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Mali : 82 militaires libérés après plusieurs mois de détention.

L’armée malienne a annoncé la libération de 82 militaires détenus depuis les attaques du 25 avril, revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, et le Front de libération de l’Azawad (FLA), mouvement rebelle à dominante touarègue.

Selon un communiqué des Forces armées maliennes (FAMa), les soldats étaient détenus par des groupes armés présentés par les autorités comme affiliés à la coalition GSIM-FLA. Leur libération aurait été rendue possible grâce à une opération reposant sur une planification et une coordination renforcées.

Les attaques du 25 avril avaient notamment ciblé plusieurs positions militaires ainsi que le principal aéroport du pays. Les mêmes groupes avaient également revendiqué des attaques contre des positions des forces maliennes le 4 juillet.

Un agent français bénéficie d’une grâce présidentielle

Dans le même temps, le président de la transition, Assimi Goïta, a accordé une grâce à Yann Christian-Bernard Vézilier, ressortissant français présenté par les autorités maliennes comme un agent de renseignement et officiellement affecté à l’ambassade de France à Bamako.

Arrêté en août 2025 alors qu’il se trouvait avec plusieurs officiers maliens, il avait été condamné en juin à 20 ans de prison pour des faits liés à une accusation de complot contre les institutions de la transition.

La mesure de grâce entraîne son retrait du territoire malien. Les autorités précisent toutefois qu’elle ne remet pas en cause les faits retenus lors de son procès. Elles ont également remercié un « pays frère » pour sa contribution à l’obtention de cette mesure, sans en révéler l’identité.

Les officiers maliens arrêtés dans la même affaire, depuis radiés des FAMa, restent pour leur part détenus dans l’attente de leur jugement. Ils sont accusés d’avoir participé à un réseau d’espionnage et à un projet de déstabilisation des institutions de la transition.

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Sécurité : le Mali plaide pour une autonomie technologique et stratégique africaine.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a appelé mercredi, à Kigali, les États africains à renforcer leur autonomie stratégique face à l’évolution rapide des technologies militaires, notamment les drones, les systèmes autonomes et l’intelligence artificielle.

Intervenant lors de la deuxième session de la Conférence internationale sur la sécurité en Afrique, le chef de la diplomatie malienne a estimé que ces transformations technologiques posent de nouveaux enjeux en matière de souveraineté et de sécurité.

Réduire les dépendances extérieures

Abdoulaye Diop a notamment évoqué l’expérience du Mali dans la lutte contre les groupes armés, estimant que les États africains doivent réduire leur dépendance à l’égard des acteurs extérieurs dans les domaines relevant de leur sécurité nationale.

Il a également décrit les conflits au Sahel comme des affrontements asymétriques combinant des dimensions militaires, économiques et informationnelles. Le ministre a par ailleurs accusé, sans les identifier, certains États étrangers de fournir des équipements et des drones à des groupes armés qualifiés de terroristes par les autorités maliennes.

Développer une industrie africaine de défense

Le ministre a appelé les pays africains à ne plus se limiter à l’acquisition de technologies étrangères, mais à développer leurs propres capacités de conception, de production et de maintenance.

Il a notamment défendu la création d’une industrie africaine de défense et le renforcement de la formation des jeunes dans les technologies avancées et l’intelligence artificielle.

Dans ce cadre, il a cité la Confédération des États du Sahel (AES), qui réunit le Mali, le Burkina Faso et le Niger, comme un exemple de coopération régionale visant à renforcer la prise en charge des questions sécuritaires.

Des enjeux éthiques et juridiques

Les échanges de Kigali ont également porté sur les limites à fixer à l’utilisation des systèmes militaires autonomes. Le contrôle humain, la responsabilité, l’éthique et les cadres juridiques figurent parmi les principales préoccupations soulevées lors de la conférence.

De son côté, le colonel-major Yacouba Sanogo, conseiller en stratégie à l’état-major général des Armées maliennes, a présenté les efforts engagés pour renforcer les capacités et la professionnalisation des forces maliennes, tout en rappelant leur engagement en faveur du respect du droit international.

À Kigali, le Mali défend ainsi une approche fondée sur une plus grande souveraineté technologique et sécuritaire, dans un contexte où l’intelligence artificielle et les systèmes autonomes transforment progressivement les modes de conduite des conflits.

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Mali : les recettes minières au service du financement des infrastructures.

Le Mali entend davantage tirer parti de ses ressources minières pour accélérer le développement de ses infrastructures. À la faveur de la réforme du Code minier adoptée en 2023, les autorités espèrent mobiliser jusqu’à 500 milliards de francs CFA, soit environ 883 millions de dollars, à travers un fonds destiné au financement de projets structurants.

Plus de 109 milliards de FCFA déjà mobilisés

Alimenté par les contributions des entreprises minières, le Fonds de développement des infrastructures a déjà enregistré plus de 109 milliards de francs CFA entre janvier 2025 et juin 2026.

Selon le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, le mécanisme génère au moins 50 milliards de francs CFA par an. Il pourrait également servir de garantie afin de permettre à l’État de mobiliser des financements plus importants auprès de partenaires financiers.

L’énergie, l’eau et les transports prioritaires

Les ressources du fonds devraient notamment contribuer au financement de projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et des transports.

Parmi les investissements envisagés figurent la construction et la réhabilitation de routes, le développement du réseau ferroviaire, le renforcement du transport fluvial ainsi que le soutien au développement de la compagnie aérienne publique Mali Airlines.

Transformer la richesse minière en développement

Cette stratégie traduit la volonté des autorités maliennes d’accroître les retombées économiques de l’exploitation des ressources naturelles et de mieux utiliser les revenus miniers pour financer des investissements structurants.

Le gouvernement entend ainsi faire du secteur minier non seulement une source de recettes publiques, mais également un levier de transformation économique. L’objectif est de renforcer les infrastructures essentielles au développement du pays, tout en améliorant l’impact de l’activité minière sur l’économie nationale.

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Mali : Bamako dévoile son nouvel avion de commandement, acquis pour 15,6 milliards de FCFA.

Les autorités maliennes ont présenté mercredi leur nouvel avion de commandement, destiné à assurer les déplacements officiels des plus hautes autorités de l’État. L’appareil, un Boeing 737 entièrement modernisé, a été acquis pour un montant de 15,6 milliards de FCFA, soit environ 23,8 millions d’euros.

Cette acquisition intervient après l’immobilisation de l’ancien avion présidentiel, lourdement endommagé lors de l’attaque contre l’aéroport militaire de Bamako en septembre 2024. Le nouvel appareil doit désormais permettre aux autorités maliennes de disposer d’un moyen de transport aérien dédié aux missions officielles, dans un contexte régional marqué par d’importants enjeux sécuritaires et diplomatiques.

Une visite officielle pour présenter les capacités du nouvel appareil

Le nouvel avion a été présenté à l’occasion d’une visite effectuée par le ministre d’État malien chargé de l’Économie et des Finances. Il était accompagné du secrétaire général de la Présidence de la République ainsi que du coordinateur du Groupement aérien de la Présidence.

La télévision publique ORTM a diffusé plusieurs images de l’appareil, notamment de sa cabine et de son poste de pilotage, mettant en avant les équipements et les aménagements dont il dispose.

Selon les responsables techniques, le Boeing 737 appartient à la même famille que l’ancien avion de commandement, mais a fait l’objet d’une importante modernisation. Son système avionique a été entièrement rénové, tandis que plusieurs équipements du cockpit ont été remplacés afin de répondre aux exigences liées à son utilisation pour les déplacements officiels.

La cabine a également été réaménagée pour offrir davantage de confort aux autorités et aux délégations gouvernementales. L’appareil comprend notamment une cuisine, un espace de repos doté d’une chambre ainsi que différents aménagements destinés à faciliter les déplacements de longue durée.

Une autonomie permettant des liaisons intercontinentales

Sur le plan technique, le nouvel avion affiche une autonomie annoncée de 11 500 kilomètres, ce qui lui permettrait d’effectuer près de quatorze heures de vol sans escale, selon les données communiquées par les responsables de l’appareil.

Avec une vitesse moyenne estimée à 950 km/h et une altitude de croisière pouvant atteindre 41 000 pieds, soit environ 12 300 mètres, le Boeing 737 est présenté comme capable d’assurer des liaisons de longue distance, y compris sur des trajets intercontinentaux.

Ces caractéristiques doivent permettre aux autorités maliennes de disposer d’une plus grande autonomie dans l’organisation de leurs déplacements officiels, notamment pour les missions diplomatiques et les rencontres internationales.

L’ancien avion endommagé lors de l’attaque de septembre 2024

L’acquisition du nouvel appareil intervient près de deux ans après l’attaque du 17 septembre 2024 contre l’aéroport militaire de Bamako. L’opération, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, avait notamment ciblé des infrastructures militaires et causé d’importants dégâts.

L’ancien avion de commandement présidentiel avait été gravement endommagé au cours de cette attaque. Selon les informations communiquées à l’époque, l’un de ses moteurs avait notamment été incendié.

Les expertises réalisées après les événements auraient ensuite fait état de dommages importants affectant plusieurs éléments structurels et mécaniques de l’appareil. Une remise en état aurait ainsi été jugée économiquement peu viable, conduisant à son immobilisation prolongée.

Cette situation avait contraint les autorités maliennes à recourir à des solutions alternatives pour assurer les déplacements officiels des plus hauts responsables de l’État.

Une acquisition dont le coût net doit être réduit par les indemnisations

Face aux interrogations que peut susciter le coût de cette nouvelle acquisition, le ministre malien de l’Économie et des Finances a précisé que l’opération devait être partiellement compensée par les mécanismes d’assurance liés à l’ancien appareil.

Selon ses explications, l’assurance aurait déjà versé 6 milliards de FCFA au Trésor public au titre des dommages subis par l’ancien avion. Des négociations seraient également en cours pour organiser la cession de certaines pièces détachées et accessoires récupérables, dont la valeur est estimée entre 3 et 4 milliards de FCFA.

Ces recettes potentielles permettraient ainsi de réduire le coût net supporté par les finances publiques dans le cadre de l’acquisition du nouvel appareil.

Un nouvel outil au service de la diplomatie malienne

Avec ce Boeing 737 modernisé, Bamako entend désormais disposer d’un appareil capable d’accompagner les déplacements des autorités dans le cadre de leurs missions officielles, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du continent africain.

Au-delà de son aspect logistique, cet avion constitue également un outil au service de la représentation de l’État et de la diplomatie malienne. Dans un contexte où le pays cherche à renforcer son autonomie stratégique et à multiplier les engagements internationaux, la capacité à assurer de manière indépendante les déplacements de ses plus hauts responsables revêt une dimension particulière.

La nouvelle acquisition marque ainsi le retour d’un avion de commandement opérationnel au sein du dispositif présidentiel malien, près de deux ans après la mise hors service de l’ancien appareil.

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Union africaine–Mali : Mahmoud Ali Youssouf en visite à Bamako pour relancer le dialogue politique.

Cette mission diplomatique intervient alors que l’Union africaine poursuit ses efforts en faveur d’un dialogue renforcé avec les autorités de la Transition malienne, avec pour objectif de maintenir les échanges politiques tout en accompagnant le retour progressif à l’ordre constitutionnel.

Une visite placée sous le signe du dialogue

À son arrivée dans la capitale malienne, Mahmoud Ali Youssouf a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Les deux responsables ont eu un premier entretien consacré aux relations entre le Mali et l’Union africaine ainsi qu’aux principaux dossiers d’intérêt commun. Aucun détail n’a toutefois été communiqué sur le contenu précis de leurs échanges.

Au cœur de cette visite figure également une audience prévue avec le président de la Transition, le général Assimi Goïta. Cette rencontre devrait permettre d’aborder les perspectives de coopération entre Bamako et l’organisation continentale, même si l’ordre du jour officiel n’a pas été rendu public.

Une mission dans le prolongement des décisions du Conseil de paix et de sécurité

La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans la continuité des orientations définies par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine lors de sa réunion du 28 avril 2026.

À cette occasion, les États membres avaient demandé à la Commission d’intensifier les contacts de haut niveau avec les autorités maliennes afin de favoriser un dialogue politique constructif.

Les discussions devaient notamment porter sur les conditions du retour à l’ordre constitutionnel, l’élaboration d’un calendrier de transition crédible ainsi que les perspectives de normalisation des relations entre Bamako et l’organisation panafricaine.

Le Conseil avait par ailleurs réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali, tout en plaidant pour un renforcement de l’appui technique et opérationnel au secteur de la sécurité, notamment dans les domaines du renseignement, de l’alerte précoce et du conseil stratégique.

Une suspension toujours en vigueur depuis 2021

Le Mali demeure suspendu de la participation aux activités, organes et institutions de l’Union africaine depuis le 1er juin 2021.

Cette décision avait été prise par le Conseil de paix et de sécurité après l’arrestation du président de la Transition, Bah N’Daw, et de son Premier ministre Moctar Ouane, à la suite de la prise de pouvoir du colonel Assimi Goïta, déjà acteur majeur du changement de régime intervenu en août 2020.

L’organisation avait alors conditionné la levée de cette suspension au rétablissement d’un ordre constitutionnel conforme à ses principes de gouvernance démocratique.

Toutefois, cette mesure ne remet pas en cause l’appartenance du Mali à l’Union africaine. Elle limite uniquement sa participation aux instances décisionnelles de l’organisation, tandis que les échanges diplomatiques et les mécanismes de coopération continuent d’être maintenus.

Une présence permanente de l’Union africaine au Mali

Malgré cette suspension, l’Union africaine poursuit ses activités au Mali grâce à son Bureau de liaison pour le Mali et le Sahel, dirigé par Mamadou Tangara, ancien ministre gambien des Affaires étrangères.

Également Haut Représentant et Représentant spécial du président de la Commission pour le Mali et le Sahel, il assure le suivi des initiatives de médiation, de coopération sécuritaire et de dialogue politique dans la région.

Le 15 mai 2026, Mahmoud Ali Youssouf avait reçu Mamadou Tangara afin d’évaluer l’évolution de la situation sécuritaire et politique au Sahel et de préparer la poursuite des initiatives diplomatiques de l’Union africaine auprès des États de la région.

Une stratégie de rapprochement avec les États du Sahel

Depuis son entrée en fonction, Mahmoud Ali Youssouf multiplie les initiatives destinées à préserver les canaux de dialogue avec les pays du Sahel.

Dès mai 2025, il avait engagé des consultations avec les ambassadeurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger accrédités auprès de l’Union africaine afin d’explorer les conditions d’une reprise progressive des échanges institutionnels.

Ces discussions visaient notamment à élaborer une feuille de route consensuelle permettant un retour progressif au fonctionnement constitutionnel, tout en tenant compte des réalités politiques et sécuritaires propres à chacun de ces États.

Une transition politique prolongée au Mali

Cette visite intervient également dans un contexte marqué par l’évolution du cadre juridique de la Transition malienne.

Promulguée le 8 juillet 2025, la révision de la Charte de la Transition prévoit que le général Assimi Goïta exerce les fonctions de chef de l’État pour une période de cinq ans, renouvelable autant de fois que nécessaire jusqu’au rétablissement de conditions sécuritaires permettant l’organisation d’une élection présidentielle.

Le texte précise que la Transition prendra fin après la tenue d’un scrutin présidentiel, la prestation de serment du président élu et la transmission effective du pouvoir.

La loi autorise également les responsables des institutions de la Transition, y compris le président de la Transition, à être candidats aux futures élections.

Une visite attendue pour clarifier les perspectives entre Bamako et l’Union africaine

Au-delà de son caractère protocolaire, la visite de Mahmoud Ali Youssouf constitue une nouvelle tentative de rapprochement entre l’Union africaine et les autorités maliennes.

Les conclusions de son entretien avec le général Assimi Goïta devraient permettre de mieux cerner les orientations futures des relations entre Bamako et l’organisation continentale, notamment sur les questions liées à la gouvernance, à la sécurité et à l’évolution du processus de transition.

Les déclarations officielles attendues à l’issue de cette mission pourraient également préciser les prochaines étapes du dialogue engagé entre les deux parties et les perspectives d’une normalisation progressive des relations institutionnelles.

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Mali : l’Union africaine condamne les attaques terroristes coordonnées et réaffirme son soutien à Bamako.

La Commission de l’Union africaine a fermement condamné la série d’attaques terroristes coordonnées qui ont visé plusieurs localités du Mali, dans le nord, le centre et le sud du pays. Ces offensives, menées simultanément contre plusieurs positions stratégiques, illustrent une nouvelle fois la persistance de la menace jihadiste dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant pour le Mali et l’ensemble de la région sahélienne.

Selon les informations disponibles, les attaques ont débuté aux premières heures de la matinée du 4 juillet, aux environs de 5 heures. Parmi les principales cibles figurent les villes de Gao et de Sévaré, deux centres névralgiques des dispositifs sécuritaires et militaires du pays.

Dans le centre du Mali, la localité de Kéniéroba a également été touchée. Le centre de garde pénitentiaire de la ville, où sont notamment détenues des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés terroristes, aurait fait partie des infrastructures visées par les assaillants.

L’Union africaine exprime sa solidarité avec le Mali

Dans un communiqué officiel, le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et réaffirmé le soutien total de l’organisation continentale aux autorités maliennes.

Il a rappelé que ces nouvelles attaques démontrent que le terrorisme et l’extrémisme violent demeurent des menaces majeures non seulement pour le Mali, mais également pour l’ensemble du Sahel et du continent africain.

Le président de la Commission a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération régionale et internationale afin d’intensifier la lutte contre les groupes armés, tout en veillant au respect du droit international humanitaire et à la protection des populations civiles.

Une recrudescence des violences au Sahel

Cette nouvelle vague d’attaques intervient un peu plus de deux mois après les offensives coordonnées menées les 25 et 26 avril 2026 contre plusieurs villes stratégiques maliennes. La multiplication de ces assauts témoigne de la capacité des groupes terroristes à conduire des opérations simultanées sur plusieurs fronts, malgré les dispositifs sécuritaires déployés par les autorités.

Face à cette détérioration de la situation, la Commission de l’Union africaine réaffirme son engagement à accompagner les autorités maliennes ainsi que les initiatives régionales et continentales destinées à combattre le terrorisme et à favoriser un retour durable de la paix dans le pays.

Un défi sécuritaire majeur pour le Mali

Membre de l’Alliance des États du Sahel (AES), aux côtés du Burkina Faso et du Niger, le Mali demeure confronté depuis plus d’une décennie à une crise sécuritaire multidimensionnelle. Le pays fait face à la fois aux actions des groupes jihadistes affiliés à des organisations terroristes internationales et aux tensions liées aux mouvements indépendantistes touaregs dans le nord.

Cette instabilité chronique continue de peser lourdement sur la sécurité des populations, le fonctionnement des institutions et les perspectives de développement économique, faisant du Mali l’un des principaux foyers de crise sécuritaire en Afrique de l’Ouest.

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Mali : L’armée revendique des succès tactiques face à une recrudescence d’offensives coordonnées

D’après les informations d’APA News Une nouvelle flambée de violence secoue le centre et le nord du Mali. Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs alliés d’Africa Corps, affirment avoir vigoureusement repoussé plusieurs vagues d’attaques majeures, tandis que les mouvements rebelles de l’Azawad préviennent que les opérations ne font que commencer.
La situation sécuritaire reste volatile et extrêmement tendue sur le territoire malien. Au cours du premier week-end de juillet 2026, l’état-major général des armées a fait état d’une série d’affrontements intenses consécutifs à des attaques coordonnées visant plusieurs localités stratégiques. Selon les communiqués officiels de Bamako, la riposte militaire a permis d’endiguer la progression des assaillants dans plusieurs secteurs clés du centre du pays.
Riposte coordonnée à Konna et Somadougou
Les combats les plus significatifs des dernières heures se sont concentrés autour des localités de Konna et de Somadougou. Selon l’armée malienne, des groupes armés qualifiés de « terroristes » ont mené une tentative d’assaut en arrivant « en surnombre » sur le terrain à Konna. Une contre-offensive menée conjointement par les FAMa et les éléments du partenaire stratégique Africa Corps a permis de repousser les assaillants.
Simultanément, un autre groupement d’assaillants qui s’était massé à Somadougou dans le but d’attaquer la localité de Soufroulaye a été intercepté. L’état-major a revendiqué la mise en déroute de ce groupe grâce à une opération aéroterrestre d’envergure. Bien que les autorités militaires évoquent un bilan humain et matériel « particulièrement lourd dans les rangs ennemis », aucun chiffre précis concernant les pertes de part et d’autre n’a encore été officiellement communiqué.
Une offensive généralisée sur plusieurs fronts
Ces événements font suite à une matinée de haute tension où des tentatives d’attaques simultanées ont visé des positions militaires névralgiques à Gao, Aguelhok, Anéfis, Sévaré et Kéniéroba. Face à cette simultanéité des assauts, Africa Corps a confirmé être engagé dans des opérations de combat actif aux côtés des forces régulières pour stabiliser les lignes de défense.
Du côté des insurgés, le Front de libération de l’Azawad (FLA) affiche une posture offensive claire. Le mouvement a annoncé avoir lancé une large opération pour la « libération d’Anéfis ». Le porte-parole du FLA, Elmaouloud Radamane, a averti que les combats allaient se prolonger, déclarant qu’« une longue nuit attendait les forces maliennes et leurs alliés », maintenant ainsi une forte pression psychologique et militaire sur les forces de défense.
Le silence du JNIM et le spectre d’avril 2026
Élément notable de cette configuration : le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), entité djihadiste majeure affiliée à Al-Qaïda et habituellement très active dans ces régions, s’est muré dans le silence, n’émettant aucune revendication ni commentaire officiel concernant les attaques de la journée.
Cette recrudescence des affrontements fait écho à la vaste offensive coordonnée du 25 avril 2026. À l’époque, une action conjointe du JNIM et du FLA avait ébranlé plusieurs centres urbains d’importance, dont la capitale Bamako, Kati, Gao et Kidal. Ces affrontements printaniers avaient conduit au retrait des FAMa et d’Africa Corps de la ville stratégique de Kidal, passée depuis sous le contrôle du FLA. Les combats actuels s’inscrivent ainsi dans la continuité directe d’une guerre de position acharnée pour le contrôle territorial du Mali.

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Mali : Air France met fin à sa représentation locale après des années de turbulences.

Air France tournera officiellement une page de son histoire au Mali à la fin du mois de juin 2026. La compagnie aérienne française a annoncé la cessation des activités de sa représentation locale à Bamako à compter du 30 juin, confirmant ainsi son retrait commercial du pays après plusieurs années marquées par des interruptions de service et des tensions autour de la reprise de ses opérations.

Cette décision symbolise la fin d’une présence historique dans le paysage aérien malien et intervient dans un contexte de profondes mutations du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

Une fermeture officialisée auprès des partenaires locaux

La décision a été notifiée dans une correspondance datée du 15 juin et adressée à la Direction générale d’ATS, partenaire local de la compagnie. Signée par Awa Traoré Diakité, directrice pays d’Air France au Mali, la lettre informe officiellement les partenaires de la fermeture de la représentation nationale tout en saluant les relations de collaboration entretenues au fil des années.

Désormais, les demandes d’assistance et les démarches commerciales seront traitées à distance par le biais du service numérique dédié aux agences de voyages, le Help Desk AGV. Ce changement confirme la volonté du groupe de centraliser la gestion de ses activités dans la région sans maintenir de présence physique permanente à Bamako.

Une présence progressivement réduite depuis 2023

La fermeture du bureau intervient dans le prolongement d’un retrait opérationnel amorcé il y a près de trois ans. Le 7 août 2023, Air France avait suspendu ses vols vers Bamako dans un contexte marqué par la fermeture de l’espace aérien nigérien et les perturbations géopolitiques affectant plusieurs pays du Sahel.

Avant cette interruption, Bamako représentait l’une des principales destinations du groupe en Afrique subsaharienne. La compagnie assurait alors sept vols hebdomadaires entre la capitale malienne et Paris, un volume supérieur aux dessertes proposées vers Ouagadougou ou Niamey.

La liaison Paris-Bamako constituait un axe stratégique, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les flux de la diaspora malienne établie en Europe.

Plusieurs tentatives de reprise restées sans suite

La suspension des opérations n’a pas été définitive dans les intentions affichées par Air France. En février 2022 déjà, la compagnie avait renforcé sa présence avec un vol quotidien assuré par un Boeing 777-200ER reliant Paris-Charles-de-Gaulle à Bamako.

Cette desserte représentait plus de 4 000 sièges disponibles chaque semaine sur l’axe aller-retour, témoignant de l’importance du marché malien pour le transporteur.

À l’automne 2023, Air France avait également étudié un scénario de reprise partielle avec trois vols hebdomadaires opérés par un appareil affrété auprès d’EuroAtlantic Airways. Cependant, les autorités maliennes avaient maintenu la suspension du dossier, estimant que l’arrêt initial des vols avait été décidé de manière unilatérale par la compagnie.

Depuis lors, aucune relance effective des opérations n’a été enregistrée.

Un marché africain qui demeure stratégique pour le groupe

Cette fermeture intervient alors même que l’Afrique continue de représenter un marché important pour Air France-KLM. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 33 milliards d’euros et enregistré un résultat opérationnel supérieur à 2 milliards d’euros.

Les activités en Afrique subsaharienne ont généré à elles seules près de 3,5 milliards d’euros de revenus, confirmant le poids croissant du continent dans la stratégie du transporteur européen.

Toutefois, les évolutions géopolitiques, les contraintes sécuritaires et les transformations du marché régional conduisent les compagnies aériennes à revoir leurs dispositifs de présence locale et leurs modèles opérationnels.

Une page se tourne pour l’aviation malienne

Pour les agences de voyages, les partenaires économiques et les milliers de voyageurs qui empruntaient régulièrement la liaison entre Bamako et Paris, la fermeture de la représentation locale d’Air France marque la fin d’une époque.

Au-delà de l’aspect administratif, cette décision illustre les recompositions en cours dans le transport aérien ouest-africain, où de nouveaux acteurs cherchent à renforcer leur position sur des marchés autrefois dominés par les grandes compagnies européennes.

Dans un environnement régional marqué par des défis diplomatiques, sécuritaires et économiques persistants, le retrait d’Air France de Bamako apparaît comme le symbole d’un secteur en pleine mutation, contraint de s’adapter à de nouvelles réalités géopolitiques et commerciales.

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Mali–Mauritanie : Bamako et Nouakchott maintiennent le dialogue sur fond d’enjeux sécuritaires et frontaliers.

Un message du président mauritanien remis à Assimi Goïta

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Koulouba le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, porteur d’un message écrit du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Cette audience, qui s’est tenue en présence du ministre malien délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays voisins, confrontés à des défis sécuritaires communs dans l’espace sahélien.

À l’issue de la rencontre, l’émissaire mauritanien a indiqué avoir transmis au chef de l’État malien les salutations fraternelles du président Ghazouani ainsi qu’un message officiel dont le contenu n’a pas été rendu public. Il a également souligné la solidité des liens historiques unissant le Mali et la Mauritanie, fondés sur la proximité géographique, les échanges humains et une coopération ancienne.

Des relations marquées par des intérêts stratégiques communs

Partageant plusieurs centaines de kilomètres de frontière, le Mali et la Mauritanie entretiennent des relations étroites, nourries par d’importants mouvements de populations, des échanges commerciaux permanents et des liens culturels profondément enracinés.

Cette frontière constitue un espace stratégique où circulent quotidiennement éleveurs, commerçants et familles vivant de part et d’autre des deux pays. Elle demeure également au cœur des préoccupations sécuritaires des autorités des deux États, confrontées aux défis liés à l’instabilité persistante dans certaines zones sahéliennes.

Dans ce contexte, la coopération bilatérale apparaît comme un levier essentiel pour la gestion des questions de sécurité, de mobilité transfrontalière et de développement local.

Une coopération confrontée à des tensions récurrentes

Malgré la volonté affichée de préserver des relations constructives, plusieurs épisodes ont récemment mis à l’épreuve les rapports entre Bamako et Nouakchott.

Au cours des dernières années, des incidents impliquant des ressortissants mauritaniens en territoire malien ont suscité des préoccupations du côté mauritanien, notamment dans les régions frontalières. Les autorités de Nouakchott ont à plusieurs reprises exprimé leur vigilance concernant la sécurité de leurs citoyens, tandis que Bamako souligne les contraintes liées à la lutte contre les groupes armés opérant dans ces zones sensibles.

Les tensions ont connu un nouvel épisode en mars 2026, lorsque des accusations ont émergé au sujet de la présence présumée de militaires maliens évadés d’un camp situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes avaient alors rejeté ces allégations et proposé des mécanismes de vérification afin d’apaiser les incompréhensions.

La question des populations frontalières au cœur des préoccupations

Au-delà des enjeux strictement sécuritaires, plusieurs dossiers continuent d’alimenter les discussions entre les deux pays.

Les restrictions de déplacement imposées à certains éleveurs transhumants, les difficultés rencontrées par des opérateurs économiques mauritaniens exerçant au Mali ainsi que les mouvements de populations dans les zones frontalières figurent parmi les sujets régulièrement abordés lors des échanges bilatéraux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans une région où les activités économiques et sociales reposent largement sur la libre circulation des personnes et des biens.

Le défi humanitaire des réfugiés maliens

La Mauritanie demeure également l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés maliens ayant fui l’insécurité dans leur pays. Le camp de Mbera, situé dans le sud-est mauritanien, accueille depuis plusieurs années des dizaines de milliers de réfugiés.

Cette situation place naturellement la crise malienne au centre des préoccupations humanitaires et sécuritaires de Nouakchott, qui suit avec attention l’évolution de la situation dans les régions voisines du Mali.

Un dialogue préservé malgré les divergences

La visite de Hanana Ould Sidi à Bamako témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les sujets de friction qui subsistent.

Alors que les défis sécuritaires, migratoires et économiques continuent de peser sur l’ensemble de la bande sahélienne, le maintien d’un dialogue politique régulier apparaît comme un élément essentiel pour préserver la stabilité régionale et renforcer la coopération entre deux pays dont les destins demeurent étroitement liés.

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Mali : le gouvernement fixe le cap budgétaire 2027-2029 avec une croissance moyenne visée de 6,5 %.

Bamako prépare sa trajectoire économique pour les trois prochaines années

Le gouvernement malien a franchi une nouvelle étape dans la planification de sa politique économique et financière en examinant, lors du Conseil des ministres du 10 juin 2026, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce document stratégique prévoit une croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur trois ans et évalue les besoins annuels de financement de l’action publique à près de 4 383 milliards de francs CFA.

Véritable boussole des finances publiques, le DPBEP constitue le cadre de référence qui orientera l’élaboration des prochaines lois de finances et la mise en œuvre des politiques publiques à moyen terme.

Un outil central pour la gestion des finances publiques

Conformément aux principes de la gestion budgétaire moderne, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet aux autorités de définir les grandes orientations économiques, fiscales et budgétaires du pays sur une période minimale de trois ans.

Le document précise notamment les hypothèses de croissance, les perspectives de mobilisation des recettes publiques, les prévisions de dépenses, les objectifs de maîtrise des déficits ainsi que les priorités nationales en matière d’investissement et de développement.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette programmation s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision stratégique nationale « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui constitue le principal cadre d’orientation du développement du pays.

Une croissance soutenue attendue malgré les défis

Pour la période 2027-2029, les autorités maliennes anticipent une croissance économique moyenne de 6,5 % par an.

Cette projection repose sur plusieurs facteurs jugés déterminants : l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles engagées par l’État, le renforcement des investissements publics et privés ainsi qu’une mobilisation accrue des ressources nationales.

Le gouvernement mise également sur les performances des secteurs stratégiques de l’économie, notamment l’agriculture, les mines, les infrastructures et le commerce, afin de soutenir durablement l’activité économique.

Dans un contexte régional et international marqué par de nombreuses incertitudes, cette prévision traduit la volonté des autorités de maintenir une dynamique de croissance capable de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Une pression fiscale appelée à progresser

L’un des axes majeurs de cette programmation concerne l’augmentation des recettes fiscales.

Le gouvernement ambitionne de porter progressivement la pression fiscale moyenne à 14,6 % sur la période 2027-2029. Ce taux devrait passer de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, avant d’atteindre 15,1 % en 2029.

Cette stratégie vise à renforcer l’autonomie financière de l’État en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs et en améliorant sa capacité à financer les politiques publiques.

Pour atteindre ces objectifs, les autorités comptent poursuivre les efforts de modernisation des administrations fiscales et douanières, élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et améliorer le recouvrement des recettes.

Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour financer les priorités nationales

Le coût global des actions gouvernementales prévues dans le cadre de cette programmation est estimé à 4 382,9 milliards de francs CFA par an en moyenne.

Cette enveloppe devra permettre de répondre aux multiples priorités du pays, notamment le renforcement de la sécurité, l’amélioration des services sociaux de base, le développement des infrastructures économiques, la modernisation de l’administration publique et le soutien aux secteurs productifs.

L’ampleur de ces besoins illustre les défis auxquels le Mali reste confronté dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de développement et de stabilité.

Une trajectoire budgétaire ambitieuse

Le nouveau cadrage économique intervient dans le prolongement de la loi de finances 2026, qui prévoit des recettes budgétaires de 3 057,8 milliards de francs CFA pour des dépenses évaluées à 3 578,2 milliards de francs CFA.

Ce budget laisse apparaître un déficit supérieur à 520 milliards de francs CFA, mettant en évidence la nécessité pour les autorités de renforcer les ressources internes tout en maîtrisant les dépenses publiques.

La programmation 2027-2029 traduit ainsi l’ambition de construire progressivement un équilibre budgétaire plus soutenable tout en maintenant un niveau élevé d’investissement public.

Des défis à relever pour concrétiser les ambitions

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document devra désormais être soumis à un débat d’orientation budgétaire, étape essentielle permettant d’examiner les grandes priorités économiques avant l’élaboration des futurs budgets de l’État.

Pour les autorités maliennes, l’enjeu est désormais de transformer ces projections en résultats concrets. La réussite de cette trajectoire dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire, des performances agricoles, de la dynamique du secteur minier, de la capacité à mobiliser les recettes fiscales, de l’accès aux financements et de la poursuite des réformes structurelles engagées.

À travers ce cadre de programmation, le Mali affiche sa volonté de consolider sa résilience économique tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive au cours des prochaines années.