stratégiques du pays.

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La Guinée rejoint le Conseil économique et social des Nations unies pour le mandat 2027-2029.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans son engagement au sein des institutions multilatérales. Le pays a été élu membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC) pour le mandat 2027-2029, à l’issue d’un vote organisé au siège de l’Organisation des Nations unies à New York.

L’annonce a été faite ce samedi 6 juin 2026 par le ministère guinéen du Plan et de la Coopération internationale, qui a salué une avancée diplomatique majeure pour le pays sur la scène internationale.

Une présence renforcée au sein du système onusien

Considéré comme l’un des principaux organes des Nations unies, l’ECOSOC joue un rôle central dans la coordination des politiques économiques, sociales et environnementales de l’organisation. Il assure notamment le suivi de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et favorise le dialogue entre les États membres, les institutions spécialisées et les différents acteurs du développement.

L’élection de la Guinée lui permettra de participer activement aux travaux du Conseil et de contribuer aux réflexions portant sur les enjeux mondiaux liés à la croissance économique, à la réduction des inégalités, à la lutte contre la pauvreté, au financement du développement et à la coopération internationale.

Une opportunité pour porter les priorités nationales

À travers ce mandat, Conakry disposera d’une tribune supplémentaire pour défendre les priorités de développement du pays et faire entendre la voix de l’Afrique dans les débats internationaux relatifs à la gouvernance économique mondiale.

Cette présence au sein de l’ECOSOC intervient alors que la Guinée poursuit ses efforts pour renforcer sa visibilité diplomatique et accroître sa participation dans les grandes instances décisionnelles internationales.

Cap sur le Forum politique de haut niveau

Cette élection intervient également à quelques semaines d’un rendez-vous important pour les autorités guinéennes. En juillet prochain, la Guinée présentera à New York son troisième Rapport national volontaire sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations unies.

Ce document permettra d’évaluer les progrès réalisés par le pays dans plusieurs secteurs clés, notamment l’éducation, la santé, la lutte contre la pauvreté, l’inclusion sociale et la croissance économique durable.

Une dynamique africaine au sein des Nations unies

L’entrée de la Guinée à l’ECOSOC s’inscrit dans une dynamique plus large portée par plusieurs États africains, qui cherchent à renforcer leur représentation au sein des organes stratégiques des Nations unies. Cette présence accrue vise à permettre au continent de peser davantage sur les décisions relatives au développement, au financement international et aux réformes de la gouvernance mondiale.

Pour la Guinée, cette élection constitue à la fois une reconnaissance de son engagement diplomatique et une opportunité de contribuer davantage aux grandes orientations économiques et sociales discutées au sein de l’organisation internationale.

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Festival International du Djembé et des Percussions 2026 : la Guinée veut affirmer son statut de capitale mondiale du rythme.

La Guinée a officiellement lancé, samedi à Conakry, les préparatifs de la deuxième édition du Festival International du Djembé et des Percussions (FID 2026), un rendez-vous culturel majeur qui se tiendra du 8 au 13 décembre prochain. Organisée au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), la cérémonie de lancement a réuni autorités gouvernementales, artistes, acteurs culturels et partenaires autour d’un objectif commun : faire de la Guinée la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

À travers cette nouvelle édition, les organisateurs entendent renforcer le positionnement du pays comme berceau historique du djembé tout en valorisant un patrimoine culturel qui a largement contribué au rayonnement de la Guinée sur la scène internationale.

Un hommage aux maîtres de la percussion guinéenne

La cérémonie a été marquée par plusieurs prestations artistiques mettant à l’honneur des figures emblématiques de la musique traditionnelle guinéenne. Les doyens Fatou Abou Camara et Famoudou Konaté, véritables références de l’art du djembé, ont partagé la scène avec l’artiste Ba Cissoko, les Ballets Djoliba et le groupe Sabou Gnouma.

À travers leurs performances, ces artistes ont rappelé la richesse et la diversité d’un héritage culturel qui continue d’influencer les musiques du monde et de former des générations de percussionnistes bien au-delà des frontières guinéennes.

Un festival au service du développement culturel et économique

Dans son intervention, Miryam Sylla, cheffe de projet de Circus Baobab chargée de la mise en œuvre du festival, a souligné la portée stratégique de l’événement pour la promotion de la culture guinéenne. Elle a salué l’engagement des autorités ainsi que l’appui des partenaires nationaux et internationaux mobilisés autour de cette initiative.

Selon elle, le festival s’inscrit pleinement dans la dynamique de valorisation du patrimoine culturel national et dans la vision de développement portée par le programme Simandou 2040, qui accorde une place importante aux industries culturelles et créatives.

Cette édition bénéficie également du soutien institutionnel de plusieurs membres du gouvernement. La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, en assure le marrainage, tandis que le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Mourana Soumah, en est le parrain.

Matam au cœur du dispositif culturel

L’une des principales innovations annoncées pour cette édition concerne la mise en place d’un vaste village du festival dans la commune de Matam, considérée comme l’un des hauts lieux historiques du djembé en Guinée.

Pendant toute la durée de l’événement, le site accueillera des ateliers de formation, des espaces de fabrication d’instruments traditionnels, des spectacles, des concerts, des conférences et des rencontres professionnelles. Les organisateurs ambitionnent ainsi de transformer Matam en véritable centre international des percussions africaines.

Pour Ousmane Boudaouné, porte-parole du comité international d’experts, cette initiative témoigne du retour progressif de la Guinée sur la scène culturelle mondiale. Il a rappelé l’héritage laissé par des figures majeures telles que Fodéba Keïta, les Ballets africains et les grands maîtres percussionnistes qui ont contribué à faire connaître la culture guinéenne à travers le monde.

Faire du djembé un levier de rayonnement international

Prenant la parole lors de la cérémonie, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a insisté sur la dimension stratégique du festival pour le développement culturel et touristique du pays.

Revenant sur l’histoire de cette manifestation, il a rappelé que la première édition avait été organisée en 1999 avant de connaître une relance en 2024. Selon lui, le Festival International du Djembé et des Percussions constitue aujourd’hui un outil essentiel pour structurer l’écosystème culturel national, préserver les savoir-faire traditionnels et créer de nouvelles opportunités économiques autour des industries créatives.

Le ministre a également souligné que la Guinée dispose d’un patrimoine unique, porté par plusieurs générations de djembéfolas et d’artistes qui ont exporté leur talent sur tous les continents.

Un rendez-vous mondial attendu en décembre

Du 8 au 13 décembre 2026, Conakry accueillera ainsi des artistes, chercheurs, professionnels de la culture et passionnés de percussion venus de plusieurs pays. Concerts, ateliers, expositions, conférences et rencontres interculturelles rythmeront cette semaine consacrée à la célébration du djembé et des traditions musicales africaines.

À travers cette édition, les organisateurs ambitionnent de renforcer la transmission des savoirs, préserver la mémoire des grands maîtres et promouvoir l’attractivité culturelle et touristique de la Guinée.

L’objectif affiché est clair : consacrer durablement la Guinée comme la terre d’origine et la référence mondiale du djembé et des percussions africaines.

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Programme Simandou 2040 : La Guinée lance un plan agricole historique de plus de 18 milliards de dollars

En marge des gigantesques investissements miniers, Conakry accélère sa transition économique. Le gouvernement a officiellement lancé le volet agricole du programme « Simandou 2040 ». Un projet titanesque de 18 milliards de dollars destiné à bâtir l’autosuffisance et à transformer la Guinée en puissance agro-industrielle d’ici quinze ans.

C’est un tournant stratégique majeur pour la République de Guinée. Le vendredi 5 juin 2026, le chapiteau du Palais du Peuple à Conakry a abrité la cérémonie officielle de lancement du Pilier 1 (Agriculture) du programme national « Simandou 2040 ». L’événement, qui a réuni des membres du gouvernement, le Comité stratégique Simandou et la direction du Guinea Development Board, jette les bases d’une économie post-mineure résiliente.
La ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Aminata Kaba, a dévoilé à cette occasion une feuille de route articulée autour de cinq programmes majeurs. Rappelant que la Guinée dispose d’un trésor de 13,7 millions d’hectares de terres arables, elle a inscrit cette démarche dans la vision du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya :
« Il ne saurait y avoir de souveraineté véritable sans souveraineté alimentaire. Aujourd’hui, nous posons les fondations d’une nouvelle agriculture guinéenne : moderne, industrielle, productive, compétitive, inclusive et durable », a-t-elle martelé.
Des infrastructures massives et une restructuration rurale
Pour rentabiliser ce colossal budget de plus de 18 milliards de dollars étalé sur 15 ans, le gouvernement guinéen mise sur une transformation en profondeur du monde rural et des circuits logistiques. Les objectifs opérationnels affichés sont particulièrement ambitieux :

  • Structuration du monde paysan : Création et accompagnement de 5 000 coopératives agricoles à travers le pays.
  • Soutien à la filière : Développement d’une centaine d’agrégateurs et mise en place de centres d’agrégation modernes pour assurer le stockage, le tri, la calibration et la conservation des récoltes.
  • Désenclavement des bassins de production : Construction et réhabilitation de plus de 20 000 kilomètres de pistes rurales pour connecter directement les champs aux grands centres de consommation.
  • Chaîne logistique : Déploiement de centres de collecte et de magasins communautaires afin de réduire drastiquement les pertes post-récolte qui plombent actuellement les revenus des producteurs.

Un partenariat public-privé (PPP) à 70%
Le financement de cette méga-infrastructure agricole répond à un modèle économique collaboratif. Prenant la parole au nom du chef de l’État, le ministre secrétaire général à la Présidence, le Général Amara Camara, a détaillé la clé de répartition des investissements : l’État guinéen prendra en charge 30 % du budget global, tandis que les 70 % restants proviendront des investissements du secteur privé.
« Cela signifie que ce programme de développement se réalisera avec la participation de tous […]. Chacun doit jouer pleinement son rôle pour accompagner le développement de notre pays », a indiqué le Général Amara Camara, appelant opérateurs privés et partenaires au développement à se saisir de ces opportunités d’affaires.
Le soutien des partenaires internationaux
Présente à la cérémonie, la représentante pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) a salué, au nom des partenaires techniques et financiers, la pertinence de ce plan de rupture. Elle a rappelé que dans un contexte mondial bouleversé par le changement climatique et l’instabilité des prix alimentaires, investir dans la production nationale n’est plus une option, mais une exigence absolue de sécurité nationale. Les partenaires internationaux ont réitéré leur engagement ferme à accompagner Conakry dans la mobilisation et la mise en œuvre de ce programme historique.
En arrimant l’avenir de son agriculture au méga-projet minier de Simandou, la Guinée espère réussir là où de nombreuses économies rentières ont échoué : convertir la richesse éphémère du sous-sol en une prospérité verte, durable et partagée par l’ensemble de sa population.

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Législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo élu député de la diaspora Afrique.

La diaspora guinéenne établie en Afrique a désormais son représentant à l’Assemblée nationale. À l’issue des élections législatives, Elhadj Amadou Diarouga Diallo a été élu député de la circonscription de la diaspora Afrique, consacrant ainsi un parcours marqué par l’engagement communautaire et la proximité avec les Guinéens vivant hors du territoire national.

Cette victoire intervient dans un contexte où la participation de la diaspora aux grandes décisions nationales occupe une place croissante dans le débat public. Acteurs économiques majeurs, contributeurs au développement local et ambassadeurs de la Guinée à travers le continent, les Guinéens de l’extérieur voient leur rôle politique se renforcer à travers cette représentation parlementaire.

Une confiance accordée par les Guinéens de l’extérieur

L’élection d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo traduit la confiance que lui ont accordée les électeurs de la diaspora africaine. Tout au long de la campagne, le nouveau député a multiplié les échanges avec les communautés guinéennes installées dans plusieurs pays du continent, portant un message centré sur la représentation, l’écoute et la défense des intérêts des citoyens vivant à l’étranger.

Son élection est perçue par de nombreux observateurs comme le reflet d’une volonté des électeurs de voir leurs préoccupations mieux prises en compte au sein des institutions nationales.

Porter la voix de la diaspora au Parlement

En accédant à l’Assemblée nationale, Elhadj Amadou Diarouga Diallo aura pour mission de porter les attentes des Guinéens établis en Afrique sur des questions aussi diverses que la protection consulaire, l’investissement de la diaspora, la mobilité, l’accès aux services administratifs ou encore la participation au développement économique du pays.

La diaspora guinéenne représente en effet un levier stratégique pour la Guinée, tant par ses transferts financiers que par son apport en compétences, en expertise et en réseaux économiques.

Un mandat placé sous le signe du rapprochement

Au-delà de la représentation institutionnelle, cette élection ouvre une nouvelle étape dans les relations entre la Guinée et sa diaspora. Les attentes sont importantes concernant le renforcement des mécanismes de dialogue entre les autorités nationales et les communautés guinéennes établies à travers le continent africain.

Pour de nombreux électeurs, le mandat d’Elhadj Amadou Diarouga Diallo devra contribuer à rapprocher davantage la diaspora des centres de décision et à faire entendre sa voix dans les politiques publiques nationales.

Avec cette victoire, le nouveau député devient l’un des visages de la représentation des Guinéens de l’extérieur et hérite de la responsabilité de transformer les aspirations de la diaspora africaine en propositions concrètes au service du développement de la Guinée.

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Double scrutin du 31 mai en Guinée : « Une journée historique », salue le Général Amara Camara

Au lendemain de la tenue du double scrutin législatif et communal, le ministre secrétaire général de la Présidence s’est félicité du bon déroulement des opérations. Accompagnant le président Mamadi Doumbouya dans son bureau de vote, il a salué une étape décisive vers le couronnement de la transition entamée en septembre 2021.

Le processus de refondation institutionnelle de la Guinée a franchi un nouveau cap majeur ce dimanche 31 mai 2026. À l’occasion de la tenue simultanée des élections législatives et communales, les plus hautes autorités de l’État se sont rendues aux urnes, marquant le caractère solennel de cette journée. Après le vote du président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya, accompagné de la Première dame, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, a tenu à exprimer toute la portée de l’événement.
S’exprimant devant les médias, le haut responsable a qualifié ce double scrutin de véritable « journée historique ». Pour lui, ce vote s’inscrit en ligne droite dans le strict respect du calendrier qui avait été présenté au peuple guinéen.

« C’est un jour historique en ce sens que le processus qui est enclenché, grâce à la vision du chef de l’État depuis le 5 septembre 2021, est en train d’être mis en place », a déclaré le ministre secrétaire général de la Présidence, rappelant l’enchaînement méthodique des étapes majeures du chronogramme, du référendum constitutionnel jusqu’aux élections présidentielles.

Vers une nouvelle architecture institutionnelle

Selon le Général Amara Camara, l’aboutissement de ces scrutins locaux et législatifs va accélérer l’ancrage démocratique du pays. L’installation prochaine des nouveaux députés et maires servira de tremplin indispensable pour déclencher les prochaines phases de l’architecture institutionnelle, à savoir la désignation des conseillers régionaux et des sénateurs.
Pour l’exécutif, cette dynamique démontre la constance et la clarté de la vision présidentielle pour structurer l’avenir politique de la Nation : « Le processus démocratique que le chef de l’État a bien voulu mettre en place, qui devrait couronner la transition, est finalement réalisé au grand bonheur du peuple de Guinée », a-t-il souligné.

Un hommage à la maturité civique du peuple guinéen

Au-delà des aspects purement politiques et logistiques, le secrétaire général de la Présidence a mis un point d’honneur à saluer l’atmosphère globale dans laquelle se sont déroulées les opérations de vote. Suivant de près la situation sur l’ensemble du territoire national depuis la matinée, le Général Amara Camara a adressé ses vœux de gratitude aux citoyens pour leur sens élevé des responsabilités.
« Merci au peuple pour le calme, la discipline, mais surtout l’engagement à aller dans la sérénité », s’est-il réjoui. Saluant un comportement « impressionnant », il a félicité l’ensemble des Guinéens pour leur maturité politique et leur patriotisme, permettant d’offrir des élections calmes, apaisées et inclusives à la hauteur des aspirations nationales.

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Élections du 31 mai en Guinée : Le ministre Ibrahima Kalil Condé exige la « neutralité » et la « vigilance » de l’administration

À quelques heures de l’ouverture du double scrutin législatif et communal, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a pris la parole. Tout en rassurant sur la solidité du dispositif de sécurisation, il a fermement appelé les agents de l’État et les autorités locales à une impartialité absolue.
La Guinée retient son souffle à l’approche d’un rendez-vous démocratique capital. Ce samedi 30 mai, à la veille de l’ouverture des bureaux de vote pour les élections législatives et communales, le ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, s’est exprimé pour faire le point sur les derniers préparatifs. Son message clé : la sécurité et l’intégrité du vote doivent être garanties sans faille.
Après avoir passé au crible le plan de sécurisation déployé par le gouvernement, le ministre s’est dit pleinement confiant. « Le dispositif qui vient de nous être présenté est cohérent, rassurant et parfaitement adapté aux exigences de sécurisation du scrutin sur l’ensemble du territoire national », a-t-il affirmé, promettant aux citoyens un environnement serein pour accomplir leur devoir civique.

Une synergie stricte entre l’armée et les administrateurs locaux

Pour garantir le bon déroulement de ces scrutins de proximité, le ministre mise sur une collaboration sans accroc entre les forces de défense et de sécurité et les autorités administratives déconcentrées (gouverneurs, préfets et sous-préfets). Face aux enjeux, Ibrahima Kalil Condé a insisté sur la nécessité d’une alerte maximale.
Il a ainsi encouragé l’ensemble des commissions de sécurité à maintenir une « vigilance permanente » et à veiller au strict respect des mesures établies, tout en maintenant un dialogue de proximité constant avec les populations, la Direction générale des élections (DGE) et les différents acteurs sociopolitiques.

Un rappel à l’ordre éthique : l’obligation de neutralité

Mais au-delà de la logistique et de la sécurité, c’est sur le terrain de l’éthique que le chef du département de l’Administration du Territoire a voulu marquer les esprits. Rappelant que la tenue d’élections apaisées et transparentes constitue une exigence nationale majeure, il a lancé un appel direct à tous les serviteurs de l’État :
« J’exhorte l’ensemble des acteurs impliqués à poursuivre leurs efforts avec responsabilité, neutralité et évidemment au service de la Nation », a martelé le ministre.
Cet appel à la neutralité et à l’impartialité de l’administration vise à dissiper toute suspicion et à asseoir la crédibilité des résultats qui sortiront des urnes. Les bureaux de vote ouvriront dès demain matin sous haute surveillance, marquant une étape cruciale pour l’avenir institutionnel de la Guinée.