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Sénégal : la Banque mondiale renforce son partenariat autour de la Vision Sénégal 2050.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, effectue une visite officielle au Sénégal du 4 au 8 août 2026 afin de consolider le partenariat stratégique entre l’institution et les autorités sénégalaises dans le cadre de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Cette mission vise à approfondir le dialogue avec le gouvernement et à mieux aligner les interventions du Groupe de la Banque mondiale sur les priorités nationales. Les échanges porteront également sur une meilleure coordination entre les différentes entités du Groupe, notamment l’Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Au cours de son séjour, Ousmane Diagana rencontrera le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, ainsi que plusieurs membres du gouvernement en charge notamment de l’Énergie, de l’Agriculture et de l’Éducation.

Les discussions seront centrées sur plusieurs programmes prioritaires, dont Mission 300, destiné à accélérer l’accès universel à l’électricité, AgriConnect, consacré à la transformation agricole et à la création d’emplois, ainsi que Place à l’eau (Water Forward), qui vise à améliorer l’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement.

Les deux parties examineront également les projets liés aux infrastructures de transport, au développement agricole, à la résilience des populations, à l’amélioration du climat des affaires, ainsi qu’au renforcement de la couverture sanitaire universelle et du capital humain.

Selon la Banque mondiale, cette visite permettra d’évaluer les progrès du partenariat avec le Sénégal et d’identifier de nouvelles pistes pour renforcer son impact sur le développement économique et social du pays.

À ce jour, le portefeuille de la Banque mondiale au Sénégal comprend 27 projets d’investissement financés par l’IDA pour un montant total de 4,2 milliards de dollars. L’IFC dispose d’un portefeuille de 658 millions de dollars, tandis que les engagements bruts de la MIGA atteignent 1,005 milliard de dollars.

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États-Unis : les Guinéens devront désormais verser jusqu’à 20 000 dollars de caution pour certains visas.

À compter de ce 3 août 2026, les ressortissants guinéens sollicitant un visa américain temporaire pour les affaires ou le tourisme (B-1/B-2) pourront être contraints de verser une caution pouvant atteindre 20 000 dollars américains. Cette mesure, qui relevait jusque-là d’un programme pilote, devient désormais permanente à la suite de l’entrée en vigueur d’une règle définitive adoptée par le département d’État des États-Unis.

Auparavant, dans le cadre du programme expérimental lancé le 20 août 2025, le montant maximal de cette caution était fixé à 15 000 dollars. Désormais, le plafond est relevé à 20 000 dollars, tandis que l’option de 5 000 dollars est supprimée.

Change et devises

Dans son avis officiel, le département d’État rappelle que « cette règle définitive rend permanent le règlement provisoire entré en vigueur le 20 août 2025, qui avait lancé un programme pilote de caution pour les visas d’une durée de 12 mois, et établit un programme permanent de caution pour les visas ».

Garantir le respect des conditions du visa

Selon les autorités américaines, cette caution a pour objectif de s’assurer que le bénéficiaire respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis à l’expiration de la durée autorisée.

« Les agents consulaires peuvent exiger des demandeurs concernés le versement d’une caution pouvant atteindre 20 000 dollars comme condition de délivrance du visa, à leur discrétion », précise le département d’État.

Autrement dit, cette caution ne sera pas automatiquement imposée à tous les demandeurs. Sa mise en œuvre dépendra de l’appréciation des agents consulaires, en fonction de la situation de chaque candidat au visa.

Une réponse aux dépassements de séjour

Les Etats-Unis justifient ce durcissement par le nombre élevé d’étrangers qui demeurent sur le territoire américain après l’expiration de leur visa.

Le département d’État rappelle qu’en application de la loi de 2000 sur l’amélioration de la gestion des données de l’immigration (Immigration and Naturalization Service Data Management Improvement Act), les États-Unis disposent d’un système intégré d’enregistrement des entrées et des sorties du territoire.

Les rapports transmis chaque année au Congrès recensent notamment les titulaires de visas non-immigrants pour lesquels aucune sortie du territoire n’a été enregistrée à l’issue de leur séjour autorisé.

Selon les autorités américaines, l’analyse de ces données sur plus d’une décennie montre que des centaines de milliers de visiteurs non-immigrants ne quittent pas les États-Unis dans les délais prévus par leur visa, justifiant ainsi la mise en place de ce mécanisme de caution.

Pourquoi la Guinée est concernée

La Guinée figure parmi une liste de 50 pays, dont 30 sont situés en Afrique, dont les ressortissants peuvent être soumis à cette exigence.

Les autorités américaines expliquent leur décision par plusieurs critères, notamment des pays qui :

présentent un taux élevé de dépassement de séjour (« overstay ») ;

assurent un partage d’informations jugé insuffisant avec les États-Unis ;

disposent de mécanismes de vérification de l’identité ou des antécédents judiciaires considérés comme insuffisants ;

doivent renforcer leurs procédures de contrôle, de filtrage et de sécurisation des documents de voyage et d’état civil, notamment dans le processus d’octroi de la nationalité.

Heure et calendriers

Le département d’État précise que la liste des pays concernés pourra être révisée au fil du temps, avec l’ajout ou le retrait de certains États en fonction de l’évolution de leur situation.

Source : GuinéeNews

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Mali : les recettes minières au service du financement des infrastructures.

Le Mali entend davantage tirer parti de ses ressources minières pour accélérer le développement de ses infrastructures. À la faveur de la réforme du Code minier adoptée en 2023, les autorités espèrent mobiliser jusqu’à 500 milliards de francs CFA, soit environ 883 millions de dollars, à travers un fonds destiné au financement de projets structurants.

Plus de 109 milliards de FCFA déjà mobilisés

Alimenté par les contributions des entreprises minières, le Fonds de développement des infrastructures a déjà enregistré plus de 109 milliards de francs CFA entre janvier 2025 et juin 2026.

Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, le mécanisme génère au moins 50 milliards de francs CFA par an. Il pourrait également servir de garantie afin de permettre à l’État de mobiliser des financements plus importants auprès de partenaires financiers.

L’énergie, l’eau et les transports prioritaires

Les ressources du fonds devraient notamment contribuer au financement de projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports.

Parmi les investissements envisagés figurent la construction et la réhabilitation de routes, le développement du réseau ferroviaire, le renforcement du transport fluvial ainsi que le soutien au développement de la compagnie aérienne publique Mali Airlines.

Transformer la richesse minière en développement

Cette stratégie traduit la volonté des autorités maliennes d’accroître les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles et de mieux utiliser les revenus miniers pour financer des investissements structurants.

Le gouvernement entend ainsi faire du secteur minier non seulement une source de recettes publiques, mais également un levier de transformation économique. L’objectif est de renforcer les infrastructures essentielles au développement du pays, tout en améliorant l’impact de l’activité minière sur l’économie nationale.

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Assemblée nationale : les députés examinent plusieurs textes stratégiques en inter-commission avant la plénière.

En prélude à la séance plénière de ce lundi, les députés de l’Assemblée nationale se sont réunis en inter-commission sous la présidence du président de la Commission des Lois, de l’Administration générale, de la Justice et des Droits humains. Cette séance de travail a mobilisé les membres des différentes commissions permanentes autour de l’examen de plusieurs projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la prochaine plénière.

Cette étape préparatoire vise à permettre aux députés d’analyser en profondeur les textes soumis par le Gouvernement avant leur examen et leur éventuelle adoption en séance plénière.

Parmi les principaux dossiers examinés figure le projet de loi d’habilitation, destiné à autoriser le Président de la République à prendre, par ordonnance, certaines mesures relevant du domaine de la loi afin de répondre avec célérité aux priorités nationales, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Les députés se sont également penchés sur le projet de loi portant ratification de la convention minière conclue entre l’État guinéen, Chalco Guinée et la Société de Raffinerie. Ce texte vise à renforcer la valorisation des ressources minières nationales, à promouvoir la transformation locale de la bauxite, à attirer davantage d’investissements et à générer des emplois ainsi que des retombées économiques au profit des populations.

Dans le secteur de l’énergie, les parlementaires ont examiné le projet de loi portant ratification de l’ordonnance relative à l’interconnexion électrique entre la Guinée et le Mali. Cette initiative s’inscrit dans la dynamique d’intégration énergétique sous-régionale et ambitionne d’améliorer l’accès à l’électricité, de renforcer la sécurité de l’approvisionnement et de favoriser les échanges d’énergie entre les deux pays.

Les travaux ont également porté sur le projet de loi ratifiant l’ordonnance relative à la convention de financement du projet de bitumage de la route nationale Faranah–Dabola. Ce projet d’infrastructure routière, considéré comme stratégique, vise à améliorer la mobilité des personnes et des biens, à désenclaver les zones concernées et à soutenir le développement économique des localités traversées.

À l’issue de cette phase d’examen technique, les différents projets de loi seront soumis à l’appréciation de l’ensemble des députés en séance plénière, en présence des membres du Gouvernement, en vue de leur adoption.

Cette réunion en inter-commission illustre la volonté de l’Assemblée nationale d’assurer un examen rigoureux des textes législatifs, dans le respect des procédures parlementaires et au service des intérêts de la Nation.

Compte rendu : Souleymane Diallo

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Ghana : les producteurs de cacao risquent jusqu’à 20 ans de prison selon un projet de loi.

Le Parlement ghanéen a adopté un projet de loi visant à renforcer la protection des exploitations cacaoyères, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement pour certains contrevenants. Le texte, dont le contenu a été rendu public dimanche, n’a toutefois pas encore été promulgué par le président John Mahama.

Selon une copie du projet de loi consultée par l’Associated Press, toutes les exploitations de cacao bénéficieraient d’un statut protégé. Leur conversion à d’autres usages sans autorisation gouvernementale constituerait une infraction pénale.

Des sanctions particulièrement lourdes contre l’orpaillage illégal

Les peines les plus sévères concernent notamment l’exploitation illégale de l’or sur des terres cacaoyères. Les personnes reconnues coupables pourraient être condamnées à une peine comprise entre 10 et 20 ans de prison, assortie d’une importante amende calculée en fonction du nombre de cacaoyers concernés.

Cette disposition suscite cependant des inquiétudes parmi certains producteurs, qui estiment que la protection des plantations doit s’accompagner d’un soutien accru de l’État.

« Si la loi reste telle qu’elle est actuellement, ce n’est pas juste », a déclaré Moses Djan Asiedu, administrateur de la Ghana Cooperative Cocoa Farmers and Marketing Association Limited et producteur de cacao. Il souligne que de nombreux agriculteurs financent eux-mêmes l’acquisition, la mise en valeur et l’entretien de leurs plantations, parfois pendant plusieurs années avant de générer des revenus significatifs.

Le cacao, un secteur stratégique pour l’économie ghanéenne

La mesure intervient dans un pays où le cacao constitue un pilier de l’économie agricole. Des centaines de milliers de producteurs en Afrique de l’Ouest dépendent de cette culture pour leurs revenus.

Au Ghana, les fèves de cacao représentent près de 15 % des recettes d’exportation, tandis qu’en Côte d’Ivoire voisine, premier producteur mondial, elles génèrent environ 40 % des recettes d’exportation.

Pour protéger les producteurs contre les fluctuations des cours internationaux, les autorités ghanéennes fixent chaque saison un prix d’achat et encadrent la commercialisation des fèves à travers des opérateurs agréés.

Des cours mondiaux très volatils

Le secteur reste toutefois exposé aux fortes fluctuations du marché international. En 2024, les contrats à terme sur le cacao ont dépassé 12 000 dollars la tonne, atteignant leur niveau le plus élevé depuis plusieurs décennies, avant de retomber autour de 4 000 dollars lorsque l’offre a commencé à dépasser la demande.

Le projet de loi doit désormais être soumis à la signature du président John Mahama. Son adoption définitive pourrait renforcer la protection du patrimoine cacaoyer ghanéen, mais ouvre également un débat sur l’équilibre entre la préservation d’une filière stratégique et les droits ainsi que les conditions de vie des producteurs.

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Guinée : le GDB appelle à renforcer les investissements égyptiens autour du programme Simandou.

Alors que la Guinée multiplie les initiatives pour renforcer son attractivité économique et diversifier ses partenariats, le programme Simandou s’impose comme l’un des principaux leviers de la stratégie de développement du pays.

Lors d’une rencontre tenue lundi 3 août 2026 à la Primature avec une délégation d’investisseurs égyptiens, le directeur général du Guinea Development Board (GDB), Namory Camara, a présenté les perspectives économiques de la Guinée et plaidé pour une mobilisation accrue des partenaires internationaux autour du programme Simandou.

Le Simandou au cœur de la stratégie économique

Selon Namory Camara, la conjoncture économique actuelle offre des perspectives encourageantes pour les investisseurs. Il a notamment évoqué une dynamique qu’il juge favorable, affirmant que « les indicateurs économiques sont au vert ».

Le responsable du GDB a également souligné l’importance du programme Simandou, présenté par les autorités comme un cadre de référence pour la transformation économique du pays. Il estime que sa réussite nécessite l’implication d’un éventail élargi de partenaires, au-delà des acteurs traditionnels déjà présents en Guinée.

Conakry veut renforcer ses relations économiques avec Le Caire

Les échanges ont également porté sur les relations entre la Guinée et l’Égypte. Namory Camara a rappelé la profondeur des liens historiques entre les deux pays, tout en appelant à renforcer leur dimension économique.

Selon lui, la coopération entre Conakry et Le Caire, déjà établie sur le plan diplomatique, pourrait davantage s’étendre aux investissements et aux échanges commerciaux. La Guinée souhaite ainsi attirer davantage de capitaux et d’expertises égyptiens dans ses secteurs prioritaires.

Diversifier les partenariats autour de Simandou

Cette rencontre s’inscrit dans la stratégie du gouvernement guinéen visant à développer de nouveaux partenariats économiques et à attirer des investisseurs étrangers.

À travers le programme Simandou, les autorités ambitionnent de transformer le potentiel minier du pays en un moteur de développement plus large, notamment grâce au renforcement des infrastructures, à l’industrialisation et à la création de valeur ajoutée locale.

L’enjeu pour Conakry est désormais de convertir l’intérêt croissant des investisseurs en projets concrets, capables de soutenir durablement la croissance économique et de produire des retombées significatives pour l’économie nationale.

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Aéroport International Ahmed Sékou TOURÉ : le Président de la République S.E Mamadi DOUMBOUYA quitte Conakry pour un congé annuel en Grèce

Le Président de la République de Guinée, S.E Mamadi DOUMBOUYA, a quitté Conakry ce lundi 3 août 2026 à destination de la République hellénique (Grèce), où il effectuera un séjour privé de quelques jours avec sa famille.
À l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, le départ du Chef de l’État a mobilisé les principales figures de l’appareil institutionnel, politique et diplomatique du pays. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury BAH, le ministre secrétaire général de la Présidence, le Général Amara CAMARA, le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba DIAKITÉ, le Chef de Cabinet de la Présidence Fodé Amadou FOFANA, les conseillers à la Présidence ainsi que les hauts responsables militaires, les représentants des institutions républicaines et du corps diplomatique accrédité en Guinée étaient présents pour saluer le Président avant son envol.
À 14 heures, l’avion transportant le Chef de l’État a quitté le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou TOURÉ, marquant le début d’une parenthèse de repos après cinq années d’une intense activité consacrée aux affaires de l’État.
Mais ce déplacement dépasse le simple cadre d’un congé présidentiel. Il constitue un événement inédit dans la vie publique guinéenne. Pour la première fois, un Président de la République informe officiellement la Nation de son départ en congé annuel, une démarche qui tranche avec les pratiques traditionnelles et qui place la transparence institutionnelle au cœur de la relation entre le pouvoir et les citoyens.
À travers cette communication, le Chef de l’État affiche une volonté de renforcer le lien de confiance avec le peuple souverain de Guinée, en faisant de l’information des citoyens un élément essentiel de l’exercice du pouvoir.
Après plusieurs années d’engagement au sommet de l’État, cette période de repos apparaît comme une étape nécessaire avant la reprise des grands chantiers inscrits dans le cadre du développement durable et responsable du pays. Une pause qui doit permettre au Président de la République de revenir avec une énergie renouvelée pour poursuivre les réformes et les projets engagés pour la transformation de la Guinée.
Au-delà des images protocolaires de l’aéroport, ce départ restera marqué comme un moment symbolique dans l’histoire politique récente du pays : celui d’un Président qui choisit d’associer les citoyens à un moment personnel de sa vie tout en réaffirmant son attachement aux principes de transparence et de responsabilité publique.

Source : DCI-PRG

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Course à la tête de l’ONU : Macky Sall essuie un premier revers lors du vote indicatif du Conseil de sécurité.

La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies connaît un premier revers. Lors d’un premier vote indicatif secret organisé le 30 juillet 2026 par le Conseil de sécurité de l’ONU, il a obtenu six voix favorables contre sept défavorables, tandis que deux membres ne se sont pas prononcés.

Ce scrutin, qui vise à mesurer le niveau de soutien aux différents candidats, n’est toutefois pas définitif. Macky Sall reste donc en lice, alors que d’autres consultations doivent être organisées avant que le Conseil de sécurité ne formule sa recommandation à l’Assemblée générale de l’ONU.

L’ancien chef de l’État sénégalais fait face à plusieurs candidats, parmi lesquels figurent notamment Rebeca Grynspan, secrétaire générale de la CNUCED, Carolyn Rodrigues-Birkett, ancienne ministre des Affaires étrangères de la Guyana, et Rafael Grossi, directeur général de l’AIEA.

Le résultat de ce premier vote constitue néanmoins un signal défavorable pour la candidature sénégalaise. Macky Sall devra désormais renforcer ses démarches diplomatiques et élargir son soutien auprès des membres du Conseil de sécurité pour espérer rester parmi les favoris de la course à la succession d’António Guterres.

La procédure de désignation devrait se poursuivre dans les prochains mois, avant la recommandation du Conseil de sécurité et la décision finale de l’Assemblée générale des Nations unies.

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Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune.

Sénégal–Gambie : Dakar et Banjul scellent un accord sur la délimitation de leur frontière commune
Après plusieurs années de discussions et une récente montée des tensions à Bulock, les deux pays annoncent une avancée majeure vers une gestion concertée de leur frontière

Le Sénégal et la Gambie ont franchi une étape importante dans le règlement de leurs questions frontalières. Les deux pays sont parvenus à un accord définitif sur la délimitation de leur frontière commune, au terme d’un processus de dialogue et de concertation engagé depuis plusieurs années.

L’annonce a été faite par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien, qui a salué l’aboutissement des travaux menés conformément aux orientations des chefs d’État des deux pays. Dakar et Banjul ont ainsi privilégié les mécanismes de dialogue bilatéral et l’esprit de fraternité pour parvenir à une solution consensuelle à une question sensible.

Les opérations de réaffirmation de la frontière reprendront le 15 août

Dans le prolongement de cet accord, les activités conjointes de réaffirmation et de densification de la frontière sud doivent reprendre à compter du 15 août 2026.

Les opérations concerneront dans un premier temps le tronçon compris entre Touba Tranquil–Dar Salam et Saré Yoro Guèye–Jahanka. Ces travaux doivent permettre de matérialiser plus clairement la ligne frontalière et de renforcer la coordination entre les administrations et les forces chargées de la surveillance des deux côtés de la frontière.

Cette reprise intervient alors que la question de la gestion de la frontière avait récemment suscité des tensions, notamment autour de la zone de Bulock, dans la région gambienne de la Côte-Ouest.

L’incident de Bulock avait ravivé les tensions entre les deux pays

Le 17 juillet dernier, le gouvernement gambien avait dénoncé un incident survenu au niveau du poste-frontière militaire de Bulock. Banjul avait alors accusé des éléments des Forces armées sénégalaises d’avoir détruit une partie de la clôture d’une installation militaire gambienne, sans concertation préalable avec les autorités concernées.

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement gambien et conseiller présidentiel chargé de la diaspora, Ebrima G. Sankareh, avait qualifié l’incident de « profondément provocateur » et de « totalement inacceptable ».

Selon les autorités gambiennes, une partie de la clôture d’une installation des Forces armées gambiennes avait été démolie en dehors des mécanismes militaires et diplomatiques bilatéraux établis entre les deux pays.

Malgré la fermeté de sa réaction, Banjul avait indiqué privilégier une résolution pacifique du différend. Le gouvernement gambien avait précisé qu’un dialogue diplomatique avec Dakar était engagé et que la question devait être examinée dans le cadre du Comité militaire conjoint, ainsi que des autres mécanismes bilatéraux existants.

Les autorités gambiennes avaient également assuré que la situation sécuritaire restait « calme et totalement sous contrôle », tout en saluant la retenue de leurs forces armées afin d’éviter toute escalade.

Dakar rappelle l’existence de discussions bilatérales sur la zone

De son côté, le Sénégal avait également réaffirmé sa volonté de régler la question par le dialogue.

Dans une déclaration du ministère sénégalais de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Dakar avait rappelé que les relations entre les deux pays reposent sur des « liens historiques de fraternité, de bon voisinage et de coopération stratégique ».

Les autorités sénégalaises avaient toutefois indiqué avoir, à plusieurs reprises, attiré l’attention de la partie gambienne sur certaines installations et activités considérées comme des empiètements présumés sur le territoire sénégalais et incompatibles avec une gestion concertée de la frontière.

Dakar avait également précisé que l’incident du 16 juillet ne constituait pas une remise en cause de la souveraineté gambienne ni une volonté de détériorer les relations entre les deux États. Le Sénégal avait ainsi appelé à poursuivre les discussions dans le cadre des mécanismes diplomatiques et bilatéraux déjà établis.

Un accord qui intervient dans un contexte de coopération étroite

Au-delà des différends ponctuels, le Sénégal et la Gambie entretiennent des relations particulièrement étroites, liées à leur proximité géographique, historique et culturelle.

Les deux pays coopèrent notamment dans les domaines de la défense, de la sécurité, du commerce, de la gestion des frontières et du développement économique. La configuration géographique de la Gambie, enclavée à l’intérieur du territoire sénégalais à l’exception de son ouverture sur l’océan Atlantique, rend par ailleurs la coopération transfrontalière particulièrement stratégique.

Dans ce contexte, la délimitation précise et consensuelle de la frontière apparaît comme un enjeu essentiel pour faciliter la circulation, sécuriser les zones frontalières et prévenir les incidents susceptibles d’affecter les relations entre les deux États.

Dakar et Banjul veulent désormais tourner la page

L’accord annoncé par le Secrétariat permanent sénégalo-gambien constitue ainsi une avancée significative dans le règlement de la question frontalière. Il intervient après une séquence de tensions qui aura rappelé l’importance d’une coordination permanente entre les autorités des deux pays.

Le Secrétariat permanent a salué les efforts déployés par Alieu Njie, président de la Commission nationale des frontières de Gambie, et le général de division Cheikh M. L. B. Camara, président de la Commission nationale de gestion des frontières du Sénégal, dont l’implication a contribué à l’aboutissement du processus.

La reprise des opérations de réaffirmation et de densification de la frontière, prévue à partir du 15 août, devrait désormais permettre de traduire l’accord politique en actions concrètes sur le terrain.

Pour Dakar comme pour Banjul, l’objectif est désormais de consolider cette dynamique afin de prévenir de nouveaux incidents, renforcer la coopération transfrontalière et préserver les relations historiques de fraternité et de bon voisinage qui unissent les deux peuples.

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ECO : la Guinée mise sur son franc national.

Alors que la Cédéao prépare le lancement progressif de la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée réaffirme son attachement au franc guinéen, considéré par le président Mamadi Doumbouya comme un instrument de souveraineté économique et un levier de développement national. Conakry a également obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de l’ECO.

Alors que la Cédéao a réaffirmé son ambition de lancer progressivement la monnaie unique ECO à partir de 2027, la Guinée a réaffirmé son attachement au franc guinéen, présenté comme un instrument majeur de sa souveraineté économique. Le pays a par ailleurs obtenu son intégration à la Task Force présidentielle chargée du programme de la monnaie unique régionale.

Dans son message au Conseil des ministres du jeudi 30 juillet 2026, le président guinéen Mamadi Doumbouya a insisté sur l’importance de la monnaie nationale dans la stratégie économique du pays, rappelant que la Guinée « bat sa monnaie depuis plus de 65 ans » et qu’elle a développé une politique monétaire visant à préserver les intérêts de sa population.

« La République de Guinée reste attachée à sa souveraineté économique pour continuer à décider de son avenir économique à travers le franc guinéen », a déclaré le chef de l’État, faisant de cette monnaie un « élément essentiel d’expression » de cette souveraineté et un pilier de la stratégie nationale de développement.

Cette position intervient quelques jours après le 69ᵉ sommet ordinaire de la Cédéao tenu à Lungi, en Sierra Leone, où les dirigeants ouest-africains ont confirmé leur volonté de lancer l’ECO en 2027 selon une approche progressive. La première phase concernera uniquement les pays remplissant les critères de convergence macroéconomique, tandis que les autres États bénéficieront d’un accompagnement pour rejoindre ultérieurement le dispositif.

Réunie le 19 juillet, la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a également approuvé la demande de la Guinée de rejoindre la Task Force présidentielle sur le programme de la monnaie unique. Cette instance devra poursuivre les travaux techniques sur les conditions de mise en œuvre de l’ECO avant le prochain sommet ordinaire prévu en décembre 2026.

Le débat sur la future monnaie régionale intervient dans un contexte marqué par la coexistence de plusieurs systèmes monétaires en Afrique de l’Ouest. Aux côtés du franc guinéen, plusieurs monnaies nationales circulent encore dans l’espace communautaire, notamment le naira nigérian, le cedi ghanéen, le dalasi gambien, le leone sierra-léonais, le dollar libérien et l’escudo cap-verdien. Huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) utilisent pour leur part le franc CFA.

Pour Conakry, l’intégration aux discussions sur l’ECO ne remet pas en cause, à ce stade, la place du franc guinéen dans l’économie nationale. Le gouvernement guinéen entend maintenir une politique monétaire indépendante tout en participant aux réflexions régionales sur l’avenir de l’intégration économique ouest-africaine.

Le président Mamadi Doumbouya a également rappelé aux membres du gouvernement leur obligation de résultats dans la mise en œuvre du programme « Simandou 2040 », affirmant que chaque ministre sera évalué sur sa capacité à traduire les engagements gouvernementaux en réalisations concrètes.

Source : APANews