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Guinée : KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners mobilisés pour structurer le futur véhicule étatique intergénérationnel

La Guinée poursuit la mise en place d’un futur véhicule étatique à vocation intergénérationnelle, destiné à renforcer la gestion stratégique des ressources et des actifs publics sur le long terme. Dans ce cadre, les cabinets KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners jouent un rôle central dans sa structuration juridique et financière.

Les travaux portent notamment sur l’architecture juridique du dispositif, son modèle institutionnel ainsi que les mécanismes de gouvernance appelés à encadrer son fonctionnement. L’objectif est de mettre en place une structure solide, capable d’assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques tout en répondant aux exigences de transparence et de responsabilité.

Sur le plan financier, les experts travaillent également à la définition du modèle économique du futur véhicule. Cette réflexion doit permettre de déterminer les mécanismes de mobilisation, de gestion et d’allocation des ressources, avec une perspective inscrite dans la durée.

La gestion des risques figure aussi parmi les principaux volets de cette structuration. Des dispositifs de contrôle, de transparence et de suivi doivent être intégrés afin de limiter les risques financiers et institutionnels et de garantir une gouvernance conforme aux meilleures pratiques.

À travers cette initiative, les autorités guinéennes cherchent à inscrire la gestion des actifs stratégiques dans une vision de long terme, susceptible de bénéficier aux générations actuelles et futures. La mise en place d’un tel mécanisme s’inscrit ainsi dans une logique de consolidation de la gouvernance économique et de valorisation durable des ressources nationales.

Les travaux menés par KPMG, A&O Shearman et Sylla & Partners constituent une étape importante dans la définition du cadre juridique, institutionnel et financier de ce futur véhicule étatique, dont l’efficacité dépendra notamment de la solidité de sa gouvernance et des mécanismes de contrôle qui seront retenus.

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Guinée : la famille d’Hadja André Touré reçue par le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Cette rencontre a été l’occasion pour la famille d’exprimer sa reconnaissance au président de la République, Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au gouvernement guinéen pour leur soutien et leur compassion à la suite du décès de l’ancienne Première Dame.

La famille salue le soutien des autorités

Au nom de ses proches, Mohamed Touré a remercié les autorités guinéennes pour leur disponibilité et leur accompagnement durant cette période de deuil.

Il a notamment salué l’attention accordée à la famille et les marques de solidarité manifestées par les pouvoirs publics à la suite de la disparition d’Hadja André Touré.

Les échanges ont également porté sur le décès récent d’Hadja Hawaou Diallo, épouse de l’ancien président de l’Assemblée nationale, survenu le 25 août dernier. Mohamed Touré a rappelé les liens qui unissaient les deux familles, donnant une dimension particulière à cette rencontre.

À travers cette audience, le gouvernement guinéen a ainsi renouvelé son soutien à la famille de l’ancienne Première Dame, dans un contexte marqué par plusieurs disparitions au sein de personnalités et de familles ayant occupé une place importante dans l’histoire politique du pays.

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CAN 2027 : le Sénégal-Mozambique délocalisé à Maputo

Le Sénégal ne disputera finalement pas à domicile son premier match des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027. La Fédération sénégalaise de football (FSF) a annoncé la délocalisation de la rencontre face au Mozambique, initialement prévue le vendredi 25 septembre 2026 à Dakar.

Le match se déroulera finalement à Maputo, au Mozambique, à la même date. Cette modification a été approuvée par la Confédération africaine de football (CAF) ainsi que par la Fédération mozambicaine de football (FMF), à la suite d’une demande formulée par la FSF.

Le stade Abdoulaye Wade mobilisé pour les JOJ

La principale raison de cette délocalisation est liée à l’indisponibilité des infrastructures sportives de Dakar à cette période.

Le stade Me Abdoulaye Wade de Diamniadio, habituellement utilisé par les Lions, sera mobilisé dans le cadre de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026. L’enceinte ne pourra donc pas accueillir la rencontre internationale du 25 septembre.

La tenue du match à Dakar se heurte également à une autre difficulté : l’état de la pelouse du stade Léopold Sédar Senghor. Selon la FSF, celle-ci ne présente pas actuellement les conditions requises pour accueillir une rencontre officielle de ce niveau.

Les Lions débuteront donc leur campagne à l’extérieur

Cette décision contraint ainsi le Sénégal à débuter sa campagne de qualification pour la CAN 2027 à l’extérieur, malgré le calendrier initial qui prévoyait une rencontre à domicile.

Le déplacement à Maputo constituera donc la première étape du parcours des Lions dans ces éliminatoires. La FSF devra désormais organiser les conditions logistiques et sportives nécessaires à la préparation de cette rencontre, alors que le Sénégal entend décrocher sa qualification pour la prochaine édition de la CAN.

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Guinée : Amadou Oury Bah évalue l’opérationnalisation du Data Center National.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a effectué mercredi 9 septembre 2026 une visite de terrain au Data Center National de Guinée. Cette immersion avait pour objectif d’évaluer les acquis enregistrés depuis l’inauguration de l’infrastructure, son niveau actuel d’opérationnalisation ainsi que les mesures à prendre pour accélérer sa pleine mise en service.

Une infrastructure stratégique pour la transformation numérique

Accueilli par le secrétaire général du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Bah, entouré de plusieurs cadres du département, le chef du gouvernement a pris connaissance de l’évolution des activités du Data Center National.

Cette infrastructure est appelée à jouer un rôle central dans le développement de l’écosystème numérique guinéen. Elle doit notamment contribuer à renforcer les capacités nationales de stockage et de traitement des données, tout en améliorant leur sécurisation.

Au cours de la visite, Amadou Oury Bah a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire du Data Center National l’un des piliers de la transformation numérique du pays.

Accélérer la mise en service de l’infrastructure

Une année après son inauguration, la visite du Premier ministre visait également à identifier les éventuels obstacles à la pleine opérationnalisation du centre.

À l’issue de son immersion, le chef du gouvernement a donné des instructions aux équipes concernées afin de finaliser et de transmettre rapidement les documents techniques et administratifs nécessaires à la poursuite du processus.

Cette démarche doit permettre d’accélérer la mise en exploitation effective de l’infrastructure et de renforcer son intégration dans les différents projets de modernisation numérique de l’État.

La souveraineté numérique au cœur des priorités

Le développement du Data Center National s’inscrit dans les ambitions des autorités guinéennes en matière de souveraineté numérique. L’objectif est notamment de disposer d’infrastructures nationales capables d’assurer une meilleure maîtrise des données publiques et de renforcer la résilience des services de l’État.

Cette orientation s’intègre également dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya à travers le Programme Simandou 2040, qui accorde une place importante à la modernisation des infrastructures et à la transformation économique du pays.

À travers cette visite, le gouvernement entend ainsi accélérer la concrétisation de ses ambitions dans le domaine numérique et faire du Data Center National un outil stratégique au service d’une administration plus moderne, sécurisée et performante.

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Guinée : Conakry dévoile une nouvelle doctrine de politique étrangère.

Les autorités guinéennes ont présenté mercredi à Conakry un nouveau document définissant les orientations de la politique étrangère du pays. La cérémonie, présidée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, marque une nouvelle étape dans la volonté des autorités de repositionner la diplomatie guinéenne face aux mutations de l’environnement international.

Une diplomatie recentrée sur les intérêts nationaux

Cette nouvelle doctrine intervient dans un contexte international marqué par une recomposition des équilibres géopolitiques, l’intensification des rivalités entre puissances et l’émergence de nouveaux enjeux liés à la sécurité, à l’énergie, aux technologies et aux partenariats économiques.

Pour Conakry, ces transformations nécessitent une politique étrangère davantage structurée autour des priorités nationales. La diplomatie est ainsi appelée à dépasser sa fonction traditionnelle de représentation pour devenir un outil au service de la souveraineté, du développement économique et de la défense des intérêts stratégiques du pays.

La « neutralité stratégique » comme principe directeur

Parmi les orientations mises en avant figure le principe de « neutralité stratégique ». Présenté par le Premier ministre comme une nouvelle expression de l’attachement de la Guinée à sa souveraineté, ce principe vise à permettre au pays de conduire ses relations internationales avec davantage d’autonomie.

L’objectif consiste notamment à préserver les marges de manœuvre de la Guinée dans ses relations avec les différents partenaires, sans inscrire sa diplomatie dans une logique d’alignement systématique.

Cette approche entend également adapter la politique étrangère guinéenne aux nouvelles réalités géopolitiques, en privilégiant les intérêts du pays et la recherche de partenariats répondant à ses besoins de développement.

Faire de la diplomatie un levier de développement

La nouvelle doctrine accorde une place importante à la dimension économique de l’action extérieure. Les représentations diplomatiques et les différents acteurs de la politique étrangère sont appelés à contribuer davantage à la mobilisation des investissements, au développement des partenariats et à la promotion des intérêts économiques de la Guinée.

Cette orientation vise notamment à accompagner les ambitions nationales en matière de transformation économique, de valorisation des ressources et de développement des infrastructures.

La diplomatie doit également participer au renforcement du rayonnement international de la Guinée et à la construction de relations fondées sur des intérêts réciproques.

Une volonté de repositionnement international

À travers ce document, les autorités guinéennes affichent ainsi leur volonté de donner davantage de cohérence et d’efficacité à leur politique étrangère. Le principe de souveraineté demeure au cœur de cette approche, avec l’ambition de renforcer la capacité du pays à définir ses choix en fonction de ses propres priorités.

Cette nouvelle doctrine traduit, plus largement, la volonté de Conakry de s’adapter à un ordre international en pleine évolution tout en diversifiant ses partenariats.

Pour les autorités guinéennes, l’enjeu est désormais de transformer ces orientations en actions concrètes afin de faire de la diplomatie un instrument pleinement intégré à la stratégie nationale de développement et à la défense des intérêts de la République de Guinée.

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DPG : Les 5 caps fixés par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô devant l’Assemblée nationale.

C’est un exercice constitutionnel devenu un rendez-vous politique majeur. Ce mardi, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a prononcé, conformément à l’article 55 de la Constitution, sa Déclaration de politique générale (DPG) devant les députés. Un discours-fleuve prononcé dans un contexte particulier : celui de l’accord technique tout juste scellé, le 1er septembre, entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Le chef du Gouvernement en a profité pour dérouler cinq engagements structurants, une série de projets dits « catalytiques », et une méthode de travail censée éviter les écueils du passé.

1. Dire la vérité des comptes avant de redresser le pays

Premier engagement, et non des moindres : assainir des finances publiques dont l’ampleur du dérapage a été révélée par les audits menés depuis 2024. Le Premier ministre a rappelé que la dette du secteur public consolidé atteignait, fin 2024, environ 132 % du PIB, plus de 23 500 milliards de francs CFA, pour un déficit réévalué à 13,7 % du PIB. Un constat qu’il a résumé sans détour : un gouvernement qui veut être jugé sur ses résultats doit d’abord dire d’où il part.

Face à cette situation, le Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom » (2025-2028), doté de 6 166 milliards de francs CFA, peine à tenir ses promesses : à fin août 2026, seuls 172,5 milliards avaient été mobilisés en ressources domestiques, sur un objectif de 303,3 milliards, soit un taux de réalisation de 56,9 %.

C’est dans ce contexte que s’inscrit le rapprochement avec le FMI. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de clarté vis-à-vis des Sénégalais quant à cette relation, rappelant que l’institution reste la seule habilitée à se prononcer sur la trajectoire macroéconomique d’un pays et la soutenabilité de sa dette. L’accord technique conclu début septembre prévoit quatre axes : rétablir la stabilité macroéconomique, réduire les vulnérabilités budgétaires, accroître les dépenses sociales et soutenir une croissance tirée par le secteur privé.

Sur le terrain sensible des subventions au carburant, environ 800 milliards de francs CFA par an, dont 65 % profiteraient aux 20 % de ménages les plus aisés selon le Gouvernement, une réforme progressive est annoncée, avec une meilleure protection ciblée vers la Bourse nationale de sécurité familiale. Objectif affiché : ramener d’ici 2029 le coût des subventions énergétiques sous la barre de 1 % du PIB, tout en préservant le gaz butane domestique.

Autre chantier : un Plan de traitement de la dette du Sénégal (PTDS), présenté comme quasi-finalisé, ainsi que l’apurement des arriérés de paiement dus au secteur privé, évalués à 1 956 milliards de francs CFA à fin mars 2025, un dossier jugé central pour débloquer la trésorerie de milliers de PME.

2. Remettre l’État en ordre et consolider l’État de droit

Deuxième engagement : le redressement ne se limite pas aux agrégats macroéconomiques, il concerne l’État lui-même. Le Premier ministre a évoqué l’audit des finances publiques couvrant la période 2019 à mars 2024, déposé au Pôle judiciaire financier en avril 2025, et les six enquêtes ouvertes par la Division des investigations criminelles pour suspicion de détournement de deniers publics.

Il a également fait le point sur la revue des contrats stratégiques (hydrocarbures, mines, énergie, eau, grandes infrastructures) engagée depuis juillet 2024, avec une trentaine de conventions minières en cours de renégociation, sur la base de trois principes revendiqués : sécurité juridique pour les investisseurs de bonne foi, fermeté là où l’intérêt national a été lésé, et refus de la brutalité comme de la naïveté.

Sur le volet institutionnel, plusieurs mesures ont été annoncées : généralisation effective des déclarations de patrimoine, mise en œuvre de la loi de 2025 sur l’accès à l’information avec l’installation d’une Commission nationale avant fin septembre 2026, réforme de la justice (numérisation, système pénitentiaire, protection judiciaire des enfants), et réforme du calendrier électoral en vue des échéances territoriales de 2027 puis de la présidentielle et des législatives de 2029.

3. Faire de la souveraineté pétrolière, gazière et minière un levier de développement

Troisième axe : transformer plutôt que consommer la rente extractive. Le Premier ministre a rappelé que les gisements de Sangomar et de Grand Tortue Ahmeyim, en production depuis environ deux ans, représentent des réserves prouvées estimées à 960 millions de barils de pétrole et 560 milliards de mètres cubes de gaz. PETROSEN SA doit désormais exercer le leadership stratégique de la politique pétrole-gaz nationale.

Le dossier du gisement gazier Yakaar-Teranga a fait l’objet d’un développement particulier, le chef du Gouvernement pointant des « manquements à corriger » dans sa gestion, notamment concernant le recouvrement d’indemnités dues à l’État à l’expiration du contrat en juillet 2026, évaluées à 55 millions de dollars.

Côté mines, l’ambition affichée à l’horizon 2029 est de porter les recettes annuelles de l’État à environ 600 milliards de francs CFA (contre 370 milliards en 2019), avec un taux de transformation locale de 50 % et une traçabilité de 90 % de la production aurifère. Le secteur agricole n’est pas en reste, avec des objectifs de couverture des besoins alimentaires par la production locale : 64 % pour le riz, 114 % pour la pomme de terre, 100 % pour l’oignon, notamment.

4. Résoudre les difficultés quotidiennes des Sénégalais

Quatrième engagement, sans doute le plus attendu par l’opinion : améliorer concrètement le pouvoir d’achat et les conditions de vie. Le Premier ministre a fixé une série d’indicateurs censés mesurer l’action gouvernementale — coût du panier de consommation, poids des dépenses essentielles dans le revenu des ménages, accès à l’eau et aux soins.

Sur le plan social, le Gouvernement s’appuie sur les chiffres de l’ANSD : plus d’un million de ménages vulnérables recensés, dont seulement 355 013 effectivement couverts par les filets sociaux, laissant un déficit de 645 636 ménages, soit près de cinq millions de personnes exposées à la pauvreté. L’enveloppe des bourses de sécurité familiale, portée à 70 milliards de francs CFA en septembre 2026, doit être doublée dès 2027.

En matière d’énergie, l’objectif est une baisse de 30 % du prix du kWh d’électricité à l’horizon 2030. Sur le logement, le déficit est estimé à 500 000 unités, avec une ambition de livrer au moins 30 000 logements occupés par an. Le Masterplan de l’Agenda Sénégal 2050 évoque, de son côté, un potentiel de 1,52 million d’emplois d’ici 2029, répartis notamment entre coopératives agricoles, pêche artisanale, agropoles et énergies renouvelables. Sur l’éducation, le Gouvernement annonce la construction de 15 000 salles de classe connectées et le recrutement de 2 527 enseignants supplémentaires d’ici fin 2026.

5. Garantir l’équité territoriale dans toutes les politiques publiques

Cinquième et dernier engagement : rompre avec la concentration des investissements à Dakar. Le Premier ministre a présenté un référentiel organisant le territoire national en huit pôles de développement (Dakar, Thiès, Centre, Nord, Nord-Est, Sud-Est, Sud, Diourbel-Louga), avec un déploiement prioritaire sur les pôles Sud, Centre et Nord, accompagné d’un « Acte IV » de la décentralisation.

Concrètement, le Gouvernement annonce plus de 3 000 kilomètres de désenclavement routier, la réhabilitation de plusieurs corridors nationaux, la relance du chemin de fer entre Dakar et Tambacounda, ainsi que la finalisation des ports de Ndayane et de Bargny-Sendou. Sur le plan sanitaire, le constat est sévère : 80 % des ressources du secteur de la santé restent concentrées à Dakar. Quatre nouveaux hôpitaux régionaux de niveau 3 sont annoncés à Saint-Louis, Ziguinchor, Mbour et Kaolack, dans le cadre des premiers partenariats public-privé du secteur.

Une méthode pour tenir le cap

Au-delà des cinq engagements, Ahmadou Al Aminou Lô a détaillé la méthode censée éviter les écueils constatés lors des premières années de mandat : prioriser les projets à fort impact via une « banque de projets », financer sans emprunter « sans impact démontré », lier chaque ministre à une lettre de mission publique assortie d’objectifs mesurables, mesurer les résultats par leurs effets réels plutôt que par les seuls moyens engagés, maintenir un dialogue permanent avec les forces vives de la Nation, et publier trimestriellement les indicateurs de suivi de l’action gouvernementale.

Un discours qui, entre rigueur budgétaire assumée et promesses sociales, dessine la feuille de route d’un Gouvernement qui se dit prêt à être « jugé sur pièces », et qui devra désormais convaincre par les faits.

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Gambie : Adama Barrow promet une amélioration de l’approvisionnement en électricité d’ici fin octobre.

Le président gambien Adama Barrow a annoncé une amélioration attendue de l’approvisionnement en électricité d’ici à la fin octobre 2026, alors que le pays traverse depuis plusieurs mois une importante crise énergétique. Les coupures, parfois prolongées jusqu’à 48 heures, ont provoqué la colère de la population et donné lieu à de nouvelles manifestations à Banjul et dans plusieurs localités voisines.

Une crise énergétique devenue une urgence nationale

Lors d’une visite mardi dans une installation de la National Water and Electricity Corporation (NAWEC) à Brikama, près de Banjul, Adama Barrow a qualifié la situation d’urgence et de problème de sécurité nationale.

Depuis le mois de juin, les délestages se multiplient à travers le pays. Dans certaines zones, les interruptions peuvent durer jusqu’à deux jours consécutifs, aggravant les difficultés des ménages et des entreprises, notamment en pleine saison chaude.

La situation a également provoqué des tensions dans plusieurs quartiers de la capitale et des villes environnantes. Dans la nuit de lundi à mardi, des manifestations contre les coupures d’électricité ont dégénéré, témoignant du mécontentement croissant face à la dégradation du service.

Une nouvelle capacité de 24 MW attendue en octobre

Pour répondre à la crise, le gouvernement mise notamment sur l’augmentation des capacités de production. Adama Barrow a indiqué qu’une nouvelle unité de production d’une capacité de 24 mégawatts était dans sa phase finale d’installation.

Sa mise en service est annoncée d’ici à la fin du mois d’octobre. Le chef de l’État a assuré que cette nouvelle capacité devrait contribuer à améliorer sensiblement la fourniture d’électricité dans le pays.

Le président gambien a également annoncé l’attribution d’un contrat pour la construction d’une centrale solaire de 50 mégawatts à Soma. L’entreprise retenue doit prochainement mobiliser les ressources nécessaires au démarrage du projet.

Une pression politique à l’approche de la présidentielle

Cette crise énergétique intervient à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en décembre 2026, à laquelle Adama Barrow entend briguer un troisième mandat.

Face au mécontentement populaire, les autorités sont donc confrontées à une double exigence : rétablir rapidement un approvisionnement électrique plus régulier et apporter des réponses durables aux difficultés structurelles du secteur.

Reconnaissant l’impact des délestages sur la vie quotidienne, le président a évoqué les difficultés rencontrées par les familles, notamment les fortes chaleurs, les enfants contraints d’étudier dans l’obscurité et les pertes de denrées alimentaires.

Avec l’installation de la nouvelle unité de production et le lancement annoncé de la centrale solaire de Soma, le gouvernement gambien entend ainsi renforcer les capacités énergétiques du pays et réduire les effets d’une crise devenue l’un des principaux sujets de préoccupation de la population.

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JOJ DAKAR 2026 : LA FLAMME SERA ALLUMÉE JEUDI À ATHÈNES ET ARRIVERA À DAKAR SAMEDI

À moins de deux mois de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, le Sénégal entre dans la dernière phase de préparation. Une délégation sénégalaise s’est rendue mardi à Athènes, en Grèce, pour prendre part à la cérémonie officielle d’allumage et de remise de la flamme des JOJ, prévue jeudi 10 septembre au stade Panathénaïque.

Une cérémonie symbolique au cœur de l’histoire olympique

La cérémonie se déroulera au stade Panathénaïque, site emblématique du mouvement olympique et entièrement construit en marbre. C’est dans cette enceinte historique que le Sénégal recevra officiellement la flamme des JOJ Dakar 2026, avant son départ pour un parcours à travers le pays.

La délégation sénégalaise rassemble des représentants des pouvoirs publics, du mouvement sportif, du Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) ainsi que des médias.

Elle est conduite par Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), et Ibrahima Wade, président du COJOJ. Elle comprend notamment Baidy Agne, vice-président du CNOSS, Abass Sall, maire de Dakar, Augustin Senghor, maire de Gorée, Lamine Niang, directeur général de la SSPP Le Soleil, et Pape Alé Niang, directeur général de la RTS.

Arrivée à Athènes dans la nuit de mardi à mercredi, la délégation doit poursuivre les préparatifs avant la cérémonie officielle de jeudi.

La flamme entamera ensuite un tour du Sénégal

Au-delà de son caractère protocolaire, la remise de la flamme marque une étape importante dans la préparation des JOJ Dakar 2026. Elle symbolise la transmission du mouvement olympique au Sénégal, premier pays africain à accueillir un événement olympique.

Après son retour au pays, la flamme débutera son périple national le 14 septembre. Elle traversera les 14 régions du Sénégal jusqu’au 30 octobre, avec une trentaine d’étapes prévues.

Ce parcours doit permettre d’associer les différentes communautés à l’événement à travers des initiatives sportives, culturelles et éducatives, avant le retour de la flamme à Dakar pour la cérémonie d’ouverture.

Dakar 2026 dans la dernière ligne droite

Les Jeux olympiques de la jeunesse se dérouleront du 31 octobre au 13 novembre 2026. Après plusieurs années de préparation, le Sénégal aborde désormais la dernière ligne droite de cet événement historique.

Au-delà de la compétition sportive, Dakar 2026 représente pour le pays une occasion de valoriser sa culture, son hospitalité et son savoir-faire, tout en renforçant la place du Sénégal et de l’Afrique dans le mouvement olympique international.

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Guinée : Le Président de la République S.E Mamadi Doumbouya renforce les partenariats avec le Maroc et les États-Unis

Le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a reçu mardi 8 septembre 2026, au Palais Mohammed V, deux délégations représentant le Maroc et les États-Unis. Ces rencontres successives ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et la consolidation des partenariats internationaux de la Guinée.

Un message du roi Mohammed VI transmis à Mamadi Doumbouya

Le chef de l’État guinéen s’est d’abord entretenu avec une délégation marocaine conduite par Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger.

Le responsable marocain était porteur d’un message du roi Mohammed VI, adressé au peuple guinéen et au président Mamadi Doumbouya. Le souverain marocain y a notamment salué le déroulement des différentes échéances électorales et réaffirmé la volonté du Maroc de consolider ses relations historiques avec la Guinée.

Les échanges interviennent dans le cadre de la 8ᵉ session de la Grande Commission mixte de coopération guinéo-marocaine. Cette rencontre vise à approfondir et à diversifier les domaines de coopération entre Rabat et Conakry.

Les deux parties souhaitent notamment donner une nouvelle impulsion à leur partenariat dans le cadre du Programme Simandou 2040, présenté par les autorités guinéennes comme un cadre stratégique destiné à accélérer la transformation économique et sociale du pays.

Mamadi Doumbouya a, pour sa part, exprimé sa reconnaissance au roi Mohammed VI pour la solidité des relations entre les deux pays et réaffirmé la volonté de Conakry d’élargir les domaines de coopération avec le Maroc.

Washington réaffirme son attachement au partenariat avec Conakry

Dans la continuité de cette séquence diplomatique, le président guinéen a reçu Mary Daschbach, chargée d’affaires de l’ambassade des États-Unis en Guinée.

Les échanges ont notamment été marqués par des messages de considération à l’approche de la fête nationale guinéenne, prévue le 2 octobre prochain.

À cette occasion, le chef de l’État a réaffirmé l’importance accordée au partenariat entre la Guinée et les États-Unis. Les discussions ont également porté sur plusieurs sujets d’intérêt commun et sur la nécessité de maintenir un dialogue constructif entre Conakry et Washington.

Une diplomatie tournée vers la diversification des partenariats

Ces deux audiences illustrent la volonté des autorités guinéennes de consolider leurs relations historiques tout en diversifiant leurs partenariats internationaux.

Pour Conakry, l’objectif est de mobiliser davantage les coopérations extérieures en faveur des priorités nationales, notamment le développement économique, la transformation structurelle du pays et la valorisation des opportunités liées au Programme Simandou 2040.

La séquence diplomatique du 8 septembre traduit ainsi une volonté de maintenir un dialogue actif avec des partenaires stratégiques, sur la base d’intérêts communs, du respect mutuel et de la coopération. Elle intervient alors que la Guinée cherche à renforcer son attractivité et à inscrire ses grands projets de développement dans une dynamique de partenariats internationaux diversifiés.

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Burkina Faso : Bielméra Mining atteint 90 % d’avancement avant les premiers essais.

Le projet minier Bielméra Mining franchit une nouvelle étape dans sa mise en œuvre au Burkina Faso. Présenté comme la première mine populaire du pays reposant majoritairement sur l’actionnariat populaire, le projet affiche un taux d’avancement d’environ 90 %, selon l’Agence pour la Promotion de l’Entrepreneuriat Communautaire (APEC).

Le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, s’est rendu sur le site mardi 8 septembre 2026 afin d’évaluer l’état d’avancement du chantier. Située dans la région du Djôrô, l’exploitation devrait entrer dans sa phase d’essais au plus tard au cours de la première semaine d’octobre.

D’une exploitation semi-mécanisée à une unité industrielle

Le projet avait initialement été conçu comme une exploitation semi-mécanisée. Les études réalisées sur le potentiel du gisement ont toutefois conduit à revoir le modèle pour évoluer vers une petite exploitation industrielle.

L’usine actuellement en construction présente une capacité de traitement de 100 tonnes de minerai par jour. Sa réalisation aurait principalement mobilisé des compétences nationales, selon les responsables du projet.

L’installation comprend notamment des équipements de concassage et de broyage, des dispositifs de récupération gravimétrique et chimique ainsi qu’une unité destinée à la fusion.

Le site dispose par ailleurs d’un stock de minerai estimé à plus de 85 000 tonnes.

Les premiers essais attendus en octobre

Le directeur général de Bielméra Mining, Maurice Zongo, a annoncé le lancement prochain des essais techniques de l’usine. Cette phase devrait débuter au plus tard durant la première semaine d’octobre 2026.

Selon les prévisions présentées par la direction, les tests devraient durer entre un et deux mois. Ils précéderont le démarrage de la production commerciale, sous réserve des résultats obtenus durant cette phase.

Un projet axé sur l’actionnariat populaire

Bielméra Mining est présenté par ses promoteurs comme une initiative reposant largement sur la participation des citoyens burkinabè. La direction encourage ainsi les souscripteurs à maintenir leur engagement et à renforcer leur participation au capital du projet.

Pour l’APEC, cette initiative illustre la volonté de développer l’entrepreneuriat communautaire dans plusieurs secteurs économiques, au-delà de l’agriculture et de l’agroalimentaire. L’Agence souhaite notamment renforcer ses investissements dans le secteur minier afin de diversifier les sources de revenus des entreprises communautaires.

Karim Traoré estime que les retombées sociales du projet sont déjà perceptibles, notamment à travers les emplois générés.

Plus de 100 emplois annoncés

L’APEC prévoit la création de plus d’une centaine d’emplois directs sur le site de Bielméra Mining.

Les responsables locaux suivent également avec attention l’évolution du chantier. Le délégué régional de la SCOOP-CA/APEC, Bonaba Segda, a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement des travaux, tandis que le préfet et président de la délégation spéciale de la commune, Aboubacar François Coulibaly, a souhaité une finalisation rapide des infrastructures et leur inauguration dans les meilleurs délais.

L’APEC indique par ailleurs que la première phase de déploiement des entreprises communautaires arrive progressivement à son terme et que les citoyens peuvent encore souscrire aux différents projets proposés.

Avec une usine proche de son achèvement et des essais anno