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Mali : Air France met fin à sa représentation locale après des années de turbulences.

Air France tournera officiellement une page de son histoire au Mali à la fin du mois de juin 2026. La compagnie aérienne française a annoncé la cessation des activités de sa représentation locale à Bamako à compter du 30 juin, confirmant ainsi son retrait commercial du pays après plusieurs années marquées par des interruptions de service et des tensions autour de la reprise de ses opérations.

Cette décision symbolise la fin d’une présence historique dans le paysage aérien malien et intervient dans un contexte de profondes mutations du transport aérien en Afrique de l’Ouest.

Une fermeture officialisée auprès des partenaires locaux

La décision a été notifiée dans une correspondance datée du 15 juin et adressée à la Direction générale d’ATS, partenaire local de la compagnie. Signée par Awa Traoré Diakité, directrice pays d’Air France au Mali, la lettre informe officiellement les partenaires de la fermeture de la représentation nationale tout en saluant les relations de collaboration entretenues au fil des années.

Désormais, les demandes d’assistance et les démarches commerciales seront traitées à distance par le biais du service numérique dédié aux agences de voyages, le Help Desk AGV. Ce changement confirme la volonté du groupe de centraliser la gestion de ses activités dans la région sans maintenir de présence physique permanente à Bamako.

Une présence progressivement réduite depuis 2023

La fermeture du bureau intervient dans le prolongement d’un retrait opérationnel amorcé il y a près de trois ans. Le 7 août 2023, Air France avait suspendu ses vols vers Bamako dans un contexte marqué par la fermeture de l’espace aérien nigérien et les perturbations géopolitiques affectant plusieurs pays du Sahel.

Avant cette interruption, Bamako représentait l’une des principales destinations du groupe en Afrique subsaharienne. La compagnie assurait alors sept vols hebdomadaires entre la capitale malienne et Paris, un volume supérieur aux dessertes proposées vers Ouagadougou ou Niamey.

La liaison Paris-Bamako constituait un axe stratégique, aussi bien pour les déplacements professionnels que pour les flux de la diaspora malienne établie en Europe.

Plusieurs tentatives de reprise restées sans suite

La suspension des opérations n’a pas été définitive dans les intentions affichées par Air France. En février 2022 déjà, la compagnie avait renforcé sa présence avec un vol quotidien assuré par un Boeing 777-200ER reliant Paris-Charles-de-Gaulle à Bamako.

Cette desserte représentait plus de 4 000 sièges disponibles chaque semaine sur l’axe aller-retour, témoignant de l’importance du marché malien pour le transporteur.

À l’automne 2023, Air France avait également étudié un scénario de reprise partielle avec trois vols hebdomadaires opérés par un appareil affrété auprès d’EuroAtlantic Airways. Cependant, les autorités maliennes avaient maintenu la suspension du dossier, estimant que l’arrêt initial des vols avait été décidé de manière unilatérale par la compagnie.

Depuis lors, aucune relance effective des opérations n’a été enregistrée.

Un marché africain qui demeure stratégique pour le groupe

Cette fermeture intervient alors même que l’Afrique continue de représenter un marché important pour Air France-KLM. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de près de 33 milliards d’euros et enregistré un résultat opérationnel supérieur à 2 milliards d’euros.

Les activités en Afrique subsaharienne ont généré à elles seules près de 3,5 milliards d’euros de revenus, confirmant le poids croissant du continent dans la stratégie du transporteur européen.

Toutefois, les évolutions géopolitiques, les contraintes sécuritaires et les transformations du marché régional conduisent les compagnies aériennes à revoir leurs dispositifs de présence locale et leurs modèles opérationnels.

Une page se tourne pour l’aviation malienne

Pour les agences de voyages, les partenaires économiques et les milliers de voyageurs qui empruntaient régulièrement la liaison entre Bamako et Paris, la fermeture de la représentation locale d’Air France marque la fin d’une époque.

Au-delà de l’aspect administratif, cette décision illustre les recompositions en cours dans le transport aérien ouest-africain, où de nouveaux acteurs cherchent à renforcer leur position sur des marchés autrefois dominés par les grandes compagnies européennes.

Dans un environnement régional marqué par des défis diplomatiques, sécuritaires et économiques persistants, le retrait d’Air France de Bamako apparaît comme le symbole d’un secteur en pleine mutation, contraint de s’adapter à de nouvelles réalités géopolitiques et commerciales.

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Mali–Mauritanie : Bamako et Nouakchott maintiennent le dialogue sur fond d’enjeux sécuritaires et frontaliers.

Un message du président mauritanien remis à Assimi Goïta

Le président de la Transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu lundi à Koulouba le ministre mauritanien de la Défense, Hanana Ould Sidi, porteur d’un message écrit du président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Cette audience, qui s’est tenue en présence du ministre malien délégué à la Défense et aux Anciens Combattants, le général Oumar Diarra, s’inscrit dans le cadre des consultations régulières entre les deux pays voisins, confrontés à des défis sécuritaires communs dans l’espace sahélien.

À l’issue de la rencontre, l’émissaire mauritanien a indiqué avoir transmis au chef de l’État malien les salutations fraternelles du président Ghazouani ainsi qu’un message officiel dont le contenu n’a pas été rendu public. Il a également souligné la solidité des liens historiques unissant le Mali et la Mauritanie, fondés sur la proximité géographique, les échanges humains et une coopération ancienne.

Des relations marquées par des intérêts stratégiques communs

Partageant plusieurs centaines de kilomètres de frontière, le Mali et la Mauritanie entretiennent des relations étroites, nourries par d’importants mouvements de populations, des échanges commerciaux permanents et des liens culturels profondément enracinés.

Cette frontière constitue un espace stratégique où circulent quotidiennement éleveurs, commerçants et familles vivant de part et d’autre des deux pays. Elle demeure également au cœur des préoccupations sécuritaires des autorités des deux États, confrontées aux défis liés à l’instabilité persistante dans certaines zones sahéliennes.

Dans ce contexte, la coopération bilatérale apparaît comme un levier essentiel pour la gestion des questions de sécurité, de mobilité transfrontalière et de développement local.

Une coopération confrontée à des tensions récurrentes

Malgré la volonté affichée de préserver des relations constructives, plusieurs épisodes ont récemment mis à l’épreuve les rapports entre Bamako et Nouakchott.

Au cours des dernières années, des incidents impliquant des ressortissants mauritaniens en territoire malien ont suscité des préoccupations du côté mauritanien, notamment dans les régions frontalières. Les autorités de Nouakchott ont à plusieurs reprises exprimé leur vigilance concernant la sécurité de leurs citoyens, tandis que Bamako souligne les contraintes liées à la lutte contre les groupes armés opérant dans ces zones sensibles.

Les tensions ont connu un nouvel épisode en mars 2026, lorsque des accusations ont émergé au sujet de la présence présumée de militaires maliens évadés d’un camp situé en Mauritanie. Les autorités mauritaniennes avaient alors rejeté ces allégations et proposé des mécanismes de vérification afin d’apaiser les incompréhensions.

La question des populations frontalières au cœur des préoccupations

Au-delà des enjeux strictement sécuritaires, plusieurs dossiers continuent d’alimenter les discussions entre les deux pays.

Les restrictions de déplacement imposées à certains éleveurs transhumants, les difficultés rencontrées par des opérateurs économiques mauritaniens exerçant au Mali ainsi que les mouvements de populations dans les zones frontalières figurent parmi les sujets régulièrement abordés lors des échanges bilatéraux.

Ces questions revêtent une importance particulière dans une région où les activités économiques et sociales reposent largement sur la libre circulation des personnes et des biens.

Le défi humanitaire des réfugiés maliens

La Mauritanie demeure également l’un des principaux pays d’accueil des réfugiés maliens ayant fui l’insécurité dans leur pays. Le camp de Mbera, situé dans le sud-est mauritanien, accueille depuis plusieurs années des dizaines de milliers de réfugiés.

Cette situation place naturellement la crise malienne au centre des préoccupations humanitaires et sécuritaires de Nouakchott, qui suit avec attention l’évolution de la situation dans les régions voisines du Mali.

Un dialogue préservé malgré les divergences

La visite de Hanana Ould Sidi à Bamako témoigne de la volonté des deux capitales de maintenir des canaux de communication ouverts malgré les sujets de friction qui subsistent.

Alors que les défis sécuritaires, migratoires et économiques continuent de peser sur l’ensemble de la bande sahélienne, le maintien d’un dialogue politique régulier apparaît comme un élément essentiel pour préserver la stabilité régionale et renforcer la coopération entre deux pays dont les destins demeurent étroitement liés.

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Mali : le gouvernement fixe le cap budgétaire 2027-2029 avec une croissance moyenne visée de 6,5 %.

Bamako prépare sa trajectoire économique pour les trois prochaines années

Le gouvernement malien a franchi une nouvelle étape dans la planification de sa politique économique et financière en examinant, lors du Conseil des ministres du 10 juin 2026, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) couvrant la période 2027-2029. Ce document stratégique prévoit une croissance économique réelle moyenne de 6,5 % sur trois ans et évalue les besoins annuels de financement de l’action publique à près de 4 383 milliards de francs CFA.

Véritable boussole des finances publiques, le DPBEP constitue le cadre de référence qui orientera l’élaboration des prochaines lois de finances et la mise en œuvre des politiques publiques à moyen terme.

Un outil central pour la gestion des finances publiques

Conformément aux principes de la gestion budgétaire moderne, le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle permet aux autorités de définir les grandes orientations économiques, fiscales et budgétaires du pays sur une période minimale de trois ans.

Le document précise notamment les hypothèses de croissance, les perspectives de mobilisation des recettes publiques, les prévisions de dépenses, les objectifs de maîtrise des déficits ainsi que les priorités nationales en matière d’investissement et de développement.

Selon le communiqué du Conseil des ministres, cette programmation s’inscrit dans la mise en œuvre de la vision stratégique nationale « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » ainsi que de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033, qui constitue le principal cadre d’orientation du développement du pays.

Une croissance soutenue attendue malgré les défis

Pour la période 2027-2029, les autorités maliennes anticipent une croissance économique moyenne de 6,5 % par an.

Cette projection repose sur plusieurs facteurs jugés déterminants : l’amélioration progressive de la situation sécuritaire, la poursuite des réformes structurelles engagées par l’État, le renforcement des investissements publics et privés ainsi qu’une mobilisation accrue des ressources nationales.

Le gouvernement mise également sur les performances des secteurs stratégiques de l’économie, notamment l’agriculture, les mines, les infrastructures et le commerce, afin de soutenir durablement l’activité économique.

Dans un contexte régional et international marqué par de nombreuses incertitudes, cette prévision traduit la volonté des autorités de maintenir une dynamique de croissance capable de soutenir la création d’emplois et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Une pression fiscale appelée à progresser

L’un des axes majeurs de cette programmation concerne l’augmentation des recettes fiscales.

Le gouvernement ambitionne de porter progressivement la pression fiscale moyenne à 14,6 % sur la période 2027-2029. Ce taux devrait passer de 13,9 % en 2027 à 14,7 % en 2028, avant d’atteindre 15,1 % en 2029.

Cette stratégie vise à renforcer l’autonomie financière de l’État en réduisant sa dépendance aux financements extérieurs et en améliorant sa capacité à financer les politiques publiques.

Pour atteindre ces objectifs, les autorités comptent poursuivre les efforts de modernisation des administrations fiscales et douanières, élargir l’assiette fiscale, lutter contre la fraude et améliorer le recouvrement des recettes.

Plus de 4 300 milliards de FCFA par an pour financer les priorités nationales

Le coût global des actions gouvernementales prévues dans le cadre de cette programmation est estimé à 4 382,9 milliards de francs CFA par an en moyenne.

Cette enveloppe devra permettre de répondre aux multiples priorités du pays, notamment le renforcement de la sécurité, l’amélioration des services sociaux de base, le développement des infrastructures économiques, la modernisation de l’administration publique et le soutien aux secteurs productifs.

L’ampleur de ces besoins illustre les défis auxquels le Mali reste confronté dans un contexte marqué par des exigences croissantes en matière de développement et de stabilité.

Une trajectoire budgétaire ambitieuse

Le nouveau cadrage économique intervient dans le prolongement de la loi de finances 2026, qui prévoit des recettes budgétaires de 3 057,8 milliards de francs CFA pour des dépenses évaluées à 3 578,2 milliards de francs CFA.

Ce budget laisse apparaître un déficit supérieur à 520 milliards de francs CFA, mettant en évidence la nécessité pour les autorités de renforcer les ressources internes tout en maîtrisant les dépenses publiques.

La programmation 2027-2029 traduit ainsi l’ambition de construire progressivement un équilibre budgétaire plus soutenable tout en maintenant un niveau élevé d’investissement public.

Des défis à relever pour concrétiser les ambitions

Conformément à la loi organique relative aux lois de finances adoptée en août 2025, ce document devra désormais être soumis à un débat d’orientation budgétaire, étape essentielle permettant d’examiner les grandes priorités économiques avant l’élaboration des futurs budgets de l’État.

Pour les autorités maliennes, l’enjeu est désormais de transformer ces projections en résultats concrets. La réussite de cette trajectoire dépendra notamment de l’évolution de la situation sécuritaire, des performances agricoles, de la dynamique du secteur minier, de la capacité à mobiliser les recettes fiscales, de l’accès aux financements et de la poursuite des réformes structurelles engagées.

À travers ce cadre de programmation, le Mali affiche sa volonté de consolider sa résilience économique tout en créant les conditions d’une croissance durable et inclusive au cours des prochaines années.

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Mali : prolongation de sept ans des fonds de garantie pour soutenir le financement du secteur privé.

Le gouvernement malien a décidé de maintenir pour une durée de sept ans les ressources logées au Fonds de garantie pour le secteur privé (FGSP), un dispositif clé destiné à faciliter l’accès au crédit des entreprises. L’enveloppe concernée dépasse 28 milliards de FCFA et vise à renforcer les mécanismes de soutien au financement dans un contexte économique marqué par plusieurs contraintes structurelles.

La décision a été actée lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026, tenu à Bamako sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta. Elle porte sur la signature d’un avenant à la convention de gestion conclue en juin 2023 entre l’État et le FGSP.

Une enveloppe issue des dispositifs post-COVID et des fonds affectés

Le prolongement concerne deux principales lignes de financement : les « Fonds COVID-19 », évalués à 20 milliards de FCFA, et les « Fonds affectés », d’un montant de 8,482 milliards de FCFA, soit un total global de 28,482 milliards de FCFA.

Selon les autorités, ces ressources ont déjà permis de soutenir le système de financement de l’économie en sécurisant les risques bancaires liés aux prêts accordés aux entreprises. À l’approche de l’échéance initiale des fonds COVID-19, le FGSP a sollicité leur alignement sur la durée des fonds affectés afin d’assurer la continuité des interventions.

Un levier pour l’accès au crédit des entreprises

Le Fonds de garantie pour le secteur privé est un établissement financier public chargé de faciliter l’accès au crédit en partageant le risque avec les banques et les institutions financières décentralisées. Il intervient principalement en faveur des petites et moyennes entreprises, souvent confrontées à des difficultés d’accès au financement en raison du manque de garanties ou du niveau de risque perçu.

L’extension décidée par les autorités vise à renforcer la capacité du dispositif à encourager les établissements financiers à accroître leurs prêts au secteur productif, en réduisant une partie du risque supporté.

Des résultats déjà significatifs dans le financement de l’économie

Selon les données du ministère de l’Économie et des Finances, le FGSP a enregistré près de 500 milliards de FCFA d’engagements de garantie entre 2015, date du démarrage effectif de ses activités, et la fin de l’année 2023.

Ces interventions ont permis de mobiliser environ 1 200 milliards de FCFA de financements bancaires au profit d’environ 20 000 entreprises, contribuant à la création ou à la préservation d’environ 205 000 emplois.

Le Fonds dispose par ailleurs d’un capital social supérieur à 12 milliards de FCFA et intervient sans se substituer aux banques, mais en partageant le risque afin de faciliter la prise de décision en matière de crédit.

Un contexte économique encore contraint

Cette prolongation intervient dans un environnement économique marqué par des défis persistants, notamment les contraintes sécuritaires, les tensions énergétiques, les pressions sur les finances publiques et les difficultés d’accès au financement pour les entreprises.

Dans ce contexte, l’accès au crédit demeure un enjeu central pour le tissu productif, en particulier pour les investissements, le fonds de roulement et la modernisation des équipements.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance réelle de 5,5 % pour le Mali en 2026, mais les autorités reconnaissent que cette dynamique reste exposée à plusieurs risques, notamment les chocs climatiques et les incertitudes sécuritaires.

Des modalités encore à préciser

Le communiqué du Conseil des ministres ne précise pas les secteurs prioritaires, les plafonds de garantie, les critères d’éligibilité ni la répartition des ressources entre les différentes catégories d’entreprises. Ces éléments devront être définis ultérieurement par les autorités financières en concertation avec le FGSP et les partenaires du système bancaire.

La prolongation des « Fonds de résilience » vise ainsi à assurer la continuité d’un dispositif jugé stratégique pour le financement de l’économie malienne et le soutien au secteur privé au cours des prochaines années.

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Mali : Assimi Goïta renforce son emprise sur la Défense.

Une décision stratégique annoncée à la télévision nationale
Le 4 mai 2026, dans un message officiel diffusé sur la télévision nationale, les autorités maliennes ont annoncé une réorganisation majeure au sommet de l’État. Le président de la Transition, Assimi Goïta, cumule désormais ses fonctions avec celles de ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Un contrôle direct des enjeux sécuritaires
Ce choix traduit une volonté affirmée de centraliser la gestion des questions militaires au plus haut niveau de l’État, dans un contexte sécuritaire toujours marqué par des menaces persistantes. En prenant personnellement en charge ce portefeuille stratégique, le chef de l’État entend renforcer la réactivité et la coordination des opérations de défense.

Réaménagement gouvernemental et nouvelle architecture
Cette évolution institutionnelle s’accompagne d’un ajustement de l’équipe gouvernementale. Le poste précédemment occupé par le général Sadio Camara disparaît dans sa configuration initiale. Pour assurer la continuité opérationnelle, le général de division Oumar Diarra est nommé ministre délégué auprès de la Défense.

Chargé d’assister le président dans la gestion quotidienne du département, il occupe une place stratégique dans l’appareil gouvernemental, comme en témoigne son rang protocolaire élevé.

Un recentrage du pouvoir autour de la présidence
Au-delà de ces ajustements, cette décision illustre un mouvement de recentrage du pouvoir exécutif sur les questions de sécurité et de défense. Dans un environnement régional instable, les autorités maliennes semblent privilégier une gouvernance resserrée, axée sur le pilotage direct des priorités sécuritaires.

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Mali : le pouvoir renforce sa stratégie sécuritaire après les attaques du 25 avril.

Quatre jours après les attaques coordonnées qui ont frappé plusieurs localités du pays, les autorités maliennes resserrent leur dispositif sécuritaire. Réuni le 29 avril 2026 à Koulouba, le Conseil supérieur de la Défense nationale, présidé par le général d’armée Assimi Goïta, a procédé à une évaluation approfondie de la situation et défini de nouvelles orientations stratégiques.

Une réponse coordonnée face à des attaques d’envergure

Autour du chef de l’État, les principaux responsables civils et militaires, dont le Premier ministre et le chef d’état-major général des armées, ont analysé les enseignements de ces offensives simultanées.

À l’issue de la rencontre, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a décrit des opérations « minutieusement préparées » par des groupes armés poursuivant des objectifs stratégiques ciblés. Il a néanmoins assuré que la riposte des forces maliennes a permis d’infliger des pertes significatives aux assaillants, contraints de se replier.

De nouvelles orientations pour renforcer le dispositif national

Dans ce contexte, le président de la Transition a arrêté une série de seize orientations visant à consolider les capacités de défense et de sécurité. Si leur contenu détaillé n’a pas été rendu public, ces mesures traduisent une volonté claire de durcir la réponse face à la persistance des menaces sécuritaires.

Hommage au général Sadio Camara

La réunion a également été marquée par un hommage appuyé au général Sadio Camara, ministre de la Défense, décédé lors des attaques. Les autorités ont salué son engagement au service de la souveraineté nationale et son rôle dans la structuration de l’appareil sécuritaire malien.

Une situation jugée sous contrôle, appel à la vigilance

Selon les autorités, la situation reste sous contrôle sur l’ensemble du territoire. Le gouvernement a mis en avant la réactivité des forces armées ainsi que la contribution des populations, notamment en matière de renseignement.

Dans ce contexte, les autorités appellent au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre la lutte contre les groupes armés et à préserver l’intégrité territoriale du pays.

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Mali : Assimi Goïta réaffirme le contrôle de la situation après les attaques.

Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a effectué une réapparition publique ce mardi, à l’issue de plusieurs jours de silence ayant suscité interrogations et spéculations. Dans une allocution télévisée diffusée sur la chaîne nationale, le chef de l’État a assuré que la situation sécuritaire était « sous contrôle », malgré une dégradation notable sur le terrain.

Une crise sécuritaire d’une ampleur inédite

Cette prise de parole intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une série d’attaques coordonnées lancées depuis le week-end dans plusieurs zones stratégiques du pays. Les groupes armés, toujours positionnés dans le nord, ont mené des offensives d’envergure, que le chef de la junte lui-même a qualifiées de situation « d’une extrême gravité ».

Ces événements, parmi les plus importants enregistrés depuis plus d’une décennie, témoignent d’une évolution préoccupante de la menace sécuritaire au Mali.

Une alliance armée aux conséquences majeures

Les affrontements ont impliqué une coalition inédite entre les séparatistes touaregs du Front de libération de l’Azawad et les combattants du JNIM, affilié à Al-Qaïda. Cette convergence stratégique entre acteurs historiquement distincts renforce la complexité du conflit et accentue la pression sur les forces gouvernementales.

Face à cette situation, les autorités ont annoncé un renforcement des dispositifs sécuritaires, ainsi que la poursuite d’opérations de ratissage, de collecte de renseignements et de sécurisation des zones sensibles.

Un appel à l’unité nationale

Dans son intervention, Assimi Goïta a appelé la population à faire preuve de sang-froid et à rejeter toute tentative de division. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale, affirmant que le pays avait besoin de « clarté et non de panique » face à la crise.

Cette communication vise à rassurer l’opinion publique dans un contexte marqué par des menaces directes, notamment celles évoquant un possible encerclement de la capitale Bamako.

Un soutien international réaffirmé

À l’issue de cette rencontre, le diplomate russe a réitéré l’engagement de son pays à accompagner le Mali dans sa lutte contre le terrorisme. Ce soutien s’inscrit dans une coopération sécuritaire renforcée entre les deux pays, dans un contexte de recomposition des alliances au Sahel.

Dans l’ensemble, cette séquence illustre à la fois la gravité de la crise en cours et la volonté des autorités maliennes d’affirmer leur capacité de réponse face à une menace multidimensionnelle.

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Mali : une riposte déterminée pour défendre l’État et préserver la stabilité.

Dans un contexte marqué par le deuil national consécutif au décès du ministre de la Défense, Sadio Camara, le Premier ministre malien, Abdoulaye Maïga, a livré, lundi 27 avril 2026, une lecture politique des attaques récentes ayant frappé plusieurs localités du pays.

Selon lui, ces assauts dépassent le cadre strictement militaire et s’inscrivent dans une stratégie visant à fragiliser les institutions et à compromettre le processus de transition en cours.

Une stratégie de déstabilisation assumée

Le chef du gouvernement estime que les groupes armés impliqués cherchaient avant tout à semer la peur au sein de la population, à fissurer la cohésion nationale et à remettre en cause l’autorité de l’État. Cette analyse met en lumière une volonté de déstabilisation globale, au-delà des objectifs tactiques habituels.

Une riposte militaire présentée comme décisive

Face à cette offensive, les autorités mettent en avant la réactivité des forces armées. Abdoulaye Maïga évoque une « riposte cinglante », affirmant que l’armée a réussi à contenir les attaques et à neutraliser un nombre significatif d’assaillants sur plusieurs fronts.

Il a salué l’engagement et le professionnalisme des forces déployées, qu’il considère comme déterminants dans la préservation de la stabilité institutionnelle.

Des soupçons de soutiens extérieurs

Les autorités maliennes décrivent ces attaques comme une opération coordonnée d’envergure, susceptible d’avoir bénéficié d’appuis extérieurs. Sans désigner explicitement d’acteurs, le Premier ministre a évoqué l’existence de « sponsors du terrorisme », laissant entendre l’implication de soutiens internationaux dans la planification ou l’exécution des assauts.

Vers une adaptation du dispositif sécuritaire

Malgré la réponse militaire, le gouvernement reconnaît la nécessité d’ajuster son dispositif face à une menace qualifiée d’asymétrique. Des mesures de renforcement de la sécurité et d’anticipation de nouvelles attaques sont annoncées, dans un contexte de pression sécuritaire persistante.

Hommage aux victimes et affirmation de la détermination de l’État

Le Premier ministre a rendu hommage aux victimes civiles et militaires de ces violences, tout en réaffirmant la détermination des autorités à poursuivre la lutte contre les groupes armés jusqu’à leur neutralisation.

Au-delà du bilan opérationnel, le message du gouvernement se veut clair : si les attaques visaient à ébranler l’État, la réponse entend démontrer sa capacité de résilience et sa volonté de maintenir le cap de la transition.

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Attaques au Mali : la Guinée exprime sa solidarité et son soutien.

Le gouvernement de la République de Guinée a fait part de sa vive émotion à la suite des attaques terroristes perpétrées le samedi 25 avril 2026 dans plusieurs villes du Mali, ayant entraîné d’importantes pertes en vies humaines et de nombreux blessés.

Dans une déclaration officielle lue le 27 avril 2026 à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, les autorités guinéennes ont exprimé leur profonde consternation face à ces événements tragiques.

Une solidarité fondée sur des liens historiques

Le gouvernement guinéen a rappelé les relations de fraternité et de solidarité qui unissent de longue date les peuples guinéen et malien. Il a souligné être resté en contact étroit avec les autorités de Mali dès l’annonce des attaques, témoignant d’une coordination diplomatique active dans ce contexte de crise.

Condoléances officielles et soutien aux victimes

Au nom du peuple guinéen, les autorités ont adressé leurs condoléances les plus attristées au peuple malien ainsi qu’au président de la transition, Assimi Goïta. Une pensée particulière a été exprimée en mémoire des victimes, parmi lesquelles figurent des responsables militaires ayant perdu la vie lors de ces attaques.

Le gouvernement a également formulé des vœux de prompt rétablissement à l’endroit des blessés, tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette épreuve.

Un appel à la paix et à la stabilité

Au-delà de l’émotion suscitée par ces événements, la Guinée a réitéré son attachement à la paix et à la sécurité dans la sous-région. Les autorités ont ainsi exprimé leurs prières pour un retour durable à la stabilité au Mali, confronté à des défis sécuritaires persistants liés à la menace terroriste.

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Mali : décès du général Sadio Camara et instauration d’un deuil national.

Les autorités maliennes ont officiellement confirmé, à travers un communiqué diffusé sur les antennes de Office de Radio et Télévision du Mali, le décès du général Sadio Camara, survenu le samedi 25 avril 2026. Cette disparition marque la perte d’une figure centrale de l’appareil sécuritaire du pays.

Une annonce officielle après plusieurs rumeurs

La nouvelle, qui circulait avec insistance depuis plusieurs heures, a été formellement validée par les autorités de la transition. Le général Sadio Camara occupait les fonctions de ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, un poste clé dans le contexte sécuritaire actuel du Mali.

Deux jours de deuil national décrétés

En hommage au défunt, la présidence de la transition a décrété une période de deuil national de deux jours sur l’ensemble du territoire. Ce recueillement officiel débutera le mercredi 29 avril 2026.

Durant cette période, les drapeaux seront mis en berne sur tous les bâtiments publics, conformément aux usages protocolaires en vigueur, tandis que la nation est appelée à rendre hommage à la mémoire de l’ancien ministre.

Une figure majeure de la transition

Au-delà de ses fonctions gouvernementales, le général Sadio Camara s’était imposé comme un acteur clé de la transition politique et sécuritaire du Mali. Sa disparition intervient dans un contexte marqué par des défis importants en matière de défense et de stabilité, soulignant l’importance de son rôle au sein de l’appareil d’État.