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Le Sénégal franchit une nouvelle étape vers une politique linguistique au service de l’école.

Le Sénégal amorce une nouvelle étape dans la transformation de son système éducatif avec l’élaboration de son premier Document de politique linguistique nationale (DPLN). Ce cadre stratégique entend redéfinir la place des langues nationales dans l’éducation, la transmission des savoirs et la préservation du patrimoine culturel, tout en renforçant leur contribution au développement du capital humain.

La validation technique du document s’est tenue mardi 28 juillet 2026 à Dakar, à l’occasion d’un atelier présidé par Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale. La rencontre a réuni plusieurs catégories d’acteurs engagés dans les politiques éducatives et linguistiques : universitaires, linguistes, chercheurs, spécialistes de l’éducation, représentants de la société civile ainsi que partenaires techniques et financiers.

À travers cette démarche, les autorités sénégalaises ambitionnent de construire un système éducatif davantage en phase avec les réalités linguistiques, culturelles et sociales du pays.

Un cadre stratégique pour repenser l’apprentissage

Fruit d’un processus de réflexion, de concertation et d’expertise, le DPLN est appelé à devenir un document de référence pour l’orientation des politiques publiques relatives aux langues. Son objectif est notamment de favoriser l’émergence d’un environnement éducatif dans lequel les langues nationales occupent une place plus importante dans l’acquisition et la transmission des connaissances.

Au-delà de leur fonction de communication, ces langues constituent en effet des vecteurs de savoirs endogènes, de mémoire collective et d’identité culturelle. Leur meilleure intégration dans le système éducatif est ainsi présentée comme un moyen de rapprocher l’école des réalités quotidiennes des apprenants et de renforcer leur capacité à comprendre et à assimiler les enseignements.

Cette orientation repose sur un principe central : la maîtrise de la langue première peut faciliter les apprentissages fondamentaux et favoriser une meilleure appropriation des connaissances. L’ambition est donc de permettre aux enfants d’accéder aux premiers enseignements dans une langue qu’ils comprennent et pratiquent, avant de développer progressivement leurs compétences dans d’autres langues, notamment le français.

Le plurilinguisme présenté comme un levier de réussite scolaire

Pour les autorités éducatives, la promotion des langues nationales ne s’inscrit pas dans une logique de substitution, mais dans une approche fondée sur le plurilinguisme. Il s’agit de valoriser les compétences linguistiques des élèves tout en leur permettant d’acquérir progressivement la maîtrise de plusieurs langues nécessaires à leur parcours scolaire, professionnel et citoyen.

Cette approche s’inscrit dans la dynamique de refondation curriculaire engagée par le Sénégal. Celle-ci vise à faire évoluer les contenus et les méthodes d’enseignement afin de construire une école plus inclusive, plus équitable et davantage adaptée aux réalités du pays.

Dans cette perspective, le plurilinguisme est considéré comme une richesse et un atout stratégique. Il doit permettre de mieux prendre en compte la diversité culturelle et linguistique du Sénégal, tout en préparant les jeunes générations à évoluer dans un environnement national, africain et international de plus en plus interconnecté.

Une ambition qui dépasse le cadre de l’école

La portée du DPLN dépasse toutefois la seule question de l’enseignement. À travers cette politique, le Sénégal entend également renforcer la reconnaissance institutionnelle des langues nationales et leur contribution à la construction d’une société fondée sur ses propres ressources culturelles, intellectuelles et scientifiques.

Cette orientation rejoint les ambitions affichées dans la vision « Sénégal 2050 », qui accorde une place importante à la valorisation du savoir, à l’innovation et au développement d’un capital humain capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays.

La politique linguistique apparaît ainsi comme un élément d’une réflexion plus large sur la souveraineté éducative et culturelle. En donnant davantage de place aux langues nationales dans la production et la transmission des connaissances, les autorités souhaitent favoriser l’émergence d’un modèle éducatif mieux enraciné dans les réalités sénégalaises, tout en restant ouvert sur le monde.

Prenant la parole lors de l’atelier de validation technique, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a réaffirmé la volonté du gouvernement de poursuivre une démarche fondée sur la concertation et la co-construction.

Le ministre a salué l’implication des différents acteurs ayant contribué à l’élaboration du document, notamment le comité scientifique de la Refondation curriculaire, les experts nationaux et internationaux ainsi que les partenaires techniques et financiers.

La validation technique constitue désormais une étape importante dans le processus d’élaboration de cette politique linguistique nationale. Elle ouvre la voie à la poursuite des travaux nécessaires à sa mise en œuvre et à sa traduction concrète dans le système éducatif.

De la politique à la réalité des salles de classe

Le véritable enjeu résidera désormais dans la capacité du Sénégal à transformer les orientations du DPLN en actions concrètes. La généralisation de l’utilisation des langues nationales dans l’éducation suppose en effet de relever plusieurs défis, notamment la formation des enseignants, la production de supports pédagogiques adaptés, la standardisation et la disponibilité des ressources linguistiques ainsi que l’accompagnement des établissements scolaires.

La réussite de cette politique dépendra également de la capacité à articuler efficacement les différentes langues d’enseignement et à garantir aux élèves une continuité pédagogique tout au long de leur parcours.

Avec ce premier Document de politique linguistique nationale, le Sénégal pose néanmoins les bases d’une nouvelle réflexion sur le rôle des langues dans l’éducation et la construction du capital humain. Une démarche qui pourrait contribuer à rapprocher davantage l’école des réalités du pays et à faire des langues nationales non seulement des instruments de transmission culturelle, mais également de véritables leviers de réussite scolaire, d’inclusion et de développement.

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Bintou Keïta entre au gouvernement guinéen : une figure de l’ONU au défi de la refondation du système éducatif.

Après plus de trois décennies consacrées au service des Nations unies, Bintou Keïta ouvre un nouveau chapitre de sa carrière en rejoignant l’exécutif guinéen. L’ancienne représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo et cheffe de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) a été nommée, le 27 juillet 2026, ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle.

Cette nomination intervient dans le cadre du remaniement gouvernemental décidé par le président Mamadi Doumbouya. Elle marque surtout l’arrivée au sein de l’équipe gouvernementale d’un profil au parcours singulier, forgé au cœur des grands enjeux internationaux de développement, de maintien de la paix et de gestion des crises.

Longtemps éloignée de la scène publique nationale, Bintou Keïta reste relativement peu connue du grand public guinéen. Elle est pourtant l’une des cadres africaines ayant occupé les responsabilités les plus importantes au sein du système des Nations unies. Son retour à Conakry apparaît ainsi comme un choix à la fois technique et politique, alors que les autorités guinéennes cherchent à mobiliser des compétences issues de la haute fonction publique internationale pour accompagner leurs réformes.

Une carrière internationale au cœur des crises africaines

Née en Guinée en 1958, Bintou Keïta est diplômée de l’université Paris II Panthéon-Assas et de l’université Paris IX Dauphine. Elle rejoint les Nations unies en 1989 et entame une carrière qui la conduira, pendant plus de trente-cinq ans, sur plusieurs terrains majeurs du continent africain.

Au fil de son parcours, elle exerce des responsabilités au Tchad, au Congo, à Madagascar, au Rwanda, au Burundi et au Cap-Vert. Ces différentes expériences lui permettent de développer une expertise dans des domaines aussi variés que le développement, l’action humanitaire, la prévention des conflits et les opérations de maintien de la paix.

Son parcours est également marqué par son implication dans la réponse internationale à l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Elle participe notamment à la coordination des efforts engagés en Sierra Leone, à une période où la mobilisation des institutions internationales et des acteurs nationaux constitue un enjeu majeur pour contenir la propagation du virus.

Cette expérience de terrain est progressivement complétée par des fonctions stratégiques au sein de l’appareil onusien. Bintou Keïta s’impose ainsi comme une responsable expérimentée, habituée à évoluer dans des environnements institutionnels complexes et à coordonner des acteurs aux intérêts parfois divergents.

La Monusco, l’épreuve d’une mission parmi les plus complexes de l’ONU

L’un des moments les plus marquants de sa carrière intervient en 2021. Bintou Keïta est alors nommée représentante spéciale du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et prend la direction de la Monusco.

À la tête de l’une des plus importantes opérations de maintien de la paix des Nations unies, elle est confrontée à un environnement particulièrement difficile. Dans l’est de la RDC, la persistance des groupes armés, l’instabilité sécuritaire et les violences contre les populations civiles placent la mission internationale sous une forte pression.

Son mandat se déroule également dans un contexte de défiance croissante d’une partie de la population congolaise à l’égard de la présence onusienne. La Monusco est régulièrement critiquée pour son incapacité présumée à mettre un terme aux violences, alors même que la situation sécuritaire demeure extrêmement volatile.

Cette période à la tête de la mission congolaise constitue une nouvelle démonstration de sa capacité à gérer des dossiers complexes, à dialoguer avec des gouvernements et des acteurs locaux et à piloter de grandes structures internationales dans des contextes de crise.

Un choix stratégique pour le secteur éducatif guinéen

En confiant à Bintou Keïta le portefeuille de l’Éducation nationale, les autorités guinéennes misent sur une personnalité disposant d’une solide expérience internationale et d’une connaissance approfondie des mécanismes institutionnels.

Le choix est d’autant plus stratégique que le ministère qu’elle prend désormais en charge couvre un champ particulièrement vaste : éducation de base, alphabétisation, enseignement technique et formation professionnelle. Autant de secteurs qui jouent un rôle central dans la préparation de la jeunesse guinéenne aux défis économiques et sociaux du pays.

Les chantiers sont nombreux. Le système éducatif reste confronté à des défis liés aux infrastructures scolaires, à la qualité des apprentissages, à la formation et à la disponibilité des enseignants, mais également à l’adéquation entre les compétences enseignées et les besoins du marché de l’emploi.

À cela s’ajoutent les enjeux liés à l’alphabétisation et au développement de la formation professionnelle, dans un pays où l’insertion des jeunes constitue une préoccupation majeure. La nouvelle ministre devra donc composer avec des attentes fortes de la part des élèves, des étudiants, des enseignants, des syndicats et des familles.

Le pari des compétences internationales

Au-delà de la politique éducative, la nomination de Bintou Keïta peut également être interprétée comme une volonté des autorités de Conakry de faire appel aux compétences de cadres guinéens ayant acquis une expérience au sein des grandes institutions internationales.

Son parcours pourrait notamment lui permettre de renforcer les capacités de mobilisation de partenariats et de coopération autour des projets éducatifs, tout en apportant une approche davantage axée sur la gouvernance, la coordination et la gestion de réformes à grande échelle.

Pour le gouvernement, l’enjeu sera toutefois de transformer cette expertise internationale en résultats visibles et mesurables sur le terrain. Car l’administration d’un ministère national impose des contraintes différentes de celles d’une organisation multilatérale. Les décisions doivent se traduire rapidement dans les salles de classe, les établissements de formation et les communautés.

De l’expérience internationale à l’action nationale

Le principal défi de Bintou Keïta sera désormais celui de la mise en œuvre. Après avoir consacré l’essentiel de sa carrière à la gestion de crises et de programmes internationaux, elle devra répondre à des problématiques quotidiennes et concrètes : améliorer les conditions d’apprentissage, renforcer la qualité de l’enseignement, accompagner les enseignants et développer une formation professionnelle mieux adaptée aux besoins du pays.

À 68 ans, la nouvelle ministre entame ainsi une étape inédite de sa trajectoire. Son parcours l’a conduite des missions internationales aux plus hauts niveaux du système des Nations unies, jusqu’à la direction de la Monusco en RDC. Elle revient désormais en Guinée pour mettre cette expérience au service d’un secteur déterminant pour l’avenir du pays.

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L’Éco se rapproche : la Guinée est-elle prête à abandonner le franc guinéen ?

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO chargée de piloter la mise en œuvre de l’Éco, la Guinée s’invite au cœur des décisions sur la future monnaie unique ouest-africaine. Si cette intégration ne signifie pas l’abandon imminent du franc guinéen, elle relance le débat sur l’avenir monétaire du pays. Le gouvernement affiche son soutien au projet, tout en conditionnant toute décision aux réalités économiques nationales.

Le projet de monnaie unique ouest-africaine entre dans une nouvelle phase. Réunis le 19 juillet 2026 à l’occasion de la 69ᵉ Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les dirigeants de la sous-région ont réaffirmé leur ambition de lancer l’Éco à l’horizon 2027.

À cette occasion, la Guinée, récemment réintégrée au sein de l’organisation régionale, a obtenu l’approbation de sa demande d’intégrer la Task Force présidentielle chargée de conduire les travaux politiques devant aboutir à la création de la monnaie commune.

Cette décision marque un tournant pour Conakry. Sans préjuger d’une adhésion à l’Éco, elle place le pays au cœur des discussions stratégiques sur l’avenir de l’intégration monétaire ouest-africaine.

L’intégration de la Guinée dans l’instance de pilotage relance naturellement une interrogation : le pays est-il prêt à tourner la page du franc guinéen au profit de l’Éco ?

Pour le gouvernement, la réponse est loin d’être tranchée. Les autorités affichent une position favorable au principe de la monnaie unique, mais refusent toute décision précipitée.
« La Guinée est partie prenante dans la réflexion pour la mise en place de cette monnaie. Le président de la République a été approché pour intégrer ce groupe de chefs d’État qui va travailler sur sa mise en œuvre. Ensuite, nous verrons, en fonction des paramètres de notre pays, quelle décision sera prise », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence animée ce lundi 27 juillet 2026.

Autrement dit, l’adhésion éventuelle de la Guinée dépendra avant tout de l’évaluation de ses intérêts économiques, financiers et monétaires.
Pour les autorités, le projet de monnaie unique s’inscrit dans un processus d’intégration déjà engagé depuis plusieurs années au sein de la CEDEAO.
Le porte-parole invite d’ailleurs à ne pas comparer mécaniquement l’Éco à l’euro.
« Il faut comparer l’Éco et l’euro avec discernement. Ce n’est pas une monnaie héritée, mais une volonté politique des États de mettre en place une monnaie commune pour l’ensemble des pays de la sous-région. »

Selon lui, plusieurs instruments communautaires témoignent déjà de cette intégration progressive.
« Les permis de conduire sont déjà des permis CEDEAO. Les passeports sont des passeports CEDEAO. Les cartes nationales d’identité évolueront également vers un format CEDEAO. Beaucoup de facteurs d’intégration sont déjà en cours de réalisation. »

À ses yeux, la monnaie unique constituerait l’aboutissement logique de cette dynamique régionale.
« On ne peut pas avoir des passeports communs, des cartes d’identité communes, des permis communs et de nombreux autres documents communautaires, tout en laissant chaque pays évoluer seul sur le plan monétaire. À un moment donné, il faut oser pour renforcer l’intégration de la sous-région. »

Malgré cette volonté affichée, le gouvernement insiste sur le fait qu’aucune décision n’a encore été arrêtée concernant une éventuelle substitution du franc guinéen par l’Éco.
Il assure que les études techniques et économiques seront déterminantes avant toute orientation politique.
« Les économistes et les spécialistes disposant des instruments et des variables nécessaires à cette intégration prendront la parole le moment venu. Ils expliqueront clairement les raisons qui pourraient conduire l’État à adhérer à cette monnaie ou, au contraire, à ne pas y adhérer. »

En rejoignant la Task Force présidentielle de la CEDEAO, la Guinée envoie un signal clair : elle entend participer activement à la construction de la future monnaie unique. Mais entre participation aux travaux et abandon du franc guinéen, un pas reste à franchir. Pour l’heure, le gouvernement privilégie une approche pragmatique, laissant les analyses économiques déterminer si l’Éco représente une opportunité ou un risque pour l’économie nationale.

Source : Guinée360.

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Guinée : le gouvernement veut relancer le Conakry Express et moderniser le transport ferroviaire.

Le gouvernement guinéen entend donner une nouvelle vie au Conakry Express, dont le fonctionnement est aujourd’hui fortement perturbé par la vétusté du matériel roulant et le coût élevé de sa maintenance. L’annonce a été faite lundi 27 juillet 2026 par le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, lors d’une conférence de presse organisée à Conakry.

Longtemps considéré comme une alternative importante à la circulation routière et aux embouteillages qui affectent régulièrement la capitale, le train de banlieue fonctionne désormais de manière sporadique. Une situation qui, selon les autorités, s’explique principalement par le vieillissement des équipements et le poids financier de leur entretien.

Un service fragilisé par la vétusté des équipements

Face aux journalistes, Ousmane Gaoual Diallo a reconnu les difficultés auxquelles le Conakry Express est confronté. Le ministre estime que le modèle actuel n’est plus viable à long terme, compte tenu des dépenses nécessaires pour maintenir en service un matériel roulant vieillissant.

« Effectivement, le Conakry Express est à l’arrêt ou fonctionne de manière très sporadique parce que c’est un très vieux train. Le coût d’entretien est très élevé et la rentabilité n’est pas au rendez-vous. On ne peut pas continuer à subventionner indéfiniment un train qu’il faudra finalement abandonner », a déclaré le ministre.

Pour le gouvernement, la question ne se limite donc plus à assurer la maintenance du matériel existant. Elle implique désormais une transformation plus profonde du transport ferroviaire urbain, avec l’ambition de disposer d’une infrastructure adaptée aux besoins croissants de mobilité de la population de Conakry.

Vers une refonte du réseau ferroviaire urbain

Les autorités guinéennes indiquent avoir engagé des démarches pour mobiliser les financements nécessaires à la modernisation du réseau. Le projet envisagé repose notamment sur le renouvellement du matériel roulant, la réhabilitation de la ligne existante et le développement de nouvelles compétences dans les métiers du rail.

Plusieurs échanges seraient ainsi en cours avec des partenaires techniques et financiers. Parmi les pistes actuellement examinées figure une proposition de financement du Royaume-Uni.

Selon Ousmane Gaoual Diallo, cette offre prévoit l’acquisition d’un nouveau train et de wagons modernes, la reconstruction de la ligne ferroviaire ainsi que la création d’une école spécialisée dans les métiers du chemin de fer.

« Nous avons reçu une offre de financement britannique pour acheter un nouveau train avec de nouveaux wagons, reconstruire la ligne et créer une école de chemin de fer. Cette offre est actuellement en examen au ministère des Finances », a expliqué le ministre.

Le projet présente ainsi une double ambition : améliorer les conditions de mobilité dans la capitale et renforcer durablement les capacités nationales dans le domaine ferroviaire. La création d’une école spécialisée pourrait notamment contribuer à former des techniciens et des professionnels capables d’assurer l’exploitation et la maintenance des futures infrastructures.

Un financement encore soumis à validation

À ce stade, la proposition britannique doit toutefois franchir plusieurs étapes administratives avant une éventuelle mise en œuvre. Le ministre des Transports a indiqué que le projet a reçu un avis favorable de son département et qu’il est désormais soumis à l’examen du ministère des Finances.

« Nous l’avons déjà approuvée à notre niveau et nous espérons qu’elle recevra également l’accord du ministère des Finances », a précisé Ousmane Gaoual Diallo.

Une validation financière permettrait d’engager le processus de concrétisation du projet. Toutefois, les autorités reconnaissent que le renouvellement d’un système ferroviaire constitue un chantier de long terme, nécessitant notamment des études, des procédures de financement, des travaux d’infrastructure et la livraison des équipements.

Les usagers appelés à patienter

La relance du Conakry Express apparaît ainsi comme un projet stratégique pour améliorer la mobilité urbaine dans la capitale guinéenne, où la croissance démographique et l’augmentation du trafic routier accentuent les difficultés de déplacement.

Mais avant une reprise durable du service, plusieurs étapes restent encore à franchir. En attendant la concrétisation du projet de modernisation, les usagers devront donc composer avec un service ferroviaire limité.

Pour le gouvernement, l’objectif est désormais de passer d’une logique de maintenance coûteuse d’un matériel vieillissant à une véritable politique de modernisation du transport ferroviaire. Si le financement envisagé est validé, la Guinée pourrait ainsi engager une nouvelle étape dans le développement de son réseau ferroviaire urbain et offrir, à terme, une alternative plus fiable et plus durable au transport routier à Conakry.

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Grand Magal de Touba 2026 : la cité religieuse se prépare à accueillir plus de six millions de pèlerins.

La ville sainte de Touba se prépare à accueillir, le dimanche 2 août 2026, une nouvelle édition du Grand Magal, correspondant au 18 Safar 1448 de l’Hégire. À quelques jours de ce grand rendez-vous religieux, les organisateurs anticipent une mobilisation exceptionnelle, avec plus de six millions de fidèles et de visiteurs attendus dans la capitale du mouridisme.

Selon Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké Gaïndé Fatma, président de la commission Culture et Communication du comité d’organisation, 6 594 000 participants avaient été recensés lors de l’édition précédente. Une fréquentation qui pourrait encore progresser cette année, dans la continuité d’une tendance observée depuis plus d’une décennie.

« Depuis 2011, nous effectuons un décompte des participants au Magal et nous enregistrons une progression moyenne de 5 % par an. Nous nous attendons à recevoir autant de monde, voire davantage cette année », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS.

Assainissement, voirie et mobilité au cœur des préparatifs

Face à l’augmentation constante du nombre de pèlerins, les autorités religieuses et les services de l’État intensifient les préparatifs afin d’assurer les meilleures conditions d’accueil et de séjour aux millions de visiteurs.

Plusieurs interventions sont actuellement menées dans des secteurs stratégiques, notamment l’assainissement, la voirie, l’hydraulique et la mobilité urbaine. Ces travaux visent à répondre aux besoins immédiats liés à l’organisation du Magal, mais également à renforcer durablement les infrastructures de la cité religieuse.

Cette édition intervient toutefois dans un contexte particulier. Prévu en pleine saison des pluies, le rassemblement pourrait être confronté à des difficultés supplémentaires liées aux précipitations, notamment en matière de circulation et d’évacuation des eaux dans certains quartiers de Touba.

Les services concernés devront ainsi redoubler de vigilance pour limiter les risques d’inondation et garantir la fluidité des déplacements pendant les jours précédant et suivant le Magal.

L’approvisionnement en eau, une priorité pour les autorités

La question de l’accès à l’eau potable figure également parmi les principales préoccupations liées à l’accueil d’une population temporaire de plusieurs millions de personnes.

Sur ce volet, les responsables de l’organisation se montrent toutefois rassurants. Selon Serigne Cheikh Abdoul Ahad Mbacké, la ville dispose désormais d’une quarantaine de forages permettant de répondre aux besoins croissants de la population.

Le principal défi ne résiderait donc plus dans la capacité de production, mais dans la distribution et l’acheminement de l’eau vers les différents quartiers de la ville. Des dispositions ont ainsi été prises avec l’appui de l’Office des forages ruraux afin d’assurer une alimentation suffisante et régulière pendant la période du Magal.

Une dernière évaluation avant le grand rendez-vous

À l’approche de l’événement, les réunions de coordination se poursuivent entre le comité d’organisation, les autorités administratives et les différents services techniques de l’État.

Une ultime rencontre d’évaluation est prévue avant le 2 août. Elle doit permettre de faire le point sur l’état d’avancement des travaux et des engagements pris, tout en identifiant les éventuelles difficultés nécessitant des interventions de dernière minute.

L’objectif est de finaliser les dispositifs liés à la sécurité, à la mobilité, à l’assainissement, à l’eau et à l’accueil des pèlerins afin que le rassemblement se déroule dans les meilleures conditions possibles.

Une célébration au rayonnement international

Au-delà de son importance spirituelle, le Grand Magal de Touba constitue un événement majeur de la vie sociale, culturelle et économique du Sénégal. Institué pour commémorer le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba en 1895, ce rassemblement religieux attire chaque année des millions de fidèles venus de toutes les régions du Sénégal, mais également de nombreux pays d’Afrique et de la diaspora.

Avec une affluence qui pourrait dépasser une nouvelle fois les six millions de participants, l’édition 2026 confirme l’ampleur exceptionnelle prise par le Grand Magal au fil des années. Pour les organisateurs comme pour les autorités, le défi consiste désormais à accompagner cette croissance en renforçant les infrastructures et les services essentiels, tout en préservant le caractère spirituel et l’organisation particulière de ce grand rendez-vous du mouridisme.

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Guinée : le gouvernement lance les premiers taxis d’un programme de renouvellement de 2 000 véhicules.

Le gouvernement guinéen poursuit sa politique de modernisation du transport urbain avec la mise à disposition des premiers véhicules du programme de renouvellement du parc automobile. Sur les 2 000 taxis urbains annoncés par les autorités, une première tranche de 300 véhicules a été officiellement présentée au public samedi dernier, marquant le lancement d’une nouvelle étape dans la transformation du secteur des transports.

Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, a apporté, lundi 27 juillet 2026, des précisions sur les modalités d’acquisition de ces nouveaux véhicules. Le dispositif, conçu en partenariat avec un opérateur privé, vise à faciliter l’accès aux taxis tout en réduisant le coût d’acquisition grâce à l’accompagnement financier et logistique de l’État.

Selon le ministre, ce partenariat permet au gouvernement de soutenir l’importation des véhicules et de proposer des prix plus accessibles aux futurs acquéreurs.

« Nous avons identifié un partenaire privé avec lequel nous avons mobilisé des ressources. Nous importons les véhicules et l’État accompagne l’importateur afin de permettre une entrée avec des coûts raisonnables. Ces véhicules sont vendus à moins de 150 millions de francs guinéens », a expliqué Ousmane Gaoual Diallo.

Un apport initial compris entre 15 et 16 millions de francs guinéens

L’un des principaux objectifs du programme est de permettre aux professionnels du transport, mais également aux particuliers, notamment aux jeunes souhaitant se lancer dans le secteur, d’acquérir leur propre outil de travail.

Pour cela, le gouvernement prévoit un mécanisme de paiement progressif. Le futur propriétaire devra effectuer un apport initial estimé entre 15 et 16 millions de francs guinéens, avant de s’acquitter du solde par mensualités.

« Nous avons fixé le prix de manière à ce qu’une personne puisse pratiquement accéder à une voiture pour un montant comparable à celui d’une moto. L’objectif est de permettre à ceux qui veulent développer leur activité d’avoir un outil de travail durable », a souligné le ministre des Transports.

Le remboursement pourra s’effectuer sur une période minimale de 24 mois. Cette durée pourra toutefois être étendue jusqu’à 36 mois, soit trois années, selon les modalités convenues avec le propriétaire du véhicule. À l’issue du remboursement, l’acquéreur deviendra pleinement propriétaire de son taxi.

Pour Ousmane Gaoual Diallo, ce mécanisme doit permettre aux bénéficiaires de disposer progressivement d’un patrimoine tout en développant une activité génératrice de revenus.

Un système de suivi pour renforcer la sécurité et la maintenance

Au-delà du renouvellement du parc automobile, le programme prévoit également un dispositif de suivi destiné à améliorer la gestion et la sécurité des véhicules mis en circulation.

Les autorités annoncent notamment la mise en place d’un système permettant de contrôler les taxis à distance, de vérifier leur situation en matière d’assurance et de suivre le respect des opérations de maintenance recommandées par les constructeurs.

Cette approche vise à garantir la durabilité des véhicules et à renforcer la régularité des contrôles dans un secteur marqué par le vieillissement du parc automobile et les difficultés liées à la gestion des transports urbains.

Le ministère affirme par ailleurs avoir simplifié les procédures administratives afin de faciliter l’accès au programme et d’accélérer la mise en circulation des nouveaux taxis.

Vers une transformation du transport urbain en Guinée

Avec ce programme de 2 000 taxis urbains, dont les 300 premiers véhicules sont désormais disponibles, le gouvernement entend engager une modernisation progressive du transport public en Guinée.

Au-delà de l’amélioration des conditions de mobilité, cette initiative ambitionne également de créer de nouvelles opportunités économiques pour les professionnels du secteur et les jeunes désireux d’entreprendre dans le transport.

Le dispositif devra désormais démontrer sa capacité à répondre aux besoins croissants de mobilité urbaine, tout en garantissant un accès équitable aux véhicules et un suivi efficace de leur exploitation. À terme, le renouvellement du parc pourrait ainsi contribuer à améliorer la qualité du service de transport et à structurer davantage un secteur essentiel à l’économie et à la vie quotidienne des populations.

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Remaniement ministériel en Guinée.

Le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a procédé à un important remaniement ministériel à travers un décret lu à la télévision nationale dans la soirée de ce lundi 27 juillet 2026.

Ce réaménagement de l’équipe gouvernementale est marqué par plusieurs départs, notamment ceux de Diaka Sidibé et de Patrice Lamah, ainsi que par des changements de portefeuille et l’arrivée de nouvelles personnalités à la tête de plusieurs départements ministériels.

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, est reconduit dans ses fonctions.

Parmi les principaux changements, Lansana Béa Diallo qui prend le ministère de la Jeunesse. Bintou Keita, ancienne Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, fait son entrée au gouvernement en qualité de ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. De son côté, Aboubacar Kourouma, jusque-là secrétaire général du ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, est nommé ministre du Commerce.

Premier ministre, Chef du Gouvernement : Amadou Oury Bah ;
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Ibrahima Sory II Tounkara ;
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale : Ibrahima Khalil Condé ;
Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation : Djenabou Touré ;
Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Ahmed Mohamed Oury Diallo ;
Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger : Morissanda Kouyaté;
Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget : Mariama Siré Sylla ;
Ministre du Plan, de la Coopération internationale et du Développement : Ismaël Nabé ;
Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale : Mory Condé ;
Ministre de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique : Faya François Bourouno ;
Ministre des Mines et de la Géologie : Bouna Sylla ;
Ministre de l’Agriculture : Félix Lamah ;
Ministre de l’Élevage : Alpha Bacar Barry;
Ministre de l’Industrie et de l’Économie maritime : Fatima Camara;
Ministre du Commerce : Aboubacar Kourouma ;
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Djami Diallo ;
Ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle : Bintou Keita ;
Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat : Moussa Moïse Sylla ;
Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique : Khaïté Sall ;
Ministre de la Femme, de la Famille et de la Solidarité : Aminata Kaba;
Ministre de la Jeunesse : Lansana Béa Diallo Ministre des Sports : Cellou Baldé;
Ministre des Infrastructures : Facinet Sylla ;
Ministre des Transports : Ousmane Gaoual Diallo ;
Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation : Mourana Soumah ;
Ministre de l’Environnement et du Développement durable : Fassou Théa

Ministre de l’Énergie : Laye Sékou Camara ;
Ministre de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures : Aboubacar Camara ;
Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire : Mohamed Lamine Sy Savané ;
Ministre-Secrétaire général du Gouvernement : Tamba Benoît Kamano ;
Ministre-Secrétaire général des Affaires religieuses : Karamoko Diawara.

Ce remaniement traduit la volonté du chef de l’État de redynamiser l’action gouvernementale à quelques mois des prochaines grandes échéances nationales. Plusieurs ministres conservent leurs portefeuilles, tandis que de nouvelles figures font leur entrée au sein de l’exécutif.

Source : Guinée360.

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JOJ Dakar 2026 : le Sénégal renforce la mobilisation contre la pollution plastique.

À quelques semaines des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Gouvernement sénégalais intensifie ses actions en faveur de la protection de l’environnement et de l’amélioration du cadre de vie. Le samedi 25 juillet 2026, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Aliou Gori Diouf, a donné le coup d’envoi d’une vaste opération de ramassage des déchets plastiques sur les plages des communes de Dalifort et de Hann Bel-Air.

Initiée par la Direction de la Réglementation environnementale et du Contrôle (DIREC), dans le cadre du projet SOLUPLAST, cette campagne a mobilisé les collectivités territoriales concernées, les services techniques de l’État, les organisations de la société civile ainsi que de nombreux habitants. L’objectif est double : contribuer à la préservation du littoral sénégalais et améliorer durablement le cadre de vie, à l’approche d’un événement international qui devrait accueillir des milliers de visiteurs et de délégations.

Faire de Dakar 2026 un rendez-vous sportif écoresponsable

Lors du lancement de l’opération, le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a souligné l’importance de cette initiative dans la stratégie gouvernementale visant à faire des JOJ Dakar 2026 un modèle d’événement sportif respectueux des exigences environnementales.

Pour Dr Aliou Gori Diouf, l’organisation des Jeux représente une occasion de valoriser l’image du Sénégal et son célèbre esprit d’hospitalité. Il a ainsi insisté sur la nécessité d’offrir aux athlètes, aux délégations et aux visiteurs un environnement propre, sain et conforme aux valeurs associées à la « Teranga ».

Cette démarche s’inscrit également dans une perspective plus large de sensibilisation à la protection des écosystèmes. La pollution plastique constitue en effet une menace majeure pour le littoral et les milieux marins, en raison de l’accumulation des déchets et de leurs conséquences sur la biodiversité et la qualité des espaces côtiers.

Une mobilisation citoyenne appelée à se poursuivre au-delà des Jeux

Le ministre a par ailleurs salué l’engagement des collectivités locales, des organisations de la société civile et des populations, dont la participation contribue à renforcer les efforts engagés pour préserver le littoral. Cette mobilisation collective apparaît comme un élément essentiel de la politique environnementale, alors que la lutte contre les déchets plastiques nécessite des actions coordonnées et une implication durable de l’ensemble des acteurs.

Au-delà de la seule préparation des JOJ Dakar 2026, l’opération vise ainsi à encourager l’adoption de comportements plus responsables en matière de gestion des déchets et de protection de l’environnement. Les autorités souhaitent que les efforts déployés à l’occasion des Jeux puissent produire des effets durables et contribuer à l’émergence d’une véritable culture citoyenne de préservation du cadre de vie.

À travers cette initiative, le Sénégal entend donc conjuguer l’organisation d’un grand rendez-vous sportif international avec la promotion d’un modèle de développement plus respectueux de l’environnement. Un enjeu qui dépasse largement le cadre des Jeux et qui vise à inscrire la protection du littoral et la lutte contre la pollution plastique dans la durée.

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Contrôle des structures de santé privées : le gouvernement relance les opérations sur l’ensemble du territoire Guinéen..

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique de la Guinée annonce la reprise, à compter de ce lundi 27 juillet 2026, des opérations de contrôle des établissements médicaux, paramédicaux et pharmaceutiques privés sur l’ensemble du territoire national. Cette campagne s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la qualité des soins, améliorer la sécurité des patients et assurer une meilleure régulation du système sanitaire.

Dans un communiqué, le département ministériel précise que cette initiative vise notamment à renforcer le dispositif de contrôle du secteur privé de la santé et à veiller au respect des normes légales et réglementaires en vigueur.

Le comité de lutte contre les pratiques illégales relancé

Cette opération marque également la relance des activités du comité technique national chargé de lutter contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon des médicaments ainsi que des autres produits de santé.

Pour mener cette campagne, des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées dans les différentes régions du pays. Leur mission consistera notamment à vérifier la conformité des structures sanitaires privées et à s’assurer que leurs activités sont exercées dans le respect des exigences réglementaires.

Les établissements appelés à présenter leurs documents

Les promoteurs et responsables des établissements concernés devront mettre à la disposition des équipes de contrôle plusieurs pièces justificatives. Il s’agit notamment des agréments de création et d’exploitation, des diplômes légalisés des professionnels de santé, des attestations d’inscription aux ordres professionnels compétents, ainsi que de tout autre document administratif ou technique requis par la réglementation.

À travers ces vérifications, les autorités souhaitent notamment s’assurer que les établissements disposent des autorisations nécessaires et que le personnel qui y exerce répond aux exigences professionnelles en vigueur.

Des sanctions prévues en cas de non-conformité

Le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avertit d’ores et déjà les structures qui ne respecteraient pas les dispositions légales et réglementaires.

Les établissements exerçant sans autorisation ou en infraction avec les textes en vigueur s’exposent à des mesures administratives, auxquelles peuvent s’ajouter des poursuites judiciaires, conformément à la législation.

Cette fermeté affichée traduit la volonté des autorités de renforcer la lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, mais également contre la circulation de médicaments et de produits de santé contrefaits. Des phénomènes considérés comme des risques majeurs pour la sécurité des patients et la santé publique.

Les acteurs du secteur privé appelés à coopérer

Le ministère invite enfin les promoteurs et professionnels du secteur privé à collaborer pleinement avec les équipes mobilisées sur le terrain. Les autorités appellent l’ensemble des acteurs concernés à faire preuve de responsabilité et à respecter les normes applicables.

À travers cette campagne nationale de contrôle, le gouvernement entend ainsi consolider la régulation du secteur privé de la santé et contribuer à l’amélioration de la qualité des soins, dans un contexte où la sécurité des patients et la lutte contre les pratiques illégales constituent des priorités de santé publique.

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Burkina Faso : Plus de 55 tonnes d’or enregistrées au premier semestre 2026

Le secteur minier burkinabè affiche des résultats très encourageants pour la première moitié de l’année 2026. Entre la production des installations industrielles et les captages de la filière artisanale, le pays franchit la barre des 55 tonnes d’or suivies et régulées, confirmant le rôle central du métal jaune dans l’économie nationale.

À l’occasion de l’évaluation à mi-parcours de son contrat d’objectifs, le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, a présenté le bilan des activités extractives au 30 juin 2026. Les chiffres traduisent une dynamique soutenue et une reprise en main progressive des circuits de commercialisation par l’État.

26 tonnes industrielles et une forte poussée de la SONASP

Selon les données officielles, les mines industrielles implantées sur le territoire ont extrait environ 26 tonnes d’or fin au cours des six premiers mois de l’année.

Parallèlement, la Société nationale des substances précieuses (SONASP) a réalisé une progression remarquable dans la formalisation de l’orpaillage en collectant près de 29 tonnes d’or issues de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée. Ce résultat d’étape place la SONASP en excellente posture pour atteindre, voire dépasser, son objectif annuel fixé à 45 tonnes.

Traçabilité et application du nouveau Code minier

Afin d’assainir le secteur et de lutter efficacement contre les circuits frauduleux d’exportation, le gouvernement poursuit le déploiement des réformes prévues par le nouveau Code minier :

  • Organisation du secteur artisanal : Création de neuf nouvelles coopératives minières artisanales.
  • Aménagement des sites : Délimitation de quatre couloirs d’exploitation encadrés.
  • Contrôle renforcé : Intensification des opérations de pesée, de traçabilité et de suivi de la production sur l’ensemble du territoire.

Un taux d’exécution ministériel supérieur à 60 %

Lors de la session d’évaluation, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a salué les progrès accomplis en précisant que le taux global d’exécution du contrat d’objectifs du ministère de l’Énergie, des Mines et des Carrières s’élevait à 61,7 % au 30 juin 2026.

Qualifiant ce bilan de « globalement satisfaisant », le ministre Yacouba Zabré Gouba s’est engagé à accélérer le rythme des réformes au second semestre pour consolider la souveraineté de l’État sur ses ressources minières et énergétiques.