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Dakar accueille la 10ᵉ édition du Forum Ouest-Africain sur la Finance Islamique : cap sur les sukuks et le financement participatif

La capitale sénégalaise s’apprête à devenir, les 23 et 24 juin prochains, le centre de la finance islamique en Afrique de l’Ouest avec la tenue de la 10ᵉ édition du Forum International sur la Finance Islamique, organisée par l’Institut Africain de Finance Islamique (AIIF) en partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID) et le Gouvernement du Sénégal.

Sous le thème « Sukuks et financement participatif : outils innovants pour les projets stratégiques et les PME », l’événement réunira plus de 500 décideurs issus des milieux financiers, des gouvernements, du secteur privé et des organismes de régulation de la région. Ce forum se veut une plateforme stratégique pour explorer des alternatives durables au financement classique, en pleine mutation.

La Côte d’Ivoire, désignée invité d’honneur, sera représentée par des délégations officielles et financières, dans un esprit de coopération économique régionale renforcée.

Le programme s’annonce dense avec trois plénières de haut niveau, des ateliers techniques, une Deal Room dédiée aux projets islamiques, ainsi que des sessions B2B. Parmi les thématiques au cœur des échanges :

  • L’émission de Sukuks souverains et privés pour financer les infrastructures ;
  • Le développement du financement participatif comme levier pour les PME africaines ;
  • La montée en puissance des fintechs islamiques et la digitalisation des services financiers ;
  • L’essor du secteur Halal en Afrique de l’Ouest.

La Banque Islamique du Sénégal (BIS) est Sponsor GOLD de cette édition, consolidant son rôle moteur sur le marché de la finance conforme à la charia. Le groupe Coris Baraka, de son côté, agit en tant que partenaire stratégique sur le segment des PME.

Pour Mouhamadou Lamine MBACKE, président de l’AIIF : « Cette édition symbolique se déroule dans un contexte où les États africains cherchent des mécanismes financiers durables et où les PME ont besoin de solutions novatrices pour leur croissance. La finance islamique se positionne comme une réponse adaptée, inclusive et transformative. »

Ce forum constitue également une tribune de plaidoyer pour l’intégration renforcée des marchés financiers islamiques dans l’espace UEMOA, tout en favorisant les synergies entre investisseurs du Golfe, institutions monétaires et entrepreneurs ouest-africains.

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Guinée : Deux nouvelles lois promulguées par Mamadi Doumbouya dans les domaines de l’aviation et de l’énergie

Le président de la République, Général Mamadi Doumbouya, a officialisé ce mardi la promulgation de deux lois d’envergure, touchant à des secteurs stratégiques : les transports aériens et la production énergétique.

Par un premier décret, le chef de l’État a validé la loi ordinaire L/2025/002/CNT, adoptée le 31 janvier 2025, qui autorise la ratification d’un crédit acheteur n°3 conclu entre l’État guinéen et BPI France SA. Ce financement, d’un montant de 39 millions d’euros, signé le 21 octobre 2024, est destiné à moderniser les systèmes aériens de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré de Conakry.

À travers un second décret, le président a entériné la loi ordinaire L/2025/005/CNT, datant du 28 février 2025. Cette loi permet la ratification de l’accord lié au contrat d’énergie pour la microcentrale hydroélectrique de Keno, porté par la société Kama SA. L’accord initial, signé le 14 mars 2021, concerne un investissement de 45 millions de dollars américains, visant à renforcer l’offre énergétique à travers une solution renouvelable.

Ces deux décisions s’inscrivent dans une dynamique de transformation des infrastructures nationales, en particulier dans des domaines prioritaires pour le développement durable et la souveraineté économique de la Guinée.

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Ousmane Sonko en Guinée : cap sur une nouvelle dynamique régionale.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle en Guinée ce samedi, marquant l’une de ses premières sorties diplomatiques majeures depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye. Reçu par le président de la transition guinéenne, Mamadi Doumbouya, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la volonté des deux pays de renforcer leurs relations bilatérales dans un contexte régional en mutation. Alors que la CEDEAO est confrontée à des remises en question internes, notamment avec le retrait annoncé de plusieurs pays membres, cette visite s’inscrit dans une volonté commune de bâtir une coopération plus autonome et plus solidaire entre nations africaines.

Un échange stratégique autour de la souveraineté et de la sécurité

Au cœur des discussions figurent des sujets majeurs tels que la coopération économique, la sécurité sous-régionale et la souveraineté politique. Fidèle à son discours panafricaniste, Ousmane Sonko a souligné la nécessité d’une intégration régionale basée sur la souveraineté collective et le respect mutuel entre États. La rencontre avec le président Doumbouya a permis d’esquisser les contours d’une alliance plus forte entre Dakar et Conakry, notamment sur les questions d’autosuffisance économique, de défense commune et de réforme des institutions régionales. Ce déplacement marque un tournant dans la diplomatie sénégalaise, désormais résolument tournée vers une Afrique plus unie et plus affirmée sur la scène internationale.

Bassirou Diomaye Faye

Dialogue national 2025 : Le Sénégal ouvre une nouvelle page de son histoire politique

Dans son discours d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé la promesse d’un renouveau démocratique profond, formulée durant sa campagne présidentielle. Il a appelé à des échanges francs, inclusifs et tournés vers l’intérêt général, déclarant :

“Ce dialogue n’est pas une formalité politique, c’est un contrat de refondation. Il engage chacun de nous à penser un État plus juste, plus souverain, plus participatif.”

Les axes abordés incluent :

  • La réforme des institutions (équilibre des pouvoirs, renforcement du Parlement, du Conseil constitutionnel, etc.) ;

  • Le système électoral et le financement des partis ;

  • La transparence et la lutte contre l’impunité ;

  • La gouvernance territoriale et les droits citoyens ;

  • Le rôle de l’armée, de la justice et des médias dans la construction démocratique.

Une large participation… mais quelques absents notables

La salle du CICAD a réuni :

  • Des représentants de partis politiques (notamment du camp présidentiel et de l’opposition modérée),

  • Des acteurs de la société civile,

  • Des chefs religieux et coutumiers,

  • Des organisations syndicales, patronales et de jeunesse,

  • Des universitaires et intellectuels.

Cependant, des voix critiques se sont fait entendre en amont. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) et l’APR (ex-parti au pouvoir) ont décliné l’invitation, évoquant des “zones d’ombre” dans l’organisation et des “intentions unilatérales” dans les conclusions à venir.

Une méthode consultative et itérative

Le gouvernement a assuré que le dialogue se tiendra jusqu’au 4 juin, selon un format participatif et thématique, avec des commissions sectorielles, des restitutions quotidiennes et un rapport final public.

Un comité d’observation, incluant des représentants religieux, des juristes indépendants et des observateurs internationaux, est chargé de veiller à la régularité et à la neutralité des débats.

Enjeux : restaurer la confiance et poser les fondations de la “troisième République”

Pour de nombreux analystes, ce Dialogue national est une fenêtre d’opportunité historique pour :

  • Sortir des logiques de confrontations héritées des régimes précédents,

  • Restaurer la confiance entre l’État et les citoyens,

  • Moderniser des institutions souvent jugées obsolètes ou manipulables,

  • Réaffirmer la souveraineté populaire dans les choix de société.

Mais la réussite du dialogue dépendra de la sincérité du processus, de la traduction des conclusions en actes concrets, et de la capacité à inclure les forces réfractaires sans exclusion ni récupération politique.

Un moment fondateur ou un simple symbole ?

Le Dialogue national est lancé. Reste à voir s’il sera le socle d’une “troisième République sénégalaise” plus équitable, plus inclusive et plus souveraine… ou s’il se limitera à une tentative de consensus politique sans lendemain.

Le peuple sénégalais, attentif et exigeant, observe.

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Reprise des exportations de noix de cajou au Burkina Faso : une bouffée d’oxygène pour les producteurs

Le gouvernement burkinabè a annoncé, le 21 mai 2025, la levée de la suspension sur l’exportation de la noix brute de cajou. Cette décision, très attendue par les acteurs de la filière, marque une avancée significative dans le soutien à l’économie locale et à la relance du secteur agro-industriel.

Une décision favorable aux producteurs

La suspension des exportations, initialement mise en place pour favoriser la transformation locale de la noix, avait entraîné des difficultés importantes pour les producteurs et commerçants, confrontés à une chute de la demande et une accumulation des stocks.

Avec cette levée, les producteurs peuvent à nouveau accéder aux marchés extérieurs, relancer leur activité et espérer une amélioration de leurs revenus. Le Burkina Faso, qui figure parmi les principaux producteurs de cajou en Afrique de l’Ouest, voit ainsi une partie de son potentiel agricole retrouver son dynamisme.

Un équilibre à trouver entre transformation locale et exportation

Le gouvernement a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts pour développer la transformation locale, créatrice de valeur ajoutée et d’emplois. La reprise des exportations ne signifie donc pas un abandon de la politique d’industrialisation, mais plutôt une mesure conjoncturelle pour résoudre une crise ponctuelle.

Des incitations sont d’ailleurs prévues pour encourager les investissements dans des unités de transformation, afin que le Burkina Faso puisse à terme exporter davantage de produits finis que de matières premières brutes.

Un secteur à fort potentiel

La filière cajou emploie des dizaines de milliers de personnes au Burkina Faso, notamment dans les régions des Cascades, du Sud-Ouest et des Hauts-Bassins. Elle représente un levier important de développement rural, de lutte contre la pauvreté et de diversification de l’économie agricole.

En relâchant la pression sur les producteurs tout en maintenant une vision à long terme, le gouvernement burkinabè tente de concilier urgence économique et planification industrielle.

La reprise des exportations de noix de cajou constitue une mesure salutaire pour toute une filière en difficulté. Elle devra être accompagnée de réformes structurelles pour transformer cette ressource en moteur durable de croissance et d’autonomie économique.

Mohamed Traoré et Fatoumata Barry

Fierté nationale : Retour triomphal des champions guinéens de la Dictée P.G.L.

C’est sous les applaudissements et les chants de fierté que les élèves Mohamed Traoré et Fatoumata Barry, lauréats de la 34ᵉ édition de la Dictée P.G.L. au Canada, ont été accueillis à leur retour à Conakry ce jeudi. Leur brillante performance à cette prestigieuse compétition francophone consacre l’excellence de l’enseignement guinéen sur la scène internationale.

Une performance exceptionnelle à l’international

Organisée chaque année par la Fondation Paul Gérin-Lajoie, la Dictée P.G.L. rassemble des milliers d’élèves francophones à travers le monde autour de la maîtrise de la langue française, de la culture générale et des valeurs de solidarité.

À cette 34ᵉ édition tenue au Canada, la délégation guinéenne s’est distinguée par son sérieux, sa préparation et son excellence linguistique. Mohamed Traoré et Fatoumata Barry y ont décroché les premières places, hissant haut les couleurs de la Guinée dans un concours où les standards sont élevés.

Accueil officiel et reconnaissance des autorités

Les jeunes champions ont été reçus ce jeudi 22 mai à l’aéroport international Ahmed Sékou Touré par une délégation officielle composée de représentants du Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation (MEPU-A) et de l’AGEP.

Des discours de félicitations ont salué leur mérite, leur discipline et leur engagement.

« Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Il montre que malgré les défis, l’école guinéenne peut produire l’excellence », a déclaré un représentant du MEPU-A.

Un message fort pour l’école guinéenne

Cette victoire symbolise :

  • L’importance de la maîtrise du français et des compétences linguistiques chez les jeunes ;

  • L’engagement des enseignants et des encadreurs à former une jeunesse compétitive ;

  • L’impact positif des programmes éducatifs internationaux dans la valorisation des talents locaux.

Le MEPU-A s’est engagé à poursuivre les réformes éducatives, à renforcer les capacités pédagogiques et à accompagner les élèves talentueux sur le plan national et international.

Le retour triomphal des champions guinéens de la Dictée P.G.L. incarne une source de fierté nationale et un signal d’espoir pour tous les élèves du pays. Il rappelle que l’éducation reste un puissant levier de rayonnement et d’élévation, tant sur le plan personnel que collectif.

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Guinée : Le gouvernement retire plus de 100 permis miniers pour non-conformité

Le 17 mai 2025, le gouvernement guinéen a annoncé une nouvelle vague de retraits de permis miniers, affectant plus d’une centaine de sociétés opérant dans divers secteurs tels que l’or, le fer, le diamant et la bauxite. Cette décision, prise par le Ministre des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, vise à assainir le secteur minier et à garantir une meilleure valorisation des ressources naturelles au profit de l’économie nationale.

Une mesure d’assainissement du secteur minier

L’arrêté ministériel stipule que, sur avis du comité technique des titres miniers et de la commission nationale des mines, les permis de recherche et les autorisations d’exploitation de carrière permanente de ces sociétés sont retirés et les périmètres correspondants retournent gratuitement à l’État. Parmi les entreprises concernées figurent des noms tels que RAM-RAS-OR, Engineering SAL, RL-SKY-INFRA-SARL, Spectrum Holding Limited, Proxis Mining Guinea-Sarlu, KB Gold Sarlu, et bien d’autres.

Une démarche pour renforcer la gouvernance minière

Cette action s’inscrit dans une volonté plus large des autorités guinéennes de renforcer la gouvernance et la transparence dans le secteur minier. Le Code minier guinéen impose des obligations strictes aux titulaires de permis, notamment en matière de délais d’exécution, de contenu local, d’évaluations environnementales et sociales, et de participation de l’État au capital des projets.

Vers une meilleure valorisation des ressources naturelles

En procédant à ces retraits, le gouvernement guinéen entend garantir que l’exploitation des ressources naturelles bénéficie pleinement à l’économie nationale et aux populations locales. Cette mesure vise également à encourager les entreprises minières à respecter leurs engagements contractuels et à contribuer de manière significative au développement du pays.

Cette nouvelle vague de retraits de permis miniers marque une étape importante dans la réforme du secteur minier en Guinée, soulignant l’engagement des autorités à promouvoir une exploitation responsable et bénéfique des ressources naturelles.

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Visite officielle d’Ousmane Sonko au Burkina Faso : vers un renforcement de la coopération sénégalo-burkinabè

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a effectué une visite officielle très remarquée au Burkina Faso ce samedi 17 mai 2025. Reçu par le président de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de redéfinition des relations diplomatiques et stratégiques entre les deux pays voisins.

Un contexte régional marqué par les défis sécuritaires

La rencontre entre les deux dirigeants intervient dans un climat où les enjeux sécuritaires dans la région sahélo-sahélienne occupent une place centrale. Le Burkina Faso et le Sénégal partagent des frontières, des populations et des intérêts communs dans la lutte contre le terrorisme, la criminalité transfrontalière et les défis humanitaires.

Les deux chefs d’État ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération en matière de renseignement, de formation militaire, mais aussi dans la gestion des frontières et des déplacements de populations.

Vers une diplomatie africaine solidaire

Ousmane Sonko a salué la détermination du Burkina Faso dans la défense de sa souveraineté, affirmant que les peuples africains doivent être solidaires face aux ingérences extérieures. Le Premier ministre sénégalais a insisté sur la nécessité pour les nations africaines de bâtir ensemble des solutions endogènes aux problèmes du continent.

Cette visite marque une ouverture diplomatique importante entre Dakar et Ouagadougou, avec une vision partagée d’une intégration régionale réorientée vers les intérêts des peuples.

Des axes de coopération élargis

Outre les questions de sécurité, les discussions ont porté sur :

  • La relance de la coopération économique et commerciale,
  • Le renforcement de la connectivité terrestre et énergétique entre les deux pays,
  • Les partenariats en matière d’éducation, de formation professionnelle et de culture,
  • La gestion coordonnée des migrations et la libre circulation des personnes.

La visite d’Ousmane Sonko au Burkina Faso constitue un signal fort en faveur d’une diplomatie africaine résolument axée sur la coopération entre États souverains, la solidarité entre peuples et la redéfinition des partenariats stratégiques. Elle ouvre la voie à une nouvelle étape dans les relations sénégalo-burkinabè, sous le signe de l’engagement commun pour la paix, la sécurité et le développement du continent.

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Guinée – Santé, Eau, Électricité : Trois textes promulgués pour renforcer les services de base

Le 15 mai 2025, le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, a promulgué trois textes majeurs visant à renforcer les services sociaux de base dans les secteurs de la santé, de l’eau potable et de l’électricité.

Santé : Transformation du système de santé

La première loi autorise la ratification d’un accord de financement de 95 millions de dollars américains conclu avec l’Association internationale de développement (IDA). Ce financement est destiné à la transformation du système de santé guinéen, avec pour objectif d’améliorer l’accès aux soins et la qualité des services médicaux à travers le pays. 

Eau potable : Amélioration de l’accès dans trois villes

La deuxième loi concerne un accord de prêt de 28,4 millions de dollars américains signé avec la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO. Ce prêt vise à financer la réalisation de systèmes d’alimentation en eau potable dans les villes de Pita, Koubia et Fria, améliorant ainsi l’accès à l’eau pour les populations locales. 

Électricité : Amélioration de la desserte électrique

Le troisième texte est un accord-cadre entre Électricité de Guinée (EDG) et Topaz Multi Industries S.A., d’un montant de 20 millions de dollars américains. Cet accord a pour but d’améliorer la desserte en électricité dans plusieurs zones du pays, contribuant ainsi à la stabilité et à l’efficacité du réseau électrique national. 

Ces initiatives s’inscrivent dans la volonté des autorités de transition de répondre aux besoins fondamentaux des populations guinéennes en renforçant les infrastructures essentielles et en améliorant la qualité des services publics.

La promulgation simultanée de ces trois textes symbolise un tournant dans la politique sociale du gouvernement de transition, fondée sur des partenariats structurants, une meilleure gestion des ressources et la volonté de bâtir un État social efficace et équitable.

Santé, eau, électricité : les fondations d’un développement humain durable se consolident pas à pas en Guinée.

PACTIFU

Sénégal : Inclusion financière : 683 milliards FCFA mobilisés grâce au PACTIFU

Dans une démarche ambitieuse visant à accélérer l’inclusion financière universelle au Sénégal, les autorités ont annoncé la mobilisation de 683 milliards de FCFA à travers le Programme d’Appui à l’Accélération de la Couverture Totale en Inclusion Financière Universelle (PACTIFU).

Ce financement structuré représente une avancée majeure dans les efforts pour intégrer les couches vulnérables — femmes, jeunes, travailleurs informels, ruraux — dans le système financier formel.

Objectifs du PACTIFU : une finance pour tous, partout

Le PACTIFU a été lancé pour répondre à un défi persistant : plus de 30 % de la population sénégalaise reste exclue du système bancaire classique. Le programme vise à :

  • Améliorer l’accès au crédit, à l’épargne et à l’assurance pour les populations à faibles revenus ;

  • Renforcer les capacités des institutions de microfinance ;

  • Développer les solutions digitales inclusives (paiement mobile, portefeuilles électroniques, etc.) ;

  • Créer des mécanismes de garantie adaptés aux jeunes entrepreneurs et agriculteurs.

Un partenariat multi-acteurs pour une transformation durable

Le succès de cette levée de fonds repose sur une coalition d’acteurs publics, privés et internationaux :

  • Le gouvernement du Sénégal via le ministère des Finances et de la Coopération ;

  • Les institutions de microfinance locales ;

  • Des partenaires techniques comme la Banque mondiale, la BAD, la KfW, ainsi que des banques commerciales engagées dans la finance inclusive.

Ce partenariat démontre une volonté politique forte de faire de l’inclusion financière un levier stratégique de développement.

Impact attendu : plus d’autonomie, plus d’opportunités

Les 683 milliards de FCFA serviront à :

  • Financer des programmes d’accès au crédit pour 3 millions de personnes, notamment dans les zones rurales ;

  • Accompagner 500 000 femmes entrepreneures à travers des lignes de financement souples ;

  • Numériser l’accès aux services financiers pour les populations à faible couverture bancaire.

Vers une finance au service de la transformation sociale

Avec le PACTIFU, le Sénégal envoie un signal fort : l’inclusion financière n’est plus un luxe, mais une exigence de justice économique.

Ces 683 milliards mobilisés doivent désormais se traduire en résultats concrets sur le terrain, pour bâtir une économie plus solidaire, plus équitable et tournée vers l’avenir.