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Le départ d’un esprit lumineux : En mémoire du Pr Maguèye Kassé

On jauge parfois la portée d’une vie à la résonance du vide qu’elle laisse derrière elle. La disparition, intervenue le mercredi 22 juillet, du Professeur Maguèye Kassé à l’âge de 77 ans est de celles qui meurtrissent l’esprit. Ce n’est pas seulement un grand nom qui s’éteint, c’est tout un monde de culture, de rigueur et d’élégance qui s’en va, nous rappelant cette vérité cruelle : si la mort d’un seul homme est une tragédie, certains visages portent en eux un héritage si lumineux qu’il illumine durablement l’humanité entière.

Il avait cette prestance rare qu’on ne fabrique pas. On le reconnaissait entre mille à son chapeau feutre — parfois troqué pour une torpédo racée ou une casquette de marin —, sa pipe fumante, et ce regard perçant qui captait tout. Maître de sa parole, capable d’un rire communicatif ou d’une rigueur impériale selon l’heure, le « Tonton Professeur » incarnait l’enseignant dans sa noblesse la plus absolue, bien au-delà des titres académiques. Si sa trajectoire de professeur titulaire des universités en Langues et Civilisations germaniques forçait l’admiration, c’est parce qu’il semblait faire corps avec sa matière.

Tout avait commencé à Kaolack, sa ville natale où il vit le jour en mars 1949. C’est là, sur les bancs du lycée Gaston Berger (devenu Valdiodio Ndiaye), que le jeune « Meugueuy » croise le chemin de l’allemand. Grâce à un professeur d’anglais et d’allemand, Amadou Booker Sadji — formé à Leipzig —, et à l’épouse de ce dernier, l’adolescent découvre la langue de Goethe et l’art de vivre qui l’accompagne. Comme il le confiait en 2018 au journaliste Seydou Kâ dans les colonnes du Soleil : « J’étais en classe de 5e et dans nos cours d’anglais, il y mélangeait des mots d’allemand. J’ai trouvé qu’un Sénégalais qui maîtrisait l’allemand et l’anglais en même temps, ça avait du charme. »

Dès la classe de 4e, le choix de l’allemand devient une évidence. Ses mentors, M. Sadji et Uta Losche, le prennent sous leur aile, charmés par ses facilités, au point de le surnommer affectueusement « Wolfgang ».

Son envol vers la France, après le baccalauréat, cachait une facette moins connue que celle racontée à Seydou Kâ. Jeune militant syndicaliste et néo-communiste, il avait obtenu du président-poète Léopold Sédar Senghor une bourse pour une hypokhâgne à Nancy — choisissant finalement Orléans par goût de la ferveur. Une manière subtile pour le chef de l’État d’éloigner les esprits vifs de l’arène politique locale en les envoyant se forger l’excellence dans les classes préparatoires françaises.

À Orléans, berceau du jazz, le jeune Kassé parfait son apprentissage du monde tout en gardant ancré au fond de lui le socle de sa culture sénégalaise. Un temps béni qu’il chérissait, à l’image des liens indéfectibles qu’il tissera plus tard entre la France et l’Allemagne. C’est de cet homme de partage que témoigne son complice et ami, le Pr Jean-Louis Georget, germaniste et universitaire : un parcours jalonné de voyages, de nostalgie, mais surtout d’une immense gratitude.

De retour au pays après une thèse d’État soutenue à Paris-VIII sur les relations culturelles des deux Allemagnes avec l’Afrique de l’Ouest (1949-1980), le Pr Maguèye Kassé s’impose comme une sommité. Depuis sa chaire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), il insuffle à des générations d’étudiants la passion de la germanistique.

Au fil des ans, son réseau intellectuel s’internationalise. Après Francfort en 2014, il retrouve le Pr Georget en 2017 pour l’exposition sur l’art rupestre africain à l’IFAN, puis en 2022 à Paris pour Prehistomania au Musée de l’Homme, où il officie comme commissaire invité pour présenter l’œuvre du plasticien Abdoulaye Diallo (« Lebergerdel’îledenGor »).

Son empreinte s’étendait bien au-delà de sa discipline. Au cœur de la nuit précédant les obsèques, le Pr Jean-Louis Georget confiait, non sans émotion, son rôle clé dans les accords à venir avec les universités sénégalaises prévus pour l’automne 2026, ou encore son engagement d’expert au sein de son collège doctoral franco-allemand. Mais par-delà la science, ce sont les trajets en voiture vers Touba ou Saint-Louis, rythmés par des découvertes musicales jazz et de profonds dialogues spirituels, qui restaient le plus précieux viatique de leur amitié.

Inspecteur général de l’éducation et de la formation, homme de terroir et citoyen du monde, le Pr Maguèye Kassé laisse l’image indélébile d’un seigneur des lettres dont l’esprit continuera de souffler sur les rives du fleuve de la transmission.

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Guinée : Dre Diaka Sidibé et Patricia Lamah nommées conseillères à la présidence.

Dans un décret lu à la télévision nationale ce jeudi 30 juillet, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à la nomination de deux nouvelles conseillères à la Présidence de la République.

Au titre des nominations, l’ancienne Dre Diaka Sidibé est nommée conseillère chargée de l’Éducation, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique.

De son côté, l’ancienne ministre Pauline Patricia Adeline Lamah est nommée conseillère chargée des questions de la femme, de la famille et des solidarités.

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Palais Mohammed V : les membres du Gouvernement prêtent serment devant le Président de la République en marge du Conseil des ministres.

Quelques jours après le remaniement partiel du Gouvernement, le Président de la République, Son Excellence Mamadi DOUMBOUYA, a présidé, ce jeudi 30 juillet 2026, au Palais Mohammed V, la première session ordinaire du Conseil des ministres dans la nouvelle configuration de l’équipe gouvernementale.
Cette session a été marquée par un moment hautement symbolique : la prestation de serment des ministres entrants et des ministres confirmés. Conformément à la tradition républicaine, chacun s’est engagé, devant le Chef de l’État, à exercer ses fonctions avec loyauté, intégrité et dans le strict respect des obligations inhérentes à sa charge.
La session a également permis de présenter les nouveaux membres du Gouvernement. Les quatre personnalités qui rejoignent l’équipe gouvernementale ont été chaleureusement accueillies par leurs homologues, témoignant ainsi de l’esprit de solidarité, de cohésion et de responsabilité qui anime l’action de l’exécutif sous la conduite du Premier ministre, Chef du Gouvernement Amadou Oury BAH et sous le leadership de Son Excellence le Président Mamadi DOUMBOUYA.
Au-delà de cette recomposition gouvernementale, cette première session a été marquée par une innovation majeure. Désormais, les responsables du Guinea Development Board (GDB) et de la Delivery Unit participeront aux réunions du Conseil des ministres élargi.
Avant de prendre part aux travaux, les responsables de ces deux structures ont, eux aussi, prêté serment devant le Président de la République, réaffirmant leur engagement à servir l’État avec rigueur, responsabilité et professionnalisme.
À travers cette première session du Conseil des ministres dans sa nouvelle configuration, le Président Mamadi Doumbouya imprime une nouvelle dynamique à l’action gouvernementale. L’objectif est clair : renforcer une administration davantage orientée vers les résultats, la performance et l’efficacité, en parfaite cohérence avec la vision du Chef de l’État et les ambitions du programme Simandou 2040.

DCI-PRG

Source : Présidence Guinée.

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Guinée : l’ISFAD devient l’Université Numérique de Guinée pour accélérer la transformation de l’enseignement supérieur.

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système d’enseignement supérieur. Le président de la République a signé, ce jeudi 30 juillet 2026, un décret portant transformation de l’Institut Supérieur de Formation à Distance (ISFAD) en Université Numérique de Guinée (UNG).

Cette réforme marque la volonté des autorités de renforcer l’offre de formation universitaire à distance et d’intégrer davantage les outils numériques dans l’enseignement supérieur. Elle intervient dans un contexte où l’accès à l’université demeure un enjeu majeur, notamment face à l’augmentation du nombre de bacheliers et aux besoins croissants en compétences adaptées aux évolutions du marché du travail.

Une université publique dotée d’une autonomie de gestion

Selon les dispositions du décret présidentiel, l’Université Numérique de Guinée est érigée en Établissement public à caractère scientifique (EPS). Elle bénéficie à ce titre de la personnalité juridique, d’un patrimoine propre et d’une autonomie de gestion.

L’institution est appelée à exercer ses missions dans l’intérêt général et devra respecter plusieurs principes fondamentaux du service public, notamment l’égalité, la neutralité, l’impartialité, l’objectivité et la laïcité.

Sur le plan institutionnel, l’UNG sera placée sous la tutelle technique du ministère chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Sa tutelle financière relèvera, quant à elle, du ministère en charge de l’Économie et des Finances.

Cette organisation vise à garantir un encadrement institutionnel clair tout en permettant à la nouvelle université de disposer d’une marge de manœuvre dans la gestion de ses activités et le développement de ses programmes.

Le numérique comme levier d’accès à l’enseignement supérieur

La principale mission de l’Université Numérique de Guinée sera de proposer des formations universitaires et continues en fonction des besoins du pays, en s’appuyant principalement sur une plateforme numérique et sur différents dispositifs d’enseignement et de formation à distance.

L’ambition est de permettre à un plus grand nombre d’apprenants d’accéder à des formations universitaires de qualité, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur capacité à suivre un cursus classique en présentiel.

La création de cette université répond ainsi à plusieurs défis auxquels est confronté le système éducatif guinéen, notamment l’augmentation des effectifs étudiants, la nécessité de diversifier les modalités d’apprentissage et l’adaptation des formations aux mutations technologiques et économiques.

Des formations innovantes pour les nouveaux bacheliers

Le décret attribue à l’UNG plusieurs missions prioritaires. L’établissement devra notamment proposer aux nouveaux bacheliers des filières de formation innovantes et porteuses, en cohérence avec les besoins du développement national et les perspectives d’évolution du marché de l’emploi.

L’université aura également pour objectif de mettre à la disposition du public des formations en ligne de haut niveau, accessibles au plus grand nombre.

Cette orientation vise notamment à démocratiser l’accès aux études supérieures et à offrir de nouvelles possibilités aux étudiants qui, pour des raisons géographiques, économiques ou professionnelles, ne peuvent pas toujours suivre un parcours universitaire traditionnel.

La formation continue au cœur du dispositif

Au-delà de la formation initiale, l’Université Numérique de Guinée aura également pour mission de soutenir la formation tout au long de la vie.

L’établissement devra notamment répondre aux besoins des professionnels et des entreprises en matière de formation continue, dans un environnement où l’évolution rapide des technologies impose une actualisation régulière des compétences.

Cette dimension pourrait permettre à l’UNG de jouer un rôle important dans l’accompagnement de la transformation du marché du travail, en proposant des parcours de perfectionnement et de reconversion adaptés aux besoins des secteurs économiques.

Une gouvernance ouverte aux acteurs socio-professionnels

Le décret fixe également le cadre de gouvernance de la nouvelle institution. L’Université Numérique de Guinée sera administrée par un Conseil d’administration composé de onze membres.

Cette instance comprendra notamment un représentant du ministère chargé de l’Enseignement supérieur, un représentant du ministère chargé des Finances, ainsi que trois représentants du secteur socioprofessionnel.

La communauté universitaire sera également représentée avec deux enseignants-chercheurs, un représentant des étudiants et un représentant du personnel non enseignant. Deux personnes ressources compléteront la composition du Conseil d’administration.

Cette configuration traduit la volonté d’associer plusieurs parties prenantes à la gouvernance de l’établissement, notamment les pouvoirs publics, la communauté universitaire et le monde professionnel.

Un nouvel outil pour accompagner la transformation du système universitaire

Avec la transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée, les autorités entendent faire du numérique un levier stratégique pour élargir l’accès à l’enseignement supérieur et diversifier l’offre de formation.

La réussite de cette réforme dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment la qualité et la stabilité des infrastructures numériques, l’accès à Internet, la disponibilité des équipements, la formation des enseignants aux méthodes d’enseignement à distance ainsi que la capacité de l’institution à garantir la qualité et la reconnaissance des diplômes délivrés.

L’UNG devra également relever le défi de l’inclusion numérique afin que la formation à distance bénéficie au plus grand nombre, y compris aux étudiants vivant dans les zones où l’accès aux technologies demeure limité.

À travers cette réforme, la Guinée pose néanmoins les bases d’un nouveau modèle d’enseignement supérieur, davantage tourné vers le numérique, la flexibilité et l’apprentissage tout au long de la vie. La transformation de l’ISFAD en Université Numérique de Guinée marque ainsi une étape importante dans l’adaptation du système universitaire aux nouveaux enjeux de formation et de développement des compétences.

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Burkina Faso : 840 milliards de FCFA pour accélérer la transformation du secteur agropastoral à l’horizon 2028

Le Burkina Faso s’apprête à renforcer ses investissements dans les secteurs agricole, pastoral, hydraulique et halieutique. Le gouvernement prévoit de mobiliser 839,99 milliards de FCFA pour financer la deuxième phase de l’Offensive agropastorale, hydraulique et halieutique (OAPH) sur la période 2026-2028.

L’annonce a été faite jeudi à l’issue du Conseil des ministres, à l’occasion de la présentation du bilan de la première phase du programme, couvrant la période 2023-2025, et des principales orientations retenues pour la nouvelle programmation.

Le bilan présenté par le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, le commandant Ismaël Sombié, fait état de résultats jugés significatifs dans plusieurs filières de production. Fort de ces performances, le gouvernement entend désormais élargir le dispositif et renforcer son impact sur la sécurité alimentaire, l’emploi et les revenus des populations rurales.

Une production céréalière portée à plus de sept millions de tonnes

La première phase de l’OAPH aurait permis au Burkina Faso d’enregistrer une progression notable de sa production agricole. Selon les données communiquées par le gouvernement, la production céréalière a dépassé sept millions de tonnes, permettant d’atteindre un taux de couverture des besoins alimentaires de 124 %.

Plusieurs filières ont également dépassé ou atteint leurs objectifs. En 2025, la production de riz s’est établie à 1 008 737 tonnes, soit 101 % de la cible fixée. Le maïs a enregistré une production de 2 686 531 tonnes, correspondant à 134 % de l’objectif.

Les résultats concernent également d’autres productions. La récolte de pommes de terre a atteint 51 818 tonnes, tandis que la production halieutique s’est établie à 58 476 tonnes de poisson.

Pour les autorités, ces performances traduisent les effets des investissements réalisés dans la production et l’accompagnement des producteurs, dans un contexte où la souveraineté alimentaire constitue une priorité stratégique pour le pays.

Élevage et pastoralisme : renforcer les capacités de production

Le secteur de l’élevage a également bénéficié de mesures spécifiques dans le cadre de la première phase de l’Offensive.

Au total, 30 631 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants ont été distribués aux producteurs. Cette initiative vise notamment à améliorer les capacités de reproduction des cheptels et à renforcer la productivité des élevages.

Parallèlement, 25 062 hectares de zones pastorales modernes ont été aménagés. Ces infrastructures doivent contribuer à une meilleure gestion des ressources pastorales, tout en facilitant la mobilité du bétail et en réduisant les tensions liées à l’accès aux espaces de pâturage.

Ces interventions s’inscrivent dans une volonté plus large de moderniser les systèmes de production et de renforcer la résilience des populations rurales face aux défis économiques, climatiques et sécuritaires.

Plus de 91 000 emplois générés

Au-delà des volumes de production, le gouvernement met également en avant les retombées économiques et sociales du programme.

La mise en œuvre de la première phase de l’OAPH aurait permis de générer 91 027 emplois, dont 26 202 emplois permanents.

Les femmes figurent parmi les principales bénéficiaires, avec 32 009 emplois créés, tandis que 4 724 emplois ont bénéficié à des personnes déplacées internes. Les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ont, pour leur part, bénéficié de 289 emplois.

Cette dimension sociale constitue un axe important de la stratégie gouvernementale, dans un pays confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires ayant entraîné des déplacements massifs de populations.

Un investissement public de près de 274 milliards de FCFA

La première phase de l’Offensive a été financée à hauteur de 273,99 milliards de FCFA par l’État burkinabè.

Selon le bilan présenté au Conseil des ministres, ces investissements auraient contribué à une croissance annuelle moyenne de 12,13 % du produit intérieur brut agricole. Les revenus des ménages ruraux auraient également progressé de 4,3 % sur la période.

Ces résultats confortent, selon les autorités, la pertinence d’une politique d’investissement public soutenue dans les secteurs productifs, avec l’objectif de renforcer la souveraineté alimentaire et de réduire la dépendance du pays aux importations.

Une deuxième phase élargie à l’hydraulique

Pour la période 2026-2028, le gouvernement entend franchir une nouvelle étape. L’OAPH sera désormais élargie au secteur de l’hydraulique et deviendra l’un des principaux instruments de mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030.

Cette évolution traduit une volonté de rapprocher les enjeux liés à la production agricole de ceux relatifs à l’accès à l’eau, considérée comme une condition essentielle au développement durable des activités agricoles, pastorales et halieutiques.

La deuxième phase bénéficiera d’une enveloppe prévisionnelle de 839,99 milliards de FCFA, soit un investissement nettement supérieur à celui mobilisé lors du premier cycle.

Huit filières stratégiques au cœur de la nouvelle programmation

Le nouveau programme ciblera en priorité huit filières stratégiques : le riz, le lait, le soja, le sésame, l’arachide, le blé, le manioc et le karité.

L’objectif est de consolider les chaînes de valeur jugées prioritaires pour la sécurité alimentaire, les revenus des producteurs et le développement des exportations.

Le gouvernement prévoit également de renforcer six filières déjà existantes et d’en développer six nouvelles, parmi lesquelles figurent le lapin, la banane plantain, le tournesol, l’ananas, le palmier à huile et le cacao.

Cette diversification doit permettre d’élargir la base productive du pays et de favoriser l’émergence de nouvelles opportunités économiques dans les zones rurales.

125 000 emplois attendus à l’horizon 2028

Les projections gouvernementales affichent des objectifs particulièrement ambitieux pour cette deuxième phase. Le programme devrait permettre d’augmenter de 40 % la production céréalière, tout en maintenant le taux de couverture des besoins alimentaires au-dessus de 120 %.

Le gouvernement table également sur la création de 125 000 emplois au cours de la période 2026-2028.

Ces objectifs traduisent l’ambition de faire de l’agriculture et des secteurs connexes des moteurs de la croissance économique et de l’emploi, notamment pour les jeunes et les femmes.

Un financement intégralement assuré par l’État

Autre particularité annoncée de cette deuxième phase : son financement sera assuré intégralement sur les ressources propres de l’État burkinabè.

Cette décision s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de renforcer leur autonomie financière et de privilégier la mobilisation des ressources nationales pour financer les secteurs considérés comme stratégiques.

Avec près de 840 milliards de FCFA annoncés pour les trois prochaines années, l’OAPH entre ainsi dans une nouvelle phase. Le défi sera désormais de transformer cette mobilisation financière en résultats durables, en consolidant les acquis de la première programmation tout en répondant aux enjeux d’accès à l’eau, de sécurité alimentaire, d’emploi et de développement des territoires ruraux.

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Sénégal : Concours général 2026, la Nation célèbre ses cracks aujourd’hui.

Le Concours général sénégalais (Cgs) célèbre, ce jeudi 30 juillet, sa 60ᵉ édition au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose. Présidée par le Chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, la cérémonie solennelle mettra à l’honneur, comme à l’accoutumée, les meilleurs élèves du pays.

Soixante ans après sa création, le Concours général sénégalais (Cgs) demeure l’une des plus prestigieuses distinctions du système éducatif sénégalais. L’édition 2026, placée sous la présidence du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, s’inscrit dans une dynamique de célébration de l’excellence scolaire et de transmission des valeurs citoyennes fondées sur le mérite.

Organisée au Grand Théâtre national Doudou Ndiaye Coumba Rose, la cérémonie réunira les meilleurs élèves de la Nation autour d’un thème en résonance avec un rendez-vous historique. Intitulé « Le Sénégal à l’heure des Joj 2026 : refonder le sens du bien commun à l’école des valeurs olympiques », celui-ci établit un lien entre la réussite scolaire et les idéaux de dépassement de soi, de solidarité et de respect portés par les Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre 2026.

Lors de la cérémonie, un hommage sera rendu à la marraine de l’édition, le Professeur Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la République, dont le parcours est salué comme une référence d’excellence, de compétence et d’engagement au service de la nation. Les résultats publiés par le ministère de l’Éducation nationale traduisent la bonne santé de cette compétition d’élite.

129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits

Au total, 3 690 candidats ont pris part aux épreuves ; soit une progression de 122 élèves par rapport à 2025. Les filles représentent 61,27 % des effectifs avec 2 261 candidates. À l’issue des délibérations, 129 distinctions, dont 69 Prix et 60 Accessits seront remises aux 118 lauréats. Les établissements publics confirment leur domination en remportant près de 80 % des distinctions, tandis que les filières scientifiques concentrent la majorité des lauréats avec 83 distinctions.

Pour la deuxième année consécutive, Ameth Babou, élève en Terminale S1 au Prytanée militaire, Charles N’Tchoréré de Saint-Louis, décroche le titre de meilleur élève du Sénégal. Avec 68 points et 4 premiers Prix, notamment en français, en citoyenneté et droits de l’homme, en dissertation philosophique et en physique, il confirme un parcours exceptionnel, renseigne un communiqué du ministère de l’Éducation nationale.

Cette édition marque également un tournant en matière d’inclusion. Pour la première fois, les élèves non-voyants de l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (Inefja) de Thiès ont concouru dans les mêmes conditions que les autres candidats. Le palmarès s’ouvre aussi à de nouveaux établissements, témoignant d’un élargissement de la carte de l’excellence scolaire à travers le pays.

Pour célébrer ce jubilé, le ministère de l’Éducation nationale procédera à la présentation d’un ouvrage intitulé : « Le Concours général au Sénégal, miroir de la nation » ainsi qu’au lancement d’une exposition immersive retraçant six décennies d’histoire d’une institution qui continue d’incarner l’excellence académique et le mérite dans notre système éducatif.

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La nouvelle ministre Bintou Keïta entend inscrire son action dans la continuité des réformes engagées.

Nommée à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Bintou Keïta a officiellement pris ses fonctions ce mercredi 29 juillet 2026. La cérémonie de passation de service avec son prédécesseur, Alpha Bacar Barry, a été placée sous le signe de la continuité et de la consolidation des réformes engagées pour transformer le système éducatif guinéen.

Cette transition intervient alors que le secteur de l’éducation demeure au cœur des priorités nationales, avec des enjeux qui concernent aussi bien l’amélioration de la qualité des apprentissages que le renforcement des infrastructures scolaires, la formation professionnelle et l’adéquation entre les compétences des jeunes et les besoins de l’économie.

Bintou Keïta mise sur la continuité et l’action collective

Prenant officiellement les rênes du ministère, Bintou Keïta a, à son tour, rendu hommage au travail accompli par son prédécesseur. La nouvelle ministre a affirmé sa volonté de s’inscrire dans une logique de continuité, tout en apportant sa propre dynamique aux réformes du secteur.

Consciente de l’ampleur des défis à relever, elle s’est toutefois montrée confiante quant aux capacités du département à poursuivre sa transformation.

« Je mesure pleinement l’ampleur des défis qui nous attendent, mais je suis également convaincue que notre ministère dispose des compétences, des ressources humaines et de la volonté nécessaires pour poursuivre la transformation de notre système éducatif », a-t-elle déclaré.

Pour Bintou Keïta, les acquis enregistrés ces dernières années constituent une base sur laquelle il convient désormais de s’appuyer pour accélérer les changements.

« Rien qu’à la lecture de tout ce qui a été accompli, je suis confiante que nous avons les fondations pour aller de l’avant », a-t-elle ajouté.

La poursuite des réformes au cœur de la nouvelle feuille de route

La nouvelle ministre a clairement indiqué que la continuité des réformes engagées constituera l’un des principaux axes de son action. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour atteindre les objectifs fixés au secteur éducatif.

« Je place mon mandat sous le signe de la continuité des réformes engagées. Ses priorités ne pourront être atteintes que grâce à un engagement collectif », a-t-elle souligné.

Dans cette perspective, Bintou Keïta a lancé un appel à l’ensemble des acteurs du système éducatif, notamment les cadres du ministère, les partenaires sociaux, les organisations syndicales, les parents d’élèves ainsi que les partenaires techniques et financiers.

La nouvelle ministre entend ainsi favoriser une approche fondée sur la concertation et la synergie d’action, dans un secteur où les réformes nécessitent une implication durable de l’ensemble des parties prenantes.

L’éducation au service du développement et de la vision « Simandou 2040 »

En clôturant son intervention, Bintou Keïta a rappelé la dimension stratégique de l’éducation dans le développement économique et social de la Guinée.

« L’éducation demeure le premier investissement pour l’avenir d’une nation. C’est par elle que se construisent le capital humain, la citoyenneté, la paix, la cohésion sociale, l’innovation et la prospérité », a-t-elle déclaré.

La nouvelle ministre a également établi un lien entre la transformation du système éducatif et les ambitions nationales de développement, en particulier celles portées par le programme Simandou 2040. Elle estime que la formation d’un capital humain qualifié constitue une condition essentielle à la réussite des grands projets économiques et industriels envisagés par le pays.

« Je suis persuadée qu’ensemble, dans le respect de la vision du Président de la République, nous poursuivrons avec succès les réformes engagées et construirons un système éducatif plus performant, plus inclusif, davantage tourné vers les orientations du programme Simandou 2040 », a-t-elle conclu.

 

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Guinée : S.E Mamadi Doumbouya convoque l’Assemblée nationale en session extraordinaire dès le 3 août.

Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a convoqué les députés de l’Assemblée nationale en session extraordinaire à compter du vendredi 3 août 2026 à 10 heures, selon un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce mercredi 29 juillet 2026.

D’après le texte, cette convocation vise à assurer la continuité de l’action législative durant la période des vacances parlementaires. À cette occasion, les élus seront appelés à examiner plusieurs textes jugés prioritaires.

L’ordre du jour de cette session extraordinaire portera principalement sur deux points. Il s’agit, d’une part, de l’examen et de la ratification des ordonnances récemment prises et transmises par le gouvernement.

D’autre part, les députés devront se prononcer sur le projet de loi d’habilitation autorisant le président de la République à légiférer par ordonnances dans les matières relevant du domaine de la loi pendant les vacances parlementaires.

Cette habilitation, si elle est adoptée, couvrira la période allant de l’entrée en vigueur de la loi jusqu’au 5 octobre 2026.
Conformément aux dispositions du décret présidentiel, la session extraordinaire prendra fin dès l’épuisement de son ordre du jour.

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Mali : Bamako dévoile son nouvel avion de commandement, acquis pour 15,6 milliards de FCFA.

Les autorités maliennes ont présenté mercredi leur nouvel avion de commandement, destiné à assurer les déplacements officiels des plus hautes autorités de l’État. L’appareil, un Boeing 737 entièrement modernisé, a été acquis pour un montant de 15,6 milliards de FCFA, soit environ 23,8 millions d’euros.

Cette acquisition intervient après l’immobilisation de l’ancien avion présidentiel, lourdement endommagé lors de l’attaque contre l’aéroport militaire de Bamako en septembre 2024. Le nouvel appareil doit désormais permettre aux autorités maliennes de disposer d’un moyen de transport aérien dédié aux missions officielles, dans un contexte régional marqué par d’importants enjeux sécuritaires et diplomatiques.

Une visite officielle pour présenter les capacités du nouvel appareil

Le nouvel avion a été présenté à l’occasion d’une visite effectuée par le ministre d’État malien chargé de l’Économie et des Finances. Il était accompagné du secrétaire général de la Présidence de la République ainsi que du coordinateur du Groupement aérien de la Présidence.

La télévision publique ORTM a diffusé plusieurs images de l’appareil, notamment de sa cabine et de son poste de pilotage, mettant en avant les équipements et les aménagements dont il dispose.

Selon les responsables techniques, le Boeing 737 appartient à la même famille que l’ancien avion de commandement, mais a fait l’objet d’une importante modernisation. Son système avionique a été entièrement rénové, tandis que plusieurs équipements du cockpit ont été remplacés afin de répondre aux exigences liées à son utilisation pour les déplacements officiels.

La cabine a également été réaménagée pour offrir davantage de confort aux autorités et aux délégations gouvernementales. L’appareil comprend notamment une cuisine, un espace de repos doté d’une chambre ainsi que différents aménagements destinés à faciliter les déplacements de longue durée.

Une autonomie permettant des liaisons intercontinentales

Sur le plan technique, le nouvel avion affiche une autonomie annoncée de 11 500 kilomètres, ce qui lui permettrait d’effectuer près de quatorze heures de vol sans escale, selon les données communiquées par les responsables de l’appareil.

Avec une vitesse moyenne estimée à 950 km/h et une altitude de croisière pouvant atteindre 41 000 pieds, soit environ 12 300 mètres, le Boeing 737 est présenté comme capable d’assurer des liaisons de longue distance, y compris sur des trajets intercontinentaux.

Ces caractéristiques doivent permettre aux autorités maliennes de disposer d’une plus grande autonomie dans l’organisation de leurs déplacements officiels, notamment pour les missions diplomatiques et les rencontres internationales.

L’ancien avion endommagé lors de l’attaque de septembre 2024

L’acquisition du nouvel appareil intervient près de deux ans après l’attaque du 17 septembre 2024 contre l’aéroport militaire de Bamako. L’opération, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, avait notamment ciblé des infrastructures militaires et causé d’importants dégâts.

L’ancien avion de commandement présidentiel avait été gravement endommagé au cours de cette attaque. Selon les informations communiquées à l’époque, l’un de ses moteurs avait notamment été incendié.

Les expertises réalisées après les événements auraient ensuite fait état de dommages importants affectant plusieurs éléments structurels et mécaniques de l’appareil. Une remise en état aurait ainsi été jugée économiquement peu viable, conduisant à son immobilisation prolongée.

Cette situation avait contraint les autorités maliennes à recourir à des solutions alternatives pour assurer les déplacements officiels des plus hauts responsables de l’État.

Une acquisition dont le coût net doit être réduit par les indemnisations

Face aux interrogations que peut susciter le coût de cette nouvelle acquisition, le ministre malien de l’Économie et des Finances a précisé que l’opération devait être partiellement compensée par les mécanismes d’assurance liés à l’ancien appareil.

Selon ses explications, l’assurance aurait déjà versé 6 milliards de FCFA au Trésor public au titre des dommages subis par l’ancien avion. Des négociations seraient également en cours pour organiser la cession de certaines pièces détachées et accessoires récupérables, dont la valeur est estimée entre 3 et 4 milliards de FCFA.

Ces recettes potentielles permettraient ainsi de réduire le coût net supporté par les finances publiques dans le cadre de l’acquisition du nouvel appareil.

Un nouvel outil au service de la diplomatie malienne

Avec ce Boeing 737 modernisé, Bamako entend désormais disposer d’un appareil capable d’accompagner les déplacements des autorités dans le cadre de leurs missions officielles, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent africain.

Au-delà de son aspect logistique, cet avion constitue également un outil au service de la représentation de l’État et de la diplomatie malienne. Dans un contexte où le pays cherche à renforcer son autonomie stratégique et à multiplier les engagements internationaux, la capacité à assurer de manière indépendante les déplacements de ses plus hauts responsables revêt une dimension particulière.

La nouvelle acquisition marque ainsi le retour d’un avion de commandement opérationnel au sein du dispositif présidentiel malien, près de deux ans après la mise hors service de l’ancien appareil.

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Boxe : Mouhamed Abdallah Diallo s’impose par KO face au Burkinabè Mathias Napaongo.

Le public du stade Amadou Barry de Guédiawaye a assisté, le 25 juillet 2026, à un combat de boxe particulièrement disputé entre le Sénégalais Mouhamed Abdallah Diallo et le Burkinabè Mathias Napaongo, à l’occasion d’une soirée organisée par Africa Boxing Elite.

Opposé à un adversaire présenté comme l’un des boxeurs les plus expérimentés du continent, le Sénégalais a dû faire preuve de patience et de détermination avant de prendre définitivement le dessus. Face à lui, Mathias Napaongo, triple champion de boxe en Afrique, a rapidement imposé son rythme et semblé prendre une sérieuse option sur la victoire.

Napaongo prend les commandes en début de combat

Dès les premiers rounds, le boxeur burkinabè s’est montré particulièrement offensif. La puissance et la fréquence de ses frappes ont mis Mouhamed Abdallah Diallo sous pression, notamment jusqu’au troisième round.

Cette domination initiale a progressivement fait naître l’espoir chez les supporters burkinabè présents dans les tribunes. Au fil des échanges, le boxeur du « Pays des Hommes intègres » semblait alors en mesure de s’imposer face à son adversaire sénégalais.

Mais le scénario du combat allait connaître un spectaculaire retournement.

Diallo renverse la dynamique et reprend le contrôle

À partir du sixième round, Mouhamed Abdallah Diallo change de stratégie. Plus précis dans ses déplacements, le Sénégalais commence à multiplier les frappes ciblées et les feintes, obligeant son adversaire à revoir son dispositif défensif.

Progressivement, le rapport de force s’inverse. Le boxeur sénégalais gagne en confiance et en efficacité, tandis que Mathias Napaongo semble davantage subir les assauts de son adversaire.

Cette montée en puissance de Diallo atteint son paroxysme au neuvième round. Le Sénégalais enchaîne alors les frappes avec une intensité accrue jusqu’à provoquer le KO du boxeur burkinabè, mettant un terme à un combat qui semblait pourtant lui échapper dans sa première partie.

Une victoire qui consacre le Sénégalais sur la scène africaine

Au terme de cette confrontation, Mouhamed Abdallah Diallo est déclaré vainqueur par le jury et s’adjuge le titre dans la catégorie WBA Africa Welterweight.

Cette victoire vient renforcer la position du boxeur sénégalais dans le paysage de la boxe africaine et lui permet de conserver sa ceinture WBA Africa dans la catégorie des poids welters. Face à un adversaire expérimenté et plusieurs fois titré sur le continent, son succès par KO constitue une performance particulièrement marquante.

Une soirée placée sous le signe du soutien et de la reconnaissance

La victoire de Mouhamed Abdallah Diallo a suscité une vive émotion au sein de son entourage et de son équipe. Son promoteur n’a pas caché sa joie au terme de cette confrontation, célébrant un succès qui récompense le travail accompli en amont du combat.

La soirée a également été marquée par la présence de M. Bangoura, consul de Guinée au Sénégal, venu apporter son soutien à l’événement et au boxeur sénégalais.

Avec cette victoire spectaculaire, Mouhamed Abdallah Diallo confirme ainsi son ambition sur la scène continentale. Son succès face à Mathias Napaongo, obtenu au terme d’un combat à rebondissements, pourrait constituer une nouvelle étape importante dans sa quête de reconnaissance parmi les meilleurs boxeurs africains de sa catégorie.