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Afrobasket : le Sénégal et le Mali qualifiés en demi-finales.

Le Sénégal et le Mali poursuivent leur parcours remarquable à l’Afrobasket en décrochant leur place dans le dernier carré de la compétition. Les deux sélections ouest-africaines confirment ainsi leur statut de prétendantes sérieuses au titre continental.

Les Lions du Sénégal, portés par une défense solide et un collectif discipliné, ont su imposer leur rythme face à un adversaire coriace, validant ainsi leur ticket pour les demi-finales. L’équipe sénégalaise, qui mise sur l’expérience de ses cadres et l’émergence de jeunes talents, nourrit de grandes ambitions dans cette édition.

De son côté, le Mali a également démontré sa détermination et sa maîtrise du jeu collectif pour s’imposer avec autorité. Avec une attaque efficace et une cohésion impressionnante, les Aigles affichent une régularité qui les place parmi les grands favoris.

Cette qualification conjointe des deux nations confirme la vitalité du basketball en Afrique de l’Ouest et ouvre la voie à une possible confrontation historique dans les phases finales. Les regards se tournent désormais vers les demi-finales, où chaque possession et chaque détail pourraient faire la différence.

L’Afrobasket 2025 s’annonce plus que jamais palpitant, avec le Sénégal et le Mali bien décidés à inscrire leur nom au sommet du basket africain.

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Mali et Guinée renforcent leur coopération pour la libre circulation.

 

Le Mali et la Guinée ont organisé à Conakry une rencontre de haut niveau consacrée à la facilitation de la libre circulation des personnes et des marchandises entre leurs territoires. Cette réunion réunissait les ministres en charge de la sécurité, des Maliens de l’extérieur et des représentants des administrations frontalières, dans le but de définir des mécanismes concrets pour fluidifier les échanges tout en préservant la sécurité et la régularité des flux transfrontaliers.

Objectifs principaux de la rencontre

L’une des priorités de ces discussions est la simplification des procédures aux frontières, afin de réduire les délais d’attente et les formalités administratives pour les voyageurs et les transporteurs. Les deux pays cherchent à instaurer des corridors transfrontaliers efficaces qui permettront une circulation plus rapide des personnes, des biens et du commerce local.

Contexte et enjeux

Les relations frontalières entre le Mali et la Guinée ont connu des tensions par le passé, notamment en raison des conflits liés à la transhumance et à l’utilisation des ressources naturelles partagées. La mise en place de mécanismes de coopération vise à prévenir les incidents, à renforcer la sécurité et à favoriser le développement économique des zones frontalières, qui abritent souvent des populations vulnérables dépendantes du commerce et de l’élevage.

Les ministres ont également souligné l’importance de préserver les liens culturels et historiques entre les communautés vivant le long de la frontière, qui ont longtemps partagé des échanges économiques et sociaux. La libre circulation y est perçue comme un levier pour consolider la coopération et renforcer la cohésion régionale.

Vers une feuille de route commune

À l’issue des discussions, un rapport détaillé sera élaboré pour servir de feuille de route stratégique, avec des recommandations sur :

  • la création de corridors frontaliers prioritaires ;

  • la simplification des documents et formalités administratives ;

  • la coordination des forces de sécurité et des douanes pour assurer un contrôle efficace ;

  • le suivi et l’évaluation des mesures adoptées pour garantir leur efficacité et leur durabilité.

Cette initiative s’inscrit également dans le cadre d’un renforcement plus large de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, en cohérence avec les ambitions de la CEDEAO visant à faciliter la mobilité, stimuler le commerce et favoriser le développement socio-économique.

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Mali : début de la restitution des manuscrits de Tombouctou

Après plus d’une décennie d’exil forcé à Bamako, les célèbres manuscrits anciens de Tombouctou entament enfin leur retour vers leur ville d’origine. Ces trésors, témoins de siècles d’histoire et de savoir, avaient été mis à l’abri en 2012 lors de l’occupation de la ville par des groupes armés.

Un patrimoine sauvé in extremis

Les manuscrits dont certains remontent au XIIIᵉ siècle avaient été évacués clandestinement pour échapper à la destruction. Bibliothécaires, érudits et habitants avaient orchestré une opération de sauvetage digne d’un roman, transportant les précieux documents dans des sacs de riz, sur des charrettes, des pirogues et même des motos, jusqu’à Bamako, à plus de 1 000 kilomètres.

Un retour hautement symbolique

Le premier convoi de restitution, composé de plus de 200 caisses et représentant environ 5,5 tonnes de manuscrits, a été acheminé par avion dans des conditions de sécurité strictes. Ils sont désormais accueillis à l’Institut Ahmed Baba, lieu emblématique de la conservation et de la recherche à Tombouctou.

Pour les autorités maliennes, ce retour n’est pas seulement une victoire logistique : il marque une renaissance culturelle et identitaire. « Ces manuscrits incarnent l’âme de Tombouctou et le génie intellectuel africain », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur, appelant à leur protection, leur étude et leur valorisation.

Des conditions optimales de conservation

Le climat sec et aride de Tombouctou offre un environnement bien plus adapté à la préservation des documents anciens que l’humidité de Bamako, qui menaçait leur intégrité. Ce retour s’accompagne de nouvelles mesures de protection, incluant des systèmes modernes de contrôle de température et de numérisation pour garantir leur sauvegarde à long terme.

Une étape vers un rapatriement total

Ce premier envoi ouvre la voie à d’autres restitutions programmées dans les mois à venir. Les autorités espèrent également que des collections privées rejoindront cette dynamique, afin de reconstituer pleinement le riche patrimoine documentaire de la ville.

Un héritage universel

Inscrits au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO, les manuscrits de Tombouctou couvrent des domaines aussi variés que l’astronomie, la médecine, la poésie, la jurisprudence islamique et l’histoire. Ils témoignent de l’âge d’or intellectuel de l’Afrique de l’Ouest et constituent une référence culturelle de portée mondiale.

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Madou Sidiki Diabaté fait rayonner le Mali au Festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair.

La musique malienne a une fois de plus traversé les frontières pour briller sur la scène internationale. L’artiste Madou Sidiki Diabaté, maître de la kora et héritier d’une longue lignée de griots mandingues, a offert une prestation remarquable à Hérouville-Saint-Clair, dans le cadre du très réputé Festival Beauregard, qui se tient chaque année en Normandie, en France.

Un moment de grâce musicale

Sur la scène du parc de Beauregard, Madou Sidiki Diabaté a conquis le public avec la magie de la kora, cet instrument traditionnel à 21 cordes emblématique d’Afrique de l’Ouest. Dans une ambiance chaleureuse, l’artiste a su mêler avec finesse tradition et modernité, en interprétant des morceaux puisés dans le répertoire mandingue, enrichis de touches contemporaines et de dialogues musicaux avec d’autres artistes présents sur scène.

Les spectateurs, venus de toute l’Europe, ont été séduits par la virtuosité, la sensibilité et l’authenticité du musicien malien. Sa prestation a été saluée comme l’un des moments forts du festival, tant par les professionnels que par le public.

Une représentation digne et inspirante

Au-delà de la performance artistique, la participation de Madou Sidiki Diabaté au Festival Beauregard marque un moment fort pour la culture malienne. Il s’agit d’un symbole de rayonnement à l’international pour la musique traditionnelle du Mali, qui continue de se réinventer et de séduire bien au-delà du continent africain.

L’artiste a été chaleureusement félicité par ses pairs et les organisateurs du festival, ainsi que par de nombreux membres de la diaspora africaine présents sur place. Son engagement pour la transmission du patrimoine culturel mandingue et son ouverture à la scène musicale mondiale font de lui un véritable ambassadeur de la culture malienne.

Un héritage vivant

Issu de la célèbre famille Diabaté, Madou Sidiki perpétue un art transmis de génération en génération. Frère cadet du légendaire Toumani Diabaté, il poursuit un parcours artistique riche, entre collaborations internationales, concerts prestigieux et projets pédagogiques autour de la kora.

Sa participation au Festival Beauregard s’inscrit dans une tournée plus large qui vise à faire découvrir la richesse du patrimoine musical africain, dans un esprit de dialogue et d’universalité.

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Sécurité sahélienne : Vers une architecture de défense souveraine au sein de l’AES.

Les ministres de la Défense des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Burkina Faso, le Mali et le Niger — se sont réunis cette semaine pour une importante séance de travail consacrée à la redéfinition de la stratégie sécuritaire commune. Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affirmée des trois États de rompre avec les approches sécuritaires classiques imposées de l’extérieur, en forgeant un modèle de défense autonome, adapté aux réalités du Sahel.

À l’ordre du jour figuraient des questions essentielles telles que la mutualisation des moyens militaires, la coordination des opérations de lutte contre le terrorisme, la formation conjointe des forces armées et la création éventuelle d’une industrie de défense sous-régionale. Les discussions ont également mis l’accent sur le renforcement de la coopération en matière de renseignement et sur la nécessité d’une doctrine commune face aux menaces transfrontalières.

Cette initiative intervient dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants, mais aussi par une volonté politique de bâtir une réponse souveraine, structurée et pérenne. Les ministres ont réitéré leur engagement à faire de l’AES un cadre de défense collective, basé sur les valeurs de solidarité, de souveraineté et de protection des populations.

Un communiqué final devrait entériner les principales décisions issues de cette rencontre stratégique, jetant ainsi les bases d’une nouvelle ère de sécurité partagée dans l’espace sahélien.

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Distinctions sportives au Mali : le football national à l’honneur

Le Mali a célébré l’excellence de son football lors d’une soirée prestigieuse consacrée aux Mali Football Awards. L’événement, devenu un rendez-vous incontournable du calendrier sportif national, a mis en lumière les acteurs qui ont marqué la saison par leur talent, leur détermination et leur esprit de fair-play.

Des joueurs professionnels aux entraîneurs, en passant par les arbitres et les dirigeants de clubs, les distinctions ont couvert l’ensemble des maillons de la chaîne footballistique. Le prix du Meilleur joueur de l’année a été particulièrement attendu et salué par les fans, récompensant une saison remarquable aussi bien en championnat local qu’en compétitions internationales.

Du côté du football féminin, les performances ont également été mises à l’honneur, soulignant la montée en puissance des joueuses maliennes sur la scène africaine. Le Meilleur club de l’année, quant à lui, a été attribué à une formation ayant démontré constance, discipline et résultats probants tout au long de la saison.

Les organisateurs ont profité de l’occasion pour encourager la jeunesse malienne à croire en ses rêves et à s’investir dans le sport comme vecteur de développement et d’unité nationale. En clôture, un hommage particulier a été rendu aux figures historiques du football malien, rappelant l’importance de la transmission intergénérationnelle dans la construction d’un sport durable.

Cette édition 2025 des Mali Football Awards a donc été bien plus qu’une cérémonie de récompenses : un moment fort pour affirmer la vitalité du sport-roi au Mali, et saluer l’engagement de tous ceux qui contribuent à son rayonnement.

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Mali – Russie : Le général Assimi Goïta reçu par Vladimir Poutine à Moscou.

Dans le cadre d’une visite officielle en Fédération de Russie, le président de la transition du Mali, le général Assimi Goïta, a été reçu ce mardi par le président russe Vladimir Poutine. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales entre Bamako et Moscou, à un moment où le Mali réoriente activement sa diplomatie et ses partenariats stratégiques.

Au cours de l’entretien, les deux chefs d’État ont évoqué des sujets majeurs liés à la coopération militaire, économique et énergétique. Le président Poutine a salué les efforts du gouvernement malien en matière de sécurité et de souveraineté, soulignant l’importance d’un partenariat équilibré entre les deux pays. De son côté, le général Goïta a exprimé sa gratitude pour le soutien multiforme de la Russie, notamment dans la lutte contre le terrorisme et le renforcement des capacités des forces de défense maliennes.

Cette visite s’inscrit également dans le prolongement des engagements pris lors du sommet Russie-Afrique, et pourrait déboucher sur de nouveaux accords de coopération dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie et de la formation technique. Le déplacement du chef de l’État malien à Moscou est perçu comme un signal fort de la volonté du Mali d’élargir ses alliances internationales dans un contexte géopolitique en pleine mutation.

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Le Mali s’apprête à accueillir le sommet des chefs d’État de l’AES.

Le Mali se prépare activement à accueillir, dans les prochains jours, le sommet des chefs d’État de l’Alliance des États du Sahel (AES), une organisation sous-régionale qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cet événement de haute importance diplomatique se tiendra à Bamako, la capitale malienne, et réunira les dirigeants des trois pays membres pour échanger sur les grands enjeux politiques, économiques et sécuritaires qui façonnent l’avenir de la région.

Ce sommet, le tout premier depuis l’annonce officielle de la création de la Confédération des États du Sahel en septembre 2023, intervient dans un contexte où les trois nations intensifient leur coopération pour renforcer leur souveraineté collective. Au menu des discussions : la mise en œuvre concrète des institutions communes, l’harmonisation des politiques sécuritaires, et la promotion d’une intégration économique plus poussée.

Les autorités maliennes, sous la direction du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, mettent tout en œuvre pour assurer le bon déroulement de cette rencontre. Des dispositifs sécuritaires renforcés sont en place, tandis que les préparatifs logistiques s’accélèrent dans la capitale.

Ce sommet est perçu comme un tournant majeur dans la dynamique de coopération entre les trois pays sahéliens, qui aspirent à bâtir une alliance durable, résiliente et tournée vers le développement

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Mali : vers la souveraineté minière avec la construction d’une raffinerie d’or

Sous l’impulsion du président de la transition, le colonel Assimi Goïta, le Mali a lancé la construction d’une raffinerie nationale d’or, marquant un tournant stratégique dans sa quête de souveraineté économique. Cette infrastructure vise à permettre au pays de raffiner sur place une partie significative de sa production aurifère, aujourd’hui exportée à l’état brut.

Un projet stratégique au cœur de la transition économique

Première puissance aurifère d’Afrique de l’Ouest, le Mali tire l’essentiel de ses recettes d’exportation de l’or. Toutefois, jusqu’ici, le pays ne disposait pas d’infrastructure capable de transformer localement ce précieux métal. La construction de cette raffinerie nationale traduit donc une volonté politique claire : maîtriser la chaîne de valeur de l’or, de l’extraction à la commercialisation, et réduire la dépendance vis-à-vis des circuits étrangers.

Le projet permettra également de renforcer la transparence dans le secteur minier, de sécuriser les recettes publiques et de créer de nombreux emplois qualifiés dans le domaine industriel.

Une souveraineté économique affirmée

En dotant le pays d’une capacité de raffinage, le gouvernement malien entend reprendre le contrôle sur une ressource stratégique et maximiser les retombées économiques au profit de la population. Ce choix s’inscrit dans une dynamique plus large de réappropriation des leviers de développement national, en cohérence avec la vision souverainiste défendue par les autorités de transition.

Au-delà de l’or, ce chantier symbolise un changement de cap : le Mali n’entend plus être un simple fournisseur de matières premières, mais un acteur à part entière de leur transformation et de leur valorisation.

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Mali : le président Assimi Goïta dissout tous les partis politiques

Dans un geste sans précédent depuis l’indépendance du Mali, le président de la transition, le général Assimi Goïta, a signé le mardi 13 mai 2025 un décret de dissolution de l’ensemble des partis politiques et des associations à caractère politique. L’annonce a été faite lors d’un conseil des ministres extraordinaire, diffusé en direct à la télévision nationale.

Cette décision marque une rupture historique avec l’ordre politique post-démocratique instauré depuis 1991, et ouvre une nouvelle phase de la transition en cours. Les autorités justifient cette mesure par des raisons de “cohésion nationale”, mais elle suscite d’ores et déjà des réactions vives, à l’échelle nationale comme internationale.

Un décret radical : suspension totale de la vie politique

Le décret, lu par le ministre de l’administration territoriale, Mamani Nassiré, indique que toutes les activités, réunions et manifestations à caractère politique sont désormais interdites sur l’ensemble du territoire national.

« Cette décision vise à préserver la stabilité, à prévenir les divisions internes et à créer un espace propice à la refondation de l’État malien », a déclaré le ministre.

La charte des partis politiques est officiellement abrogée, et neuf lois relatives à la vie politique ont été adoptées par le Conseil national de transition (CNT) pour accompagner cette nouvelle orientation.

Contexte et motivations du pouvoir

Depuis plusieurs mois, les autorités de transition ont exprimé leur volonté de refonder en profondeur les institutions. Lors des concertations nationales tenues fin avril 2025, plusieurs recommandations appelaient à dissoudre les partis politiques existants, jugés responsables de l’instabilité, de la corruption et de la fragmentation de la nation.

Le discours officiel insiste sur la nécessité de rompre avec le multipartisme jugé excessif, et de reconstruire un système basé sur un nombre limité de partis forts, représentatifs et ancrés dans les réalités nationales.

Réactions de la société civile et de l’opposition

Les réactions ne se sont pas fait attendre. De nombreuses organisations de défense des droits humains, des juristes et des leaders politiques dénoncent une dérive autoritaire.

« Il s’agit d’une suspension pure et simple du droit à la participation politique garanti par la Constitution et les conventions internationales », a déclaré un porte-parole d’une coalition de partis dissous.

Des recours en inconstitutionnalité sont en cours de préparation, bien que la Cour constitutionnelle soit elle-même remise en question dans son indépendance depuis le début de la transition.

Condamnations et inquiétudes à l’international

La communauté internationale, notamment l’Union africaine, la CEDEAO, l’Union européenne et les Nations unies, observe la situation avec préoccupation. Certains diplomates estiment que cette décision pourrait retarder davantage le processus de retour à l’ordre constitutionnel, déjà suspendu depuis le report indéfini des élections.

Une atmosphère de restriction de l’espace public

En parallèle, la chaîne francophone TV5 Monde a été suspendue de diffusion au Mali par la Haute Autorité de la Communication (HAC), accusée de tenir des propos “partiaux” sur la situation politique. Cette mesure alimente les craintes d’un resserrement de l’espace médiatique et de la liberté d’expression.

Vers quelle forme de gouvernance ?

Les autorités de transition envisagent désormais un système politique reposant sur une nouvelle charte nationale, où les partis politiques seraient strictement encadrés, en nombre limité, avec des critères de représentativité renforcés.

Il est aussi question, selon certaines fuites, de nommer Assimi Goïta président de la République pour un mandat de cinq ans, une proposition issue des concertations nationales, mais non encore actée officiellement.

Un tournant décisif et risqué

Le Mali vient de franchir un seuil critique dans son histoire politique moderne. Si les autorités justifient la dissolution des partis politiques par la volonté de refonder le pays sur de nouvelles bases, cette mesure extrême soulève de graves interrogations sur la démocratie, la liberté d’association, la légitimité de la transition et le respect des engagements internationaux.

La suite dépendra de la capacité du régime à dialoguer avec les forces sociales, à définir un nouveau cadre consensuel et à restaurer la confiance dans les institutions.