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Corridor Dakar–Bamako : une résilience commerciale éprouvée malgré la crise sécuritaire.

Malgré un contexte sécuritaire et logistique fortement dégradé au Mali en 2025, les échanges commerciaux avec le Sénégal ont fait preuve d’une relative résilience. Selon une analyse de la Direction des prévisions et des études économiques (DPEE), les exportations sénégalaises, notamment pétrolières, ont enregistré une hausse significative sur les dix premiers mois de l’année.

Des exportations pétrolières en forte progression

Les exportations de produits pétroliers vers le Mali ont progressé de 15,3 % entre janvier et octobre 2025. Cette dynamique a été particulièrement marquée en septembre et octobre, avec des hausses qualifiées de « spectaculaires » de 94 % et 105,6 %. Ces performances traduisent la solidité des relations commerciales entre les deux pays, en dépit des contraintes sécuritaires.

Un corridor stratégique sous pression

La crise malienne s’est intensifiée à partir de septembre 2025 avec l’instauration d’un blocus sur plusieurs axes routiers stratégiques de l’Ouest du pays, notamment dans les régions de Kayes et de Nioro-du-Sahel. Ces zones constituent des points de passage essentiels pour le transit des marchandises en provenance du port de Dakar vers Bamako.

Les attaques répétées contre les camions-citernes et la montée de l’insécurité fragilisent le corridor Dakar–Bamako, axe vital du commerce régional. Le Mali demeure toutefois le premier client du Sénégal, représentant 26,5 % des exportations totales en 2024, pour une valeur estimée à 802,8 milliards de francs CFA.

Un excédent commercial en recul, mais toujours élevé

À fin octobre 2025, le Sénégal affiche un excédent commercial de 660,7 milliards de francs CFA vis-à-vis du Mali. Ce solde reste élevé, bien qu’en recul de 11,7 milliards par rapport à la même période en 2024. Cette dégradation modérée illustre les tensions croissantes pesant sur les échanges bilatéraux.

Des pertes logistiques et des risques économiques majeurs

La DPEE souligne que la crise a entraîné un engorgement logistique important au port de Dakar, avec environ 120 conteneurs bloqués quotidiennement. Les pertes économiques sont estimées à près de 15 milliards de francs CFA par mois.

À moyen terme, la diversification des corridors maliens vers d’autres ports de la sous-région — Nouakchott, Conakry ou Lomé — pourrait réduire les exportations sénégalaises de produits pétroliers, de ciment hydraulique et de denrées alimentaires. Cette situation menacerait directement les activités de raffinage, les cimenteries, ainsi que les revenus de milliers de transporteurs et de commerçants des régions de transit.

Pressions sociales et enjeux sécuritaires transfrontaliers

Le rapport anticipe également un déplacement accru de populations maliennes vers le Sénégal, notamment dans les régions frontalières de Tambacounda, Bakel et Kédougou. Cet afflux exercerait une pression supplémentaire sur des infrastructures sociales déjà fragiles, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et de l’assainissement.

Dans les centres urbains, en particulier à Dakar, cette dynamique pourrait accentuer la tension sur le marché immobilier et contribuer à la hausse des loyers. La DPEE alerte par ailleurs sur les risques sécuritaires liés à la porosité de la frontière sénégalo-malienne, longue de plus de 400 kilomètres, favorisant les infiltrations terroristes, les trafics illicites et la migration irrégulière via les côtes sénégalaises vers les îles Canaries.

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Coopération bilatérale : le Premier ministre mauritanien Moctar Ould Djay en visite officielle à Dakar.

Le Premier ministre de la République islamique de Mauritanie, Moctar Ould Djay, effectue une visite officielle au Sénégal du 8 au 9 janvier 2026. Il s’agit de son premier déplacement à Dakar depuis sa nomination en août 2024.

Cette visite s’inscrit dans la continuité du déplacement du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, à Nouakchott du 12 au 14 janvier 2025, et revêt une importance stratégique. Elle offre aux deux chefs de gouvernement l’occasion de renforcer le partenariat entre le Sénégal et la Mauritanie, fondé sur un dialogue politique constant et une coopération soutenue.

Des projets structurants au cœur de la coopération

Les relations bilatérales se traduisent par des projets d’envergure, tels que le développement conjoint du projet gazier transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) sur la frontière maritime, ainsi que la construction du pont de Rosso, destiné à faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Ces initiatives illustrent la volonté partagée de renforcer l’intégration économique, la stabilité régionale et la prospérité mutuelle.

Un rapprochement politique constant

Le dialogue entre Dakar et Nouakchott s’est intensifié ces dernières années, comme le montrent les multiples rencontres entre les chefs d’État. Depuis avril 2024, les dirigeants des deux pays se sont rencontrés à au moins cinq reprises, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye ayant choisi de faire de la Mauritanie sa première visite officielle de mandat, soulignant ainsi l’importance stratégique de cette relation.

Relance de la coopération institutionnelle

La coopération bilatérale a également été réactivée à travers la 13ᵉ session de la Grande Commission sénégalo-mauritanienne, tenue en février puis en novembre 2024 à Nouakchott, après près de neuf années d’interruption. Cette relance témoigne de la volonté commune de consolider les liens institutionnels et de renforcer le partenariat entre les deux nations.

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Santé, éducation, jeunesse : le triptyque présidentiel pour préparer l’avenir du Sénégal.

Préparer durablement l’avenir du Sénégal passe par un investissement massif et structurant dans le capital humain. C’est la conviction réaffirmée par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de son Adresse à la Nation. Pour le chef de l’État, la santé, l’éducation et la jeunesse constituent les piliers centraux du projet de transformation nationale porté par les pouvoirs publics.

La santé, socle du bien-être et de la justice sociale

En matière de santé, le Président a mis en avant une action résolument orientée vers la proximité et l’équité territoriale. En 2025, 34 postes de santé ont été ouverts ou réhabilités, tandis que 76 ambulances médicalisées ont été déployées à travers le pays, améliorant significativement la prise en charge des urgences.

Cette dynamique sera amplifiée dès 2026 avec le renforcement des plateaux techniques, la mise en service de 112 ambulances supplémentaires et un investissement de 91 milliards de francs CFA destiné à la construction de centres de santé de haut standing. À cela s’ajoute l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio, infrastructure stratégique pour la lutte contre le cancer et la réduction des évacuations sanitaires à l’étranger.

L’éducation, levier stratégique de souveraineté

Le Président a également placé l’éducation au cœur de la souveraineté nationale. Plus de 2 400 salles de classe ont été livrées, accompagnées de blocs administratifs, sanitaires et de clôtures sécurisées, contribuant à l’amélioration de l’environnement scolaire.

Sur le plan des ressources humaines, 2 000 enseignants ont été recrutés dans les zones prioritaires, tandis que plus de 500 enseignants-chercheurs viendront renforcer les universités et instituts supérieurs. Le chef de l’État a par ailleurs insisté sur la réforme des curricula, la création de huit nouveaux Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et l’intégration progressive des daaras dans le système éducatif national, afin d’aligner la formation sur les besoins réels de l’économie.

La jeunesse, cœur de la vision présidentielle

La jeunesse occupe une place centrale dans la stratégie présidentielle. « C’est d’abord pour elle », a rappelé Bassirou Diomaye Faye, qu’il a décrété 2026 “Année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire”. Cette orientation vise à renforcer l’insertion professionnelle, l’entrepreneuriat et les initiatives à fort impact social.

Cette ambition sera symboliquement portée par l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse Dakar 2026, premier événement olympique jamais accueilli sur le sol africain, perçu comme un marqueur de confiance internationale et d’ouverture du Sénégal sur le monde.

Une vision structurante à l’horizon 2026

Au fil de son discours, le Président a martelé une conviction forte : « investir dans la jeunesse, c’est investir dans la souveraineté et la stabilité durable de la Nation ». À travers le triptyque santé–éducation–jeunesse, l’exécutif sénégalais entend poser les bases d’un développement inclusif, résilient et durable, faisant du capital humain le moteur principal de la transformation du pays à l’horizon 2026.

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Adresse à la Nation du 31 décembre : Bassirou Diomaye Faye dresse le bilan 2025 et trace une feuille de route ambitieuse pour 2026.

Discours intégral de son Excellence le président Bassirou Diomaye Faye :

Sénégalaises, Sénégalais,

Mes Chers compatriotes

Nous voici au terme d’une année exigeante. Une année d’efforts, qui appelle un regard lucide sur le chemin parcouru et une parole claire sur celui qui s’ouvre devant nous.

Ce moment est d’abord celui de la reconnaissance.

Reconnaissance envers nos forces de défense et de sécurité, qui accomplissent leur mission avec professionnalisme, discipline et un sens élevé du devoir.

Reconnaissance envers nos autorités religieuses et coutumières, gardiennes de l’équilibre social, de l’apaisement des consciences et des valeurs qui fondent notre vivre-ensemble.

Reconnaissance aussi envers les Sénégalaises et les Sénégalais, d’ici comme de la diaspora.

De votre bravoure, de vos mains, de votre intelligence et de votre patience naît, chaque jour, cette force tranquille qui fait tenir la Nation et éclaire son avenir.

Mes chers compatriotes,

Le serment que j’ai prêté devant la Nation et devant Dieu engage ma conscience et ma responsabilité au plus haut niveau. Il exprime mon devoir de respecter la Constitution, de protéger la République et de servir, avec la même exigence, chaque Sénégalaise et chaque Sénégalais.

Cette fidélité au serment s’accorde avec une fidélité tout aussi essentielle, celle qui lie notre action au projet de transformation que nous avons porté devant le peuple. Ce projet, fondé sur la justice, la souveraineté, la transparence, l’équité et la dignité humaine, reste la boussole de nos choix. J’y demeure attaché avec constance, dans l’esprit du Jub, Jubal, Jubanti.

L’année qui s’achève aura été, pour notre pays, un moment de vérité. Elle a mis au jour des déséquilibres profonds, révélé l’ampleur des défis accumulés et rappelé l’exigence de redresser l’État avec sérieux, méthode et transparence.

Un travail approfondi a été mené à l’interne et avec nos partenaires, afin d’établir un diagnostic partagé et de dessiner des solutions durables.

Dans le même mouvement, des avancées concrètes ont été réalisées.

La continuité de l’État a été assurée, les services publics renforcés et les secteurs les plus vulnérables accompagnés. La baisse progressive des prix des produits essentiels s’est traduite par un allègement réel du coût de la vie.

Les mesures de réduction des prix de plusieurs produits essentiels ont représenté 342 milliards 500 millions de francs CFA d’économies pour les ménages en 2025. Cet effort se poursuivra en 2026.

Je tiens, à cet égard, à saluer l’engagement du Premier ministre, Ousmane Sonko, et de l’ensemble du Gouvernement.

L’amélioration progressive de l’environnement des affaires, l’intensification de notre diplomatie économique et la tenue du Forum Invest in Sénégal ont renforcé la crédibilité du pays et consolidé son positionnement comme une destination d’investissement fiable et attractive.

Mes chers compatriotes,

La décision politique de porter le Registre national unique à un million de ménages a rendu l’action sociale plus juste et plus efficace, en orientant les appuis vers celles et ceux qui en ont réellement besoin.

Cette exigence d’équité s’est prolongée par un soutien accru à l’autonomisation économique des femmes et des jeunes avec l’émergence de 1060 coopératives productives solidaires.

Dans le domaine de la santé, le Gouvernement a constamment cherché à améliorer le quotidien des familles. Des structures de proximité ont été ouvertes ou réhabilitées, les plateaux techniques renforcés, le SAMU rapproché des terroirs et des maternités mises à niveau.

Cet effort s’est traduit, en 2025, par l’ouverture de 34 postes de santé et le déploiement de 76 ambulances médicalisées. Ce nombre sera porté à 112 ambulances médicalisées, en 2026.

L’année 2025 a également marqué des progrès décisifs dans le champ productif, notamment grâce à la mise à disposition d’équipements appropriés et d’intrants suffisants aux acteurs agricoles. Dans les campagnes, la production céréalière a dépassé 2 500 000 tonnes, tandis que la filière arachidière a retrouvé une dynamique porteuse.

L’industrie a connu un tournant avec la relance de la SONACOS, après deux années d’arrêt, recréant plus de 2 300 emplois directs. Cet effort se poursuivra en 2026, grâce à une dotation de 25 milliards destinée au renouvellement de l’outil de production.

À l’échelle nationale, plus de 8 000 PME ont été accompagnées, permettant de consolider ou de créer près de 130 000 emplois directs et indirects.

Mes chers compatriotes,

Préparer l’avenir signifie aussi investir dans la jeunesse et dans le savoir. 2 401 salles de classe ont été livrées, accompagnées de 1 389 blocs administratifs, 1 112 blocs d’hygiène et 92 kilomètres de clôtures sécurisées. 2 000 enseignants ont été recrutés dans les zones prioritaires et plus de 500 enseignants-chercheurs vont rejoindre les universités, les ISEP et les écoles supérieures.

8 nouveaux ISEP vont renforcer l’accès à une formation professionnelle supérieure de qualité, tandis que les réformes des curricula, l’intégration des daara dans l’éducation nationale, la réorientation vers les sciences, les technologies, les formations professionnelles et le numérique vont accompagner cette transformation.

Enfin, les infrastructures ont continué de transformer la vie quotidienne. Près de 280 kilomètres de routes ont été livrés, plus de 100 kilomètres de pistes rurales ont reconnecté 86 localités, et l’accès à l’eau potable comme à l’électricité s’est élargi avec 831.799 concitoyens qui ont eu pour la première fois accès à l’électricité.

Ces résultats, parmi d’autres, rapprochent les familles, soutiennent l’activité économique et redonnent souffle à des zones longtemps enclavées.

Mes chers compatriotes,

L’année 2025 a été celle de la rigueur et de la résilience ainsi que de la consolidation de la transparence et de la vérité dans notre démarche. Grâce à une réduction drastique du train de vie de l’Etat, à une gestion plus exigeante, à la renégociation de contrats et à la rationalisation de plusieurs niches, l’État a dégagé plusieurs ressources qui seront intégralement consacrés aux investissements prioritaires de 2026.

L’année qui s’ouvre sera ainsi celle de la relance effective de l’investissement public.

Dans l’éducation, afin d’accélérer l’éradication des abris provisoires et améliorer les conditions d’apprentissage, 29 milliards sont prévus au titre de l’année 2026, sur un budget global de 62,8 milliards destinés à la construction et l’équipement de 2.500 salles de classe, 300 blocs administratifs, 50.000 mètres linéaires de clôture et 480 blocs d’hygiène, entre autres.

L’enseignement supérieur et la formation professionnelle et technique ne seront pas en reste avec budget prévisionnel de 31 milliards pour la construction, la réhabilitation et l’équipement des bâtiments dans les universités, notamment.

La santé bénéficiera d’un effort majeur, avec 91 milliards de francs CFA destinés à la construction de 35 centres de santé de proximité de grand standing, à l’achèvement de l’Hôpital oncologique de Diamniadio et au renforcement des plateaux médicaux sur l’ensemble du territoire national.

L’accès à l’eau constituera une priorité stratégique. Le Grand Transfert d’Eau sera lancé avec un premier financement public de 50 milliards. Il permettra de mobiliser un volume de 1,8 millions de m3 par jour afin de prendre en charge, sur le long terme, les besoins en eau potable des centres urbains du Dakar-Mbour-Thiès, et Touba.

Sans compter l’irrigation de près de 15.000 hectares en appui aux objectifs de souveraineté alimentaire et de renforcement du secteur de l’élevage.

L’hydraulique rurale sera aussi renforcée avec la relance de la phase 2 du projet d’approvisionnement en eau potable d’un montant de 55 milliards de FCFA, pour la réalisation, entre autres, de 101 forages et de 96 châteaux d’eau.

Les infrastructures connaîtront une accélération significative. Plus de 100 milliards seront engagés pour les routes, les aménagements urbains et les équipements structurants, y compris ceux liés aux Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Les programmes PUDC, PUMA et PROMOVILLES disposeront de 51 milliards pour renforcer les services de base et désenclaver les territoires.

La construction du deuxième pont de Ziguinchor, avec une dotation initiale de 25 milliards de FCA, améliorera durablement la mobilité dans cette région.

Dans le même temps, le Plan Diomaye pour la Casamance, dont l’impact est déjà significatif, s’étendra progressivement aux autres départements des régions du sud.

Le monde rural bénéficiera d’investissements ciblés, avec 18 milliards dédiés aux coopératives agricoles communautaires et aux premières fermes intégrées, ainsi que plus de 91 milliards pour les agropoles du Sud et du Centre, afin de renforcer la production, la transformation locale et l’emploi.

Dans le domaine de l’énergie, l’année 2026 marquera une accélération décisive avec le raccordement prévu de 3.637 localités supplémentaires, représentant 113.654 ménages et environ 1.235.755 personnes.

Parallèlement, le Sénégal franchira une étape majeure vers la connectivité universelle, avec le déploiement d’antennes satellitaires permettant à près d’un million de personnes d’accéder gratuitement à l’internet en 2026, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat et l’inclusion numérique.

Enfin, l’accès au logement sera soutenu par 20 milliards de francs CFA, destinés à impulser le programme des 30 000 logements et le programme de rénovation urbaine.

Ces choix traduisent une conviction claire : le Sénégal dispose des ressources, de l’intelligence collective et de la capacité de travail nécessaires pour se relever, se transformer et bâtir son avenir par ses propres efforts, avec sa jeunesse comme moteur et son peuple comme force.

 

Mes chers compatriotes,

Le Sénégal a choisi de demeurer fidèle à ce qui fonde sa force : une démocratie vivante, un État de droit exigeant et une tradition de dialogue profondément enracinée.

C’est dans cet esprit de continuité et de responsabilité que les réformes engagées ont été poursuivies afin de renforcer la solidité et la crédibilité de nos institutions.

L’Office national de lutte contre la corruption a été installé à l’issue d’un appel à candidatures ouvert et transparent, selon un principe désormais étendu à plusieurs autres entités de la République, pour consacrer la compétence, l’intégrité et le mérite comme critères de gouvernance publique.

Dans la même dynamique de réformes, les comités ad hoc issus des Assises de la Justice et du Système politique ont achevé leurs travaux. Ils ont permis de poser les bases d’une traduction juridique des recommandations consensuelles formulées dans un esprit de refondation.

Fidèle à l’engagement de consolider durablement l’État de droit, les projets de textes relatifs à la révision de la Constitution, à la Cour constitutionnelle, au Conseil supérieur de la Magistrature, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que le projet de Code électoral seront présentés en Conseil des Ministres et transmis à l’Assemblée nationale au courant du premier trimestre 2026.

Les autres réformes s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat et le rythme de la Nation.

Mes chers compatriotes,

Sur la scène africaine et internationale, le Sénégal a poursuivi son œuvre de paix, de solidarité et de coopération. Il a renforcé ses alliances sur le Continent, consolidé sa contribution à la prévention des risques sécuritaires et porté une voix claire en faveur d’un multilatéralisme plus inclusif et plus efficace, au service de l’humanité.

La décision du soixante huitième Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO de confier, pour la première fois, au Sénégal la présidence de la Commission de l’organisation en constitue une reconnaissance forte et sans équivoque.

Mes chers compatriotes,

Au cœur de notre Nation, la jeunesse constitue une force qui ne s’érode jamais malgré les épreuves.

C’est d’abord pour elle que j’ai décrété 2026, « année de l’Emploi et de l’Économie sociale et solidaire ».

Notre pays accueillera les Jeux Olympiques de la Jeunesse, Dakar 2026, premier événement olympique sur le sol africain. Ce rendez-vous dépasse le cadre du sport. Il est un symbole de confiance, de capacité et d’ouverture. Il nous appartiendra d’y montrer, avec exigence, ce que le Sénégal sait offrir au monde : une jeunesse disciplinée, un peuple hospitalier et une Nation capable de tenir ses engagements.

Mes chers compatriotes,

La haute charge que vous m’avez confiée me prescrit une hauteur d’esprit que j’entends garder en toutes circonstances. Je continuerai, donc à remplir cette mission avec humilité, écoute et lucidité. Rien ne m’en détournera. Rien ne primera sur l’intérêt général. Rien ne sera jamais placé au-dessus de la paix, de l’unité et de l’intégrité du Sénégal.

La République ne nous demande pas d’être parfaits. Elle exige de nous la sincérité des intentions, la loyauté des engagements et la constance dans l’effort commun.

Je sais combien les attentes sont fortes mais vous avez refusé la résignation et choisi l’espérance et l’action pour la transformation de notre Sénégal.

Mais avant de conclure, mes chers compatriotes, je veux dire avec force qu’aucune violence n’est tolérable dans la République, en particulier celles faites aux femmes, les féminicides et toutes les atteintes commises contre les plus vulnérables. L’État poursuivra sans relâche la prévention, la protection des victimes et la sanction implacable des auteurs, afin que la dignité, la sécurité et la vie soient garanties à toutes et à tous.

Que l’année 2026 apporte la santé, la paix des esprits et l’harmonie dans tous les foyers.

Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026.

Que Dieu bénisse le Sénégal et l’Afrique !

Vive la République.

Vive le Sénégal.

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Tarifs de l’électricité au Sénégal : la CRSE valide une baisse ciblée de 10 % pour les petits consommateurs dès 2026

Le Conseil de régulation de la Commission de Régulation du Secteur de l’Énergie (CRSE) a officiellement approuvé la nouvelle grille tarifaire de la Senelec, conformément aux orientations du Gouvernement sénégalais. Cette réforme, entérinée par la décision n°2025-140, entrera en vigueur à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 et prévoit une baisse ciblée de 10 % destinée à soulager les petits consommateurs.

Une mesure gouvernementale à fort impact social

Cette décision fait suite à une directive transmise par le Ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, dans le cadre des politiques publiques visant à renforcer le pouvoir d’achat des ménages et à soutenir les petits professionnels face au coût de l’énergie. Le Gouvernement entend ainsi répondre aux attentes sociales tout en préservant l’équilibre économique du secteur électrique.

Une baisse ciblée sur la première tranche de consommation

L’innovation majeure de cette nouvelle tarification réside dans son caractère ciblé. La réduction de 10 % s’appliquera exclusivement à la première tranche de consommation, bénéficiant ainsi directement aux usagers les plus modestes.

Sont concernés :

  • les clients Domestiques Petite Puissance (DPP) ;

  • les clients Professionnels Petite Puissance (PPP).

La CRSE précise que cette mesure s’applique aussi bien aux clients en post-paiement qu’aux abonnés au système de prépaiement Woyofal, garantissant une équité de traitement entre les différents profils de consommateurs.

De nouveaux tarifs de référence

Dans le détail :

  • pour les ménages DPP, le prix du kilowattheure sur la première tranche (0 à 150 kWh) est désormais fixé à 82,00 FCFA ;

  • pour les professionnels PPP, le tarif applicable aux 50 premiers kWh consommés s’établit à 147,43 FCFA.

Plus de 2,6 millions de bénéficiaires attendus

Selon la note publiée par la CRSE, cette réforme tarifaire aura un impact social significatif, puisqu’elle concernera plus de 2,6 millions de clients sur l’ensemble du territoire national en 2026. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités de rendre l’électricité plus accessible, tout en accompagnant la transition énergétique du pays.

À travers cette décision, l’État sénégalais confirme son engagement à concilier justice sociale, soutenabilité économique et réformes structurelles dans un secteur stratégique pour le développement national.

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Élection présidentielle 2025 : participation sereine des Guinéens de Dakar.

Les Guinéens résidant à Dakar ont participé ce dimanche à l’élection présidentielle de leur pays dans un climat de sérénité et de discipline. Les bureaux de vote ont enregistré une forte mobilisation, démontrant l’engagement civique de la diaspora dans le processus démocratique.

Selon les responsables électoraux et les agents sur le terrain, le scrutin s’est déroulé sans incident majeur, dans le respect des règles établies par la Commission électorale. Les électeurs ont pu exercer leur droit de vote dans des conditions sécurisées et ordonnées.

Cette participation reflète l’importance que les Guinéens de la diaspora accordent à la consolidation de la démocratie et au choix de leurs dirigeants. Les missions consulaires et diplomatiques présentes ont assuré l’accompagnement nécessaire pour garantir l’accès au vote et le bon déroulement des opérations.

La tenue réussie du scrutin à Dakar illustre la volonté de la diaspora de contribuer activement à la vie politique de la Guinée et s’inscrit dans le cadre des efforts des autorités pour assurer une élection transparente, crédible et régulière.

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Casamance : le chef de l’État réaffirme son engagement pour le retour définitif des populations déplacées.

En visite à Dar Es Salam, dans la commune de Nyassia, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé la détermination de l’État sénégalais à garantir le retour durable et définitif des populations déplacées en Casamance. Cette étape s’inscrit dans le cadre d’une tournée économique et sociale placée sous le signe de la paix, de la réinsertion communautaire et de la relance économique.

S’exprimant devant les autorités locales, les leaders communautaires et les populations, le chef de l’État a souligné que la paix demeure la condition indispensable à toute politique de réinstallation et de développement durable. Selon lui, la stabilité sécuritaire constitue le socle sur lequel doivent reposer la réinsertion des communautés affectées par le conflit et la reconstruction du tissu économique régional.

Au deuxième jour de sa visite, le Président Faye a salué les efforts déjà accomplis dans la dépollution des terres et l’accompagnement des populations déplacées. Il a notamment rendu hommage au travail mené par l’Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance, le Centre national d’action antimines au Sénégal, le Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et Territoires frontaliers, ainsi que leurs partenaires techniques et financiers. Toutefois, il a rappelé que le retour effectif et durable des communautés ne peut se concrétiser que si les conditions de sécurité, de réinsertion sociale et d’autonomisation économique sont pleinement réunies.

Le Plan Diomaye pour la Casamance (PDC), doté d’un budget de 54 milliards de francs CFA, constitue le pilier central de cette stratégie. Ce programme vise à rattraper les retards économiques accumulés au fil des années de conflit et à offrir aux populations les moyens de reconstruire durablement leurs activités agricoles, commerciales et sociales. Le Président de la République a également lancé un appel solennel aux membres de la rébellion encore actifs à rejoindre le processus de paix, estimant que la Casamance « a trop souffert » et qu’il est désormais temps de tourner définitivement la page du conflit.

À l’issue de cette visite, Bassirou Diomaye Faye s’est déclaré globalement satisfait de l’état d’avancement du PDC, avec un taux moyen d’exécution de 39 % en un peu plus d’un an. Il a toutefois insisté sur la nécessité de renforcer les moyens financiers et opérationnels afin d’accélérer la dépollution des terres, de faciliter le retour des populations déplacées et de soutenir leur autonomisation économique.

Par cette visite de terrain et ces engagements réaffirmés, le chef de l’État confirme sa volonté de faire de la Casamance un espace de paix durable, de cohésion sociale retrouvée et de développement inclusif, au bénéfice de l’ensemble des populations de la région.

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Sénégal–Émirats arabes unis : une coopération renforcée au plus haut niveau.

Après une série d’échanges avec plusieurs membres du gouvernement, dont le Premier ministre, la délégation émiratie en visite officielle à Dakar a été reçue par le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Cette audience, tenue au Palais de la République, marque une nouvelle étape dans le raffermissement des relations stratégiques entre le Sénégal et les Émirats arabes unis.

Selon un communiqué de la Présidence, les discussions ont permis de passer en revue un ensemble de projets structurants touchant plusieurs secteurs clés : agriculture, formation des fonctionnaires, digitalisation de l’administration et développement des énergies renouvelables. Des domaines considérés comme prioritaires dans la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050.

Parmi les points majeurs abordés figure la fabrication et la mise en œuvre d’une centrale de 200 mégawatts, un projet d’envergure qui témoigne de la volonté partagée d’approfondir un partenariat énergétique durable et innovant. Cette initiative s’inscrit dans l’ambition du Sénégal d’accroître sa capacité de production tout en diversifiant ses sources d’énergie.

La rencontre entre le chef de l’État et la délégation émiratie reflète ainsi une dynamique bilatérale en pleine consolidation, portée par un intérêt commun pour les investissements structurants et les solutions technologiques de nouvelle génération. Une coopération qui, selon la Présidence, continue de se renforcer au service du développement et des perspectives économiques du Sénégal.

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Coopération Sénégal–Türkiye : Serigne Guèye Diop salue une relation bilatérale en pleine transformation.

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La visite d’une délégation turque à Dakar marque une nouvelle étape dans la dynamique diplomatique et économique entre le Sénégal et la Türkiye. À l’issue de cette mission, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, a dressé un bilan optimiste d’une coopération en profond renouvellement, allant des investissements industriels à la réduction du déficit commercial, en passant par la mise en place d’un cadre juridique modernisé.

Depuis le début de l’année 2025, l’agenda stratégique entre Dakar et Ankara connaît une intensification notable. Sous l’impulsion du chef de l’État, la relation bilatérale s’est renforcée à travers une série d’échanges de haut niveau : la visite du Premier ministre en septembre, suivie de missions techniques et économiques, dont celle récemment conduite par Serigne Guèye Diop.
« Cette visite est la conséquence logique d’une série d’engagements. Elle démontre que la Türkiye est fortement engagée à relever les défis économiques avec nous », a déclaré le ministre.

La présence, à Dakar, de 37 chefs d’entreprises turques accompagnant le ministre turc du Commerce illustre la volonté d’Ankara de consolider sa présence économique au Sénégal. « Cela montre que ce pays a une vocation de partenariat avec le Sénégal », a souligné Serigne Guèye Diop, insistant sur la nécessité de transformer cet engouement en investissements concrets.

Le défi est désormais de convaincre les entreprises turques d’investir dans l’industrie sénégalaise, un secteur identifié comme prioritaire dans la stratégie nationale d’industrialisation. Pour cela, le gouvernement mise sur plusieurs axes : la promotion des 45 zones industrielles du Sénégal, l’amélioration de la compétitivité du climat des affaires et surtout la création d’un environnement juridique sécurisé.
« L’ambition est d’établir un cadre réglementaire qui permet aux Turcs d’investir ou de co-investir avec des Sénégalais », a expliqué le ministre.

Cette dynamique bilatérale ouvre la voie à des partenariats structurants dans des domaines tels que les infrastructures, la production industrielle, l’agro-industrie ou encore les services logistiques. Elle pourrait aussi contribuer significativement à la réduction du déficit commercial entre les deux pays, encore favorable à la Türkiye.

Avec cette séquence diplomatique dense, le Sénégal et la Türkiye semblent engagés dans une phase de coopération plus stratégique, plus équilibrée et orientée vers des résultats tangibles. Les prochains mois devraient permettre de mesurer l’impact réel de ces engagements sur l’économie sénégalaise comme sur les relations entre les deux nations.

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FSF : lancement de la 2ᵉ phase du projet du stade Demba Diop et nouvelles mesures en vue de la CAN 2025.

Le Comité d’Urgence de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) s’est réuni ce mardi 2 décembre 2025 sous la présidence de Abdoulaye Fall. À l’issue des échanges, plusieurs décisions stratégiques ont été prises, marquant une nouvelle étape dans la modernisation des infrastructures sportives et l’organisation administrative de l’instance.

Deuxième phase du projet du stade Demba Diop

La mesure la plus marquante concerne le lancement de la seconde phase du projet de reconstruction du stade Demba Diop. Cette étape s’accompagnera d’une révision du schéma de financement afin d’assurer une meilleure mobilisation des ressources et une exécution plus efficiente du chantier.
Ce projet, considéré comme prioritaire pour le football sénégalais, vise à doter le pays d’une infrastructure répondant aux normes internationales.

Réorganisation administrative

Le Comité d’Urgence a également validé une réorganisation de l’administration fédérale. L’objectif est de renforcer la gouvernance interne, d’améliorer la coordination des services et d’accroître l’efficacité opérationnelle de la FSF à l’approche d’échéances majeures.

CAN 2025 : nouvelles dispositions pour l’accueil

Dans le cadre des préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, plusieurs mesures ont été annoncées :

  • Prise en charge du logement des invités de la Fédération pour garantir des conditions d’accueil optimales.

  • Création d’un bureau de facilitation pour le Fan-ID, installé au siège de la LSFP, afin de simplifier les démarches des supporters et leur garantir un accès fluide aux compétitions.

Avec ces décisions, la FSF confirme sa volonté de renforcer son organisation, d’améliorer son dispositif d’accueil et de poursuivre la modernisation du football sénégalais à l’approche de la CAN 2025