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Tchad : Haroun Kabadi élu président du premier Sénat

Le Tchad a franchi une étape historique en installant son premier Sénat, avec à sa tête Haroun Kabadi, élu président de cette nouvelle institution. Cette avancée s’inscrit dans le cadre de la mise en place de la cinquième République tchadienne, visant à renforcer les structures démocratiques du pays.

Instauration du Premier Sénat Tchadien

Le 7 mars 2025, les 69 sénateurs composant le premier Sénat du Tchad ont été officiellement installés lors d’une cérémonie au Palais des Arts et de la Culture, désormais siège de la chambre haute du Parlement. Parmi eux, 46 ont été élus par suffrage indirect le 25 février, tandis que 23 ont été nommés par le président de la République, conformément aux dispositions constitutionnelles. 

Élection de Haroun Kabadi à la Présidence du Sénat

Lors de cette première séance, les sénateurs ont élu à l’unanimité Haroun Kabadi comme président du Sénat. Ancien président de l’Assemblée nationale pendant 14 ans et figure politique de premier plan, Kabadi apporte une expérience significative à cette nouvelle institution. Il a exprimé sa gratitude envers ses collègues pour la confiance accordée et a réaffirmé son engagement à servir la nation tchadienne. 

Perspectives pour le Sénat Tchadien

La création du Sénat marque une étape clé dans le processus de transition politique du Tchad. Cette institution est appelée à jouer un rôle majeur dans l’élaboration et la révision des lois, contribuant ainsi à la stabilité et à la consolidation démocratique du pays. Sous la présidence de Haroun Kabadi, le Sénat devra relever les défis liés à sa mise en place et à son fonctionnement, tout en œuvrant pour le bien-être du peuple tchadien.

Cette évolution institutionnelle témoigne de la volonté des autorités tchadiennes de renforcer les bases démocratiques et de promouvoir une gouvernance inclusive, répondant aux aspirations de la population pour une représentation politique élargie et efficace.

Guinée Mamadi Doumbia

Guinée : Doumbouya accélère l’électrification rurale

Le Président de la République de Guinée, le Colonel Mamadi Doumbouya, a lancé un ambitieux programme d’électrification visant à transformer le pays en fournissant un accès universel à l’électricité. Ce projet, qui cible 293 localités à travers le territoire national, reflète une volonté de développement inclusif et d’amélioration des conditions de vie des populations rurales et urbaines.

Un Projet d’Envergure Nationale

Les localités concernées par ce programme d’électrification se répartissent comme suit :

N’Zérékoré : 81 localités

Yomou : 41 localités

Kankan : 68 localités

Télimélé : 15 localités

Kérouané : 4 localités

Beyla : 5 localités

Lola : 18 localités

Siguiri : 40 localités

Conakry/Ratoma : 21 localités

Ce projet ambitieux vise à fournir une alimentation électrique stable et continue, disponible 24h/24, à ces communautés. L’objectif est de stimuler le développement économique local, d’améliorer les services sociaux de base et de réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales.

L’Électricité : Moteur du Développement Socio-Économique

L’accès à l’électricité est essentiel pour le développement. Il permet aux enfants d’étudier dans de meilleures conditions, aux centres de santé de fonctionner efficacement, aux entreprises locales de se développer et aux industries de prospérer. En électrifiant ces localités, le gouvernement guinéen crée des opportunités économiques et sociales, renforçant ainsi la cohésion nationale et l’inclusion sociale.

Un Engagement Fort du Gouvernement

Ce programme d’électrification massive témoigne de l’engagement du Président Doumbouya à améliorer les conditions de vie des Guinéens et à promouvoir un développement équilibré du pays. En rendant l’électricité accessible à des centaines de localités, le gouvernement soutient l’économie locale et favorise l’inclusion territoriale.

L’Agence Guinéenne d’Électrification Rurale (AGER), en partenariat avec le Programme d’Amélioration de l’Accès à l’Électricité en Guinée (PAAEG), est chargée de la mise en œuvre de ce projet. Leur mission est cruciale pour assurer le succès de cette initiative et pour garantir que les bénéfices de l’électrification se traduisent par une amélioration tangible du quotidien des populations concernées.

En conclusion, ce programme d’électrification massive représente une étape significative vers la transformation socio-économique de la Guinée, village après village, en assurant un accès équitable à une ressource essentielle qu’est l’électricité.

Les installations francaises de Marechal et Saint Exupery retrocedees au Senega 750x430 1 360x320

La France Rétrocède les Installations Militaires de Maréchal et Saint-Exupéry au Sénégal

Le 7 mars 2025, la France a officiellement restitué au Sénégal les installations militaires des quartiers Maréchal et Saint-Exupéry, situés à proximité du parc forestier et animalier de Hann. Cette rétrocession marque une étape clé dans le processus de retrait des forces françaises du territoire sénégalais et illustre l’évolution des relations bilatérales entre les deux pays.

Une Rétrocession Inscrite dans un Cadre Structuré

Cette remise d’infrastructures s’inscrit dans un calendrier établi par la commission conjointe franco-sénégalaise, qui coordonne la restitution progressive des emprises militaires françaises encore présentes au Sénégal. Les discussions, menées sous la présidence du général Abdou Latif Kamara, directeur de l’Institut de défense du Sénégal, ont permis d’acter cette restitution en présence de l’ambassadrice de France au Sénégal, Christine Fages, et du général Yves Aunis, commandant des éléments français au Sénégal.

Un Retrait Progressif des Forces Françaises

Selon le communiqué de l’ambassade de France, les quartiers Maréchal et Saint-Exupéry étaient prêts à être restitués depuis l’été 2024. Cette étape s’inscrit dans une transition plus large, qui prévoit le retrait définitif des troupes françaises du Sénégal, avec la restitution progressive des autres sites militaires conformément aux accords bilatéraux.

Le Sénégal et la France travaillent en parallèle à la redéfinition de leur partenariat de défense et de sécurité, afin d’adapter leur coopération aux nouvelles dynamiques géopolitiques et stratégiques.

Un Renforcement de la Souveraineté Sénégalaise

Cette rétrocession marque un tournant dans l’affirmation de la souveraineté sénégalaise, en permettant au pays de reprendre le contrôle total de son espace militaire. Elle s’inscrit également dans une dynamique plus large de reconfiguration des partenariats sécuritaires entre les pays africains et les anciennes puissances coloniales.

L’évolution de la présence militaire étrangère en Afrique suscite depuis plusieurs années des débats sur l’autonomie stratégique des nations africaines. La restitution des bases françaises au Sénégal participe à cette tendance et ouvre la voie à une coopération renouvelée, basée sur des intérêts mutuels et un respect accru de la souveraineté nationale.

Vers une Nouvelle Ère de Coopération Défense-Sécurité

Avec la restitution des installations de Maréchal et Saint-Exupéry, la France et le Sénégal renouvellent leur partenariat stratégique. La commission conjointe poursuivra ses travaux pour finaliser la remise des autres emprises encore sous contrôle français.

Cette transition représente une opportunité pour le Sénégal d’optimiser l’utilisation de ces infrastructures et de renforcer ses capacités nationales en matière de défense et de sécurité.

🚀 Un pas de plus vers une indépendance stratégique affirmée et une coopération bilatérale repensée !

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Burkina Faso : Lancement Officiel du Premier Service de Taxis 100 % Électriques Letsgo

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure vers la transition énergétique avec le lancement du premier service de taxis 100 % électriques, baptisé « Letsgo ». Cette initiative, menée par le promoteur Patrick Paré, vise à moderniser le secteur du transport tout en réduisant l’empreinte carbone du pays.

Une Révolution Écologique dans le Transport Urbain

Dans un contexte mondial où la réduction des émissions de gaz à effet de serre devient une priorité, « Letsgo » propose une alternative durable aux taxis traditionnels. Ces véhicules, entièrement électriques, offrent une solution de transport zéro émission, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de l’air en milieu urbain.

En plus de leur impact écologique, ces taxis se démarquent par leur expérience haut de gamme. Les passagers bénéficient de : ✔ Climatisation pour un confort optimal. ✔ Intérieur premium, avec un design moderne et spacieux. ✔ Connexion Wi-Fi gratuite pour rester connecté en déplacement. ✔ Chargeurs USB intégrés pour alimenter smartphones et autres appareils.

Une Expérience Utilisateur Facilitée

Pour répondre aux besoins des usagers, « Letsgo » a développé une application mobile intuitive, disponible sur iOS et Android. Cette application permet : 📍 De commander un taxi en quelques clics. 📍 De suivre son trajet en temps réel. 📍 De choisir entre plusieurs modes de paiement, notamment mobile money (Moov Money, Orange Money, Wave) et carte bancaire.

Une Initiative Engagée pour l’Économie Locale

Au-delà de son aspect technologique et écologique, « Letsgo » s’inscrit dans une démarche de développement durable et de valorisation du patrimoine burkinabè. L’entreprise a fait le choix de : 🔹 Recruter exclusivement des chauffeurs locaux, contribuant ainsi à l’emploi et à l’économie nationale. 🔹 Promouvoir la culture burkinabè, en proposant des playlists musicales mettant en avant les artistes locaux dans les véhicules.

Un Modèle de Mobilité Durable pour l’Afrique de l’Ouest

Avec le lancement de « Letsgo », le Burkina Faso se positionne à l’avant-garde de la mobilité verte en Afrique de l’Ouest. Cette initiative ambitieuse pourrait inspirer d’autres pays de la région à adopter des solutions de transport plus respectueuses de l’environnement.

🌍 Une avancée qui marque un tournant vers une ville plus propre, plus connectée et plus durable !


Guinée

Lancement des Travaux de Relecture de la Nouvelle Constitution : Un Tournant Décisif pour la Guinée

Le jeudi 6 mars 2025 restera une date clé dans le processus de refondation institutionnelle de la Guinée, marquant le lancement officiel des travaux de relecture de l’avant-projet de la nouvelle Constitution. Cet événement, organisé par le Conseil National de la Transition (CNT), dirigé par l’Honorable Dr Dansa Kourouma, a réuni des figures majeures du paysage politique et institutionnel guinéen, dont le Ministre Secrétaire Général à la Présidence, le Général Amara Camara, le Premier Président de la Cour Suprême, ainsi que plusieurs membres du gouvernement, des institutions républicaines et des experts nationaux.

Une Réforme Constitutionnelle d’Envergure

Présent à cette cérémonie, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Yaya Kairaba Kaba, a souligné l’importance capitale de ce moment historique pour l’avenir du pays. Il a exprimé sa gratitude envers l’Honorable Dr Dansa Kourouma, Président du CNT, pour cette initiative essentielle dans la transition guinéenne.

M. Kaba a rappelé que ce processus s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, qui ambitionne d’offrir à la Guinée une Constitution fondamentalement différente de celles des Républiques précédentes. Loin d’être une simple formalité juridique, cette réforme constitue une démarche inclusive et participative, portée par les aspirations du peuple guinéen.

Une Constitution au Service de la Stabilité et de la Légitimité

Le Ministre de la Justice a insisté sur la nécessité de doter la Guinée d’une Constitution qui transcende les erreurs du passé. Il a souligné que plusieurs textes constitutionnels antérieurs ont souffert d’un manque d’adhésion populaire, alimentant des crises de légitimité et d’instabilité institutionnelle. Cette fois-ci, l’objectif est de garantir un cadre institutionnel solide, durable et accepté par l’ensemble des citoyens.

Dans cette optique, la relecture de l’avant-projet de la nouvelle Constitution repose sur un processus de consultation élargi, impliquant toutes les forces vives de la nation. Une vaste campagne de vulgarisation a été mise en place afin que chaque Guinéen puisse comprendre les enjeux et la portée du texte fondamental.

Le Rôle des Experts dans la Relecture du Texte Constitutionnel

L’une des étapes cruciales de cette réforme est la mission confiée aux experts nationaux chargés de la relecture. Ces derniers doivent veiller à ce que le document final réponde aux attentes et aux ambitions du peuple guinéen. Le Ministre Yaya Kairaba Kaba a insisté sur l’importance d’accomplir ce travail avec rigueur, impartialité et engagement patriotique.

Selon lui, la stabilité de la Guinée repose sur la pertinence et l’inclusivité de cette nouvelle Constitution. Seule une adhésion populaire forte garantira son efficacité et sa pérennité dans le temps.

Une Reconnaissance pour les Acteurs du Processus

Avant de clore son discours, le Ministre Yaya Kairaba Kaba a tenu à exprimer sa reconnaissance envers tous les acteurs engagés dans ce processus historique :

  • Le Président de la République, pour son engagement en faveur de la refondation institutionnelle,
  • Le Premier Ministre et le Président du CNT, pour leur travail de coordination et d’accompagnement,
  • Les Conseillers Nationaux, les membres du gouvernement, les institutions républicaines et la société civile, qui ont tous contribué à l’élaboration et à la validation de ce projet.

Un Nouveau Chapitre pour la Guinée

Le lancement des travaux de relecture de l’avant-projet de la nouvelle Constitution marque une avancée significative dans le renouveau démocratique guinéen. Si cette réforme aboutit à un texte fondamental en phase avec les aspirations du peuple, la Guinée pourra ouvrir une nouvelle ère de gouvernance, de stabilité et de prospérité.

C’est donc avec une grande responsabilité que les experts nationaux et les institutions impliquées doivent garantir que cette Constitution incarne les espoirs et les attentes de tous les citoyens guinéens, et serve de socle solide pour une nation unie et apaisée.

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Guinée : Approvisionnement durable en intrants : un enjeu stratégique

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour un approvisionnement durable en intrants agricoles, le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, Monsieur Oumar Barry, a présidé, ce jeudi 6 mars 2025, une rencontre avec les importateurs et distributeurs d’intrants agricoles.

Une Collaboration Essentielle pour la Sécurité Agricole

S’exprimant au nom du Ministre Félix Lamah, il a souligné l’importance d’une collaboration efficace entre le Gouvernement guinéen et les professionnels du secteur pour garantir un accès durable à des intrants de qualité à un coût compétitif. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique globale visant à renforcer la productivité agricole, à réduire la dépendance aux importations et à assurer la pérennité du secteur agro-pastoral.

Les Axes Stratégiques de la Nouvelle Politique d’Approvisionnement

La stratégie nationale repose sur trois piliers fondamentaux :

  • Production Locale d’Intrants
    • Développement de certaines catégories d’intrants sur le territoire national pour limiter la dépendance aux importations.
    • Encouragement des unités locales de production d’engrais et de semences.
  • Implication Accrue du Secteur Privé
    • Transfert progressif de l’acquisition et de la distribution des intrants agricoles aux opérateurs privés.
    • Mise en place de mécanismes incitatifs pour attirer davantage d’investisseurs dans le secteur.
  • Renforcement du Rôle de l’État
    • Réglementation stricte pour assurer la qualité et la disponibilité des intrants.
    • Mise en place de contrôles rigoureux et de formations pour les acteurs des filières agricoles.

Un Engagement Politique Fort pour une Agriculture Résiliente

À travers cette initiative, le Gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, réaffirme son engagement à bâtir une agriculture performante et résiliente. L’objectif est de garantir une production agro-pastorale durable, répondant aux besoins des producteurs tout en contribuant activement au développement économique de la Guinée.

Cette politique d’approvisionnement durable en intrants agricoles constitue un levier stratégique majeur pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et renforcer la compétitivité du secteur agricole guinéen sur le plan régional et international.

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MPTEN | La Guinée marque sa présence au Mobile World Congress 2025

La Guinée marque sa présence au Mobile World Congress (MWC) 2025 avec une intervention de haut niveau de Madame Rose Pola Pricemou, Ministre des postes, des Télécommunication et de l’Economie Numérique.

Lors de son allocution officielle, la Ministre a mis en lumière les avancées stratégiques du pays en matière de transformation numérique et les nombreuses opportunités d’investissement dans le secteur des infrastructures, de la connectivité et des services numériques.

Dans son intervention, Madame la Ministre a souligné la vision portée par Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya à travers Simandou 2040, un cadre ambitieux où le numérique joue un rôle central pour accélérer l’intégration économique et renforcer l’attractivité de la Guinée auprès des investisseurs et partenaires technologiques.

Elle a notamment mis en avant :

– Les infrastructures stratégiques en cours de développement, incluant le Data center national de koloma, l’expansion du backbone national et le développement des réseaux métropolitains pour améliorer la connectivité urbaine et rurale.

– L’amélioration du cadre réglementaire, afin de favoriser un environnement propice à l’investissement et à l’innovation dans les télécommunications et l’économie numérique.

– Le renforcement des capacités humaines, avec des programmes de formation pour structurer un écosystème numérique robuste et compétitif.

Madame la Ministre a ensuite participé à un panel ministériel de haut niveau, aux côtés de M. Felix Mutati, Ministre zambien de la Technologie et des sciences, Dr. Erol OzgÜner, CIO de la municipalité métropolitaine d’Istanbul, Vito Episcopo, adjoint au maire de la ville de Grenade, Espagne, et d’autres leaders du secteur. Ce panel a été l’occasion de débattre des stratégies numériques nationales et des mécanismes d’accélération et l’inclusion numérique sur le continent.

Elle a insisté sur la nécessité d’une coopération renforcée entre Etats, d’un partage d’infrastructures et d’un cadre d’investissement aligné sur les défis du numérique, notamment en matière de cybersécurité et d’accessibilité des services digitaux. Elle a également mis en avant le rôle des villes intelligentes et l’importance des solutions d’e-gouvernement adaptées aux réalités africaines pour moderniser les services publics et optimiser la gouvernance numérique.

A travers cette première intervention au MWC 2025, la Guinée affirme son engagement à faire du numérique un levier de transformation économique et sociale, et à attirer des partenariats stratégiques pour soutenir son développement digital.

Transmis par la Cellule de Communication du Gouvernement.

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Guinée : Enjeux et tensions politiques à l’approche des élections de 2025

Le paysage politique guinéen connaît une dynamique intense en ce début du mois de mars 2025. Entre réajustements stratégiques des partis politiques, incertitudes sur le processus électoral et tensions régionales, la Guinée se trouve à un tournant crucial de sa transition démocratique.

Défections au sein de l’Union Sacrée : une recomposition politique en cours

La coalition politique Union Sacrée, dirigée par le Dr Ibrahima Sory Diallo de l’ADC-BOC, traverse une période de turbulences. En effet, plusieurs partis ont récemment annoncé leur retrait de cette alliance, mettant en avant des divergences idéologiques et stratégiques.

Ces défections pourraient redessiner le paysage politique à l’approche des scrutins prévus en fin d’année. L’Union Sacrée, qui visait à rassembler les forces politiques progressistes autour d’une vision commune, semble fragilisée par ces départs. Certains observateurs estiment que cette situation pourrait avantager d’autres coalitions émergentes cherchant à séduire un électorat en quête de stabilité et de cohérence.

Le retour à l’ordre constitutionnel : des incertitudes persistantes

Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2021, le général Mamadi Doumbouya et son gouvernement de transition ont promis un retour progressif à l’ordre constitutionnel. Un calendrier électoral a été établi, prévoyant un référendum constitutionnel suivi des élections générales en 2025.

Cependant, plusieurs défis restent à relever :

  • Des tensions politiques : L’opposition et certaines organisations de la société civile dénoncent un manque de clarté dans l’organisation du processus électoral.
  • Des doutes sur la faisabilité du calendrier : Certains acteurs politiques estiment que la transition pourrait prendre du retard en raison de contraintes logistiques et institutionnelles.
  • Des pressions internationales : Les partenaires de la Guinée, notamment la CEDEAO et l’Union africaine, suivent de près l’évolution de la situation et insistent sur le respect des engagements pris par les autorités de transition.

Le gouvernement tente de rassurer la population en affirmant que toutes les mesures seront prises pour garantir des élections libres, transparentes et inclusives.

L’impact des tensions en Guinée-Bissau sur la sous-région

La situation politique en Guinée-Bissau pourrait également avoir des répercussions sur la Guinée. En effet, le président Umaro Sissoco Embaló a récemment annoncé sa candidature pour un nouveau mandat tout en prenant des mesures radicales, notamment l’expulsion d’une mission de la CEDEAO, envoyée à Bissau pour tenter de résoudre des tensions politiques internes.

Cette instabilité dans un pays voisin pourrait avoir un impact sur la coopération régionale et accentuer les pressions diplomatiques sur la Guinée, qui cherche à maintenir une stabilité relative tout en gérant sa propre transition politique.

Perspectives et enjeux pour la Guinée

La Guinée entre dans une année charnière, où chaque décision politique peut influencer durablement son avenir démocratique. Plusieurs scénarios sont envisageables :

1.Une transition réussie : Le respect du calendrier électoral et l’organisation d’élections crédibles renforceraient la légitimité des nouvelles autorités et favoriseraient une stabilité politique durable.

2.Un report des élections : Une telle décision pourrait entraîner des contestations internes et une pression accrue de la communauté internationale.

3.Un renforcement des tensions politiques : Les divisions au sein des alliances et le climat de méfiance entre les acteurs politiques pourraient compliquer davantage la transition.

La capacité du gouvernement à gérer ces défis sera déterminante pour l’avenir du pays. La population guinéenne, quant à elle, attend avec impatience des garanties concrètes sur la tenue des élections et le respect des engagements pris par les autorités.

La Guinée est donc à un tournant décisif. Le respect du processus démocratique et l’engagement des différents acteurs politiques seront les clés pour garantir un avenir politique stable et prospère pour le pays.

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L’Alliance des États du Sahel dévoile officiellement son drapeau

Le 22 février 2025, une étape significative a été franchie au Sahel avec la levée officielle du drapeau de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette alliance regroupe le Mali, le Niger et le Burkina Faso, symbolisant leur engagement commun en faveur de la souveraineté, de la paix et du développement dans la région. 

Contexte de l’AES

L’AES est née de la volonté de ces trois nations sahéliennes de renforcer leur coopération face aux défis sécuritaires, économiques et politiques. La présentation officielle du drapeau marque une étape importante dans la consolidation de cette alliance régionale. 

La cérémonie de levée du drapeau

La cérémonie s’est déroulée à Bamako, en présence des ministres des États membres de l’AES. Le drapeau, validé en amont par les chefs d’État de l’alliance, a été dévoilé comme un symbole fort de l’unité et de la souveraineté partagée. 

Symbolisme du drapeau

Le drapeau de l’AES arbore des étoiles dorées représentant chaque pays membre, sur un fond illustrant l’unité et la solidarité sahélienne. La devise « Un espace — Un peuple — Un destin » reflète l’engagement commun pour la souveraineté, la paix et le développement de la région. 

Perspectives futures

La levée du drapeau de l’AES symbolise une nouvelle ère de coopération renforcée entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Cette alliance vise à relever les défis communs et à promouvoir un développement harmonieux au Sahel.

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Tchad : Nouvelles initiatives pour élargir l’accès à la couverture santé universelle

Le gouvernement tchadien a intensifié ses efforts pour mettre en œuvre la Couverture Santé Universelle (CSU), visant à garantir à tous les citoyens un accès équitable à des soins de santé de qualité sans difficultés financières.

Initiatives récentes

Collecte de données pour les populations vulnérables : En juillet 2024, le ministre de la Santé Publique, Dr. Abdelmadjid Abderahim, a lancé la collecte de données des personnes économiquement démunies. Cette opération vise à identifier les populations vulnérables afin de leur assurer un accès équitable aux soins de santé dans le cadre de la CSU.

Participation à des forums internationaux : En avril 2024, le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Santé (CNAS), M. Barnabas Sing-Yabé, a représenté le Tchad à une réunion de haut niveau sur la santé de la reproduction à Cotonou, au Bénin. Cet engagement souligne la volonté du pays d’améliorer la santé maternelle et infantile.

Défis persistants

Malgré ces avancées, le Tchad continue de faire face à des défis majeurs, notamment le financement durable de la CSU et l’amélioration des infrastructures sanitaires. Les paiements directs des ménages constituent environ 64,4% des dépenses totales de santé, ce qui peut entraîner un risque financier pour les familles.

Initiatives en cours

Pour renforcer la CSU, le gouvernement a adopté des documents d’orientation pour le dispositif d’assurance santé et participe à des projets régionaux comme le SWEDD, visant à améliorer l’accès des femmes aux services de santé reproductive, maternelle et infantile de qualité.

Le Tchad a accompli des progrès notables dans l’instauration de la CSU, avec des initiatives ciblées pour améliorer l’accès aux soins. Néanmoins, une collaboration continue entre le gouvernement, les partenaires internationaux et la société civile est essentielle pour surmonter les défis persistants et assurer une couverture santé universelle efficace et durable pour tous les citoyens.