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Sénégal : Maram Kairé rejoint le comité éditorial d’une revue internationale consacrée à l’exploration spatiale.

Le Sénégal consolide sa présence dans le secteur des sciences spatiales. Maram Kairé, directeur général de l’Agence sénégalaise d’études spatiales (ASES), a été désigné membre du premier comité éditorial de la revue scientifique internationale Deep Space Exploration. Officialisée le 3 septembre 2026, cette nomination lui confie notamment un rôle dans l’évaluation des travaux scientifiques soumis à la publication et dans les orientations éditoriales de la revue.

Une reconnaissance à l’échelle internationale

Maram Kairé intègre un comité réunissant près de 60 scientifiques et experts issus d’une vingtaine de pays. Parmi les États représentés figurent notamment les États-Unis, la Chine, la France, l’Afrique du Sud et Singapour.

La revue Deep Space Exploration couvre un large éventail de thématiques liées à l’exploration spatiale. Ses travaux portent aussi bien sur les sciences fondamentales et les nouvelles technologies que sur les enjeux liés à la gouvernance et au développement des activités spatiales.

Pour le responsable de l’ASES, cette nomination constitue également une reconnaissance du développement progressif des compétences scientifiques du Sénégal. Elle représente, selon lui, un signal encourageant pour la jeunesse et la communauté scientifique africaine.

Le Sénégal veut renforcer son secteur spatial

Cette désignation intervient alors que le Sénégal poursuit la structuration de son secteur spatial à travers l’Agence sénégalaise d’études spatiales. La participation de Maram Kairé à ce comité pourrait notamment contribuer à rapprocher les chercheurs sénégalais des réseaux scientifiques internationaux et à favoriser de nouvelles collaborations.

La revue s’appuie notamment sur le Harbin Institute of Technology ainsi que sur l’International Deep Space Exploration Association (IDSEA), deux acteurs engagés dans le développement des connaissances et des coopérations autour de l’exploration spatiale.

Au-delà de la dimension individuelle de cette nomination, la présence d’un expert sénégalais au sein de cette instance offre au pays une nouvelle visibilité dans un domaine scientifique stratégique.

Elle pourrait également permettre au Sénégal, et plus largement aux chercheurs africains, de participer davantage aux espaces internationaux où se développent les connaissances, les technologies et les réflexions qui accompagneront les prochaines étapes de l’exploration spatiale.

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Nigeria : la raffinerie Dangote ouvre son capital au grand public

Aliko Dangote, président-directeur général de Dangote Industries Limited, a dévoilé lundi à Lagos les principales modalités de l’introduction en Bourse de Dangote Petroleum Refinery, une opération qui pourrait devenir la plus importante offre publique d’actions jamais réalisée en Afrique. L’opération porte sur 4,1 milliards d’actions ordinaires, proposées au prix unitaire de 525 nairas (environ 0,40 dollar). En cas de souscription intégrale, la société devrait lever environ 2 150 milliards de nairas, soit 1,63 milliard de dollars.

La période de souscription s’ouvrira le 14 septembre 2026 et s’achèvera le 13 octobre 2026. À l’issue de l’opération, les actions de Dangote Refinery seront admises à la cote sur le compartiment principal du Nigerian Exchange (NGX). L’un des éléments marquants de l’offre réside dans le faible seuil de souscription retenu. Aliko Dangote a expliqué que cette disposition visait à ouvrir largement le capital de la raffinerie aux investisseurs particuliers nigérians, aux côtés des investisseurs institutionnels.

Au-delà de l’ouverture du capital, l’IPO doit permettre de financer une nouvelle phase d’expansion du complexe industriel. La raffinerie dispose actuellement d’une capacité nominale d’environ 650 000 barils par jour, ce qui en fait déjà l’une des plus importantes raffineries à site unique au monde. Le groupe ambitionne à terme de porter cette capacité à 1,4 million de barils par jour.

Implantée dans la zone de Lekki, près de Lagos, Dangote Refinery représente un investissement estimé à environ 20 milliards de dollars. Depuis sa mise en production, le complexe s’est progressivement imposé comme un fournisseur majeur de produits pétroliers raffinés au Nigeria, tout en développant ses exportations vers plusieurs marchés internationaux.

L’opération intervient après le feu vert de la Securities and Exchange Commission (SEC) du Nigeria. Le régulateur a procédé à l’enregistrement des actions existantes de la raffinerie et autorisé le lancement de l’offre publique.

Cette introduction constitue également un événement majeur pour le marché financier nigérian. Une levée intégrale de 2 150 milliards de nairas apporterait au NGX l’une des plus importantes capitalisations industrielles nouvellement cotées et offrirait aux investisseurs une exposition directe à un actif stratégique du secteur énergétique africain.

En cas de demande supérieure au nombre d’actions initialement proposé, Dangote Refinery pourrait émettre des titres supplémentaires, sous réserve de l’autorisation des autorités de régulation.

L’opération constituera ainsi un test grandeur nature de l’appétit des investisseurs pour l’un des projets industriels les plus ambitieux du continent. À une semaine de l’ouverture des souscriptions, l’IPO devrait concentrer l’attention des investisseurs particuliers comme institutionnels, au Nigeria et au-delà.

Source : FinancialAfrika

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Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lo présente sa Déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale

Le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lo présente ce mardi 8 septembre 2026, à 10 heures, sa Déclaration de politique générale (DPG) devant l’Assemblée nationale. Nommé à la tête du gouvernement le 25 mai dernier, il doit exposer aux députés les grandes orientations et les priorités de son action gouvernementale.

Une DPG au début d’une nouvelle séquence gouvernementale

Cette intervention intervient dans le cadre de la deuxième session extraordinaire de l’année, ouverte le 1er septembre à la demande du président de la République, Bassirou Diomaye Faye.

Initialement prévue le 1er septembre, la présentation de la DPG a finalement été reportée au 8 septembre. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a arrêté cette nouvelle date conformément aux dispositions du Règlement intérieur de l’institution.

Succédant à Ousmane Sonko à la Primature, Ahmadou Al Aminou Lo doit ainsi préciser devant la représentation nationale les priorités de son gouvernement et les principales mesures envisagées pour leur mise en œuvre.

Un contexte économique marqué par les discussions avec le FMI

La présentation intervient quelques jours après l’annonce, le 1er septembre, d’un accord au niveau des services entre le Sénégal et le Fonds monétaire international (FMI). Cet accord porte sur les principales politiques économiques devant soutenir un nouveau programme de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Le financement envisagé s’élève à environ 2,2 milliards de dollars, soit 1 537,1 millions de droits de tirage spéciaux (DTS), correspondant à environ 475 % de la quote-part du Sénégal au FMI. L’accord doit encore recevoir l’approbation de la direction du Fonds puis de son Conseil d’administration.

Le futur programme doit accompagner les réformes économiques et financières prévues sur la période 2026-2029.

Parmi les priorités annoncées figurent l’augmentation des recettes intérieures, la maîtrise des dépenses publiques, le renforcement de la gestion de la dette et un meilleur suivi des arriérés de l’État. Le programme prévoit également une surveillance accrue des entreprises publiques ainsi que le renforcement des dispositifs de protection sociale, notamment à travers des transferts monétaires ciblés.

La dette et les réformes structurelles au cœur des enjeux

Le Sénégal prévoit par ailleurs de solliciter un traitement de sa dette afin de restaurer sa viabilité et de créer de nouvelles marges budgétaires pour financer les secteurs prioritaires.

Les autorités envisagent également l’adoption, en 2027, d’une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme. Celle-ci doit permettre d’accroître durablement les ressources fiscales, tout en améliorant l’environnement des affaires et l’accès aux services financiers.

Ces orientations devraient constituer des éléments importants du cadre économique dans lequel le Premier ministre présente sa feuille de route devant les députés.

Une économie portée par les hydrocarbures

Selon les données communiquées par le FMI, le Sénégal a enregistré une croissance réelle de 6,7 % en 2025, notamment grâce à la première année complète de production pétrolière.

Hors pétrole et gaz, la croissance s’est limitée à 2,2 % en 2025 avant d’atteindre 4,7 % au premier trimestre 2026, principalement sous l’effet de la consommation privée. L’inflation s’est, pour sa part, établie à 1,4 %.

Le nouveau programme avec le FMI reste toutefois soumis à plusieurs conditions, notamment la mise en œuvre de mesures correctrices liées au précédent épisode de communication d’informations erronées ainsi que l’obtention des garanties de financement nécessaires auprès des partenaires du Sénégal.

La Déclaration de politique générale d’Ahmadou Al Aminou Lo intervient ainsi à un moment stratégique, entre réformes économiques, contraintes budgétaires et volonté du gouvernement de définir clairement ses priorités pour les prochaines années.

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Guinée : la 32ᵉ mission médicale chinoise renforce la coopération sanitaire avec Conakry.

L’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne a accueilli, lundi 7 septembre 2026, la 32ᵉ mission médicale chinoise en Guinée. Composée de 24 professionnels de santé issus de différentes spécialités, cette nouvelle équipe vient renforcer l’offre de soins, accompagner le personnel médical guinéen et consolider la coopération sanitaire entre Conakry et Beijing.

Une coopération vieille de près de sept décennies

La cérémonie d’accueil a permis de rappeler la longue histoire du partenariat médical entre la Guinée et la Chine, engagé depuis 1968. Au fil des décennies, les équipes chinoises ont contribué à la prise en charge des patients, à la formation des professionnels guinéens et au développement des capacités sanitaires du pays.

Le directeur général de l’Hôpital de l’Amitié Sino-Guinéenne, Dr Mohamed Diané, a salué la continuité de cet engagement, estimant que l’arrivée de cette nouvelle mission constitue une étape supplémentaire dans le renforcement du système de santé guinéen.

De son côté, le responsable de la mission médicale chinoise, Nong Dingguo, a réaffirmé la volonté de Beijing de poursuivre cette coopération de proximité et de répondre aux besoins du secteur sanitaire guinéen.

Depuis le début de ce partenariat, plus de 31 équipes médicales chinoises, représentant environ 750 médecins et personnels de santé, se sont succédé en Guinée.

Une solidarité renforcée lors des crises sanitaires

La coopération sino-guinéenne s’est également illustrée lors de plusieurs crises sanitaires majeures. Le conseiller principal au ministère de la Santé, Dr Sory Condé, qui représentait la ministre, a notamment évoqué l’intervention de la 24ᵉ mission médicale chinoise pendant l’épidémie d’Ebola en 2014.

Selon lui, cette équipe avait rejoint la Guinée alors que l’épidémie provoquait d’importantes difficultés sanitaires et une forte mobilisation internationale. Les médecins chinois avaient notamment participé à la formation des équipes guinéennes. Une solidarité qui s’est également poursuivie durant la pandémie de Covid-19.

La prévention et la santé numérique au cœur des nouveaux enjeux

La coopération ne devrait toutefois plus se limiter aux soins et aux infrastructures. Les deux parties souhaitent désormais renforcer les actions liées à la prévention, à la sensibilisation et à la transformation numérique du secteur de la santé.

La télémédecine, notamment à travers le développement des consultations à distance, figure parmi les pistes envisagées. Des initiatives de sensibilisation du public, à l’image du programme « Parlons de la santé avec Julie », doivent également contribuer à diffuser davantage d’informations sur la prévention et les bonnes pratiques sanitaires.

Pour Dr Sory Condé, cette évolution répond à la nécessité de placer la connaissance et la prévention au centre des politiques de santé, alors qu’une partie importante des problèmes sanitaires peut être évitée grâce à des comportements adaptés.

La 32ᵉ mission médicale chinoise va désormais poursuivre son travail aux côtés des équipes guinéennes. Outre la continuité des soins, elle devrait contribuer au transfert de compétences et au renforcement des capacités du personnel médical, avec pour objectif d’améliorer durablement la prise en charge des populations.

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Sénégal : la SENELEC annonce des perturbations de l’électricité du 7 au 13 septembre.

La fourniture d’électricité connaîtra des perturbations dans plusieurs zones du Sénégal entre le lundi 7 et le dimanche 13 septembre 2026. La Société nationale d’électricité (SENELEC) indique que plusieurs quartiers de Dakar, Diamniadio et Rufisque, ainsi que différentes localités du pays, sont concernés.

Dans un communiqué publié dimanche, la SENELEC explique que ces perturbations sont liées à des opérations d’entretien, de renforcement du réseau et d’amélioration de la qualité du service.

La société avait également annoncé des perturbations ponctuelles dans la nuit du dimanche au lundi dans plusieurs localités, en raison de contraintes techniques affectant temporairement le système électrique.

Selon la SENELEC, cette situation entraîne une diminution provisoire de la capacité disponible pour répondre à la demande. Les difficultés pourraient être davantage ressenties durant les périodes de forte consommation, notamment en soirée.

La centrale West African Energy (WAE), qui figure parmi les principales unités de production électrique du Sénégal avec une puissance disponible annoncée autour de 240 MW, est notamment concernée par cette contrainte technique.

Face à cette situation, la SENELEC assure que ses équipes travaillent en coordination avec celles de WAE afin de rétablir progressivement les conditions normales d’alimentation du réseau.

La société appelle ainsi les usagers des zones concernées à faire preuve de compréhension durant cette période de travaux et de contraintes techniques, tout en assurant que les interventions se poursuivent pour limiter autant que possible la durée et l’impact des perturbations.

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Niger : Niamey renforce son rapprochement avec Moscou sur fond de tensions avec la France.

Le président nigérien Abdourahamane Tiani a reçu vendredi, au Palais de la Présidence, l’ambassadeur de Russie au Niger, Viktor Voropaev. Les échanges ont porté sur le renforcement de la coopération entre Niamey et Moscou, notamment dans un contexte marqué par la recomposition des alliances du Niger.

La rencontre, tenue en présence du ministre des Affaires étrangères Bakary Yaou Sangaré, intervient quelques heures après de nouvelles accusations du gouvernement nigérien contre la France, à qui Niamey reproche d’avoir joué un rôle dans les événements des 28 et 29 août.

Des accusations rejetées par plusieurs pays

Les autorités nigériennes affirment disposer d’une « documentation conséquente » sur ce qu’elles qualifient de tentative de déstabilisation et menacent de saisir la justice internationale. Elles évoquent également l’implication présumée de plusieurs pays africains.

Ces accusations ont été rejetées par certains États cités. Le Nigeria les a notamment qualifiées de « fausses et malveillantes », tandis que le Bénin a réaffirmé n’entretenir aucune intention hostile envers le Niger.

Sur le plan sécuritaire, Niamey affirme par ailleurs avoir récupéré plusieurs équipements et armes à la suite des affrontements des 28 et 29 août.

Moscou, un partenaire stratégique pour Niamey

Depuis le coup d’État de juillet 2023 et le retrait des forces françaises, le Niger s’est engagé dans une diversification de ses partenariats extérieurs. La Russie occupe une place croissante dans cette nouvelle orientation, notamment sur les questions sécuritaires et diplomatiques.

L’audience entre Abdourahamane Tiani et Viktor Voropaev confirme cette volonté de consolider les relations russo-nigériennes. Aucun nouvel accord précis n’a toutefois été annoncé à l’issue de la rencontre.

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DUNDAL JOJ : S.E BASSIROU DIOMAYE FAYE APPELLE À UNE MOBILISATION NATIONALE POUR FAIRE DES JOJ DAKAR 2026 UN HÉRITAGE DURABLE

À quelques semaines des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement lancé la campagne « DUNDAL JOJ », conçue comme un vaste mouvement national de mobilisation autour de cet événement inédit pour le continent africain. Dans son discours, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de faire des JOJ bien davantage qu’une compétition sportive : un projet collectif, un levier de développement et un héritage durable pour la jeunesse sénégalaise.

C’est depuis un site sportif, stade Iba Mar Diop de Dakar, appelé à devenir l’un des théâtres des Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, que le Président Bassirou Diomaye Faye a choisi de s’adresser aux Sénégalais. Un cadre hautement symbolique pour le Chef de l’État, qui a voulu rappeler que le rendez-vous olympique ne saurait être réduit à une succession d’épreuves sportives. « C’est ici que battra bientôt le cœur des JOJ », a-t-il déclaré, soulignant la portée historique d’un événement dont l’organisation constitue une première pour l’Afrique.

Face à une assemblée réunissant administrateurs, artistes, sportifs, entrepreneurs, représentants de la société civile, collectivités territoriales et, surtout, de nombreux jeunes, le Président de la République a salué la mobilisation de toutes les forces vives engagées dans la préparation des Jeux.

Il a également rendu hommage aux résidents étrangers établis au Sénégal qui, à travers leur engagement, ont contribué à la préparation de cet événement. Pour Bassirou Diomaye Faye, cette mobilisation dépasse les frontières nationales : Dakar accueille, mais c’est toute l’Afrique qui est appelée à se reconnaître dans ces Jeux.

DUNDAL JOJ, une campagne pour faire des Jeux une cause commune

Le lancement de DUNDAL JOJ marque, selon le Chef de l’État, une nouvelle étape dans la préparation des Jeux. La campagne se veut une initiative nationale de mobilisation et d’engagement, portée par l’État et l’ensemble des institutions, afin de donner aux JOJ une dimension véritablement populaire et communautaire.

Cette mobilisation intervient alors que les dernières infrastructures dédiées aux Jeux ont été progressivement réceptionnées. Le Président a salué le travail accompli par les différents acteurs impliqués, notamment les équipes du COJOJ, les départements ministériels et les autres structures mobilisées sur les chantiers.

Au-delà des performances sportives, Bassirou Diomaye Faye considère l’organisation des JOJ comme une question d’honneur et de responsabilité. Le Sénégal, premier pays africain à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse, doit, selon lui, être à la hauteur de la confiance accordée par la communauté internationale.

Des infrastructures appelées à vivre au-delà des JOJ

L’un des axes majeurs du discours présidentiel porte sur l’héritage des infrastructures. Pour Bassirou Diomaye Faye, les équipements construits ou réhabilités à l’occasion des Jeux ne doivent surtout pas devenir des ouvrages figés après la compétition.

« Elles doivent vivre avant les Jeux. Elles doivent vivre pendant les Jeux. Elles doivent surtout vivre après les Jeux », a-t-il martelé.

Le Président souhaite ainsi voir ces espaces accueillir, en dehors des compétitions, des manifestations sportives, des événements culturels, des foires, des ateliers, des formations ou encore des activités compatibles avec la diversité religieuse et culturelle du Sénégal.

Cette approche inscrit les infrastructures des JOJ dans une logique plus large de développement local et d’inclusion sociale. Dans les quartiers qui les abritent, elles doivent devenir des espaces de rencontre, de création d’activités et d’opportunités économiques.

Le Chef de l’État a notamment insisté sur leur potentiel en matière d’entrepreneuriat local, de formation professionnelle et de développement de nouvelles filières liées au sport et à l’événementiel. À ses yeux, c’est précisément cette capacité à produire des emplois, à stimuler les initiatives locales et à améliorer le quotidien des populations qui constituera le véritable héritage de Dakar 2026.

Faire vivre l’esprit olympique dans les écoles et les quartiers

L’ambition présidentielle ne s’arrête pas aux infrastructures. Elle concerne également la transmission des valeurs.

Respect, effort, solidarité, dignité et dépassement de soi : autant de principes que les JOJ doivent contribuer à diffuser auprès de la jeunesse. Le Président de la République entend ainsi faire de cet événement un outil d’éducation et de cohésion nationale.

Dans cette perspective, la campagne DUNDAL JOJ prévoit notamment la distribution de 150 000 kits scolaires aux élèves et aux enseignants. À travers cette initiative, le Chef de l’État veut inscrire la mémoire des Jeux dans les salles de classe et rappeler aux jeunes générations le chemin parcouru par le Sénégal pour obtenir l’organisation de ce rendez-vous historique.

Le Président a également annoncé que 200 000 billets seront destinés aux écoles et aux associations, avec une attention particulière accordée aux enfants issus des quartiers défavorisés. L’objectif est de leur permettre de vivre pleinement l’expérience des Jeux, indépendamment des moyens financiers de leurs familles.

À cette contribution s’ajoute celle de la Fondation Sénégal Solidaire, annoncée par le Président au nom de la Première Dame, pour un montant de 500 millions de francs CFA.

Pour Bassirou Diomaye Faye, ces initiatives illustrent la conception sénégalaise du vivre-ensemble : faire en sorte que les Jeux soient accessibles au plus grand nombre et qu’ils deviennent une expérience collective, plutôt qu’un privilège réservé à quelques-uns.

Un héritage qui commence avant même l’ouverture des Jeux

Le Chef de l’État a défendu une conception particulièrement large de l’héritage olympique. Celui-ci, a-t-il souligné, ne doit pas attendre la cérémonie de clôture pour prendre forme.

Il se construit déjà dans les écoles, les quartiers et la vie quotidienne. La distribution des kits scolaires, l’accès aux compétitions pour les enfants défavorisés, mais aussi les initiatives environnementales, notamment la plantation d’arbres, participent de cette volonté de donner une portée durable aux JOJ.

Dakar 2026 ne doit donc pas être « une parenthèse de quelques semaines », mais le point de départ d’une dynamique appelée à se prolonger bien après le départ des délégations étrangères.

Un appel à l’unité autour du rendez-vous africain

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a enfin lancé un appel à la mobilisation de l’ensemble de la société sénégalaise. Collectivités territoriales, entreprises, associations, citoyens, artistes, sportifs et partenaires privés sont invités à apporter leur contribution à la réussite des Jeux.

Le Président a insisté sur une idée simple : aucune contribution n’est trop modeste lorsqu’elle participe à une œuvre collective. Il a salué l’engagement de ceux qui ont apporté leur temps, leurs ressources ou leurs réseaux sans rechercher de visibilité particulière, voyant dans leur action l’expression d’un patriotisme concret et désintéressé.

Cette mobilisation, selon lui, témoigne de la capacité du Sénégal à se rassembler autour d’un projet commun.

À travers DUNDAL JOJ, le Chef de l’État entend ainsi faire des Jeux Olympiques de la Jeunesse un puissant moment de communion nationale, mais aussi une vitrine de la Teranga, de l’hospitalité et de la solidarité sénégalaises.

À l’approche de Dakar 2026, le message présidentiel se veut donc sans ambiguïté : le Sénégal ne doit pas seulement réussir l’organisation des Jeux. Il doit faire en sorte que leur passage laisse une empreinte durable sur sa jeunesse, ses territoires, son économie et son modèle social.

« Vive la jeunesse sénégalaise, vive le Sénégal ! » C’est sur cette note de fierté et d’espoir que le Président Bassirou Diomaye Faye a conclu son allocution, appelant les Sénégalais à faire de Dakar 2026 une réussite collective et un héritage pour les générations futures.

Source : RTS.

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En Guinée, S.E Mamadi Doumbouya fixe sa ligne rouge à ses ministres.

Le président guinéen Mamadi Doumbouya a haussé le ton à l’égard de son gouvernement en édictant cinq exigences qu’il qualifie de « non négociables ». À l’occasion du cinquième anniversaire de sa prise de pouvoir, le chef de l’État entend accélérer la mise en œuvre de son programme de développement « Simandou 2040 » et impose désormais une culture du résultat à son équipe gouvernementale.

Lors du Conseil des ministres du 3 septembre, dont les conclusions ont été rendues publiques cette semaine, Mamadi Doumbouya a rappelé que la « Refondation » qu’il a promise aux Guinéens devait se traduire par des réalisations concrètes et non par de simples annonces. « La Refondation n’est pas un slogan », a-t-il insisté, présentant le programme Simandou 2040 comme un projet national destiné à transformer durablement l’économie du pays.

Parmi les principales directives présidentielles figure la discipline dans l’exécution des projets publics. Chaque ministère devra désormais transmettre un tableau de bord mensuel détaillant l’état d’avancement physique et financier des projets relevant de son portefeuille. Les performances seront examinées régulièrement en Conseil des ministres.

La deuxième ligne rouge concerne la gestion des finances publiques. Le président a averti qu’il ne tolérerait ni gaspillage, ni dépenses de prestige, ni marchés attribués en dehors des procédures établies. Selon lui, chaque franc guinéen investi doit produire des résultats visibles et mesurables pour la population.

Mamadi Doumbouya a également mis l’accent sur la qualité des investissements publics. Dorénavant, aucun projet ne pourra être financé sans étude de faisabilité, cadre juridique sécurisé et plan de maintenance. Cette exigence vise à éviter la multiplication d’infrastructures difficilement entretenues après leur inauguration.

Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur le contenu local et l’emploi des Guinéens, demandant que les grands investissements servent davantage à former et à recruter la main-d’œuvre nationale. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie de valorisation des retombées économiques du mégaprojet minier de Simandou.

Enfin, le président a adressé un message sans équivoque à ses ministres : ils doivent quitter leurs bureaux pour être davantage présents sur le terrain. « Un ministre ne gouverne pas depuis son bureau », a-t-il déclaré, les invitant à multiplier les déplacements dans les préfectures, sous-préfectures et villages afin de suivre directement les projets et de rester en contact avec les réalités des populations.

Cette mise au point présidentielle intervient dans un contexte où les attentes de la population restent fortes concernant les bénéfices économiques promis par les grands projets d’infrastructures et miniers. En fixant ces exigences, Mamadi Doumbouya cherche à renforcer la redevabilité de son gouvernement et à faire de l’efficacité administrative un marqueur central de son action politique.

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Fête nationale : la Guinée prépare la célébration de l’An 68 autour de sa jeunesse.

La Guinée s’apprête à célébrer, le 2 octobre 2026, le 68ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance. À l’approche de cette date symbolique, les préparatifs de la fête nationale s’intensifient à travers le pays, avec une programmation qui met particulièrement l’accent sur la jeunesse.

« S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir »

Pour cette édition, les autorités ont retenu le thème : « S’inspirer du passé pour construire ensemble l’avenir : Notre jeunesse ». À travers cette orientation, la célébration entend établir un lien entre la mémoire nationale et les aspirations de la nouvelle génération.

Le choix de la jeunesse comme fil conducteur vise notamment à rappeler son importance dans les transformations économiques, sociales et culturelles du pays. Il s’inscrit également dans une volonté de faire de cette frange de la population un acteur central du développement et de la construction de l’avenir national.

Une semaine de célébrations du 25 septembre au 2 octobre

Les festivités s’étendront sur une semaine, du 25 septembre au 2 octobre 2026. Plusieurs activités sont prévues à cette occasion afin de donner à la fête nationale une dimension à la fois institutionnelle, populaire et citoyenne.

À l’approche de l’événement, les membres du Gouvernement participent également à la mobilisation autour de l’An 68 en arborant les couleurs nationales. Cette campagne contribue à installer progressivement l’esprit de la célébration dans l’espace public.

Le 2 octobre constituera le point culminant de cette semaine, avec les cérémonies officielles marquant l’anniversaire de l’indépendance de la Guinée.

Au-delà de son caractère commémoratif, cette 68ᵉ fête nationale se veut ainsi un moment de transmission entre générations et de réflexion sur les responsabilités de la jeunesse dans la construction de la Guinée de demain.

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Forécariah : le ministère de l’Agriculture prépare un projet de développement du maraîchage à Salguidia.

Le ministère de l’Agriculture entend renforcer les opportunités offertes aux jeunes et aux femmes dans le secteur agricole. Dans cette perspective, une mission conjointe s’est rendue, jeudi 3 septembre 2026, sur le domaine de Salguidia, dans la préfecture de Forécariah, afin d’évaluer le potentiel du site et de préparer la mise en œuvre d’un projet consacré au développement du maraîchage.

Conduite par Aboubacar Demba Samoura, directeur national de l’Agriculture, la mission a réuni plusieurs structures relevant du secteur agricole, notamment la Direction nationale de l’Agriculture (DNA), la Direction nationale du Génie rural (DNGR), la Direction nationale de la Formation et de la Recherche (DNFR), l’ANPROCA-FE ainsi que le Fonds de développement agricole (FODA).

Un projet destiné aux jeunes et aux femmes

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du département visant à rapprocher davantage l’accompagnement agricole des bénéficiaires et à favoriser l’insertion des jeunes et des femmes dans les différentes chaînes de valeur.

Selon le directeur national de l’Agriculture, le projet intervient après une première phase pilote conduite sur dix sites. Cette étape ayant permis de tester le dispositif, le programme doit désormais passer à une phase de déploiement plus large.

L’ambition affichée est d’aménager à terme 2 000 hectares et de toucher entre 30 000 et 50 000 jeunes et femmes. Pour la première année, 30 hectares doivent être aménagés sur le site de Salguidia.

Salguidia retenu pour ses atouts agricoles

Le choix de Salguidia repose notamment sur les caractéristiques naturelles du domaine. Le site dispose d’une importante disponibilité en eau et de terres considérées comme favorables aux activités maraîchères.

Les interventions prévues comprennent l’adaptation des systèmes de production aux conditions locales, l’identification et l’organisation des producteurs ainsi que la mise à disposition des intrants nécessaires au développement des cultures.

Le FODA doit également être mobilisé pour accompagner le financement des activités. Le projet prévoit par ailleurs une implication du secteur privé et un appui du CEDA, présenté comme un centre d’incubation destiné à accompagner les jeunes engagés dans l’agriculture.

Produire davantage pour répondre à la demande

Au-delà de l’augmentation des superficies cultivées, le programme vise à mieux organiser les cycles de production afin d’assurer une disponibilité régulière des produits maraîchers sur les marchés.

Cette planification doit permettre de mieux anticiper les périodes de forte demande, de limiter les risques de pénurie et de contribuer à une meilleure maîtrise des prix des produits agricoles.

À travers le développement de sites maraîchers aménagés et l’accompagnement des producteurs, le ministère de l’Agriculture cherche ainsi à renforcer la production locale tout en créant davantage de perspectives économiques pour les jeunes et les femmes.

Le passage du projet de sa phase pilote à une phase de mise à l’échelle constitue désormais une étape importante, avec Salguidia comme l’un des premiers sites appelés à concrétiser cette nouvelle orientation.