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Intelligence artificielle : le Bénin décroche une médaille de bronze aux Olympiades internationales.

Le Bénin s’est illustré à la 3ᵉ édition des Olympiades internationales d’intelligence artificielle (IOAI), organisée à Astana, au Kazakhstan, en décrochant une médaille de bronze et une mention honorable.

Deux jeunes représentants béninois figurent parmi les 437 candidats issus de 106 pays ayant participé à cette compétition internationale consacrée aux compétences en intelligence artificielle.

La médaille de bronze a été remportée par Guidimadjegbe Emmanuel Christiano, élève au Collège catholique Notre-Dame de Lourdes de Porto-Novo. Nguebou Raphael, du Lycée technique F.M. Coulibaly de Cotonou, a pour sa part obtenu une mention honorable.

Cette performance permet au Bénin de se classer troisième au niveau africain et constitue une première pour le pays, qui avait obtenu une mention honorable lors de sa première participation aux IOAI, organisées à Pékin en 2025.

La délégation béninoise comptait huit membres. Les autorités ont salué le travail des deux lauréats, ainsi que celui des mentors et encadreurs ayant accompagné l’équipe.

Cette distinction illustre les progrès réalisés par le Bénin dans le développement des compétences en intelligence artificielle, dans le numérique et l’innovation. Le gouvernement entend poursuivre ses efforts de formation afin de faire de ces technologies un levier de développement et de compétitivité nationale.

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Bénin : Patrice Talon élu premier président du Sénat.

L’ancien président béninois Patrice Talon a été élu, jeudi 6 août 2026, président du Sénat, quelques mois après avoir quitté la magistrature suprême au profit de son successeur, Romuald Wadagni.

Réunis au Palais des Gouverneurs de Porto-Novo, les sénateurs ont procédé à l’élection du premier Bureau de cette nouvelle institution, après la validation de son règlement intérieur par la Cour constitutionnelle.

Patrice Talon prend ainsi la tête de la deuxième chambre du Parlement béninois. Louis Vlavonou, ancien président de l’Assemblée nationale, a été élu premier vice-président, tandis qu’Alassane Séidou occupe le poste de rapporteur.

Installé officiellement le 30 juillet 2026, le Sénat entre ainsi pleinement en fonction avec cette première mandature historique.

Cette élection marque également le retour de Patrice Talon au premier plan de la vie institutionnelle béninoise, après la présidentielle du 12 avril 2026, remportée par son successeur Romuald Wadagni.

L’ancien président Thomas Boni Yayi siège également au sein de cette nouvelle institution, aux côtés de Patrice Talon.

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Bénin–Nigéria : Cotonou et Abuja veulent accélérer leur partenariat stratégique.

Le vice-président du Nigéria, Kashim Shettima, a effectué vendredi une visite de travail au Bénin, marquée par des échanges avec les autorités béninoises sur le renforcement de la coopération bilatérale. Au cœur des discussions : l’industrialisation, la transformation agroalimentaire, l’intégration économique régionale et la sécurité dans le golfe de Guinée.

Reçu au Palais de la Marina par le président béninois Romuald Wadagni, le vice-président nigérian était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment les gouverneurs des États d’Imo, de Katsina, de Jigawa, de Kwara, du Plateau et de Zamfara. Le ministre nigérian de l’Agriculture, Abubakar Kyari, ainsi que l’ambassadrice du Nigéria au Bénin, Mopelola Adeola-Ibrahim, figuraient également parmi les membres de la délégation.

La GDIZ, une source d’inspiration pour l’industrialisation nigériane

La visite de Kashim Shettima s’est également poursuivie à la Zone industrielle de Glo-Djigbé (GDIZ), présentée comme l’un des principaux pôles industriels de la sous-région ouest-africaine.

À l’issue de son entretien avec Romuald Wadagni, le vice-président nigérian a expliqué que son pays souhaitait tirer profit de l’expérience béninoise en matière de développement de zones industrielles spécialisées dans la transformation des produits agricoles.

Alors que le Nigéria travaille à la mise en place de huit projets similaires, Kashim Shettima a estimé que les résultats obtenus par la GDIZ pouvaient servir de référence à Abuja pour accélérer son propre processus d’industrialisation et renforcer la création de valeur à partir des ressources locales.

Cette démarche traduit une volonté croissante des deux pays de miser sur la transformation locale des matières premières, la création d’emplois et le développement de chaînes de valeur régionales.

Des relations historiques placées au service de l’intégration régionale

Au cours de son séjour, le vice-président nigérian a transmis au président béninois les salutations du chef de l’État nigérian, Bola Ahmed Tinubu. Il a également rappelé la profondeur des liens historiques, culturels, économiques et humains qui unissent les deux pays.

Kashim Shettima a notamment souligné la proximité stratégique entre le Bénin et le Nigéria, considérant les deux États comme des partenaires naturels dans la construction de l’intégration économique ouest-africaine.

Cette proximité est d’autant plus importante que les deux pays partagent une longue frontière et entretiennent des échanges commerciaux et humains particulièrement dynamiques. Le renforcement de leur coopération apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour la fluidité des échanges et la consolidation des chaînes économiques dans la sous-région.

La sécurité régionale au centre des préoccupations

Les discussions ont également accordé une place importante aux enjeux sécuritaires. Le vice-président nigérian a réaffirmé la solidarité de son pays avec le Bénin face à la progression des menaces terroristes et de la criminalité transnationale.

Les deux parties ont ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une coopération étroite afin de préserver la stabilité du golfe de Guinée et de renforcer la capacité des États à répondre aux menaces sécuritaires qui affectent l’Afrique de l’Ouest.

Cette dimension sécuritaire s’inscrit dans le contexte du rapprochement engagé entre Cotonou et Abuja à la suite de la tentative de coup d’État déjouée au Bénin le 7 décembre 2025. À la demande des autorités béninoises, le Nigéria avait alors déployé un contingent militaire dans le cadre du mécanisme de la Cédéao, afin d’appuyer la sécurisation de la situation après l’échec de la tentative de renversement des institutions.

Les autorités béninoises avaient alors expliqué que cette assistance visait à prévenir de nouvelles pertes humaines et d’éventuelles destructions. Le contingent nigérian avait finalement quitté le territoire béninois à la fin du mois de janvier 2026.

Vers un partenariat renforcé entre Cotonou et Abuja

Au-delà de la coopération sécuritaire, la visite de Kashim Shettima illustre la volonté des deux pays de donner une nouvelle impulsion à leur partenariat stratégique.

Industrialisation, investissements, transformation agricole, développement des infrastructures et intégration économique constituent désormais les principaux axes autour desquels Cotonou et Abuja entendent approfondir leurs relations.

À travers cette dynamique, les deux voisins cherchent à capitaliser sur leurs complémentarités économiques et géographiques pour renforcer leur rôle dans l’intégration ouest-africaine. Une ambition qui pourrait également contribuer à stimuler les échanges entre les deux pays et à favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur régionales dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la souveraineté économique et industrielle du continent.

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Bénin : Thomas Boni Yayi revient sur sa décision et annonce son entrée au Sénat.

L’ancien président béninois Thomas Boni Yayi a finalement décidé d’exercer son droit de siéger au Sénat, revenant ainsi sur sa position initiale, qui consistait à ne pas participer à cette nouvelle institution. Il justifie ce changement par l’évolution du contexte politique national et la nécessité, selon lui, de préserver des espaces de dialogue et de concertation.

Dans une déclaration adressée mercredi à ses compatriotes, l’ancien chef de l’État a rappelé qu’il s’était opposé à son entrée au Sénat dès l’introduction du projet de réforme instituant cette nouvelle chambre. Il avait alors exprimé des réserves sur le bien-fondé de la transformation du Parlement béninois en une institution bicamérale.

Depuis, le contexte politique a, selon lui, considérablement évolué. Boni Yayi évoque notamment l’installation d’un « Parlement monocolore » et la réduction des espaces de dialogue entre les différentes sensibilités politiques. Une situation qui, à ses yeux, rend désormais nécessaire la création de nouveaux cadres de concertation afin de contribuer à l’apaisement de la vie publique.

Une nouvelle institution au cœur du Parlement bicaméral

Le Sénat a été créé dans le cadre de la révision constitutionnelle adoptée en décembre 2025, faisant du Bénin un pays doté d’un Parlement bicaméral. La nouvelle chambre haute compte entre 25 et 30 membres, comprenant notamment des membres de droit, parmi lesquels d’anciens présidents de la République, d’anciens présidents de l’Assemblée nationale et de la Cour constitutionnelle, sous réserve du respect des conditions prévues par la Constitution.

Pour Thomas Boni Yayi, cette nouvelle institution pourrait désormais jouer un rôle dépassant le simple cadre parlementaire. Il estime qu’elle pourrait devenir un espace de dialogue politique et contribuer à faire entendre les préoccupations des citoyens dans un contexte national marqué par de fortes tensions et une polarisation croissante du débat public.

Réaffirmant son attachement aux droits de l’Homme, aux libertés fondamentales, à l’unité nationale, à la sécurité, à la démocratie et à la paix, l’ancien président considère que le Sénat « pourrait être un cadre de dialogue politique interne destiné à porter la voix et les attentes du peuple ».

« Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution »

S’appuyant sur les dispositions de l’article 113-3 de la Constitution, Boni Yayi a donc annoncé son intention d’exercer son droit de sénateur. « Je n’en suis pas demandeur, c’est la Constitution », a-t-il déclaré, tout en affirmant sa volonté de travailler avec les autres membres de la chambre haute.

L’ancien président dit vouloir contribuer à faire du Sénat un véritable espace au service de l’intérêt général et des aspirations des Béninois. Il appelle ainsi à utiliser cette nouvelle institution comme un outil de dialogue, de cohésion nationale et de recherche de solutions aux défis auxquels le pays est confronté.

Cette décision marque un changement de position notable pour Thomas Boni Yayi, qui entend désormais investir cette nouvelle fonction avec l’objectif affiché de contribuer à la décrispation du climat politique béninois.

En conclusion de son message, l’ancien chef de l’État a appelé ses compatriotes à poursuivre leurs efforts en faveur de la paix, de la justice, de la sécurité et de la démocratie, autant de principes qu’il présente comme essentiels à la stabilité et à l’avenir du Bénin.

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Développement durable : La Banque mondiale injecte 320 millions de dollars au Bénin pour l’énergie et le capital humain

Le Bénin franchit un nouveau cap dans sa stratégie de croissance inclusive. Le 17 juillet 2026, à la Cité ministérielle de Cotonou, le gouvernement béninois et le Groupe de la Banque mondiale ont officialisé la signature de deux accords de financement majeurs d’un montant global de 320 millions de dollars américains.
Cet investissement d’envergure vise à propulser simultanément les infrastructures énergétiques du pays et à consolider ses programmes de développement humain.
150 millions de dollars pour le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis
La première enveloppe, à hauteur de 150 millions de dollars, est allouée au secteur énergétique et agricole. Elle servira principalement à financer la construction du barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis.
Cette infrastructure d’envergure poursuit un triple objectif :

  • Accroître de façon significative la production nationale d’électricité.
  • Sécuriser et améliorer l’approvisionnement en eau.
  • Stimuler la création d’un pôle agro-industrialisé stratégique au sein de la vallée de l’Ouémé.

Selon Édouard Dahome, ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, cette réalisation permettra non seulement de booster les capacités énergétiques nationales, mais jouera également un rôle de catalyseur pour dynamiser l’agriculture locale.
170 millions de dollars pour la nutrition et la petite enfance : le programme ALAFIA I
Le second volet de ce financement consacre 170 millions de dollars au déploiement du programme ALAFIA I – « Nourrir le Bénin pour l’avenir ».
Axé sur le renforcement du capital humain, ce programme cible en priorité les couches les plus vulnérables, à savoir les femmes et les enfants. Il prévoit une amélioration structurelle des services de nutrition, des soins de santé et du système d’accompagnement de la petite enfance.
Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures, souligne que ces fonds soutiendront durablement la sécurité alimentaire, optimiseront la connectivité entre les territoires et consolideront les bases de la croissance économique nationale.
Par cette double approche combinant infrastructures de production et développement social, le Bénin s’aligne rigoureusement sur ses ambitions de développement durable à long terme.

Avec APANews

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Bénin : les premières nominations au Sénat lancent la mise en place de la nouvelle chambre haute.

Le président Romuald Wadagni et le président de l’Assemblée nationale désignent les premiers membres de l’institution issue de la réforme constitutionnelle de 2025

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de sa réforme institutionnelle. Le gouvernement a annoncé, à l’issue du Conseil des ministres du 1er juillet, les premières nominations au Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement instaurée par la révision constitutionnelle de 2025.

Ces désignations, effectuées par le président de la République, Romuald Wadagni, et le président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou, ouvrent la voie à l’installation progressive de cette institution, appelée à jouer un rôle central dans le fonctionnement du système parlementaire béninois.

Quatorze personnalités désignées

Dans le cadre des prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution, le chef de l’État a nommé dix personnalités appelées à siéger au Sénat. Il s’agit d’Alassane Seidou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam, Albert Ezin Badou, Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpè, Emmanuel Tiando et Pascal Irénée Koupaki.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale a procédé à la désignation de quatre autres membres : Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoué, Sacca Lafia et Charles Toko.

Ces quatorze personnalités viendront compléter les membres de droit prévus par la Constitution, parmi lesquels figurent les anciens présidents de la République, les anciens présidents de l’Assemblée nationale ainsi que les anciens présidents de la Cour constitutionnelle.

Une institution née de la réforme constitutionnelle

La création du Sénat constitue l’une des principales innovations introduites par la révision constitutionnelle adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, avant sa promulgation le 17 décembre de la même année à travers la loi constitutionnelle n° 2025-20.

Cette réforme a instauré un Parlement bicaméral, modifiant en profondeur l’organisation institutionnelle du pays à quelques mois de l’élection présidentielle de 2026.

Le Sénat est désormais appelé à compléter le travail législatif de l’Assemblée nationale et à renforcer les mécanismes de contrôle et d’équilibre des institutions.

Un rôle de régulation et d’équilibre institutionnel

Selon les dispositions de la Constitution révisée, le Sénat a pour mission de contribuer à la régulation de la vie politique et institutionnelle. Il est également chargé de promouvoir l’unité nationale, de consolider la démocratie, de participer au maintien de la paix et de contribuer au renforcement de la sécurité publique.

Sur le plan législatif, la nouvelle chambre examinera les textes adoptés par l’Assemblée nationale et pourra demander une seconde lecture de certaines lois, à l’exception notamment des lois de finances, qui demeurent de la compétence exclusive de la chambre basse.

Avec ces premières nominations, les autorités béninoises posent les bases opérationnelles du Sénat, étape déterminante dans la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle et dans l’évolution du paysage institutionnel du pays.

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Diplomatie : Le Niger et le Bénin scellent un accord de principe pour rouvrir leur frontière

Après près de trois ans d’impasse et de tensions diplomatiques, le Niger et le Bénin viennent de franchir une étape historique vers la normalisation de leurs relations. Au terme de 48 heures de négociations intensives à Cotonou, les deux pays voisins sont parvenus à un accord de principe majeur, ouvrant concrètement la voie à la réouverture de leur frontière commune.
Cette avancée décisive est le fruit d’une mission de haut niveau entamée dans la capitale économique béninoise par une importante délégation nigérienne. À sa tête, le général de division Mohamed Toumba, ministre d’État nigérien chargé de l’Intérieur, de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, est venu concrétiser la volonté de rapprochement affichée par les deux États depuis le début du mois.

Un compromis global : Sécurité, économie et justice

Les discussions, qualifiées de franches et constructives, ont permis de débloquer plusieurs dossiers sensibles qui empoisonnaient les relations bilatérales. Les deux parties se sont accordées sur des principes clés articulés autour de trois grands piliers :

  1. Le verrou sécuritaire : Priorité absolue des deux nations, un cadre de coopération renforcé a été défini pour sécuriser les zones frontalières et coordonner la lutte contre le terrorisme et le grand banditisme.
  2. La normalisation économique : Les délégations se sont entendues sur des mesures de facilitation du commerce, incluant l’exonération de certaines taxes sur le transit, la révision de diverses charges douanières et logistiques, ainsi que l’interdiction de mise en consommation de catégories spécifiques de marchandises.
  3. Le volet juridique : Un terrain d’entente a été trouvé pour solder les contentieux en suspens qui freinaient la reprise économique.

« Nous avons verrouillé la priorité sécuritaire. Nous avons également jeté les bases d’une normalisation économique et juridique », s’est félicité le général Mohamed Toumba, insistant sur le fait que le choix du dialogue était le seul moyen de créer « de la valeur pour nos économies, de la sécurité pour nos populations et de l’espoir pour notre jeunesse ».

Le retour de la confiance mutuelle

Du côté béninois, l’heure est également au soulagement et à l’optimisme. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Oleshegun Adjadi Bakari, a salué le rétablissement d’un climat de confiance mutuelle indispensable. « Après 48 heures passées ensemble, nous formons une seule délégation avec un seul objectif : refaire naître cet amour et ce lien séculaire entre nos deux peuples », a-t-il déclaré avec émotion.
Ces conclusions encourageantes doivent désormais être soumises à la validation formelle des plus hautes autorités de Niamey et de Cotonou avant leur mise en œuvre effective sur le terrain.

L’aboutissement d’un processus progressif

Ce dénouement n’est pas le fruit du hasard. Il s’inscrit dans la continuité d’un dégel amorcé le 2 juin dernier à Niamey lors d’un tête-à-tête crucial entre le président béninois Romuald Wadagni et le chef de l’État nigérien, le général Abdourahamane Tiani. Les travaux récents d’un comité d’experts bilatéraux avaient déjà balisé le terrain en annonçant des résultats jugés « fructueux ».
Au-delà de la réouverture prochaine des barrières frontalières, les deux voisins prévoient déjà de relancer la grande commission mixte de coopération Niger-Bénin. Preuve que le rapprochement est pris très au sérieux, les canaux diplomatiques étudient d’ores et déjà les modalités d’une future visite officielle de réciprocité du général Tiani sur le sol béninois.
Après des mois d’asphyxie économique pour les commerçants et les transporteurs des deux bords, le corridor Niger-Bénin s’apprête enfin à revivre.

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Bénin–Niger : vers une réouverture de la frontière et une relance durable de la coopération bilatérale.

Le Bénin et le Niger poursuivent leur processus de normalisation diplomatique. Les deux pays ont officialisé, le 16 juin 2026, les conclusions d’un premier cycle de concertations techniques à travers un communiqué conjoint marquant une avancée significative vers la réouverture de leur frontière commune et la relance de leur coopération bilatérale.

Cette démarche s’inscrit dans le prolongement de la visite effectuée à Niamey, le 2 juin dernier, par le président béninois Romuald Wadagni, quelques jours seulement après son investiture. Cette rencontre avec le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, avait ouvert une nouvelle séquence diplomatique entre les deux pays, après plusieurs mois de tensions liées à la fermeture de la frontière consécutive aux événements politiques survenus au Niger en juillet 2023.

Des travaux techniques jugés encourageants

Selon le communiqué conjoint, les experts béninois et nigériens ont achevé une première phase de consultations consacrée à l’examen des différents dossiers liés à la normalisation des relations entre les deux États.

Les autorités des deux pays saluent des résultats qualifiés de « fructueux », fruits de quinze jours d’échanges techniques approfondis. Les conclusions de ces travaux ont été transmises aux gouvernements respectifs et serviront de base aux prochaines décisions politiques.

Les délégations ont également convenu de poursuivre leurs discussions dans les prochains jours afin de finaliser un rapport commun destiné aux chefs d’État des deux pays. Cette étape est considérée comme essentielle pour concrétiser les engagements pris au plus haut niveau.

La réouverture de la frontière au cœur des priorités

Parmi les principaux objectifs poursuivis figure la réouverture de la frontière entre le Bénin et le Niger, un enjeu majeur pour les populations, les opérateurs économiques et les échanges commerciaux régionaux.

La fermeture de cet axe stratégique a eu des répercussions importantes sur les activités économiques des deux pays, notamment sur le transit des marchandises et les flux commerciaux dans le corridor reliant le port de Cotonou au Niger.

À travers ce dialogue renouvelé, Niamey et Cotonou affichent leur volonté commune de lever progressivement les obstacles qui entravent leurs relations et de restaurer un climat de confiance propice à une coopération renforcée.

Sécurité et lutte contre le terrorisme : une préoccupation partagée

Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les deux pays.

Le communiqué souligne la détermination des gouvernements béninois et nigérien à renforcer leur coordination dans la lutte contre le terrorisme, le banditisme transfrontalier et les différentes formes de criminalité qui affectent la sous-région.

Cette orientation reflète une prise de conscience commune face à l’expansion des menaces sécuritaires dans l’espace sahélien et ouest-africain, où la coopération entre États apparaît de plus en plus indispensable pour préserver la stabilité régionale.

Une volonté de relancer les mécanismes de coopération

Les deux pays ont également convenu de redynamiser la commission mixte de coopération nigéro-béninoise, principal cadre institutionnel chargé de piloter les projets communs et de favoriser le dialogue entre les administrations des deux États.

Cette relance devrait permettre d’aborder de manière structurée les questions économiques, commerciales, sécuritaires et sociales qui lient les deux voisins.

Un signal positif pour la stabilité régionale

La dynamique engagée entre le Bénin et le Niger intervient dans un contexte régional marqué par de profondes recompositions politiques et sécuritaires. En privilégiant le dialogue et la concertation, les deux capitales affichent leur volonté de reconstruire une relation fondée sur la confiance mutuelle et les intérêts partagés.

Les autorités ont par ailleurs confirmé le principe d’une future visite du président Abdourahamane Tiani au Bénin, dont les modalités restent à définir. Cette perspective constitue un nouveau signal de rapprochement et pourrait contribuer à consolider davantage le processus de normalisation engagé entre les deux pays.

À travers cette démarche, Cotonou et Niamey cherchent à ouvrir une nouvelle page de leurs relations bilatérales, avec l’ambition de renforcer la coopération, de faciliter les échanges et de répondre ensemble aux défis communs qui se posent à la sous-région.

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Bénin-Togo : Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé renforcent leur partenariat stratégique.

Le président béninois Romuald Wadagni a effectué mercredi une visite d’amitié et de travail à Lomé, où il a rencontré le président du Conseil de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé. Cette rencontre a permis aux deux dirigeants de réaffirmer leur engagement en faveur du renforcement de la coopération bilatérale, de l’intégration régionale et de la coordination sécuritaire dans un contexte sous-régional marqué par d’importants défis économiques et sécuritaires.

Cette étape togolaise s’inscrit dans la dynamique diplomatique engagée par le nouveau chef de l’État béninois depuis son investiture. Après des visites officielles au Nigéria, au Niger et au Burkina Faso, Romuald Wadagni poursuit ainsi sa tournée auprès des pays voisins, illustrant sa volonté de faire de la coopération régionale un pilier de son action diplomatique.

Des relations historiques appelées à se renforcer

Au cours de leurs échanges, les deux dirigeants ont passé en revue les principaux axes de coopération entre le Bénin et le Togo. Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la rencontre, ils ont réaffirmé leur attachement aux liens historiques de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent les deux pays.

Romuald Wadagni et Faure Gnassingbé ont également souligné l’importance d’un dialogue politique régulier pour préserver un climat de confiance mutuelle et contribuer à la stabilité de l’espace ouest-africain. Les deux responsables ont convenu de poursuivre les consultations sur les questions d’intérêt commun afin de consolider davantage leur partenariat stratégique.

Une ambition commune pour l’intégration économique

Les discussions ont accordé une place importante aux enjeux économiques. Les deux parties se sont félicitées de la progression des échanges commerciaux entre leurs pays et ont exprimé leur volonté d’accélérer les projets destinés à améliorer la connectivité régionale.

Les infrastructures de transport, la facilitation des échanges transfrontaliers, le développement du commerce ainsi que la promotion des investissements privés figurent parmi les priorités identifiées. Pour les deux gouvernements, le renforcement de ces secteurs est essentiel pour stimuler la croissance économique et favoriser une meilleure intégration des marchés nationaux.

Cette orientation s’inscrit dans la dynamique plus large de l’intégration économique ouest-africaine, considérée comme un levier majeur de développement et de compétitivité pour les États de la région.

Une coopération sécuritaire face aux défis régionaux

Les questions de sécurité ont également occupé une place centrale dans les échanges. Face à l’expansion de la menace terroriste dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et à la recrudescence de la criminalité transfrontalière, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre leurs services de défense et de sécurité.

Ils ont souligné la nécessité d’une réponse concertée aux défis sécuritaires qui affectent la sous-région et menacent les efforts de développement économique. Dans cette perspective, le Bénin et le Togo entendent intensifier les mécanismes de coordination et d’échange d’informations afin de mieux prévenir les risques liés à l’insécurité.

Les deux responsables ont par ailleurs réitéré leur attachement aux principes de libre circulation des personnes, des biens et des services, qu’ils considèrent comme des fondements essentiels de l’intégration régionale.

Une relation appelée à se densifier

Au terme de la visite, le président béninois a invité Faure Essozimna Gnassingbé à effectuer une visite officielle au Bénin. Le président du Conseil togolais a accepté cette invitation, dont les modalités seront définies ultérieurement par les voies diplomatiques.

Cette rencontre confirme la volonté de Cotonou et de Lomé de renforcer leur partenariat dans des domaines stratégiques, tout en contribuant à la s

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Investiture de Romuald Wadagni : le Bénin amorce un rapprochement avec les pays de l’AES.

L’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni a été marquée par un signal diplomatique fort en direction des pays de l’Alliance des États du Sahel, dans un contexte régional longtemps marqué par les tensions politiques et sécuritaires.

Même si le protocole béninois ne prévoit traditionnellement pas la présence de chefs d’État étrangers lors des cérémonies de prestation de serment, plusieurs États africains ont dépêché des représentants de haut niveau à Cotonou, donnant à l’événement une portée régionale particulière.

Parmi les délégations les plus remarquées figuraient celles du Niger, du Burkina Faso et du Mali, dont les relations avec le Bénin s’étaient progressivement dégradées ces dernières années sur fond de divergences diplomatiques et sécuritaires.

Une présence sahélienne saluée par la population

La cérémonie a réuni plus de seize délégations étrangères, mais l’un des moments les plus marquants est intervenu lors de la présentation officielle des représentants des pays de l’Alliance des États du Sahel.

L’annonce de la présence du Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine ainsi que des ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso et du Mali a suscité de vifs applaudissements dans l’assistance.

Cette réaction populaire a été interprétée comme le signe d’un fort espoir de réchauffement des relations entre Cotonou et les capitales sahéliennes, après plusieurs années de crispations diplomatiques.

Pour de nombreux observateurs, cette séquence traduit une volonté croissante de renouer le dialogue dans une sous-région confrontée à des défis sécuritaires communs, notamment la progression de la menace terroriste.

Une rupture avec les tensions des dernières années

Le rapprochement observé autour de cette investiture intervient dans un contexte où les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel avaient connu une nette dégradation.

Les autorités béninoises avaient notamment invité les États sahéliens aux célébrations du 65e anniversaire de l’indépendance du Bénin en juillet 2025, une invitation qui avait alors été déclinée par les régimes concernés, illustrant la froideur des rapports diplomatiques à cette période.

Selon Ali Mahamane Lamine Zeine, sa participation à l’investiture de Romuald Wadagni a été validée par l’ensemble des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel, sensibles aux signaux d’ouverture et aux appels au dialogue formulés par le nouveau président béninois avant son accession au pouvoir.

Tout au long de sa campagne, Romuald Wadagni avait multiplié les déclarations en faveur d’une coopération renforcée entre les États ouest-africains pour lutter contre le terrorisme et préserver la stabilité régionale.

« Je vois que c’est une nouvelle voie qui s’ouvre », a notamment déclaré l’émissaire nigérien à l’issue de la cérémonie.

La coopération sécuritaire au cœur de la nouvelle diplomatie béninoise

Dans son discours d’investiture, Romuald Wadagni a clairement affiché sa volonté de replacer la coopération régionale au cœur de la politique étrangère béninoise.

Le nouveau chef de l’État a insisté sur la nécessité d’approfondir les partenariats avec les pays voisins et de privilégier le dialogue face aux défis sécuritaires qui fragilisent l’Afrique de l’Ouest.

« Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect », a-t-il déclaré.

Il a également souligné que les pays de la sous-région partageaient une responsabilité commune face à la menace terroriste.

« Ma conviction est que, dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble », a ajouté le président béninois, réaffirmant la disponibilité de son pays à coopérer étroitement avec les États sahéliens.

Un nouveau chapitre pour l’Afrique de l’Ouest

En mettant l’accent sur le pragmatisme diplomatique, la coopération sécuritaire et le dialogue régional, la présidence de Romuald Wadagni semble vouloir ouvrir une nouvelle phase dans les relations entre le Bénin et les pays de l’Alliance des États du Sahel.

Dans une région confrontée à des défis sécuritaires, politiques et économiques majeurs, ce rapprochement pourrait contribuer à redessiner certains équilibres diplomatiques ouest-africains et relancer les dynamiques de coopération régionale autour des enjeux de stabilité et de lutte contre le terrorisme.