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Guinée : Mamadi Doumbouya officialise sa candidature à la présidentielle du 28 décembre

Le Président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement déposé sa candidature pour la présidentielle du 28 décembre 2025, levant le voile sur une attente nationale et offrant un cap clair pour la suite de la transition. Cette annonce, effectuée au dernier jour de dépôt des dossiers, confirme la volonté du chef de l’État de soumettre son bilan et sa vision au verdict des urnes. 

Un choix de responsabilité

Dans un contexte régional complexe, la déclaration de candidature s’inscrit dans une démarche de responsabilité institutionnelle : achever la transition, consolider les réformes et ancrer la stabilité par le vote. En se présentant, le Président Doumbouya assume un contrat démocratique explicite avec les Guinéens : poursuivre le redressement entamé depuis 2021 et accélérer la normalisation par des institutions légitimées par le suffrage. 

Un cadre constitutionnel modernisé

Le scrutin s’appuiera sur la nouvelle Constitution approuvée en septembre, qui clarifie l’architecture institutionnelle, allonge la durée du mandat présidentiel à sept ans renouvelable une fois et ouvre la compétition à tous les candidats répondant aux critères fixés par la loi fondamentale. Cette refonte vise la stabilité de l’exécutif et la continuité des politiques publiques, condition clé pour les investissements et la planification de long terme. 

Gouvernance et réformes : accélérer ce qui fonctionne

Sous l’impulsion du Président Doumbouya, la transition a privilégié des chantiers structurants : restauration de l’ordre institutionnel, assainissement de cadres juridiques et mise à niveau des processus publics. La campagne qui s’ouvre sera l’occasion de rendre lisible cette trajectoire, avec un accent attendu sur :

  • la sécurisation du climat des affaires et la digitalisation des services,

  • la déconcentration des décisions au bénéfice des collectivités,

  • la discipline budgétaire et l’efficacité de la dépense publique.

    Ces priorités répondent aux exigences des partenaires et aux attentes des acteurs économiques. (Analyse appuyée sur les réformes annoncées et le calendrier institutionnel validé en 2025.) 

Économie réelle : transformer les atouts en croissance inclusive

La Guinée dispose d’atouts miniers de rang mondial — bauxite et projet de fer Simandou en tête. L’objectif affiché est de convertir ces ressources en emplois, en infrastructures et en chaînes de valeur locales (transports, énergie, matériaux, services). La visibilité électorale donnée par le 28 décembre réduit l’incertitude et facilite la mobilisation d’investissements, condition pour accélérer la mise en production et les connexions logistiques. 

Diplomatie et positionnement régional

En mettant l’accent sur une transition apaisée et des institutions durables, Conakry envoie un signal de prévisibilité à ses partenaires africains et internationaux. La tenue du scrutin à la date annoncée est un indicateur de crédibilité qui consolide la place de la Guinée dans les grands dossiers régionaux — énergie, corridors commerciaux, sécurité des routes et des espaces frontaliers. 

Ce que change la candidature pour le pays

  • Horizon clarifié : calendrier électoral confirmé, campagne encadrée par la nouvelle loi fondamentale. 

  • Stabilité renforcée : un mandat de sept ans (renouvelable une fois) offre le temps nécessaire pour exécuter des projets lourds (infrastructures, énergie, mines). 

  • Attractivité : sécurité juridique accrue pour les investisseurs et meilleure lisibilité des politiques publiques. 

Et maintenant ?

La Cour suprême finalisera la liste des candidatures recevables avant l’ouverture officielle de la campagne. Pour le Président Doumbouya, l’enjeu est de convertir la dynamique de transition en majorité d’adhésion, en partageant un programme précis : emplois jeunes, infrastructures territoriales, industrialisation minière et gouvernance performante. Le 28 décembre, les Guinéens arbitreront — un moment de légitimation attendu, gage de stabilité et de projection à long terme.

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Air Burkina : une nouvelle ère de modernisation avec l’arrivée d’un second avion Embraer 190.

Une nouvelle page s’écrit dans l’histoire du transport aérien burkinabè. Ce jeudi, le tarmac de l’aéroport international de Ouagadougou a accueilli le deuxième avion Embraer 190 de la compagnie nationale Air Burkina, marquant une étape décisive dans la relance et la modernisation du fleuron national.

Ce nouvel appareil, moderne et performant, vient renforcer la flotte de la compagnie afin d’améliorer la couverture du réseau domestique et régional, tout en garantissant plus de confort, de sécurité et de fiabilité aux passagers.
Avec cette acquisition, Air Burkina réaffirme sa volonté de se positionner comme un acteur majeur du transport aérien en Afrique de l’Ouest, au service de la connectivité et du développement économique du Burkina Faso.

Selon la direction générale, cette arrivée s’inscrit dans le programme de redynamisation de la compagnie, engagé par les autorités de la transition, qui vise à moderniser la flotte, renforcer la compétitivité et consolider la place du Burkina Faso dans le ciel africain.

Symbole de renouveau et d’ambition, l’arrivée de ce second Embraer traduit la détermination du pays à doter sa compagnie nationale d’outils à la hauteur de ses aspirations.
Air Burkina entend désormais offrir des services plus fiables, réguliers et accessibles, tout en portant haut les couleurs du Burkina Faso à travers la région.

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Mali : Abdoulaye Diop reçoit l’Envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel pour renforcer la coopération bilatérale.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali, Son Excellence Monsieur Abdoulaye Diop, a accordé, ce jeudi 30 octobre 2025, une audience à Madame Cédrine Beney, Envoyée spéciale de la Suisse pour le Sahel. Cette rencontre, tenue à Bamako, s’inscrit dans la continuité du dialogue politique et de la coopération entre le Mali et la Confédération helvétique, dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants.

Un partenariat fondé sur la paix, la sécurité et la stabilité régionale

Au cœur des échanges, les deux personnalités ont abordé les questions de paix, de sécurité et de développement durable dans le Sahel, une région au centre des préoccupations internationales.
Le ministre Abdoulaye Diop a salué l’engagement constant de la Suisse aux côtés du Mali, notamment à travers son appui dans les domaines de la coopération humanitaire, du renforcement institutionnel et du dialogue intercommunautaire.
De son côté, Mme Beney a réaffirmé la volonté de la Suisse de poursuivre son accompagnement en faveur de la stabilité du Mali et du Sahel, tout en soulignant l’importance d’une approche coordonnée face aux menaces transnationales.

La diplomatie sportive et la lutte contre le terrorisme économique au menu

Les discussions ont également porté sur des sujets novateurs, dont la promotion de la diplomatie sportive comme outil de rapprochement entre les peuples et de cohésion sociale.
Les deux responsables ont mis en avant le rôle du sport comme vecteur de paix et de dialogue, notamment dans les zones affectées par les crises.

Un autre point crucial de l’entretien a concerné la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes, y compris le terrorisme économique, qui, selon les autorités maliennes, vise à perturber l’approvisionnement du pays en hydrocarbures et autres ressources vitales. Le ministre Diop a insisté sur la nécessité d’une coopération internationale renforcée pour contrer ces menaces et protéger les intérêts économiques des États sahéliens.

Une reconnaissance de la résilience du peuple malien

Les deux parties ont salué la résilience et la détermination du peuple malien face aux multiples crises que traverse le pays. Abdoulaye Diop a rappelé les efforts engagés par le gouvernement de transition pour restaurer la sécurité, renforcer la gouvernance et relancer le développement économique, tout en préservant la souveraineté nationale.

Mme Beney, pour sa part, a souligné l’importance de soutenir le Mali dans ses choix de développement et d’affirmation diplomatique, tout en encourageant la poursuite du dialogue politique et du partenariat multilatéral.

Un dialogue pragmatique et tourné vers l’avenir

En conclusion, les deux responsables ont convenu de poursuivre les échanges bilatéraux à un rythme soutenu, dans une approche fondée sur la lucidité, le pragmatisme et le respect mutuel.
Le ministre Diop a réitéré la disponibilité du Mali à travailler avec tous ses partenaires pour promouvoir la paix, la stabilité et la coopération dans la région sahélienne.

Cette rencontre illustre la volonté du Mali de consolider ses alliances internationales tout en affirmant une diplomatie souveraine, axée sur le dialogue, la sécurité collective et la recherche de solutions africaines aux défis du continent.

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La Guinée prend part à la 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO à Samarcande.

La Guinée marque une nouvelle étape dans sa diplomatie éducative et culturelle avec sa participation active à la 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO, qui s’est ouverte ce jeudi 30 octobre 2025 à Samarcande, en Ouzbékistan.

Une délégation guinéenne de haut niveau représente le pays à cet important rendez-vous mondial. Elle est composée notamment de l’Ambassadeur de Guinée en France, de la délégation permanente de la Guinée auprès de l’UNESCO, du Secrétaire général du Ministère de l’Enseignement supérieur, du chef de cabinet du MEPU-A, ainsi que de plusieurs directeurs techniques issus des ministères en charge de l’Éducation, de la Culture et de l’Environnement.

Cette rencontre internationale, qui réunit plus de 4 500 participants venus de 181 pays, constitue une plateforme stratégique pour réfléchir aux grands défis mondiaux liés à l’éducation, la science, la culture et la durabilité environnementale.

La cérémonie d’ouverture a été honorée par la présence de plusieurs chefs d’État, dont ceux de l’Ouzbékistan, de la Serbie et de la Slovaquie, témoignant du poids diplomatique et de la portée mondiale de cette conférence.

Pour la Guinée, cette participation s’inscrit dans une dynamique de repositionnement international et de coopération renforcée avec les institutions multilatérales. Le pays ambitionne de valoriser ses politiques nationales dans les domaines de l’éducation, de la préservation du patrimoine culturel et de la transition écologique.

En marge des travaux, la délégation guinéenne devrait également présenter les réformes engagées dans les secteurs de l’enseignement supérieur et de la formation technique, ainsi que les initiatives de promotion de la culture et de la biodiversité.

À travers cette présence remarquée, la Guinée réaffirme son engagement à contribuer activement aux objectifs de l’UNESCO, notamment la promotion d’une éducation inclusive, la sauvegarde du patrimoine et le développement durable.

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Conakry : les fresques d’Omar Diaw redessinent le visage de la capitale.

À Conakry, les murs racontent désormais des histoires. Dans plusieurs quartiers de la capitale guinéenne, des fresques monumentales attirent les regards et réenchantent le paysage urbain. Elles portent la signature d’Omar Diaw, graffeur sénégalais et membre du collectif Guinea Ghetto Graff, figure montante de l’art urbain ouest-africain.

Pour cet artiste, le changement de perception est frappant :

« Il y a dix ans, le graffiti était perçu comme du vandalisme. Aujourd’hui, il fait partie du patrimoine visuel de la ville », explique-t-il avec fierté.

Ses œuvres, souvent vibrantes de couleurs, célèbrent la mémoire collective : des portraits de musiciens emblématiques, de figures de l’indépendance africaine, mais aussi de leaders contemporains. Ce travail artistique bénéficie désormais du soutien des autorités locales et de l’adhésion des habitants, séduits par cette nouvelle forme d’expression.

Du Sénégal à la Guinée : un art qui relie les peuples

Originaire du Sénégal, berceau de l’art urbain moderne en Afrique de l’Ouest, Omar Diaw s’installe en Guinée en 2018. À son arrivée, le graffiti y est encore méconnu. Loin des revendications agressives, il adopte une approche de sensibilisation : peindre pour éduquer, informer et fédérer.

Sa première campagne en Guinée, réalisée pendant la pandémie de COVID-19, visait à encourager les gestes barrières. Depuis, ses fresques ont pris de l’ampleur, habillant les murs et les façades des grandes artères de Conakry.

« Le graffiti est un art accessible, confie-t-il. Il parle à tout le monde, dans la rue, sans distinction. Une seule fresque peut toucher des milliers de personnes. »

Un art inclusif et engagé

Au sein du collectif Guinea Ghetto Graff, la diversité est également une force. Parmi les rares femmes graffeuses, Mama Aissata “Mamiska” Camara milite pour une plus grande présence féminine dans cet univers souvent masculinisé :

« On dit que le graffiti est réservé aux hommes. J’aimerais que cela change, surtout ici, en Guinée », affirme-t-elle.

Les thématiques abordées par le collectif vont bien au-delà de l’esthétique. Migration, environnement, identité, mémoire : chaque fresque devient un espace de dialogue entre l’art et la société.

Des couleurs au service de la mémoire collective

Dans une ville en pleine mutation, marquée par une urbanisation rapide, les fresques d’Omar Diaw et de son équipe apportent une respiration visuelle et symbolique. Soutenu par le gouvernorat de Conakry, l’artiste bénéficie aujourd’hui d’une carte blanche pour ses créations.

Sa dernière réalisation — un portrait du général Mamadi Doumbouya, chef de la transition guinéenne — ne passe pas inaperçue. Les passants s’y arrêtent, prennent des photos, commentent.

« Ces peintures nous rappellent notre histoire et nos héros, confie Ousmane Sylla, chauffeur de taxi. Le graffiti change notre regard sur la ville. »

L’art comme moteur de transformation

Peu à peu, Conakry se couvre de couleurs, de visages et de symboles. Ce mouvement, à la croisée de la culture populaire et de la citoyenneté, redéfinit la place de l’art dans l’espace public.

À travers ses fresques, Omar Diaw prouve que le graffiti peut être bien plus qu’une expression rebelle : un outil de mémoire, de sensibilisation et de fierté africaine.

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Le Burkina Faso officialise son partenariat stratégique avec la Russie pour le développement nucléaire civil.

Le 23 octobre 2025, le Burkina Faso a franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son programme nucléaire civil. Sous la présidence du capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres, réuni à Ouagadougou, a examiné un projet de loi autorisant la ratification de la Convention de Vienne de 1963 sur la responsabilité civile en matière de dommages nucléaires.

Cette convention, qui définit un cadre juridique pour l’usage pacifique de l’énergie nucléaire, prévoit notamment la gestion des accidents et des dommages pouvant traverser les frontières. Jusqu’à présent, le Burkina Faso ne l’avait pas ratifiée. Avec cette initiative, le pays entend désormais encadrer légalement les responsabilités et les réparations liées à l’utilisation de l’énergie nucléaire.

Le compte rendu officiel du Conseil des ministres précise que cette démarche vise à poser les bases juridiques nécessaires à la concrétisation de projets nucléaires civils. La ratification, validée par le Conseil, reste soumise à l’approbation finale de l’Assemblée législative, prochaine étape dans le renforcement du cadre légal du Burkina Faso dans ce domaine stratégique.

Ce projet s’inscrit dans une vision plus large de souveraineté énergétique pour le pays, visant à diversifier ses sources d’électricité et à réduire sa dépendance aux énergies fossiles ou aux importations. Il représente également un volet clé de la coopération technique entre Ouagadougou et Moscou, offrant au Burkina Faso un accès à des technologies de pointe dans le domaine nucléaire civil.

Selon les autorités burkinabè, ce programme permettra de stabiliser l’approvisionnement en énergie, de soutenir le développement industriel et de renforcer la sécurité énergétique nationale. Dans un contexte régional marqué par une demande croissante en électricité et par la transition énergétique, le Burkina Faso mise sur ce partenariat pour poser les bases d’un approvisionnement durable et durablement maîtrisé.

Le projet prévoit la mise en place progressive d’infrastructures nucléaires civiles, ainsi que la formation de cadres locaux afin d’assurer la gestion autonome et sécurisée des installations. Cette initiative s’inscrit dans une logique de long terme, où l’énergie nucléaire devient un pilier de la stratégie de développement économique et industriel du pays.

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Oumou Khairy Diallo porte la voix de la Guinée à la 4ᵉ Conférence ministérielle sur les diplomaties féministes à Paris.

La Guinée a une fois de plus brillé sur la scène internationale à travers la participation remarquée d’Oumou Khairy Diallo, Directrice exécutive du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG), à la 4ᵉ Conférence ministérielle sur les diplomaties féministes, tenue à Paris.

Aux côtés de plusieurs ministres, diplomates et représentantes d’organisations internationales, la jeune leader guinéenne a porté haut la voix des femmes et des jeunes d’Afrique, appelant à une approche plus inclusive et participative des politiques publiques.

Lors de son intervention, Oumou Khairy Diallo a insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les jeunes femmes dans les processus décisionnels, notamment dans les domaines de la gouvernance, de la paix et du développement durable.

« Les jeunes femmes africaines ne demandent pas la permission d’exister dans les espaces de décision, elles y ont leur place légitime », a-t-elle affirmé avec conviction.

La participation d’Oumou Khairy Diallo à cette conférence traduit l’engagement constant du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée pour la promotion du leadership féminin, la lutte contre les violences basées sur le genre et la participation citoyenne des jeunes.

Cette 4ᵉ édition de la Conférence sur les diplomaties féministes, organisée par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a réuni des responsables politiques, des militantes et des expertes venues de plusieurs pays pour échanger sur les stratégies visant à renforcer l’égalité de genre à l’échelle mondiale.

À travers la voix d’Oumou Khairy Diallo, la Guinée confirme sa volonté de s’inscrire dans la dynamique internationale en faveur de l’émancipation féminine et du renforcement du leadership des jeunes filles. Une participation qui honore la jeunesse guinéenne et illustre le rôle croissant des femmes dans la diplomatie et la gouvernance mondiale.

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Dakar accueille la première édition du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA).

La capitale sénégalaise est devenue, ce lundi, le centre névralgique de la réflexion sur l’avenir des médias africains avec l’ouverture officielle du Salon international des Médias d’Afrique (SIMA). Cette première édition, présidée par Alioune Sall, ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, marque une étape importante dans la dynamique de transformation du paysage médiatique du continent.

Le SIMA réunit pendant plusieurs jours des représentants d’institutions publiques et privées, des professionnels des médias, des experts du numérique, ainsi que des partenaires techniques et financiers venus de divers horizons. L’objectif : échanger sur les défis, les mutations et les opportunités du secteur médiatique africain à l’ère du digital et de l’intelligence artificielle.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Alioune Sall a salué la tenue de ce salon, qu’il a qualifié de « plateforme panafricaine d’échanges, d’innovation et de prospective ». Il a souligné la nécessité de repenser les modèles économiques des médias, de renforcer la régulation face aux nouveaux usages numériques et de promouvoir la souveraineté informationnelle de l’Afrique.

« Le SIMA doit être un espace de solutions africaines pour des médias africains. Nous devons bâtir un écosystème qui valorise nos contenus, nos langues et nos talents », a déclaré le ministre.

Au programme de cette première édition figurent des conférences thématiques, des tables rondes, des expositions technologiques et des ateliers de formation sur le journalisme d’investigation, la monétisation numérique, la vérification de l’information et la cybersécurité dans les médias.

En accueillant cet événement d’envergure continentale, le Sénégal confirme son rôle de hub régional en matière de communication et d’innovation numérique, et réaffirme son engagement à accompagner la professionnalisation et la modernisation des médias africains.

Le Salon international des Médias d’Afrique (SIMA) se poursuivra jusqu’au 30 octobre 2025, avec la participation de plusieurs délégations étrangères et la remise de distinctions honorant les acteurs majeurs du secteur.

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Guinée–Sénégal : vers un renforcement de la coopération cinématographique et culturelle.

La Guinée et le Sénégal ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations culturelles et cinématographiques. Madame Barry Nènè Satourou Diawara, Conseillère en charge de la Culture, représentant le Ministre guinéen Moussa Moïse Sylla, a reçu ce dimanche une délégation du Ministère sénégalais de la Culture conduite par Germain Coly, Conseiller technique et Directeur de la Cinématographie du Sénégal.

La rencontre, organisée avec l’appui de l’Office National du Cinéma de Guinée (ONACIG) et son Directeur général, Amara Traoré, a permis d’échanger sur les possibilités de coproduction, de formations communes, et de partage de bonnes pratiques dans le domaine du cinéma et de l’audiovisuel. La délégation sénégalaise comprenait également la réalisatrice Angèle Diabang, auteure du film Une si longue lettre, ainsi que plusieurs acteurs et responsables du FOPICA, le Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle du Sénégal.

Les discussions ont mis l’accent sur la création de synergies artistiques, le soutien aux jeunes talents et le développement de projets cinématographiques conjoints, dans le but de valoriser le patrimoine culturel des deux pays et de renforcer leur visibilité sur la scène africaine et internationale.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération durable, confirmant la volonté des deux États de faire du cinéma et de la culture des leviers de développement et d’intégration régionale.

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Sénégal : Vers l’indépendance énergétique à partir de 2026.

Le Sénégal s’apprête à franchir un cap historique dans sa politique énergétique. Sous la houlette du Premier ministre Ousmane Sonko, le gouvernement a annoncé qu’à partir de 2026, le pays mettra un terme à l’importation de cargaisons de gaz pour s’approvisionner exclusivement à partir de ses ressources nationales.

« Nous ne voulons plus aller chercher neuf cargaisons de gaz ailleurs. Nous allons nous approvisionner localement. Les mesures nécessaires sont déjà prises », a affirmé le chef du gouvernement lors d’une rencontre avec le patronat sénégalais.

Cette décision s’inscrit dans une stratégie de souveraineté énergétique, visant à renforcer l’autonomie du pays et à réduire sa dépendance aux importations. Selon les estimations officielles, l’exploitation des gisements gaziers locaux permettra d’économiser près de 140 milliards de francs CFA par an, tout en amorçant une baisse durable du coût de l’énergie pour les ménages et les entreprises.

Le gouvernement entend ainsi consolider la production nationale, sécuriser l’approvisionnement énergétique et créer les conditions d’un développement économique plus résilient et durable. Cette orientation marque un tournant majeur pour le Sénégal, engagé dans une dynamique de modernisation et de maîtrise de ses ressources stratégiques.

Les prochaines étapes incluront le renforcement des infrastructures d’exploitation et de distribution, ainsi que la mise en œuvre de politiques incitatives pour encourager les acteurs privés à investir dans le secteur énergétique national.

Cette initiative historique positionne le Sénégal comme un modèle régional de souveraineté énergétique, démontrant la capacité d’un pays africain à mobiliser ses propres ressources pour stimuler sa croissance et protéger ses citoyens des fluctuations du marché international de l’énergie.