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Burkina Faso : un ultime délai accordé aux candidats admissibles du programme « Faso Mêbo »

La Présidence du Faso, par le biais du Bureau national des grands projets du Burkina, a annoncé l’octroi d’un délai exceptionnel de quarante-huit (48) heures aux candidats admissibles au recrutement dans le cadre de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo qui ne se sont pas encore présentés aux convocations officielles.

Dans un communiqué rendu public, les autorités expliquent que cette décision fait suite aux absences constatées lors des précédentes phases de convocation, malgré l’admissibilité confirmée de plusieurs candidats. Ce retard dans la mobilisation des bénéficiaires risquait de ralentir la mise en œuvre effective du programme.

Selon le Bureau national des grands projets, ce délai supplémentaire constitue une dernière opportunité accordée aux candidats concernés pour régulariser leur situation administrative et confirmer leur participation. À l’issue de cette période de 48 heures, les absents seront considérés comme désistés et pourront être remplacés, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur.

L’initiative présidentielle « Faso Mêbo » s’inscrit dans la stratégie des autorités burkinabè visant à renforcer l’employabilité, à accélérer l’exécution des grands projets nationaux et à promouvoir une participation active des citoyens au développement du pays.

Le Bureau national des grands projets appelle ainsi les candidats concernés à faire preuve de responsabilité et de réactivité, soulignant que le respect des délais est essentiel au bon déroulement du programme et à l’atteinte de ses objectifs stratégiques.

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Campagne arachidière : 450 000 tonnes à acheter et 106 milliards FCFA mobilisés, les annonces majeures du Premier ministre Ousmane Sonko .

Le gouvernement sénégalais entend donner une nouvelle impulsion à la filière arachidière. En déplacement à Kaolack, lundi, le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une série de mesures fortes destinées à garantir le bon déroulement de la campagne de commercialisation de l’arachide, pilier stratégique de l’économie rurale.

Renforcement des capacités d’achat de la SONACOS

Au cœur de ces annonces figure le relèvement significatif des capacités d’achat de la SONACOS. Initialement fixées à 250 000 tonnes, elles sont désormais portées à 450 000 tonnes, afin de mieux absorber la production nationale et d’assurer des revenus décents aux producteurs.

Selon le Chef du Gouvernement, cette mesure vise à éviter les méventes, à stabiliser le marché et à renforcer le rôle de l’État dans la régulation de la filière.

106 milliards FCFA mobilisés

Pour accompagner cette ambition, l’État prévoit la mobilisation de 106 milliards de francs CFA destinés au financement de la campagne. Ces ressources permettront notamment de soutenir les achats, d’assurer la fluidité des paiements et de renforcer la présence des opérateurs publics sur le terrain.

Prix plancher et lutte contre les pratiques illicites

S’exprimant au point de collecte de Kaolack, le Premier ministre a insisté sur le respect strict du prix plancher fixé à 305 FCFA le kilogramme, rappelant que toute pratique de prix illicite fera l’objet de sanctions. Il a également exigé le fonctionnement effectif des points de collecte ouverts par le CNIA.

Exportation sous surveillance

Concernant l’exportation de l’arachide, le gouvernement examine actuellement les engagements des exportateurs, notamment sur les volumes et les prix d’achat. Ousmane Sonko n’a pas exclu une suspension de la taxe à l’exportation, sous réserve du respect des conditions arrêtées par l’État.

🌾 Une filière au cœur des priorités

Par ces décisions, l’exécutif réaffirme sa volonté de restructurer durablement la filière arachidière, de protéger les producteurs et de renforcer la souveraineté économique du Sénégal.

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Recrutement d’enseignants-chercheurs par la Guinée : le Mesri rappelle le cadre légal et appelle à la vigilance

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi au recrutement, par un pays voisin, d’enseignants-chercheurs sénégalais en activité. Dans un communiqué de presse transmis à la rédaction du quotidien « Le Soleil », le département ministériel invite les recteurs des universités publiques à veiller scrupuleusement au respect de la réglementation en vigueur.

Le Mesri rappelle que la loi n°61-33 du 15 juin 1961, relative au statut général des fonctionnaires, consacre en son article 9 le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique. Ce texte limite strictement les possibilités de cumul d’activités pour les agents de l’État. De manière plus spécifique, l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981, portant statut du personnel enseignant des universités, encadre les conditions d’utilisation hors cadre des enseignants-chercheurs.

Sur cette base juridique, le ministère précise qu’un enseignant-chercheur sénégalais en fonction ne peut être engagé par contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, sauf dans le cadre de mécanismes de coopération dûment ratifiés et conformément aux dispositions relatives à la mise à disposition ou à la délivrance de fonctions de service prévues par les lois et règlements nationaux.

C’est pourquoi le Mesri indique avoir demandé aux recteurs de vérifier les informations faisant état de tels recrutements et de s’assurer que toute mobilité internationale respecte strictement le cadre légal et administratif sénégalais.

Dans son communiqué, le ministère a par ailleurs tenu à souligner l’attractivité des universités sénégalaises, mettant en avant la valorisation progressive des rémunérations des enseignants-chercheurs, qu’il qualifie parmi les plus élevées de l’espace francophone d’Afrique subsaharienne.

Enfin, le Mesri rappelle que la coopération universitaire reste un axe stratégique pour le Sénégal. À ce titre, il cite le protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique signé entre les gouvernements du Sénégal et de la Guinée à Conakry, le 23 mai 2025. Cet accord prévoit la mobilité encadrée des enseignants et des étudiants entre les deux pays. Les modalités de sa mise en œuvre, précise le ministère, seront examinées par un comité de suivi dédié et rendues publiques en temps opportun.

À travers cette sortie officielle, le Mesri entend réaffirmer son attachement au respect de la loi, tout en promouvant une coopération académique internationale structurée, transparente et conforme aux intérêts du système universitaire sénégalais.

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Burkina Faso : bilan 2025 et cap 2026, entre reconquête territoriale et souveraineté économique.

Lors de son allocution à la Nation du 31 décembre, le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a présenté un bilan détaillé de l’année 2025, tout en esquissant les orientations stratégiques pour 2026. Le discours met en lumière une double dynamique : la consolidation des acquis sécuritaires et l’accélération des réformes structurelles au service de la souveraineté nationale.

Sécurité : l’offensive « Lalmassga » comme tournant opérationnel

L’année écoulée a été marquée par une intensification des opérations de reconquête. Le chef de l’État a particulièrement souligné l’opération Lalmassga (« mur de glace »), conduite par les Forces de défense et de sécurité (FDS) avec l’appui des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP).
Cette manœuvre d’envergure a permis le rétablissement de l’autorité de l’État dans plusieurs zones longtemps sous pression, notamment le bassin du Nakambé, les abords du barrage de Kompienga ainsi que les secteurs de Djibo et de Toulfé. « Nous sommes allés là où l’on croyait l’accès impossible depuis six ans », a déclaré le président, annonçant la poursuite des opérations jusqu’aux frontières nationales en 2026.

Économie : l’annonce de l’autosuffisance alimentaire

Sur le front économique, l’annonce la plus marquante du discours concerne l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire en 2025. Selon le président, ce résultat découle d’une politique volontariste de mécanisation agricole, combinée à des subventions ciblées en semences et en engrais.
Pour 2026, les priorités sont clairement établies : mise en valeur des terres récemment sécurisées, développement de la pisciculture et des cultures fourragères pour soutenir l’élevage, et multiplication des retenues d’eau afin de réduire la vulnérabilité face aux aléas climatiques.

Gouvernance et ressources : vers un « Burkinabè nouveau »

Sur le plan institutionnel et économique, le gouvernement entend renforcer le contrôle public des ressources stratégiques. Le secteur minier connaît ainsi une réorientation majeure, avec le rachat de certaines mines par des structures publiques afin d’assurer une meilleure redistribution des revenus au profit du Trésor national.
Parallèlement, la lutte contre la fraude fiscale s’intensifie, notamment à travers la généralisation de la facture électronique dès janvier, présentée comme un levier de transparence et d’élargissement de l’assiette fiscale.

En conclusion, le président de la Transition a appelé à l’émergence d’un « Burkinabè nouveau », fondé sur l’intégrité, le patriotisme et la discipline collective. Une vision qu’il juge indispensable pour consolider les acquis de 2025 et porter les ambitions nationales à l’horizon 2026.

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Restrictions sur le visa américain : le Burkina Faso invoque le principe de réciprocité

Après le Mali et le Niger, le Burkina Faso a officiellement réagi aux restrictions récemment imposées par les États-Unis en matière de visas, en annonçant son intention d’appliquer le principe de réciprocité. Cette position marque une nouvelle étape dans les tensions diplomatiques croissantes entre Washington et certains pays du Sahel.

Selon les autorités burkinabè, les mesures américaines, qui concernent principalement l’accès au territoire des États-Unis pour certaines catégories de ressortissants, sont jugées unilatérales et pénalisantes. En réponse, Ouagadougou estime légitime d’adopter une posture équivalente à l’égard des citoyens américains, conformément aux usages diplomatiques internationaux.

Un contexte régional déjà tendu

Cette prise de position s’inscrit dans un contexte régional sensible, marqué par une recomposition des relations diplomatiques entre les pays du Sahel et plusieurs partenaires occidentaux. Le Mali et le Niger avaient, avant le Burkina Faso, exprimé leur désaccord face aux mêmes restrictions, dénonçant une décision perçue comme discriminatoire et déconnectée des réalités locales.

Le Burkina Faso, engagé depuis plusieurs années dans une lutte intense contre l’insécurité et dans une redéfinition de ses alliances stratégiques, considère que ces restrictions nuisent aux relations bilatérales et à la coopération internationale, notamment dans les domaines de la sécurité, du développement et des échanges humains.

La réciprocité comme levier diplomatique

Le principe de réciprocité, régulièrement invoqué dans les relations internationales, consiste à appliquer à un État des mesures équivalentes à celles qu’il impose. Pour les autorités burkinabè, cette approche vise avant tout à préserver la souveraineté nationale et à rétablir un équilibre dans les relations avec les États-Unis.

Toutefois, des observateurs soulignent que l’application stricte de telles mesures pourrait avoir des conséquences sur la mobilité, les échanges universitaires, économiques et diplomatiques, ainsi que sur la coopération multilatérale dans une région déjà fragilisée.

Vers un durcissement durable des relations ?

Si aucune rupture officielle n’est évoquée, ces annonces traduisent un durcissement progressif du ton entre Washington et plusieurs capitales sahéliennes. Elles reflètent également la volonté affirmée de ces États de défendre une diplomatie fondée sur l’égalité de traitement et le respect mutuel.

À ce stade, l’évolution de la situation dépendra des discussions diplomatiques à venir et de la capacité des différentes parties à trouver un terrain d’entente permettant de préserver les canaux de coopération tout en tenant compte des préoccupations sécuritaires et politiques de chacun.

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Sénégal : une performance remarquée dans le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 de la Banque mondiale

Le Sénégal franchit une étape significative dans la mise en œuvre de son Agenda national de transformation économique et sociale, en intégrant pour la première fois le rapport Business Ready (B-Ready) 2025 du Groupe de la Banque mondiale. Le pays se classe 8ᵉ sur 27 pays évalués en Afrique, confirmant l’impact tangible des réformes engagées par l’État pour améliorer durablement le climat des affaires.

Cette performance intervient dans un contexte de transition politique maîtrisée et témoigne d’une réelle cohérence entre la vision stratégique portée par les plus hautes autorités de l’État et l’action publique opérationnelle. Elle consacre une volonté affirmée de refonder l’environnement des affaires autour de principes clés : transparence, simplification administrative, équité, efficacité des politiques publiques et attractivité de l’investissement productif.

Une méthodologie rénovée et plus inclusive

Publié ce jour, le rapport Business Ready 2025 constitue la deuxième édition d’une méthodologie entièrement renouvelée, appelée à succéder définitivement à l’ancien classement Doing Business. Contrairement à ce dernier, B-Ready adopte une approche plus équilibrée et orientée vers l’impact réel des réformes, en évaluant à la fois le cadre réglementaire, la qualité des services publics et l’effectivité de leur mise en œuvre.

Le Sénégal fait partie des 51 nouvelles économies intégrées à la phase pilote de cette initiative, prévue sur trois ans. Dans ce cadre, le pays se distingue par un score global encourageant, le positionnant devant plusieurs économies de référence du continent, dont la Côte d’Ivoire.

La reconnaissance d’un effort structurel de long terme

Le classement obtenu reflète les avancées notables réalisées dans plusieurs domaines structurants, notamment la modernisation des procédures administratives, l’amélioration de la gouvernance économique, la facilitation de l’investissement privé et le renforcement de l’équité dans l’accès aux opportunités économiques.

Au-delà du classement, cette reconnaissance internationale conforte la crédibilité du Sénégal auprès des investisseurs, des partenaires techniques et financiers, et renforce son ambition de devenir un pôle économique compétitif et inclusif en Afrique de l’Ouest.

À l’heure où les autorités sénégalaises poursuivent la mise en œuvre de réformes structurelles, le rapport B-Ready 2025 apparaît comme un signal positif et un levier supplémentaire pour accélérer la transformation économique et sociale du pays, au service de la croissance, de l’emploi et de la création de valeur nationale.

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CAN 2025 : le Sénégal s’offre le Botswana et réussit des débuts de rêve.

Champion d’Afrique en titre, le Sénégal a parfaitement lancé sa Coupe d’Afrique des Nations 2025 en dominant le Botswana lors de son match d’ouverture. Sérieux, disciplinés et efficaces, les Lions ont livré une prestation maîtrisée qui confirme leurs ambitions dans cette 35ᵉ édition du tournoi continental.

Dès l’entame, le Sénégal a imposé son rythme, s’appuyant sur une organisation collective solide et une maîtrise technique supérieure. La défense, bien en place, a étouffé les velléités offensives botswanaises, tandis que le milieu de terrain a assuré une circulation fluide du ballon, permettant aux attaquants de se projeter rapidement vers l’avant.

La domination sénégalaise s’est logiquement concrétisée au tableau d’affichage, récompensant une équipe appliquée et réaliste. Face à un Botswana courageux mais limité, les Lions ont su faire preuve de maturité, évitant tout excès de précipitation et gérant intelligemment les temps forts comme les temps faibles de la rencontre.

Au-delà du résultat, cette victoire inaugure une dynamique positive pour la sélection sénégalaise, qui envoie un signal fort à ses concurrents directs. Le sélectionneur peut se satisfaire de l’état d’esprit affiché par ses joueurs, entre rigueur tactique, solidarité défensive et efficacité offensive.

Avec ces débuts réussis, le Sénégal prend une option favorable dans son groupe et confirme son statut de favori. Les Lions entendent désormais capitaliser sur cette performance pour poursuivre leur parcours avec la même exigence et viser, une fois encore, les sommets du football africain.

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Mbour en effervescence : la diaspora mobilisée pour Mamadi Doumbouya.

La ville de Mbour connaît une forte mobilisation autour de la campagne du candidat du parti Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), Son Excellence Mamadi Doumbouya. À la tête de cette dynamique, El Hadj Diarouga Diallo, directeur de campagne pour le Sénégal, coordonne les actions visant à mobiliser la diaspora guinéenne en faveur d’un vote massif pour le candidat.

Accompagné d’une équipe particulièrement engagée et structurée, El Hadj Diarouga Diallo met en place des stratégies de sensibilisation, d’information et de coordination afin d’assurer la participation active des Guinéens résidant au Sénégal. Les activités menées comprennent des rencontres communautaires, des séances d’échanges et des initiatives pour renforcer le soutien autour du projet de société porté par Mamadi Doumbouya.

Cette mobilisation traduit une volonté de proximité et de cohésion, visant à faire de chaque citoyen, quelle que soit sa résidence, un acteur clé dans le processus électoral et dans la diffusion des messages de la campagne. Elle illustre également l’importance accordée par le GMD à la diaspora comme levier stratégique pour renforcer la participation électorale et assurer une représentation active à l’international.

Avec cette dynamique, Mbour devient un point névralgique de la campagne à l’échelle sénégalaise, où discipline, engagement et stratégie sont mis au service d’un objectif commun : garantir un soutien solide et organisé en faveur de Mamadi Doumbouya.

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Assemblage de véhicules militaires : au cœur de la première usine du Sénégal.

Le Sénégal vient de franchir un cap stratégique majeur dans le domaine de la défense et de l’industrialisation. Le pays abrite désormais sa première usine d’assemblage de véhicules militaires, une infrastructure inédite inaugurée samedi 13 décembre 2025 par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. L’unité industrielle ambitionne d’assembler, à terme, 1 000 véhicules militaires par an, destinés essentiellement aux forces armées nationales.

Une implantation stratégique à Diamniadio

Située dans le bâtiment B1 de l’Agence d’aménagement et de promotion des sites industriels (Aprosi), au cœur de Diamniadio, l’usine impressionne dès l’entrée par son dispositif de sécurité strict et son organisation rigoureuse. Accès contrôlé, exigences professionnelles, discipline et propreté irréprochable témoignent du caractère sensible et stratégique du site.

À l’intérieur, les visiteurs découvrent un environnement de travail structuré, moderne et méthodique. Les techniciens, concentrés et disciplinés, évoluent dans un cadre industriel conforme aux standards de l’industrie automobile.

Une première dans la sous-région ouest-africaine

« Il s’agit de la première usine d’assemblage de véhicules militaires non seulement au Sénégal, mais également dans la sous-région », explique Karamoko Guindo, directeur administratif et des opérations de l’entreprise. Cette implantation marque une étape décisive dans la volonté des autorités sénégalaises de renforcer la souveraineté logistique et opérationnelle des forces de défense.

L’usine assemble principalement des véhicules tactiques KM 450 de la marque Kia, destinés à l’Armée sénégalaise. Ces véhicules robustes sont conçus pour le transport de troupes et les missions opérationnelles en terrains difficiles.

Des véhicules adaptés aux besoins militaires

Dotés de moteurs diesel à quatre cylindres, les véhicules assemblés se distinguent par leur sobriété énergétique, avec une consommation estimée entre 8 et 9 litres aux 100 kilomètres. Un atout majeur pour les opérations militaires, tant en matière de logistique que de coûts d’exploitation.

Selon la direction de l’usine, l’objectif principal est de réduire significativement la dépendance du Sénégal vis-à-vis de fournisseurs étrangers pour l’acquisition de moyens de locomotion militaires, tout en développant une expertise locale durable.

Un processus industriel rigoureux et maîtrisé

L’organisation du travail repose sur une chaîne d’assemblage strictement structurée. Les 28 techniciens sont répartis en équipes spécialisées. À la station 1, les éléments essentiels – cabines, châssis, ponts, radiateurs – sont soigneusement déballés et positionnés à l’aide de grues et de chariots élévateurs.

Les châssis sont ensuite équipés, puis transférés sur le convoyeur par des ponts roulants de trois tonnes. Chaque étape du processus est exécutée avec une précision millimétrée, conformément aux exigences de la technologie automobile moderne.

À la station 3, sous la supervision d’Ousmane Guèye, ancien militaire, sont installés les éléments mécaniques majeurs : moteur, boîte de transfert, arbres de transmission, système d’échappement, ainsi que la caisse et le support de batterie.

Un levier de souveraineté industrielle et sécuritaire

Au-delà de la simple production industrielle, cette usine symbolise une avancée stratégique pour le Sénégal. Elle s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer les capacités nationales, créer des emplois qualifiés, transférer des compétences et positionner le pays comme un acteur industriel crédible dans le secteur de la défense en Afrique de l’Ouest.

Avec cette première unité d’assemblage de véhicules militaires, le Sénégal pose les bases d’une industrie de défense nationale structurée, moderne et tournée vers l’avenir.

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JOJ Dakar 2026 : le Président Bassirou Diomaye Faye exige l’accélération des travaux.

Réuni mardi sous la présidence du Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil présidentiel de suivi des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026 a permis de faire un état des lieux approfondi de l’avancement des préparatifs de cet événement d’envergure mondiale. À moins de deux ans de l’échéance, les plus hautes autorités sénégalaises affichent désormais une priorité claire : accélérer le rythme d’exécution pour être à la hauteur de la confiance placée en le Sénégal et, au-delà, en l’Afrique.

Selon la Présidence de la République du Sénégal, cette rencontre de haut niveau a servi à renforcer la coordination entre l’ensemble des acteurs impliqués – institutions publiques, comités techniques et partenaires – tout en définissant des orientations stratégiques précises. L’objectif est de garantir une mobilisation nationale accrue et le respect strict des engagements contractés avec le Comité international olympique.

Dans un contexte marqué par l’urgence du calendrier, le Président de la République a insisté sur la nécessité d’une exécution rigoureuse, anticipée et cohérente de toutes les composantes du projet, qu’il s’agisse des infrastructures sportives, des sites d’hébergement, de la logistique ou de l’organisation opérationnelle.

« J’ai convoqué ce conseil présidentiel, le premier sous mon magistère, pour marquer l’importance primordiale que j’accorde à l’organisation et au succès des JOJ Dakar 2026 », a déclaré le Président Bassirou Diomaye Faye. Il a évoqué une évaluation à mi-parcours « dans toutes ses dimensions », soulignant que « rien ne doit être laissé au hasard ».

Premiers Jeux olympiques de la Jeunesse jamais organisés sur le continent africain, les JOJ Dakar 2026 constituent un rendez-vous historique pour le Sénégal. Au-delà de la dimension sportive, l’événement est perçu comme un levier de rayonnement international, de développement des infrastructures et de promotion de la jeunesse africaine.

À travers cette exigence d’accélération, le chef de l’État entend insuffler une nouvelle dynamique afin de garantir une organisation exemplaire, conforme aux standards olympiques et porteuse d’un héritage durable pour le pays.