Le gouvernement de transition au Mali a décidé de suspendre tous les supports de diffusion du magazine panafricain (site internet, réseaux sociaux et version papier). Cette décision fait suite à la publication d’articles jugés attentatoires à la souveraineté nationale et au moral des troupes.
La position de Bamako
Les autorités maliennes justifient cette mesure par plusieurs griefs :
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Accusations de diffamation : Le gouvernement qualifie les récents écrits du journal de « mensongers » et « malveillants ».
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Atteinte à la sécurité : Les autorités estiment que certains articles visent à démoraliser les Forces Armées Maliennes (FAMa) et à créer une instabilité politique.
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Souveraineté : Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée de contrôler le récit national face à ce que Bamako considère comme une « guerre informationnelle » menée depuis l’étranger.
La réponse de Jeune Afrique
De son côté, la rédaction du mensuel basé à Paris rejette fermement ces accusations :
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Défense du journalisme : La direction maintient que ses informations sont vérifiées et sourcées.
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Dénonciation de la censure : Le média voit dans cette interdiction une nouvelle entrave à la liberté de la presse et une tentative de « faire taire » les voix critiques.
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Continuité : Le journal a affirmé qu’il continuerait de couvrir l’actualité malienne malgré l’impossibilité d’être diffusé physiquement dans le pays.
Un contexte régional sous haute tension
Cette interdiction n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une tendance lourde observée dans la région du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) :
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Suspensions en série : Avant Jeune Afrique, d’autres médias tels que RFI, France 24 et LCI ont déjà été interdits de diffusion dans ces pays.
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Crise diplomatique : Les relations entre Bamako et Paris sont au plus bas, ce qui impacte directement les médias français ou perçus comme tels.
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Réorganisation de l’information : Les autorités locales privilégient désormais des canaux de communication nationaux ou des partenariats avec de nouveaux alliés (notamment russes).
Note : Cette situation inquiète les organisations de défense de la presse, comme Reporters sans frontières (RSF), qui alertent sur le rétrécissement constant de l’espace démocratique pour les journalistes indépendants dans la zone.

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