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Mémoire et héritage : le ministère de la Culture reçoit des afro-descendants du Prince Abdourahamane.

Le ministère de la Culture et de l’Artisanat a accueilli, ce lundi, une délégation d’afro-descendants du Prince Abdourahamane, actuellement en séjour en Guinée, dans le cadre d’une démarche de reconnexion mémorielle et de valorisation du patrimoine historique. L’audience s’est tenue dans la salle de réunion du ministère, sous la conduite de la Secrétaire générale, Ramatoulaye Camara, en présence du chef de cabinet, Thierno Hamidou Bah, du conseiller principal Elhadji Mamadou Aliou Barry, ainsi que des représentants de l’ONG Le Prince.

Un projet de réhabilitation mémorielle au cœur des échanges

Cette rencontre visait à examiner les modalités d’accompagnement institutionnel du ministère dans la mise en œuvre d’un projet porté par l’ONG Le Prince, consacré à la réhabilitation et à la transmission de la mémoire du Prince Abdourahamane. L’initiative s’inscrit en droite ligne des missions du département en matière de sauvegarde du patrimoine culturel, de promotion de l’histoire nationale et de dialogue avec les diasporas africaines.

Au cours des échanges, les membres de la délégation ont présenté leur démarche, centrée sur le retour symbolique vers la terre d’origine de leur aïeul et sur la reconnexion avec les racines historiques et culturelles de la Guinée. Ils ont notamment exprimé leur volonté de se rendre à Timbo, haut lieu de l’histoire guinéenne et espace étroitement lié à la mémoire du Prince Abdourahamane, afin de renforcer les liens avec les communautés locales et de construire des relations durables fondées sur une histoire partagée.

Un appel à l’accompagnement de l’État guinéen

Dans cette perspective, l’ONG Le Prince a sollicité l’appui de l’État guinéen, tant sur le plan institutionnel que technique et financier, pour la concrétisation d’un projet visant à valoriser, préserver et transmettre cet héritage mémoriel aux générations futures. Les porteurs du projet ont souligné l’importance de faire de cette initiative un espace de dialogue interculturel, de recherche historique et de coopération académique.

La mémoire comme levier de coopération et de rapprochement

En réponse, la Secrétaire générale du ministère de la Culture et de l’Artisanat a réaffirmé la disponibilité et l’engagement de son département à accompagner ce type d’initiatives. Elle a insisté sur le fait que la mémoire ne doit pas être appréhendée uniquement comme un retour vers le passé, mais également comme un outil de rapprochement entre les peuples, de construction de passerelles culturelles et de coopération durable.

L’audience s’est tenue dans un climat d’écoute, de respect mutuel et de collaboration constructive. Elle ouvre la voie à une réflexion conjointe sur les mécanismes concrets par lesquels l’État guinéen pourrait soutenir efficacement ce projet mémoriel. En conclusion, Ramatoulaye Camara a salué la démarche de la délégation et exprimé la reconnaissance des autorités guinéennes pour la confiance accordée à la Guinée dans cette initiative de portée historique et symbolique.

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Industrie minière : le Mali se dote d’une capacité nationale de production d’explosifs civils.

Le Mali franchit une nouvelle étape dans la structuration de son secteur minier avec son entrée directe dans la production d’explosifs civils. L’État malien a acquis une participation majoritaire dans une société spécialisée dans la fabrication d’articles pyrotechniques, marquant ainsi une avancée stratégique vers l’industrialisation locale et la sécurisation des intrants sensibles utilisés dans les mines.

Selon un communiqué publié à l’issue du Conseil des ministres, cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre des réformes engagées depuis l’adoption du nouveau Code minier, qui vise à renforcer la souveraineté nationale sur les ressources extractives et les chaînes de valeur associées.

Une prise de contrôle stratégique

L’État détient désormais 51 % du capital de la Société Industrielle du Centre du Mali FARATCHI-CO-SA, une entreprise créée en partenariat avec la société chinoise Auxin, à la suite d’un pacte d’actionnaires signé en novembre 2024. Cette prise de participation majoritaire permet à l’État de jouer un rôle central dans la gouvernance, l’orientation stratégique et le contrôle des activités de la société.

Sécuriser l’approvisionnement et renforcer la surveillance

L’objectif affiché est multiple : améliorer la gestion et la traçabilité des explosifs à usage civil, développer une industrie locale capable de répondre aux besoins nationaux et renforcer les mécanismes de surveillance et de sécurité liés à l’utilisation de ces produits sensibles. Les explosifs civils sont en effet indispensables à l’exploitation aurifère industrielle, aux carrières, ainsi qu’à certains travaux de génie civil.

Dans un contexte sécuritaire marqué par des défis persistants, les autorités entendent également réduire les risques de détournement et mieux encadrer l’utilisation de ces substances à haut potentiel.

Réduire la dépendance aux importations

Pays parmi les premiers producteurs d’or en Afrique, le Mali dépendait jusqu’ici largement des importations pour son approvisionnement en explosifs civils. La création de FARATCHI-CO-SA vise à corriger cette vulnérabilité structurelle, tout en favorisant le transfert de compétences, la création d’emplois qualifiés et l’essor d’un tissu industriel local.

À travers cette initiative, Bamako affirme sa volonté de reprendre la main sur des segments stratégiques de l’activité minière, en cohérence avec sa politique de valorisation nationale des ressources et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

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Finale de la CAN 2025 : la FSF, Pape Thiaw et deux Lions auditionnés par la CAF.

La procédure disciplinaire engagée à la suite de la finale de la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025 a franchi une nouvelle étape. Réuni ce mardi 27 janvier, le jury disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF) a auditionné la Fédération sénégalaise de football (FSF), le sélectionneur national Pape Thiaw, ainsi que les internationaux sénégalais Ismaïla Sarr et Iliman Ndiaye.

Une comparution liée aux rapports de match et aux réserves marocaines

Dans un communiqué officiel, la FSF a confirmé sa comparution devant l’instance disciplinaire de la CAF. La fédération sénégalaise était représentée par son secrétaire général, Abdoulaye Seydou Sow, assisté de Maître Seydou Diagne, juriste de l’institution.

Selon la FSF, cette audition fait suite aux rapports établis par les officiels de la rencontre, ainsi qu’aux réserves formulées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) à l’issue de la finale disputée entre le Sénégal et le Maroc. Ces documents ont servi de base à l’ouverture de la procédure disciplinaire par la CAF.

Pape Thiaw, Ndiaye et Sarr entendus à titre individuel

Le sélectionneur national, Pape Thiaw, ainsi que les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont également été entendus par la commission. D’après la Fédération sénégalaise de football, les intéressés ont présenté leurs moyens de défense et apporté leurs explications sur les faits qui leur sont reprochés dans les rapports soumis à la CAF.

Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur la nature précise des griefs examinés, l’instance disciplinaire étant tenue par les règles de confidentialité qui encadrent ce type de procédure.

Verdict attendu sous 48 heures

À l’issue des auditions, la commission de discipline de la CAF, par la voix de la présidente du jury, a décidé de mettre l’affaire en délibéré. La décision finale est attendue dans un délai de 48 heures.

Ce verdict est particulièrement scruté par les autorités du football sénégalais, alors que les conséquences disciplinaires pourraient concerner aussi bien des sanctions individuelles que d’éventuelles mesures à l’encontre de la Fédération. En attendant, la FSF affirme rester confiante quant à l’issue de la procédure et réitère son attachement au respect des règles et des valeurs du football africain.

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Coopération Sénégal–Maroc : Ousmane Sonko inaugure le Forum économique de Casablanca.

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, poursuit sa visite officielle au Maroc avec l’inauguration, à Casablanca, du Forum économique Maroc–Sénégal. Cette rencontre de haut niveau rassemble responsables publics, opérateurs économiques et investisseurs des deux pays, avec pour objectif de donner une nouvelle impulsion au partenariat stratégique sénégalo-marocain.

Organisé en marge de la quinzième session de la Haute Commission mixte, le Forum se veut un cadre privilégié d’échanges concrets entre acteurs économiques, afin de traduire les orientations politiques en projets structurants et créateurs de valeur. Il intervient dans un contexte de relations bilatérales anciennes, fondées sur une coopération dense et multisectorielle.

Dix-sept accords pour renforcer un partenariat multidimensionnel

À l’issue des travaux de la Haute Commission mixte, pas moins de 17 accords et protocoles d’accord ont été signés entre le Sénégal et le Maroc. Ces textes couvrent des domaines clés tels que la coopération économique et commerciale, les infrastructures, la sécurité routière, la formation professionnelle, ainsi que l’assistance technique et institutionnelle.

Ces nouveaux engagements viennent enrichir un corpus juridique déjà conséquent. Selon les autorités des deux pays, le cadre global de la coopération sénégalo-marocaine pourrait à terme dépasser 170 accords et conventions. Plusieurs d’entre eux devront toutefois être révisés ou actualisés afin de mieux répondre aux réalités économiques actuelles, aux enjeux de compétitivité et aux objectifs de transformation structurelle des économies.

Faire émerger des champions régionaux

Prenant la parole à Casablanca, le Premier ministre Ousmane Sonko a insisté sur la nécessité de dépasser le cadre institutionnel pour favoriser des partenariats économiques concrets. Il a notamment plaidé pour l’émergence de champions régionaux, capables de porter l’ambition économique du Sénégal et de l’Afrique de l’Ouest sur les marchés sous-régionaux et internationaux.

Dans cette perspective, le chef du gouvernement sénégalais a appelé à un accompagnement accru des grandes entreprises sénégalaises, en partenariat avec leurs homologues marocaines, reconnues pour leur expérience d’expansion en Afrique. Il a souligné que le Maroc constitue un partenaire stratégique de premier plan pour le Sénégal, tant en matière d’investissements que de transfert d’expertise.

Une ambition commune au service du développement

Au-delà des accords signés, le Forum économique Maroc–Sénégal illustre la volonté partagée des deux pays de bâtir un partenariat durable, pragmatique et orienté vers les résultats. Les autorités sénégalaises et marocaines entendent ainsi renforcer les échanges commerciaux, stimuler les investissements croisés et promouvoir une coopération gagnant-gagnant, au service de la croissance, de l’emploi et du bien-être des populations.

Cette étape casablancaise marque un temps fort de la visite d’Ousmane Sonko au Maroc, confirmant la place centrale qu’occupent les relations sénégalo-marocaines dans la stratégie diplomatique et économique des deux États.

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Burkina Faso : Ouagadougou se dote de datacenters stratégiques et renforce sa souveraineté numérique.

Le Burkina Faso a franchi une étape majeure dans sa transition digitale avec l’inauguration, le vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou, de deux datacenters modulaires de dernière génération. Ces infrastructures de pointe matérialisent l’entrée en vigueur de la politique nationale dite de « zéro donnée de l’administration publique à l’étranger », pilier central de la stratégie de transformation numérique de l’État.

Une rupture stratégique avec l’hébergement externe des données publiques

Jusqu’ici hébergées en grande partie hors du territoire national, les données de l’administration burkinabè seront désormais rapatriées, centralisées et sécurisées sur le sol national. Cette orientation vise à garantir une maîtrise souveraine de l’information publique, à réduire la dépendance vis-à-vis de prestataires étrangers et à renforcer la résilience des systèmes d’information de l’État face aux risques sécuritaires et géopolitiques.

Les autorités voient dans ce projet un levier essentiel de modernisation de l’administration, de sécurisation des services numériques et d’amélioration de la performance de l’action publique.

Des infrastructures de haut niveau technologique

Estimé à près de 15 milliards de FCFA, le projet des deux centres de données nationaux constitue l’un des investissements numériques les plus importants jamais réalisés par le Burkina Faso. Les datacenters disposent de capacités techniques avancées, avec 3 000 téraoctets de stockage, une puissance de calcul de 28 800 cœurs CPU et plus de 105 600 Go de mémoire vive. Ces performances permettent l’hébergement de plus de 7 000 machines virtuelles, offrant une large marge d’évolution pour les besoins futurs de l’administration.

Conçues selon des standards internationaux, ces infrastructures sont réparties sur plusieurs sites hautement sécurisés, afin d’assurer la continuité des services, la redondance des systèmes et une protection optimale des données sensibles de l’État.

Un investissement à fort rendement économique et institutionnel

Au-delà de l’enjeu de souveraineté, le gouvernement burkinabè mise sur des économies substantielles à moyen et long termes, en réduisant les coûts liés à l’hébergement des données à l’étranger. Le projet devrait également favoriser le développement de compétences locales, stimuler l’écosystème numérique national et créer les conditions d’une meilleure gouvernance des données publiques.

En s’équipant de ces datacenters nationaux, le Burkina Faso affirme ainsi sa volonté de reprendre le contrôle de son patrimoine numérique, tout en se positionnant comme un acteur engagé dans la construction d’une administration moderne, sécurisée et tournée vers l’avenir.

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Mali : la présidence se dote d’un ministère stratégique pour reprendre la main sur le secteur minier.

Le président de la Transition malienne, Assimi Goïta, a franchi une nouvelle étape dans la restructuration de la gouvernance économique du pays avec la création d’un poste ministériel spécifiquement chargé de la supervision du secteur minier. Cette décision, annoncée par décret, marque un renforcement significatif du contrôle direct de la présidence sur une industrie clé, au premier rang desquelles figure l’or, pilier central de l’économie malienne.

Pour occuper cette fonction stratégique, le chef de l’État a nommé Hilaire Bebian Diarra, un expert reconnu des sciences de la terre, ancien cadre de la société minière canadienne Barrick Mining. Ce choix illustre la volonté des autorités de s’appuyer sur un profil technique aguerri, à la fois familier des standards internationaux et des réalités du secteur aurifère malien.

Des prérogatives élargies, jusque-là dévolues au ministère des Mines

Le nouveau ministre aura pour mission de superviser la mise en œuvre de la politique minière nationale, de veiller au respect du code minier, et d’examiner les rapports d’activités transmis par les titulaires de titres miniers. Ces attributions, auparavant du ressort du ministère des Mines, traduisent une recentralisation du pouvoir décisionnel autour de la présidence, dans un contexte de redéfinition des relations entre l’État et les compagnies extractives.

Un acteur clé des négociations minières récentes

Hilaire Bebian Diarra n’est pas un inconnu dans les cercles du pouvoir. Il a rejoint l’équipe gouvernementale l’an dernier alors qu’il était directement impliqué, pour le compte de Barrick Mining, dans les négociations autour du contrôle du complexe aurifère stratégique de Loulo-Gounkoto, l’un des plus importants du pays.

Au cœur d’un bras de fer intense entre Bamako et la compagnie canadienne, le spécialiste malien avait été nommé conseiller spécial à la présidence, à un moment où le gouvernement de transition exigeait une hausse substantielle des taxes minières et une participation accrue de l’État dans les projets d’exploitation.

Un signal fort adressé aux compagnies étrangères

La création de ce ministère et la nomination de Hilaire Bebian Diarra ont été largement interprétées par les observateurs comme un coup stratégique porté aux grands groupes miniers internationaux, en particulier aux opérateurs historiques. Elles s’inscrivent dans une dynamique plus large de souveraineté économique revendiquée par les autorités de transition, déterminées à maximiser les retombées nationales de l’exploitation des ressources naturelles.

À travers cette réforme institutionnelle, le pouvoir malien affiche clairement son ambition : reprendre la maîtrise d’un secteur vital, renforcer la part de l’État dans la rente aurifère et rééquilibrer les rapports de force avec les multinationales opérant sur son sol.

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Le Niger renforce le contrôle de son uranium stratégique.

Le Niger poursuit sa stratégie de souveraineté sur l’uranium, ressource clé pour son économie, en mettant en place un comité d’experts chargé de réviser les mécanismes de fixation des prix. Selon le ministre de la Justice, Alio Daouda, cette initiative vise à garantir une valorisation juste, transparente et scientifiquement fondée, alignée sur les standards internationaux.

Un contexte de tensions et de nationalisation

Cette démarche intervient dans un contexte sensible :

  • Les relations avec le groupe français Orano sont tendues, après des accusations de vol d’uranium ;

  • Quelques mois seulement après la nationalisation de la Société des mines de l’Aïr (SOMAÏR) à Agadez.

L’objectif est multiple : sécuriser l’exploitation, protéger l’emploi local et assurer la préservation de l’intérêt général, tout en affirmant auprès des partenaires internationaux le rôle actif et légitime du Niger dans la gestion de ses ressources naturelles.

Un secteur stratégique à défendre

L’initiative illustre la volonté du Niger de défendre ses intérêts économiques et stratégiques dans un secteur longtemps considéré comme un pilier de son économie. Elle souligne également la capacité du pays à naviguer dans un environnement de pressions juridiques et diplomatiques internationales, tout en réaffirmant sa souveraineté sur ses ressources.

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Mali : le gouvernement adopte un décret pour encadrer l’usage des drones civils.

Lors du Conseil des ministres du 16 janvier 2026, le gouvernement malien a adopté un projet de décret visant à encadrer strictement l’utilisation des drones civils et de leurs accessoires sur l’ensemble du territoire national. Cette initiative intervient dans un contexte où ces appareils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à faible coût, suscitent des préoccupations sécuritaires majeures.

Des drones aux usages multiples… et risqués

Selon le texte adopté, les drones civils peuvent être détournés de leur usage initial et utilisés à des fins malveillantes :

  • Attaques terroristes ou violences ciblées ;

  • Surveillance illicite de personnes ou d’infrastructures sensibles ;

  • Transport de charges dangereuses, incluant des explosifs ou produits chimiques.

Ces risques croissants, associés à la démocratisation rapide de ces technologies, ont conduit le gouvernement à considérer l’encadrement légal comme une priorité nationale.

Un cadre réglementaire pour l’acquisition et l’usage

Présenté par le ministre de la Sécurité, général de division Daoud Aly Mohammedine, le décret a pour objectif de réglementer plusieurs aspects de la circulation des drones civils :

  • Acquisition : formalités d’achat et enregistrement obligatoire des appareils ;

  • Utilisation : restrictions liées aux zones de vol, altitudes maximales et conditions d’emploi ;

  • Circulation et importation : contrôle des dispositifs et accessoires susceptibles d’être détournés à des fins criminelles.

Le texte se veut une réponse globale et adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques posés par l’usage croissant de ces engins dans la vie civile.

Vers une sécurité renforcée et une utilisation responsable

Avec ce décret, le Mali rejoint une tendance internationale visant à encadrer l’usage des drones, combinant innovation technologique et sécurité publique. L’objectif affiché est de garantir que ces appareils, dont le potentiel économique et logistique est reconnu, soient utilisés de manière responsable et conforme aux règles de sécurité, tout en limitant les risques pour les citoyens et les infrastructures stratégiques du pays.

Le décret devrait entrer en vigueur dans les prochaines semaines, accompagnant des campagnes de sensibilisation et d’information pour les propriétaires et utilisateurs de drones civils.

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Enseignement supérieur : 60 agents admis à la retraite célébrés pour une carrière au service de la Nation.

Soixante femmes et hommes ont officiellement tourné la page de leur carrière administrative au sein du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation. Admis à faire valoir leurs droits à la retraite au titre de l’année 2025, ces agents ont été honorés ce mercredi 21 janvier lors d’une cérémonie solennelle présidée par le ministre Alpha Bacar Barry.

Des parcours divers au cœur du système universitaire guinéen

Issus d’horizons professionnels variés, les récipiendaires ont exercé dans les universités publiques, les centres de recherche, les services de documentation ainsi que dans les structures centrales du département. Enseignants-chercheurs, personnels administratifs et agents d’appui ont, chacun à leur niveau, contribué au fonctionnement quotidien et à la continuité du système d’enseignement supérieur en Guinée.

Souvent éloignés des projecteurs, ces agents ont accompagné la formation de plusieurs générations d’étudiants, participé à l’encadrement académique, soutenu la production scientifique et assuré la gestion administrative indispensable au bon fonctionnement des institutions universitaires et de recherche.

Une reconnaissance institutionnelle pour des décennies de service

Après plusieurs décennies d’engagement, leur départ marque la fin de carrières exigeantes, parfois menées dans des contextes contraignants, mais toujours animées par un profond attachement au service public. Dans son allocution, le ministre a salué « des parcours exemplaires, faits de rigueur, de discrétion et de dévouement », soulignant que ces agents constituent une part essentielle de la mémoire institutionnelle du secteur.

Il a également rappelé que les réformes en cours dans l’enseignement supérieur guinéen reposent en grande partie sur les fondations posées par ces femmes et ces hommes, dont l’expertise et l’expérience ont durablement façonné les universités et centres de recherche du pays.

Transmission, héritage et nouveaux défis

Au-delà de l’hommage, la cérémonie a été l’occasion de mettre en avant l’importance de la transmission des savoirs et des valeurs professionnelles aux nouvelles générations d’agents. Les autorités ont insisté sur la nécessité de capitaliser cet héritage humain pour accompagner les mutations du système d’enseignement supérieur, notamment en matière de gouvernance, de qualité académique et d’innovation scientifique.

En quittant la vie active, ces retraités laissent derrière eux un legs institutionnel précieux, fait de compétences, de pratiques et d’engagements qui continueront d’inspirer le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche en Guinée.

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Sénégal : Pape Thiaw brise le silence après une fin de tournoi sous tension.

Le sélectionneur national des Lions du Sénégal est sorti de sa réserve mercredi soir à travers un message empreint d’émotion, publié sur sa page Facebook, au lendemain d’un tournoi qu’il qualifie d’« exceptionnel » sur le plan sportif, mais dont l’issue a été, selon ses mots, « dramatique ».

Dans cette prise de parole très attendue, le technicien sénégalais a tenu à réaffirmer avec force son attachement profond au Sénégal. « Mon cœur, mon âme et mon esprit sont ancrés dans ce pays qui m’a tout donné », écrit-il, rappelant que son engagement à la tête de la sélection nationale s’inscrit avant tout dans une logique de loyauté, de sacrifice et de fierté nationale.

Une réaction dictée par l’émotion et le souci de protéger ses joueurs

Revenant sur l’incident ayant provoqué une vague de réactions dans l’opinion publique et les milieux sportifs, le sélectionneur a tenu à lever toute ambiguïté. Il affirme n’avoir jamais eu l’intention de transgresser les règles du football ni de porter atteinte à l’éthique du jeu.

« J’ai simplement tenté de protéger mes joueurs face à ce que je considérais comme une injustice », explique-t-il, évoquant un contexte de forte tension émotionnelle et un sentiment de partialité qui, selon lui, a pesé sur le déroulement de la rencontre. Il reconnaît que sa réaction a pu être interprétée comme une entorse aux règles, mais insiste sur son caractère humain, inhérent à l’intensité du sport de haut niveau et à la responsabilité d’un sélectionneur envers son groupe.

Le choix de la responsabilité et de l’intérêt supérieur du Sénégal

Après échanges avec son staff et les joueurs, la décision a été prise de reprendre le match. Un choix mûrement réfléchi, guidé par un objectif clair : continuer la compétition avec l’ambition d’aller chercher le trophée pour le peuple sénégalais.

« Nous avons décidé de rester concentrés sur l’essentiel », souligne-t-il, mettant en avant l’état d’esprit collectif, la discipline et le sens des responsabilités qui ont prévalu malgré les circonstances difficiles.

À travers ce message, le sélectionneur national a voulu apaiser les tensions, rétablir sa vérité et rappeler que, au-delà des polémiques, son action reste dictée par l’amour du maillot, le respect du football et la volonté constante de défendre les intérêts du Sénégal sur la scène sportive internationale.