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Coopération médiatique sud-sud : la HAC de Guinée s’inspire du modèle de l’Agence Gabonaise de Presse.

Libreville, 15 janvier (AGP).
Une délégation de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée-Conakry a effectué une visite de travail à l’Agence Gabonaise de Presse (AGP), à Libreville. Cette mission s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités institutionnelles et d’échanges d’expériences entre les organes de régulation et les médias publics de la sous-région.

Une mission axée sur l’innovation et la performance éditoriale

Au cours de cette immersion professionnelle, la délégation guinéenne a pu s’imprégner du modèle organisationnel, éditorial et technique de l’AGP. Les échanges ont porté notamment sur la structuration des services, les méthodes de production et de diffusion de l’information, ainsi que sur l’intégration des outils numériques et des innovations technologiques dans le fonctionnement quotidien de l’agence.

Les responsables de l’AGP ont présenté les réformes engagées ces dernières années pour moderniser la chaîne de production de l’information, améliorer la rapidité de diffusion et renforcer la crédibilité des contenus, dans un contexte de mutation profonde des médias face aux défis du numérique et de la concurrence des réseaux sociaux.

Vers un partenariat durable entre médias publics

Au-delà de l’aspect technique, cette rencontre a permis d’ouvrir des perspectives de coopération durable entre les médias publics guinéens et gabonais. Les discussions ont évoqué la possibilité de partenariats éditoriaux, d’échanges de contenus, de programmes de formation croisée et de partage de bonnes pratiques en matière de gouvernance médiatique et de déontologie professionnelle.

Pour la HAC de Guinée, cette visite constitue une étape importante dans sa volonté d’accompagner la modernisation du paysage médiatique guinéen, en s’appuyant sur des expériences africaines réussies et adaptées aux réalités locales.

Une coopération régionale au service d’une information crédible

Cette initiative illustre la montée en puissance d’une coopération médiatique sud-sud, fondée sur la solidarité institutionnelle et le partage d’expertise. Dans un contexte marqué par la désinformation et la transformation rapide des usages médiatiques, le rapprochement entre la HAC de Guinée et l’AGP témoigne d’une ambition commune : consolider des médias publics professionnels, crédibles et au service de l’intérêt général.

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Mali : pénuries persistantes d’électricité et de carburant, Bamako face à la résignation.

Alors que les autorités de transition ont célébré, mercredi 14 janvier, la « journée de la souveraineté retrouvée », la réalité quotidienne demeure difficile pour de nombreux Maliens. À Bamako comme dans plusieurs régions du pays, l’accès à l’électricité et au carburant reste largement insuffisant, accentuant le sentiment de lassitude et de résignation au sein de la population.

Depuis septembre, l’approvisionnement énergétique du Mali est fortement perturbé par l’embargo imposé par les groupes armés affiliés au JNIM, qui ciblent notamment les axes d’importation du carburant. En réponse, les autorités ont renforcé les escortes militaires des convois stratégiques, permettant une reprise partielle des flux. Toutefois, cette amélioration reste fragile et irrégulière.

Dans la capitale, les stations-service sont souvent prises d’assaut, tandis que les coupures d’électricité se multiplient, affectant ménages, commerces et petites entreprises. Les groupes électrogènes tournent au ralenti, faute de carburant disponible ou accessible à un prix abordable. En région, la situation est jugée encore plus critique, avec des localités parfois privées d’énergie pendant plusieurs jours consécutifs.

Si les autorités assurent travailler à des solutions durables, notamment par la sécurisation des corridors logistiques et la diversification des sources d’approvisionnement, les effets tardent à se faire sentir. À Bamako, beaucoup d’habitants disent désormais s’adapter, contraints de revoir leurs habitudes et d’intégrer la pénurie comme une donnée permanente du quotidien.

Dans ce contexte, la célébration officielle de la souveraineté contraste fortement avec les réalités vécues par la population, pour qui l’accès stable à l’électricité et au carburant reste l’un des principaux défis économiques et sociaux du moment.

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CAN 2025 : Sadio Mané, l’homme des records qui propulse le Sénégal vers l’histoire.

Une fois encore, Sadio Mané a répondu présent lorsque l’histoire s’écrit. Élu Homme du match lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 disputée à Tanger face à l’Égypte, l’attaquant sénégalais a inscrit le but décisif qui a envoyé le Sénégal en finale. Un geste de plus dans une carrière déjà marquée par l’excellence et la constance au plus haut niveau continental.

Un leader décisif dans les grands rendez-vous

À 32 ans, le capitaine des Lions confirme son rôle central dans les moments clés. Déjà champion d’Afrique en 2022 et double Ballon d’Or africain (2019 et 2022), Mané continue d’incarner la référence du football africain moderne. Son but face aux Pharaons n’a pas seulement scellé une qualification : il a illustré la maîtrise, le sang-froid et l’expérience d’un joueur habitué aux joutes décisives.

Des chiffres qui entrent dans l’histoire

Selon les données d’Opta, Sadio Mané est désormais impliqué dans 20 buts en phase finale de CAN depuis 2010 (11 réalisations et 9 passes décisives). Un total inédit qui fait de lui le joueur le plus influent du tournoi sur cette période. Ces statistiques confirment une réalité observée depuis plus d’une décennie : Mané est systématiquement au cœur des grandes performances sénégalaises.

Une influence qui dépasse le terrain

Au-delà des chiffres, l’impact de Sadio Mané est aussi symbolique. Modèle de discipline, de régularité et d’engagement, il représente un trait d’union entre les générations. Dans un groupe en perpétuel renouvellement, il incarne la continuité et l’exigence du haut niveau, tout en portant les aspirations d’un peuple attaché à la réussite collective.

Dimanche, le Sénégal disputera une nouvelle finale continentale avec l’ambition de décrocher une deuxième étoile. Peut-être la dernière CAN de Sadio Mané. Quoi qu’il arrive, son héritage est déjà scellé : il a dépassé le simple statut de joueur pour entrer durablement dans le patrimoine du football africain.

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Sénégal : Le règne de la constance, une troisième finale en quatre CAN

Après leur qualification pour la finale de la CAN 2025, les Lions de la Téranga confirment qu’ils ne sont plus seulement une équipe de talent, mais une véritable machine à gagner. Avec trois finales disputées sur les quatre dernières éditions, le Sénégal s’installe durablement sur le trône du football africain. Analyse d’une hégémonie qui ne doit rien au hasard.

« Ce n’est pas un hasard, c’est de la constance. » Ces mots, qui résonnent aujourd’hui dans les rues de Dakar et dans les travées des stades marocains, résument à eux seuls l’état d’esprit du football sénégalais. En écartant ses adversaires pour s’offrir une nouvelle chance de soulever le trophée continental, le Sénégal ne se contente pas de briller : il impose sa loi.

La culture de la gagne

Depuis 2019, le parcours des hommes d’Aliou Cissé est un modèle de régularité. Finalistes malheureux en Égypte contre l’Algérie, sacrés champions au Cameroun en 2022, et désormais de retour au sommet en 2026, les Lions affichent des statistiques qui forcent le respect.

Là où de grandes nations africaines traversent des cycles de crise ou de reconstruction brutale, le Sénégal a choisi la voie de la stabilité. Sous la houlette d’un sélectionneur maintenu malgré les critiques parfois virulentes, le groupe a su évoluer, intégrant de jeunes pépites issues des centres de formation locaux (comme Diambars ou Génération Foot) tout en s’appuyant sur l’expérience de ses cadres historiques.

Un système, une vision

Pour les observateurs et les supporters, cette réussite est le fruit d’un travail de fond commencé il y a plus d’une décennie. « On ne parle plus de coup d’éclat, mais d’un système », explique un analyste sportif. Le Sénégal a investi dans la formation, dans les infrastructures, mais surtout dans une identité de jeu solide.

La force des Lions réside dans leur capacité à gérer les moments faibles et à punir leurs adversaires avec une sérénité presque européenne. Ce « calme olympien », couplé à une rigueur défensive exemplaire, est devenu la marque de fabrique de cette équipe.

La Téranga en fête

Au pays, l’euphorie est à la mesure de l’exploit. Si la victoire finale reste l’objectif ultime, les Sénégalais savourent déjà cette présence constante dans le dernier carré. Pour beaucoup, cette équipe a déjà gagné le respect éternel en brisant le plafond de verre qui a longtemps empêché le Sénégal de concrétiser son immense potentiel.

Le message envoyé au reste du continent est clair : le Sénégal n’est pas là pour participer, il est là pour régner. Alors que l’heure de la finale approche, une question brûle toutes les lèvres : qui pourra arrêter cette machine lancée à pleine vitesse vers un nouveau sacre ?

Quoi qu’il arrive lors de l’ultime match, une certitude demeure : les Lions de la Téranga ont redéfini les standards de l’excellence en Afrique. La chance ne dure qu’un temps, la constance, elle, forge les légendes.

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Sénégal : Ousmane Sonko ferme la porte à une restructuration de la dette avec le FMI.

Alors que la question de l’endettement public occupe une place centrale dans le débat économique au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko a clairement rejeté l’option d’une restructuration de la dette proposée par le Fonds monétaire international. Une position ferme, assumée publiquement, malgré un niveau d’endettement estimé à environ 132 % du produit intérieur brut (PIB).

Selon le chef du gouvernement, accepter une restructuration aujourd’hui reviendrait à fragiliser la crédibilité financière du pays et à remettre en cause les efforts engagés pour restaurer la discipline budgétaire. « Restructurer maintenant serait décrédibiliser les sacrifices consentis », estime-t-il, privilégiant une gestion rigoureuse et souveraine de la dette plutôt qu’un rééchelonnement négocié avec les bailleurs internationaux.

Le FMI prône un allègement, Dakar invoque la crédibilité

Du côté du FMI, les experts défendent une approche plus pragmatique. Face au poids croissant du service de la dette, l’institution de Washington recommande une restructuration partielle, incluant notamment une suspension temporaire des échéances de remboursement. Objectif : dégager des marges budgétaires pour financer les priorités sociales et économiques, sans compromettre la stabilité macroéconomique.

Mais à Dakar, cette option est perçue comme un signal négatif envoyé aux marchés financiers et aux partenaires internationaux. Le gouvernement redoute une dégradation de la notation souveraine du Sénégal et un renchérissement du coût des futurs emprunts.

Un pari risqué mais assumé

Pour Serigne Moussa Dia, économiste et enseignant à l’Université Alioune Diop de Bambey, le refus du gouvernement s’inscrit dans une logique politique autant qu’économique. Interrogé par le journaliste Christophe Boisbouvier, il souligne que cette posture vise à préserver la souveraineté budgétaire du pays, tout en maintenant la confiance des investisseurs.

Toutefois, l’économiste rappelle que cette stratégie suppose une croissance soutenue, une amélioration rapide des recettes fiscales et une maîtrise stricte des dépenses publiques. Sans ces leviers, la marge de manœuvre du gouvernement pourrait se réduire considérablement.

Entre souveraineté et contraintes financières

En refusant la restructuration de la dette, le Sénégal fait le choix d’un cap exigeant, dans un contexte économique régional et international incertain. Reste à savoir si cette ligne de fermeté pourra être maintenue durablement face aux pressions financières et aux attentes sociales, ou si un compromis avec les institutions internationales deviendra, à terme, inévitable.

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CAN 2025 : Sénégal – Égypte, les Lions de la Téranga prêts pour la demi-finale.

À la veille de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, et le capitaine Kalidou Koulibaly ont animé une conférence de presse ce mardi au Grand Stade de Tanger. L’enjeu est de taille : décrocher une place en finale face à l’Égypte, l’une des équipes les plus titrées de l’histoire de la CAN.

Une stratégie basée sur le respect et l’ambition

Pape Thiaw a rappelé la force et l’expérience des Pharaons. « L’Égypte est une équipe très organisée tactiquement et mentalement solide. Nous les respectons, mais nous aborderons ce match avec ambition et détermination », a-t-il déclaré. Le sélectionneur sénégalais a insisté sur le maintien de sa philosophie de jeu, centrée sur la maîtrise collective et la capacité à neutraliser les points forts de l’adversaire, notamment son attaque.

Les Lions face aux contraintes disciplinaires

Sept joueurs sénégalais sont sous la menace d’une suspension en cas de carton jaune. Malgré cela, Thiaw a souligné que la priorité reste la victoire. « Les joueurs se concentreront sur le match et non sur les risques de suspension. Notre objectif est clair : gagner et atteindre la finale », a-t-il affirmé.

Kalidou Koulibaly : un capitaine confiant et déterminé

Le capitaine des Lions a confirmé la détermination de l’équipe. « Nous savons que ce sera un match difficile et totalement différent de nos confrontations passées avec l’Égypte, mais nous ferons tout pour mettre les Pharaons en difficulté et nous qualifier pour la finale », a déclaré Koulibaly. Il a également souligné l’importance de l’expérience collective et de la cohésion au sein du groupe pour surmonter ce défi.

Contexte et enjeux

Cette demi-finale oppose le champion d’Afrique en titre, le Sénégal, à la sélection la plus titrée de l’histoire de la CAN, l’Égypte. L’enjeu dépasse le simple résultat sportif : il s’agit pour les Lions de confirmer leur statut de force majeure du football africain et de poursuivre leur rêve de triomphe continental.

Le match, prévu à 17h GMT, sera suivi par des millions de fans à travers le continent et dans la diaspora, dans un contexte où la CAN 2025 a su séduire par son intensité et son niveau de compétition exceptionnel.

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Bamako : la pénurie de carburant perturbe durablement le trafic aérien.

Le trafic aérien connaît de fortes perturbations à l’aéroport international Modibo Keïta-Sénou de Bamako, en raison de difficultés persistantes d’approvisionnement en carburant. Plusieurs compagnies aériennes opérant sur la plateforme ont été contraintes d’annuler, de reporter ou de réaménager leurs vols, affectant aussi bien les liaisons régionales que certaines dessertes internationales.

Dans un communiqué publié le 10 janvier 2026, Air Burkina a annoncé des ajustements de son programme de vols à destination et au départ de Bamako et de Dakar. La compagnie a présenté ses excuses aux passagers concernés, tout en indiquant travailler à des solutions opérationnelles afin de rétablir progressivement ses rotations.

La situation touche également les transporteurs long-courriers. La compagnie française Corsair a dû modifier un vol reliant Bamako à Paris, en raison des contraintes logistiques liées à l’avitaillement. De son côté, la compagnie nationale Sky Mali a procédé à l’annulation de plusieurs vols intérieurs et régionaux, invoquant les mêmes difficultés d’approvisionnement en carburant aviation.

Considéré comme un hub stratégique du transport aérien malien, l’aéroport de Bamako subit de plein fouet cette situation, qui complique la planification des vols, perturbe la régularité des opérations et accroît l’incertitude pour les passagers comme pour les compagnies. Les autorités aéroportuaires et les opérateurs concernés n’ont, pour l’heure, communiqué aucun calendrier précis quant à un rétablissement complet de l’approvisionnement.

En attendant une normalisation de la situation, les compagnies aériennes appellent les voyageurs à se rapprocher de leurs services commerciaux afin de suivre l’évolution des programmes de vols et les éventuelles mesures de report ou de remboursement.

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Burkina Faso : un remaniement gouvernemental axé sur la continuité et la refonte de l’action publique.

Un remaniement ministériel a été officialisé le 12 janvier au Burkina Faso, à l’issue d’une annonce du secrétaire général du gouvernement et du Conseil des ministres. Cette réorganisation de l’équipe exécutive consacre la continuité au sommet de l’État, avec le maintien du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, tout en introduisant d’importants ajustements structurels au sein de l’appareil gouvernemental.

La nouvelle équipe gouvernementale est composée de vingt-deux ministres. Elle enregistre quatre départs, deux nouvelles entrées et une série de changements de dénomination et de périmètre visant à adapter l’action publique aux priorités stratégiques des autorités de transition.

Nouvelles nominations et réaménagements sectoriels

Parmi les principaux mouvements, Annick Lydie Djouma Pikbougm Zingue Ouattara a été nommée ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, en remplacement de Roland Somda. De son côté, Moumouni Zoungrana prend les rênes du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, succédant à Boubacar Savadogo.

Ces nominations s’inscrivent dans une volonté affichée de renforcer les secteurs jugés prioritaires, notamment l’emploi des jeunes, la formation et le développement du capital humain.

Une profonde refonte des portefeuilles ministériels

Le remaniement se distingue surtout par une restructuration en profondeur de plusieurs ministères. Le ministère de la Défense et des Anciens combattants est rebaptisé ministère de la Guerre et de la défense patriotique, traduisant une orientation assumée vers la mobilisation nationale face aux défis sécuritaires.

Les ministères des Infrastructures et du Désenclavement, ainsi que de l’Habitat et de l’Urbanisme, sont supprimés au profit d’un nouveau département unique : le ministère de la Construction de la patrie, chargé de centraliser les politiques d’aménagement, d’infrastructures et de développement territorial.

Le ministère du Travail et de la Protection sociale devient quant à lui le ministère des Serviteurs du peuple, un intitulé qui marque la volonté des autorités de revaloriser la fonction publique et le service à la Nation.

D’autres ajustements concernent la simplification des intitulés de certains départements stratégiques, notamment ceux de la Justice, de la Santé et des Affaires étrangères, dans un souci de lisibilité et d’efficacité administrative.

Solidarité, agriculture et départs notables

Le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale est désormais restructuré en ministère de la Famille et de la Solidarité, confié au lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kaboré.

Par ailleurs, les portefeuilles de l’Agriculture et de l’Environnement ont été fusionnés pour donner naissance au ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, illustrant une approche intégrée de la gestion des ressources naturelles et de la souveraineté alimentaire.

Enfin, Luc Adama Sorgho et Roger Baro quittent le gouvernement, tandis que Mikaïlou Sidibé et le commandant Ismaël Sombié voient leurs attributions renforcées.

À travers ce remaniement, les autorités burkinabè entendent resserrer l’action gouvernementale, renforcer la cohérence institutionnelle et adapter l’organisation de l’État aux défis sécuritaires, sociaux et économiques auxquels le pays est confronté.

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Guinée : l’UGANC se dote de nouvelles infrastructures pour former l’élite scientifique et technique.

L’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) poursuit sa dynamique de modernisation avec l’inauguration, ce lundi 12 janvier 2026, de deux infrastructures universitaires stratégiques : l’Institut Ouest-Africain de Mathématiques (IOAM) et l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU). La cérémonie s’est tenue sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

Ces nouvelles structures s’inscrivent dans la volonté des autorités guinéennes de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur et d’adapter l’offre de formation aux besoins scientifiques, techniques et socio-économiques du pays. Elles visent également à stimuler la recherche, encourager l’innovation et accroître la compétitivité du système universitaire national.

L’IOAM ambitionne de devenir un centre d’excellence régional dans les domaines des mathématiques fondamentales et appliquées. Il aura pour mission de former des chercheurs de haut niveau, de promouvoir la recherche scientifique et de favoriser la coopération académique entre universités ouest-africaines. À terme, l’institut devrait contribuer à renforcer les capacités nationales dans des secteurs clés tels que l’ingénierie, les sciences numériques et l’analyse des données.

De son côté, l’ISAU répond à un besoin croissant en compétences qualifiées dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire. À travers des formations spécialisées et professionnalisantes, l’institut entend accompagner les politiques publiques en matière d’urbanisation, d’habitat et de développement durable, dans un contexte de forte croissance démographique et urbaine.

Selon le ministère, ces investissements traduisent une orientation stratégique visant à faire de l’université guinéenne un levier central de développement. En renforçant les infrastructures, les filières scientifiques et techniques ainsi que la recherche, l’État ambitionne de positionner la Guinée comme un pôle régional d’excellence académique et de formation des talents de demain.

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Justice : Mouhamadou Ngom dit Farba et Tahirou Sarr obtiennent la liberté provisoire

Dakar, le 12 janvier 2026 – Coup de théâtre dans l’un des dossiers les plus suivis du Pool judiciaire financier (PJF). La deuxième chambre pénale de la Cour suprême a accordé, ce lundi, la liberté provisoire à l’ancien député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom dit Farba, ainsi qu’à l’homme d’affaires Tahirou Sarr.

Placés sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, les deux hommes respirent enfin l’air de la liberté, bien que celle-ci soit assortie d’un contrôle judiciaire strict. Cette décision intervient après plusieurs mois de batailles procédurales et de demandes répétées de mise en liberté, systématiquement rejetées jusqu’ici par les instances inférieures.

Une affaire de milliards au cœur du débat

Pour rappel, Farba Ngom et Tahirou Sarr sont poursuivis dans le cadre d’une enquête complexe portant sur des soupçons de détournement de deniers publics, d’escroquerie et de blanchiment de capitaux. Les montants évoqués par l’accusation ont évolué au fil de l’instruction, passant de 31 milliards à près de 125 milliards de francs CFA, sur la base de rapports de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF).

La défense, portée par une équipe d’avocats tenaces, a toujours clamé l’innocence de ses clients, arguant que les flux financiers incriminés correspondaient à des transactions foncières licites et documentées. Lors de sa dernière audition au fond en décembre dernier, Tahirou Sarr avait notamment affirmé avoir agi en toute transparence par voie de chèques et de virements bancaires traçables.

Des raisons de santé mises en avant

Outre les arguments juridiques, l’état de santé de Farba Ngom a pesé lourdement dans ce dossier. Hospitalisé à plusieurs reprises au Pavillon spécial de l’Hôpital Principal de Dakar, l’édile des Agnams présentait, selon ses conseils, une pathologie incompatible avec le milieu carcéral. Ses proches et partisans, restés mobilisés tout au long de sa détention, avaient d’ailleurs multiplié les appels pour une « justice humaine ».

Un contrôle judiciaire strict

Si les deux prévenus quittent la prison, ils ne sont pas pour autant totalement libres de leurs mouvements. La Cour suprême a assorti leur élargissement d’un placement sous contrôle judiciaire. Cette mesure implique généralement l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation préalable et l’obligation de se présenter régulièrement au cabinet du juge d’instruction.

Cette décision de la Cour suprême marque un tournant décisif dans cette affaire. Elle intervient également alors que d’autres collaborateurs dans le même dossier, notamment Demba Ngom et Abdou Aziz Kane, ont récemment bénéficié d’une mise en liberté sous bracelet électronique.

L’instruction se poursuit, mais cette étape symbolise une victoire importante pour les conseils de Farba Ngom et Tahirou Sarr, qui ont réussi à convaincre la haute juridiction de la nécessité d’un apaisement judiciaire.