Réunis à Abuja en décembre 2025, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO ont adopté une série de mesures majeures visant à rendre le transport aérien plus accessible et plus compétitif dans la région. Cette réforme, attendue depuis plusieurs années, prévoit notamment la suppression de plusieurs taxes appliquées sur les vols et une réduction de 25 % des frais passagers et de sûreté.
L’ensemble de ces décisions entrera en vigueur le 1er janvier 2026.
Un secteur longtemps asphyxié par des taxes excessives
L’aviation ouest-africaine figure parmi les plus taxées au monde. Selon les études menées par des organisations régionales et internationales, un passager peut se voir imposer jusqu’à 66 frais différents, tandis que les compagnies aériennes doivent s’acquitter de plus de 100 taxes et redevances.
Ces charges cumulées ont eu pour conséquences :
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des billets d’avion très élevés, souvent hors de portée de la majorité des voyageurs ;
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une diminution de la compétitivité des compagnies locales ;
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un frein au tourisme, au commerce et aux échanges intra-régionaux.
Avec cette réforme, la CEDEAO entend mettre fin à une situation qui pénalisait lourdement la mobilité et la croissance économique.
Une réforme pour relancer le secteur aérien
La nouvelle législation adoptée aligne désormais la région sur les standards internationaux recommandés par l’OACI et les organisations spécialisées.
Les objectifs principaux sont :
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rendre les billets plus abordables ;
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augmenter le trafic aérien intra et extra-régional ;
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améliorer la viabilité financière des compagnies ;
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stimuler les investissements et les opportunités économiques dans l’aviation.
Les États membres devront adapter leurs réglementations nationales pour se conformer aux nouvelles exigences. Les compagnies aériennes, quant à elles, sont incitées à répercuter les réductions sur les tarifs afin de garantir un impact réel pour les voyageurs.
Vers une intégration aérienne plus forte en Afrique de l’Ouest
La CEDEAO a également annoncé la mise en place d’un mécanisme de suivi chargé de s’assurer de l’application effective des mesures dans tous les pays membres.
D’autres initiatives sont en préparation, notamment :
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la création d’installations de maintenance communes ;
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l’harmonisation renforcée des normes de sécurité ;
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la facilitation de l’interopérabilité entre compagnies régionales.
Ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de ciel ouvert ouest-africain, favorisant une mobilité fluide, un développement économique soutenu et une meilleure intégration régionale.

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