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Bénin-Togo : Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé renforcent leur partenariat stratégique.

Le président béninois Romuald Wadagni a effectué mercredi une visite d’amitié et de travail à Lomé, où il a rencontré le président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre a permis aux deux dirigeants de réaffirmer leur engagement en faveur du renforcement de la coopération bilatérale, de l’intégration régionale et de la coordination sécuritaire dans un contexte sous-régional marqué par d’importants défis économiques et sécuritaires.

Cette étape togolaise s’inscrit dans la dynamique diplomatique engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son investiture. Après des visites officielles au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso, Romuald Wadagni poursuit ainsi sa tournée auprès des pays voisins, illustrant sa volonté de faire de la coopération régionale un pilier de son action diplomatique.

Des relations historiques appelées à se renforcer

Au cours de leurs échanges, les deux dirigeants ont passé en revue les principaux axes de coopération entre le Bénin et le Togo. Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, ils ont réaffirmé leur attachement aux liens historiques de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent les deux pays.

Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont également souligné l’importance d’un dialogue politique régulier pour préserver un climat de confiance mutuelle et contribuer à la stabilité de l’espace ouest-africain. Les deux responsables ont convenu de poursuivre les consultations sur les questions d’intérêt commun afin de consolider davantage leur partenariat stratégique.

Une ambition commune pour l’intégration économique

Les discussions ont accordé une place importante aux enjeux économiques. Les deux parties se sont félicitées de la progression des échanges commerciaux entre leurs pays et ont exprimé leur volonté d’accélérer les projets destinés à améliorer la connectivité régionale.

Les infrastructures de transport, la facilitation des échanges transfrontaliers, le développement du commerce ainsi que la promotion des investissements privés figurent parmi les priorités identifiées. Pour les deux gouvernements, le renforcement de ces secteurs est essentiel pour stimuler la croissance économique et favoriser une meilleure intégration des marchés nationaux.

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique plus large de l’intégration économique ouest-africaine, considérée comme un levier majeur de développement et de compétitivité pour les États de la région.

Une coopération sécuritaire face aux défis régionaux

Les questions de sécurité ont également occupé une place centrale dans les échanges. Face à l’expansion de la menace terroriste dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et à la recrudescence de la criminalité transfrontalière, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre leurs services de défense et de sécurité.

Ils ont souligné la nécessité d’une réponse concertée aux défis sécuritaires qui affectent la sous-région et menacent les efforts de développement économique. Dans cette perspective, le Bénin et le Togo entendent intensifier les mécanismes de coordination et d’échange d’informations afin de mieux prévenir les risques liés à l’insécurité.

Les deux responsables ont par ailleurs réitéré leur attachement aux principes de libre circulation des personnes, des biens et des services, qu’ils considèrent comme des fondements essentiels de l’intégration régionale.

Une relation appelée à se densifier

Au terme de la visite, le président béninois a invité Faure Essozimna Gnassingbé à effectuer une visite officielle au Bénin. Le président du Conseil togolais a accepté cette invitation, dont les modalités seront définies ultérieurement par les voies diplomatiques.

Cette rencontre confirme la volonté de Cotonou et de Lomé de renforcer leur partenariat dans des domaines stratégiques, tout en contribuant à la s

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Investiture de Romuald Wadagni : le Bénin amorce un rapprochement avec les pays de l’AES.

L’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni a été marquée par un signal diplomatique fort en direction des pays de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional longtemps marqué par les tensions politiques et sécuritaires.

Même si le protocole béninois ne prévoit traditionnellement pas la présence de chefs d’État étrangers lors des cérémonies de prestation de serment, plusieurs États africains ont dépêché des représentants de haut niveau à Cotonou, donnant à l’événement une portée régionale particulière.

Parmi les délégations les plus remarquées figuraient celles du Niger, du Burkina Faso et du Mali, dont les relations avec le Bénin s’étaient progressivement dégradées ces dernières années sur fond de divergences diplomatiques et sécuritaires.

Une présence sahélienne saluée par la population

La cérémonie a réuni plus de seize délégations étrangères, mais l’un des moments les plus marquants est intervenu lors de la présentation officielle des représentants des pays de l’Alliance des États du Sahel.

L’annonce de la présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine ainsi que des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali a suscité de vifs applaudissements dans l’assistance.

Cette réaction populaire a été interprétée comme le signe d’un fort espoir de réchauffement des relations entre Cotonou et les capitales sahéliennes, après plusieurs années de crispations diplomatiques.

Pour de nombreux observateurs, cette séquence traduit une volonté croissante de renouer le dialogue dans une sous-région confrontée à des défis sécuritaires communs, notamment la progression de la menace terroriste.

Une rupture avec les tensions des dernières années

Le rapprochement observé autour de cette investiture intervient dans un contexte où les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel avaient connu une nette dégradation.

Les autorités béninoises avaient notamment invité les États sahéliens aux célébrations du 65e anniversaire de l’indépendance du Bénin en juillet 2025, une invitation qui avait alors été déclinée par les régimes concernés, illustrant la froideur des rapports diplomatiques à cette période.

Selon Ali Mahamane Lamine Zeine, sa participation à l’investiture de Romuald Wadagni a été validée par l’ensemble des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel, sensibles aux signaux d’ouverture et aux appels au dialogue formulés par le nouveau président béninois avant son accession au pouvoir.

Tout au long de sa campagne, Romuald Wadagni avait multiplié les déclarations en faveur d’une coopération renforcée entre les États ouest-africains pour lutter contre le terrorisme et préserver la stabilité régionale.

« Je vois que c’est une nouvelle voie qui s’ouvre », a notamment déclaré l’émissaire nigérien à l’issue de la cérémonie.

La coopération sécuritaire au cœur de la nouvelle diplomatie béninoise

Dans son discours d’investiture, Romuald Wadagni a clairement affiché sa volonté de replacer la coopération régionale au cœur de la politique étrangère béninoise.

Le nouveau chef de l’État a insisté sur la nécessité d’approfondir les partenariats avec les pays voisins et de privilégier le dialogue face aux défis sécuritaires qui fragilisent l’Afrique de l’Ouest.

« Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que les pays de la sous-région partageaient une responsabilité commune face à la menace terroriste.

« Ma conviction est que, dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble », a ajouté le président béninois, réaffirmant la disponibilité de son pays à coopérer étroitement avec les États sahéliens.

Un nouveau chapitre pour l’Afrique de l’Ouest

En mettant l’accent sur le pragmatisme diplomatique, la coopération sécuritaire et le dialogue régional, la présidence de Romuald Wadagni semble vouloir ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel.

Dans une région confrontée à des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs, ce rapprochement pourrait contribuer à redessiner certains équilibres diplomatiques ouest-africains et relancer les dynamiques de coopération régionale autour des enjeux de stabilité et de lutte contre le terrorisme.

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Bénin : Romuald Wadagni dévoile son premier gouvernement entre continuité et attentes sociales.

À peine investi à la tête du Bénin, le nouveau président Romuald Wadagni a rendu publique, ce dimanche 24 mai, la composition de son premier gouvernement, une équipe très attendue tant par les acteurs politiques que par l’opinion publique.

Cette première architecture gouvernementale offre déjà des indications sur l’orientation que le nouveau chef de l’État entend donner à son mandat : poursuivre les réformes engagées sous l’ère Patrice Talon, tout en tentant de répondre aux préoccupations sociales et économiques qui occupent une place croissante dans le débat public béninois.

Une équipe articulée autour des secteurs stratégiques

Dans ce nouvel exécutif, plusieurs portefeuilles clés ont été confiés à des profils chargés de piloter les priorités du nouveau pouvoir.

Le ministère de l’Économie et des Finances, particulièrement scruté dans un contexte marqué par les attentes sociales et les défis liés au pouvoir d’achat, revient à Aristide Medenou.

À la tête de la diplomatie béninoise, Corinne Amori Brunet aura pour mission de conduire les relations extérieures du pays et de défendre les intérêts stratégiques du Bénin sur la scène régionale et internationale.

Les questions sécuritaires occupent également une place centrale dans cette nouvelle équipe gouvernementale. Face à la progression de la menace djihadiste dans plusieurs pays côtiers d’Afrique de l’Ouest, Djibril Mama Cissé Moussa a été nommé ministre délégué chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, tandis que Gildas Agonkan prend la tête du ministère de la Défense nationale.

Une forte continuité avec l’ère Talon

Au-delà des nominations, cette équipe gouvernementale porte clairement l’empreinte de la continuité politique et administrative.

Romuald Wadagni lui-même incarne cette transition sans rupture brutale. Ancien ministre de l’Économie et des Finances pendant près d’une décennie sous Patrice Talon, il a été l’un des principaux artisans des réformes économiques et budgétaires engagées au cours des dernières années.

Plusieurs personnalités nommées au sein du gouvernement disposent également d’une solide expérience de l’administration publique ou ont déjà participé à la conduite des politiques publiques sous le précédent régime.

Ce choix semble traduire la volonté du nouveau pouvoir de préserver une certaine stabilité institutionnelle et de rassurer les partenaires économiques ainsi que les investisseurs, dans un contexte régional parfois marqué par des transitions plus brutales.

Entre stabilité politique et fortes attentes sociales

Cette stratégie de continuité pourrait conforter une partie des milieux économiques et institutionnels, attachés à la stabilité de l’appareil d’État et à la poursuite des réformes engagées.

Mais elle alimente également des attentes importantes au sein de la population.

Dans les centres urbains comme dans les zones rurales, les préoccupations liées au coût de la vie, à l’emploi des jeunes, à l’accès aux services publics ou encore aux conditions sociales restent au cœur des attentes des citoyens.

Pour de nombreux observateurs, le principal défi du nouveau gouvernement sera désormais de transformer l’expérience technocratique accumulée ces dernières années en résultats concrets et perceptibles dans la vie quotidienne des Béninois.

Le début d’un nouveau cycle politique

Avec cette première équipe gouvernementale, Romuald Wadagni ouvre officiellement un nouveau cycle politique au Bénin, dans un climat où les attentes de stabilité se mêlent à une forte demande de résultats économiques et sociaux.

Reste désormais à savoir si ce gouvernement parviendra à conjuguer continuité institutionnelle, efficacité économique et réponse aux aspirations d’une population en quête d’amélioration tangible de ses conditions de vie.

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Bénin : Patrice Talon fait ses adieux au pouvoir avant l’investiture de Romuald Wadagni.

À quelques jours de la transition présidentielle au Bénin, le chef de l’État sortant Patrice Talon a adressé, jeudi 21 mai 2026, un message d’adieu à la Nation, marquant la fin de dix années passées à la tête du pays.

Cette allocution intervient à l’approche de la cérémonie d’investiture de son successeur élu, Romuald Wadagni, prévue le 24 mai prochain.

Un bilan placé sous le signe des réformes et de la modernisation

Dans un discours solennel, Patrice Talon est revenu sur les principales réformes engagées depuis son arrivée au pouvoir en 2016. L’ancien président a notamment mis en avant les transformations administratives, les investissements dans les infrastructures et les efforts entrepris pour renforcer les institutions publiques.

L’ex-homme d’affaires a affirmé quitter ses fonctions avec le sentiment du devoir accompli, estimant avoir contribué à repositionner le Bénin sur le plan économique et institutionnel au cours de la dernière décennie.

Sous sa présidence, le pays a connu plusieurs projets de modernisation urbaine, des réformes fiscales et des investissements dans les secteurs stratégiques, qui ont souvent été salués par les partenaires économiques internationaux.

Une élection largement remportée par le tandem Wadagni–Talata

L’élection présidentielle a été remportée par le tandem Romuald WadagniMariam Chabi Talata, crédité de plus de 94 % des suffrages exprimés selon les résultats proclamés par les autorités électorales.

Le scrutin s’est toutefois déroulé dans un climat politique particulier, marqué par l’absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates, qui n’a pas pu participer à la compétition électorale en raison de l’invalidation de ses parrainages.

Cette situation a ravivé les débats autour de l’ouverture du jeu démocratique et des conditions de participation de l’opposition aux échéances électorales au Bénin.

Un héritage politique contrasté

Durant ses deux mandats, Patrice Talon a profondément marqué la scène politique béninoise.

Son action a été saluée par une partie des observateurs pour les performances macroéconomiques enregistrées et les grands projets d’infrastructures réalisés dans le pays. Mais son pouvoir a également suscité de nombreuses critiques de la part d’organisations de défense des droits humains et d’acteurs de l’opposition.

Plusieurs voix ont dénoncé un rétrécissement progressif de l’espace politique ainsi que des réformes institutionnelles jugées controversées, notamment la révision constitutionnelle adoptée en 2025, qui a instauré un mandat présidentiel de sept ans.

Ces critiques ont régulièrement alimenté les débats sur l’équilibre démocratique et la gouvernance politique dans le pays.

Une nouvelle page politique pour le Bénin

Dans son message à la Nation, Patrice Talon a souhaité « plein succès » à son successeur, exprimant sa confiance dans la poursuite des efforts de développement engagés au cours des dernières années.

Avec l’arrivée au pouvoir de Romuald Wadagni, ancien ministre de l’Économie et des Finances, le Bénin s’apprête à ouvrir une nouvelle séquence politique, dans un contexte où les attentes restent importantes sur les questions de gouvernance, de croissance économique et d’apaisement du climat politique.

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Bénin : la Cour constitutionnelle confirme la victoire de Romuald Wadagni dès le premier tour.

La Cour constitutionnelle du Bénin a validé, jeudi 16 avril 2026, les résultats de l’élection présidentielle du 12 avril, consacrant la victoire du duo formé par Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. La haute juridiction a estimé que le scrutin s’était déroulé de manière régulière, confirmant ainsi les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Un score largement au-dessus de la majorité absolue

Selon les résultats définitifs, le duo Wadagni–Talata a obtenu 4 515 449 voix, soit 94,27 % des suffrages valablement exprimés. Ce score dépasse largement la majorité absolue fixée à 2 426 874 voix, permettant une victoire dès le premier tour.

Le tandem composé de Paul Hounkpè et Rock Judicaël Hounwanou arrive en deuxième position avec 278 297 voix, soit 5,73 % des suffrages exprimés.

Participation électorale et chiffres clés du scrutin

La Cour précise que le nombre total de suffrages valablement exprimés s’élève à 4 853 746 voix. Sur un corps électoral de 7 897 287 inscrits, incluant la diaspora, 5 020 401 électeurs ont participé au vote, soit un taux de participation de 63,57 %.

Le scrutin a par ailleurs enregistré 132 059 bulletins nuls, un niveau qui reste dans les marges habituellement observées lors des élections nationales.

Une élection validée, mais un délai de recours ouvert

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle a estimé que le duo vainqueur a recueilli la majorité absolue des suffrages requis pour être proclamé élu dès le premier tour. Cette décision entérine officiellement l’élection de Romuald Wadagni à la présidence de la République, aux côtés de Mariam Chabi Talata pour un nouveau mandat.

Conformément aux dispositions légales, les candidats disposent néanmoins d’un délai de cinq jours après notification pour introduire d’éventuels recours, ouvrant une dernière phase procédurale avant la clôture définitive du contentieux électoral.

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Présidentielle au Bénin : Romuald Wadagni élu avec une large majorité

Sans réelle surprise, Romuald Wadagni, candidat de la majorité présidentielle, a été élu président de la République du Bénin à l’issue du scrutin organisé dimanche. Selon les résultats provisoires annoncés dans la nuit de lundi à mardi par la Commission électorale nationale indépendante (CENA), il recueille 94,05 % des suffrages, contre 5,95 % pour son unique adversaire, Paul Hounkpè.

Le nouveau chef de l’État succède ainsi à Patrice Talon, qui quitte le pouvoir après deux mandats, conformément aux dispositions constitutionnelles. Les résultats, portant sur 90 % des bulletins dépouillés, sont jugés « mathématiquement irréversibles » par le président de la CENA, Sacca Lafia. Leur validation définitive reste toutefois attendue de la Cour constitutionnelle.

Une participation contrastée selon les zones

Le taux de participation s’établit à 58,75 %, avec une mobilisation plus marquée dans les zones rurales que dans les grands centres urbains comme Cotonou et Porto-Novo, où plusieurs bureaux de vote ont enregistré une affluence limitée.

Un scrutin sans véritable suspense

Dès les premières tendances, Paul Hounkpè a reconnu sa défaite, adressant ses « félicitations républicaines » à son adversaire, un geste salué comme un signe de fair-play dans un contexte politique souvent tendu. Unique candidat face au représentant de la majorité, il apparaissait largement distancé dans une élection marquée par l’absence du principal parti d’opposition, Les Démocrates, recalé faute de parrainages suffisants.

Cette configuration a alimenté les critiques d’une partie de la classe politique et de la société civile, qui dénoncent un manque de compétitivité du scrutin.

Un climat apaisé, mais des contestations persistantes

La mission d’observation de la CEDEAO a salué un déroulement globalement calme et une organisation satisfaisante du vote. À Cotonou, la vie économique a rapidement repris son cours dès le lendemain.

Cependant, des voix discordantes se sont exprimées. Certains médias évoquent une élection « bien organisée », tandis que d’autres dénoncent un « hold-up électoral ». Des incidents ont été signalés par des plateformes de la société civile, notamment des ouvertures anticipées de bureaux et des soupçons d’irrégularités sur certaines urnes.

Des défis majeurs pour le nouveau pouvoir

Le nouveau président hérite d’un pays transformé par une décennie de réformes économiques et d’investissements structurants. Mais plusieurs défis attendent Romuald Wadagni, notamment la montée de l’insécurité dans le nord du pays, la persistance de la pauvreté touchant près d’un tiers de la population, ainsi que les critiques liées aux restrictions des libertés publiques.

L’un des enjeux majeurs de son mandat sera de rendre la croissance plus inclusive, alors qu’une partie de la population estime ne pas bénéficier pleinement des retombées économiques.

Fin d’une ère, ouverture d’un nouveau cycle

En se retirant après deux mandats, Patrice Talon tourne une page importante de la vie politique béninoise. Une nouvelle séquence s’ouvre désormais, avec un exécutif attendu sur sa capacité à concilier stabilité institutionnelle, sécurité et justice sociale.

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Bénin : dernière ligne droite pour une présidentielle à deux candidats.

Le Bénin entame, depuis le lundi 6 avril, la dernière semaine de campagne avant l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Un scrutin décisif qui marquera la fin du second mandat du président Patrice Talon, conformément aux dispositions constitutionnelles.

Un duel inédit entre majorité et opposition modérée

Deux candidats seulement briguent les suffrages des électeurs : Romuald Wadagni, présenté comme le dauphin du chef de l’État sortant, et Paul Hounkpè, figure de l’opposition dite modérée à la tête des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE).

Sur le terrain, les deux prétendants ont multiplié les déplacements, sillonnant l’ensemble du pays, y compris les zones du nord confrontées à des défis sécuritaires. Toutefois, la campagne de Romuald Wadagni se distingue par des moyens logistiques plus importants et une visibilité accrue, notamment dans la capitale économique, Cotonou.

Une campagne active sous haute observation

Pour Romuald Wadagni, technocrate et actuel ministre de l’Économie, cette élection constitue une première expérience en tant que candidat à un mandat électif. Ses prestations ont ainsi été particulièrement scrutées, alors qu’il enchaîne meetings et rencontres avec les populations.

À l’inverse, Paul Hounkpè dispose d’une expérience politique plus ancrée, ayant déjà participé à la présidentielle de 2021 comme colistier et exercé des responsabilités locales, notamment en tant que maire.

Des visions contrastées pour l’avenir du pays

Si les deux candidats ont en commun de promettre des réponses aux enjeux sécuritaires et aux préoccupations quotidiennes des Béninois, leurs orientations divergent. Romuald Wadagni met l’accent sur le développement économique et territorial, dans la continuité de l’action gouvernementale.

De son côté, Paul Hounkpè insiste sur les questions sociales et plaide pour une refondation du cadre démocratique, proposant notamment une révision consensuelle des textes électoraux.

Une participation en question

Dans les rues de Cotonou, l’intérêt pour le scrutin apparaît contrasté. Certains électeurs expriment des réserves face à une offre politique limitée à deux candidats, dans un contexte marqué par l’absence de certaines formations d’opposition, dont Les Démocrates.

Cette situation alimente un sentiment d’incertitude quant à la participation, certains citoyens s’interrogeant sur l’enjeu réel du vote.

À quelques jours du scrutin, la présidentielle béninoise se joue donc dans un climat mêlant mobilisation, attentes et interrogations sur la vitalité du jeu démocratique.

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Séisme politique au Bénin à l’approche de la présidentielle.

À six semaines de l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026, la scène politique béninoise est secouée par une annonce inattendue. L’ancien chef de l’État Thomas Boni Yayi et son fils, Chabi Georges Nadjim Yayi, ont officiellement démissionné du parti d’opposition Les Démocrates.

L’information a été rendue publique mercredi 4 mars par le secrétaire national à la communication du parti, Guy Mitokpè, confirmant une décision aux conséquences potentiellement majeures dans un contexte déjà tendu.

Un contexte politique sous haute tension

Cette double démission intervient alors que l’opposition béninoise a récemment annoncé son intention de ne pas participer au scrutin présidentiel. Le retrait de Boni Yayi, figure centrale de l’opposition et président du Bénin de 2006 à 2016, intervient donc à un moment stratégique.

Fondateur et pilier structurant des Démocrates, l’ancien chef de l’État incarnait jusqu’ici l’un des principaux visages de la contestation politique. Son départ soulève de nombreuses interrogations, tant au sein du parti que dans l’opinion publique.

Silence et spéculations

À ce stade, aucune explication officielle n’a été avancée pour justifier cette décision. Ni Thomas Boni Yayi ni son fils n’ont communiqué sur les motivations de leur retrait, laissant place aux spéculations à mesure que l’échéance électorale approche.

Cette évolution pourrait-elle reconfigurer les équilibres internes de l’opposition béninoise, voire redessiner le paysage politique à court terme ? Dans l’attente de clarifications, le dossier reste ouvert, à quelques semaines d’un scrutin déjà marqué par de fortes tensions politiques.

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Législatives 2026 au Bénin : une Assemblée nationale entièrement acquise au camp présidentiel.

Les élections législatives organisées le 11 janvier 2026 au Bénin consacrent une nouvelle fois la domination sans partage des partis soutenant le président Patrice Talon. Selon les résultats provisoires rendus publics par la Commission électorale nationale autonome (CENA), seuls deux partis ont franchi le seuil légal dans l’ensemble des circonscriptions électorales, s’assurant ainsi la totalité des sièges à l’Assemblée nationale.

L’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) arrive en tête avec 41,15 % des suffrages, suivie du Bloc Républicain (BR) qui recueille 36,64 %. Ces deux formations, piliers de la majorité présidentielle, sont les seules à avoir atteint le seuil requis dans chacune des 24 circonscriptions électorales, condition indispensable pour accéder à la répartition des sièges. Elles se partagent donc les 109 sièges du Parlement, l’UP-R en obtenant 60 et le BR 49.

Une opposition exclue de l’hémicycle

Malgré 16,14 % des voix, le parti Les Démocrates, principale force d’opposition, n’a pas réussi à satisfaire aux exigences du code électoral et se trouve exclu de l’Assemblée nationale. La Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE), avec 4,86 %, et le MOELE-Bénin, crédité de 1,21 %, subissent le même sort. Cette configuration rappelle celle des législatives de 2019, qui avaient déjà abouti à un Parlement entièrement dominé par la mouvance présidentielle.

Pour les responsables de l’opposition, ce scrutin confirme les limites d’un cadre électoral qu’ils jugent « restrictif et dangereux pour la démocratie ». Ils estiment que l’absence de députés d’opposition affaiblit le pluralisme politique et réduit les capacités de contrôle de l’action gouvernementale. À l’inverse, les dirigeants de la majorité défendent la régularité du processus. Le porte-parole de l’UP-R affirme que « les résultats traduisent un choix clair des électeurs et le respect strict des règles en vigueur ».

Participation modérée et prochaines échéances

Le taux de participation s’établit à 36,7 %, un chiffre jugé relativement faible, mais conforme aux tendances observées lors des précédents scrutins législatifs. Les résultats définitifs doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à proclamer officiellement la composition de la future Assemblée nationale.

Privés de toute représentation parlementaire, Les Démocrates se retrouvent dans une situation institutionnelle délicate. Conformément aux dispositions du code électoral, le parti ne pourra ni participer aux prochaines élections communales ni présenter de candidat à l’élection présidentielle prévue le 12 avril 2026. Une perspective qui relance le débat sur l’inclusivité du système électoral béninois et sur l’équilibre démocratique à l’approche des prochaines échéances politiques.

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Bénin : dans l’attente des résultats, l’opposition affine ses projections

Au Bénin, le climat politique reste suspendu à la publication des résultats officiels des élections législatives et communales organisées le dimanche 11 janvier. Tandis que les électeurs ont accompli leur devoir civique, le processus de centralisation et de validation des suffrages se poursuit au sein des institutions compétentes.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) est chargée de la compilation et de la proclamation des résultats définitifs des élections communales, alors que la Cour constitutionnelle a la responsabilité exclusive de statuer sur les résultats des législatives, conformément aux dispositions constitutionnelles en vigueur.

En attendant ces annonces officielles, les états-majors des partis politiques, notamment ceux de l’opposition, multiplient les réunions et les recoupements internes. Sur la base des procès-verbaux collectés dans les bureaux de vote et des remontées de leurs représentants, les formations politiques tentent d’évaluer leur niveau de performance, d’anticiper la répartition des sièges et d’identifier les zones de force ou de faiblesse.

Cette phase d’attente est d’autant plus stratégique que ces élections constituent un test politique majeur à quelques mois de l’élection présidentielle. Pour l’opposition, l’enjeu est double : mesurer sa capacité de mobilisation sur le terrain et apprécier ses chances de peser dans le paysage institutionnel à venir.

Du côté des autorités électorales, l’accent est mis sur la rigueur, la transparence et le respect des délais légaux, afin de garantir la crédibilité du scrutin. Les prochains jours seront donc décisifs pour clarifier les rapports de force politiques et dessiner les contours de la prochaine législature ainsi que des exécutifs communaux.

Dans un contexte politique sensible, l’opinion publique reste attentive aux annonces officielles, tandis que les acteurs politiques se préparent déjà à la suite du processus électoral.