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Guinée : une mobilisation gouvernementale au service du rayonnement culturel post-Ramadan

À l’occasion des grandes manifestations culturelles organisées au lendemain de la fête de Ramadan, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, a entrepris une tournée marquée par sa présence à plusieurs événements artistiques d’envergure. Une démarche qui illustre l’engagement des autorités à promouvoir la culture comme vecteur de développement et de cohésion sociale en Guinée.

Une première étape au Palais du Peuple avec Mballou Barry

Le périple ministériel a débuté au Palais du Peuple de Conakry, où l’artiste Mballou Barry présentait son double album. À cette occasion, le ministre était accompagné de son homologue des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, ainsi que de plusieurs cadres.

Au-delà de la dimension artistique, la cérémonie a également revêtu une portée symbolique. À travers son œuvre, la chanteuse a mis en avant les actions du président Mamadi Doumbouya en faveur du développement national et du soutien au secteur culturel. En guise de reconnaissance, elle a offert au chef de l’État un présent symbolique représentant un trône royal.

Un message politique autour de la cohésion et du développement

Prenant la parole, le ministre Morissanda Kouyaté a réaffirmé la vision du chef de l’État, insistant sur sa volonté de bâtir une Guinée où les richesses nationales profitent prioritairement aux citoyens, dans un climat de stabilité et de cohésion sociale.

Une scène musicale dynamique entre concerts et festival

La tournée s’est poursuivie au stade Petit-Sory, lors du concert de Tenin Diawara, marquant la sortie de son album Héritage. L’engouement du public et la qualité de la prestation ont témoigné du dynamisme de la scène musicale guinéenne.

Enfin, le ministre s’est rendu au stade de Coléah pour assister au festival porté par Lil Sako. Cet événement, mêlant musique et engagement social, a mis en lumière le rôle des artistes dans la promotion de causes humanitaires et solidaires.

La culture, levier stratégique de développement

À travers cette présence active sur le terrain, Moussa Moïse Sylla réaffirme la volonté des autorités de soutenir les initiatives culturelles et d’accompagner les artistes dans leurs projets. Cette démarche s’inscrit dans la vision portée par le président Mamadi Doumbouya, qui positionne la culture comme un pilier essentiel du développement, de la cohésion sociale et de la valorisation de l’identité nationale.

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Élections législatives en Guinée : Elhadj Amadou Diarouga Diallo se porte candidat pour représenter la diaspora

À l’approche des élections législatives prévues le 24 mai 2026 en République de Guinée, une nouvelle voix se fait entendre au sein de la diaspora guinéenne. Elhadj Amadou Diarouga Diallo a officiellement annoncé sa candidature à la députation pour représenter les Guinéens établis à l’étranger.

Dans un message adressé aux membres de la diaspora, le candidat exprime son engagement et son sens de responsabilité envers cette communauté qui joue un rôle économique et social majeur dans le développement du pays. Il affirme vouloir porter les aspirations des Guinéens vivant hors du territoire national et défendre leurs intérêts au sein des institutions de la République.

La diaspora guinéenne, souvent considérée comme un levier stratégique pour l’économie nationale à travers les transferts financiers, les investissements et les initiatives de développement, occupe aujourd’hui une place croissante dans le débat politique. Dans ce contexte, la représentation parlementaire de cette communauté devient un enjeu majeur afin de mieux intégrer ses préoccupations dans les politiques publiques.

Elhadj Amadou Diarouga Diallo souligne ainsi sa volonté de bâtir un dialogue constant avec les Guinéens de l’extérieur et de promouvoir une dynamique collective fondée sur l’unité, la transparence et le progrès. Son ambition est de contribuer activement au rayonnement de la diaspora tout en renforçant son rôle dans la construction de l’avenir national.

À travers cette candidature, il appelle les membres de la diaspora à s’impliquer davantage dans la vie publique et à soutenir une représentation forte et responsable au Parlement. Son message se veut avant tout un appel à la mobilisation et à la confiance, dans l’espoir de bâtir ensemble une diaspora plus organisée, influente et engagée dans le développement de la Guinea.

Dans un contexte politique marqué par des attentes fortes en matière de gouvernance et de participation citoyenne, cette candidature pourrait contribuer à ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre la diaspora et les institutions du pays.

« Je reste pleinement disponible pour porter nos aspirations communes et travailler avec vous dans un esprit d’unité, de transparence et de progrès », affirme le candidat, invitant la diaspora à participer activement à cette dynamique.

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Guinée : plusieurs arrestations liées à des réseaux terroristes annoncées par le parquet de Conakry.

Le procureur général près la Cour d’appel de Conakry, Fallou Doumbouya, a annoncé, dimanche 22 mars 2026, l’arrestation de plusieurs individus soupçonnés d’implication dans des réseaux liés à l’extrémisme violent.

Des interpellations dans le cadre de la lutte antiterroriste

Dans un communiqué officiel, le parquet général précise que ces arrestations s’inscrivent dans une stratégie de renforcement de la lutte contre le terrorisme en Guinée. Au total, onze personnes, en majorité de nationalité étrangère, ont été interpellées en avril 2025 dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan.

Parmi les suspects figure un ressortissant malien, Fotigui Daou, présenté comme étant lié à une cellule affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupe actif dans la région du Sahel.

Des réseaux de radicalisation identifiés en ligne

Les investigations ont également mis en lumière l’existence de réseaux de radicalisation opérant via des plateformes de messagerie, notamment WhatsApp. Selon le parquet, plusieurs groupes, dont « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », ont été identifiés comme des espaces d’échanges et de diffusion de contenus extrémistes.

Ces groupes totaliseraient plus de 500 membres, dont plusieurs ressortissants guinéens. Deux d’entre eux, identifiés comme particulièrement actifs, ont été arrêtés : Ibrahima Sow à Siguiri et Cheick Ibrahima Savane à Conakry.

Des poursuites engagées pour terrorisme et financement illicite

D’après le communiqué, l’ensemble des personnes interpellées a été inculpé pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs et financement du terrorisme, avant d’être placé en détention.

Ces procédures judiciaires traduisent la volonté des autorités de renforcer la réponse pénale face à la menace terroriste, dans un contexte régional marqué par la progression des groupes armés dans plusieurs pays voisins.

Un appel à la vigilance citoyenne

Le parquet général se veut toutefois rassurant et appelle à la vigilance collective. Il réaffirme que la lutte contre le terrorisme demeure une priorité nationale, insistant sur la nécessité d’une mobilisation conjointe des services de sécurité et des populations pour prévenir toute menace.

Cette affaire met en lumière les défis sécuritaires auxquels la Guinée reste confrontée, notamment en raison de sa proximité avec des zones instables du Sahel, où les groupes extrémistes poursuivent leurs activités.

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Guinée : le plan d’urgence du président Mamadi Doumbouya pour juguler la crise de liquidité

Confrontée depuis plusieurs mois à une tension persistante sur la disponibilité des liquidités, la Guinée fait face à un ralentissement notable de ses échanges économiques. Cette situation, qui affecte à la fois les opérateurs économiques, les institutions financières et les ménages, a poussé le président, Mamadi Doumbouya, à annoncer un plan d’urgence visant à rétablir la fluidité des transactions et à restaurer la confiance dans le système financier.

Une crise qui fragilise l’activité économique

La crise de liquidité qui touche actuellement la Guinée se traduit par des difficultés accrues d’accès aux espèces dans les établissements bancaires et par un ralentissement des transactions commerciales. Plusieurs acteurs économiques dénoncent des limitations dans les retraits ainsi qu’une rareté du cash qui perturbe les circuits habituels d’échange.

Dans un pays où une grande partie des transactions repose encore sur l’utilisation de liquidités, cette situation exerce une pression significative sur les entreprises, notamment dans les secteurs du commerce, du transport et de l’import-export. Les opérateurs économiques se retrouvent ainsi confrontés à des contraintes de trésorerie qui ralentissent les opérations commerciales et fragilisent les chaînes d’approvisionnement.

Certains analystes évoquent également un phénomène de thésaurisation de la monnaie par une partie des acteurs économiques, ce qui réduit davantage la circulation de l’argent dans le circuit bancaire et accentue la tension sur les disponibilités financières.

Un plan de redressement pour rétablir la circulation monétaire

Face à cette conjoncture préoccupante, les autorités guinéennes ont décidé de déployer un ensemble de mesures destinées à stabiliser le système financier et à relancer la circulation monétaire.

Le plan présenté par le chef de l’État repose sur plusieurs leviers stratégiques :

  • Renforcer l’approvisionnement en liquidités du système bancaire, afin de permettre aux entreprises et aux particuliers d’accéder plus facilement à leurs ressources financières ;

  • Encourager la réintégration des flux financiers dans le circuit bancaire, notamment en luttant contre la rétention de liquidités hors du système ;

  • Soutenir la continuité des activités commerciales, en particulier dans les secteurs essentiels à l’économie nationale ;

  • Restaurer la confiance entre l’État, les institutions financières et les opérateurs économiques, élément clé pour stabiliser durablement le marché.

Ces mesures devraient également s’accompagner d’un dialogue renforcé avec les banques, les représentants du secteur privé et les acteurs du système financier afin d’identifier des solutions structurelles à la crise.

Un signal fort pour la stabilité économique

Au-delà de la réponse immédiate à la crise, cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de stabilisation macroéconomique et de modernisation du système financier guinéen. La fluidité des transactions et la disponibilité de la monnaie constituent en effet des conditions indispensables au bon fonctionnement de toute économie.

Dans ce contexte, la réussite de ce plan d’urgence représente un enjeu majeur pour les autorités de transition. Elle pourrait permettre de rétablir un climat de confiance propice à la reprise des investissements et à la relance des activités économiques.

Pour de nombreux observateurs, la capacité du gouvernement à restaurer rapidement la circulation monétaire constituera un indicateur déterminant de la solidité de la gouvernance économique actuelle et de la résilience du système financier guinéen face aux turbulences conjoncturelles.

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Guinée : multiplication des procédures d’arbitrage après le retrait de permis miniers

La décision des autorités guinéennes de retirer plusieurs permis miniers continue de provoquer des répercussions au niveau international. Plusieurs entreprises concernées ont décidé de saisir des instances d’arbitrage, ouvrant une série de procédures juridiques contre l’État guinéen.

Une vague de contentieux en préparation

Depuis plusieurs mois, la Guinée a engagé une révision de certains permis miniers, estimant que plusieurs titulaires ne respectaient pas leurs obligations contractuelles, notamment en matière d’investissements et de développement des projets.

Dans ce contexte, plusieurs licences ont été retirées ou réattribuées, provoquant la réaction de certaines sociétés minières qui dénoncent une décision unilatérale. Certaines d’entre elles ont décidé d’engager des procédures d’arbitrage international afin de contester ces retraits.

Ces procédures pourraient être examinées devant des institutions spécialisées comme le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements, dépendant de la World Bank, qui traite régulièrement les litiges entre États et investisseurs étrangers.

Une stratégie de souveraineté sur les ressources naturelles

Pour les autorités guinéennes, cette politique s’inscrit dans une volonté de mieux encadrer l’exploitation des ressources naturelles du pays. La Guinée possède en effet certaines des plus importantes réserves mondiales de bauxite, un minerai stratégique pour l’industrie de l’aluminium.

Le gouvernement affirme vouloir garantir que les permis miniers soient attribués à des opérateurs capables de développer effectivement les projets et de contribuer à l’économie nationale.

Cette stratégie vise également à renforcer la valeur ajoutée locale et à assurer que les ressources naturelles profitent davantage au développement du pays.

Des enjeux financiers et diplomatiques importants

Cependant, la multiplication des arbitrages pourrait représenter un risque financier important pour l’État guinéen. Les procédures internationales peuvent en effet conduire à des demandes d’indemnisation de plusieurs centaines de millions de dollars.

Au-delà de l’aspect financier, ces litiges pourraient également influencer l’image du pays auprès des investisseurs internationaux, dans un contexte où la Guinée cherche à attirer davantage de capitaux pour développer son secteur minier.

Un équilibre délicat entre souveraineté et attractivité

Le défi pour la Guinée sera donc de trouver un équilibre entre la défense de sa souveraineté sur ses ressources naturelles et la nécessité de maintenir un climat favorable aux investissements.

Dans un secteur aussi stratégique que l’exploitation minière, les décisions prises aujourd’hui pourraient avoir des répercussions durables sur l’économie du pays et sur sa position dans l’industrie minière mondiale.

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Guinée : le journalisme en deuil après la disparition d’Abdoulaye Sankara, dit Abou Maco.

Le monde de la presse guinéenne pleure la perte d’Abdoulaye Sankara, affectueusement surnommé Abou Maco, dont le décès laisse un vide profond dans l’univers médiatique.

Une carrière marquée par l’excellence et l’engagement

Journaliste reconnu pour sa rigueur, sa passion pour la vérité et la finesse de ses analyses, Abdoulaye Sankara a su s’imposer comme une voix respectée et écoutée. Sa culture générale et son style unique faisaient de chacun de ses articles un modèle de précision et de clarté.

Ancien directeur adjoint du Bureau de presse de la Présidence de la République sous le président Alpha Condé, il a également collaboré avec de prestigieuses rédactions guinéennes telles que L’Indépendant, Le Diplomate, L’Observateur et La Vérité. Son engagement et son sens du devoir ont marqué durablement le journalisme guinéen.

Un homme apprécié au-delà du professionnalisme

Abou Maco était aussi reconnu pour sa chaleur humaine et son humour, notamment sur les réseaux sociaux où il partageait sa vision du monde avec accessibilité et légèreté. Son décès laisse une génération de journalistes orpheline d’un maître et d’un modèle.

Aujourd’hui, Abdoulaye Sankara s’en est allé, mais son héritage demeure. Sa plume s’est tue, mais son influence continuera d’inspirer les acteurs des médias guinéens pour les années à venir.

Adieu, Abou Maco, et merci pour ton engagement envers le journalisme et la vérité.

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Guinée : une nouvelle équipe dirigeante au ministère de l’Économie et des Finances.

Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a procédé à une série de nominations stratégiques au sein du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget. Ces décrets, lus à la télévision nationale le lundi 16 mars 2026, s’inscrivent dans une dynamique de renforcement de la gouvernance économique et de modernisation de l’administration publique en Guinée.

Un nouveau socle administratif pour piloter les réformes

Au cœur de cette réorganisation figure la nomination de Mamadou Touré au poste de secrétaire général. Économiste de formation, il aura la responsabilité de coordonner l’ensemble des services du département ministériel, dans un contexte marqué par des enjeux de réformes structurelles et de consolidation budgétaire.

À ses côtés, Nana Youssef Tèninké Diaré est désignée cheffe de cabinet. Spécialiste en gestion des ressources humaines, elle devra assurer la coordination stratégique du cabinet et accompagner la mise en œuvre des priorités ministérielles.

Un collège de conseillers aux profils diversifiés

Le dispositif est complété par une équipe de conseillers couvrant des domaines clés des politiques publiques. Thierno Amadou Bah est nommé conseiller principal, avec une expertise reconnue en finances publiques. Le volet juridique est confié à Abou Dioumessy, tandis qu’Ibrahima Camara prend en charge les questions de finances publiques.

La qualité de la dépense publique, enjeu central dans un contexte de rationalisation budgétaire, sera suivie par Émilie Bernadette Léno. Les questions fiscales reviennent à Adama Souaré, juriste fiscaliste, tandis que Kadiatou Dinah Sampil est nommée conseillère chargée de mission.

Des nominations clés dans les directions stratégiques

Au-delà du cabinet, plusieurs postes de direction ont été renouvelés afin de renforcer l’efficacité de l’appareil économique et financier de l’État.

Le Bureau de Stratégie et de Développement sera dirigé par le Dr Mamadou Saliou Diallo, assisté d’Ibrahima Lincoln Camara comme directeur général adjoint. Aboubacar Diakité est nommé directeur national des Financements, un poste crucial pour la mobilisation des ressources.

La direction générale du Budget est confiée à Mamadi Mariam Traoré, épaulée par Soua Doré en qualité de directrice générale adjointe. Le contrôle des marchés publics, levier essentiel de transparence, est placé sous la responsabilité de Mamy Traoré.

En matière de gestion du patrimoine de l’État et de promotion des investissements privés, Djénabou Boiro Diallo est appelée à diriger la structure dédiée. Le Fonds spécial d’investissement est désormais piloté par Ibrahima Kalil Gueye.

Par ailleurs, Aissatou Yariatou Camara prend la tête de la direction générale des Investissements publics et du système intégré de gestion, tandis que le suivi des programmes et des réformes des finances publiques est confié au Dr Mamadou Barry, nommé secrétaire exécutif de la cellule technique dédiée.

Une volonté affichée de renforcer la gouvernance économique

À travers ces nominations, les autorités guinéennes entendent structurer davantage l’action publique dans un secteur clé pour la stabilité macroéconomique. Le renforcement des équipes techniques et la diversification des profils témoignent d’une volonté de professionnalisation de l’administration financière.

Dans un contexte de transition, marqué par des attentes fortes en matière de transparence, de mobilisation des ressources et de maîtrise des dépenses publiques, cette nouvelle équipe est appelée à jouer un rôle déterminant dans la mise en œuvre des réformes économiques du pays.

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Guinée : SAKOM met en lumière les figures féminines de l’engagement et du leadership.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’agence de communication SAKOM a donné le coup d’envoi de la deuxième édition de sa campagne « Portraits de Femmes Guinéennes ». Cette initiative vise à célébrer des parcours féminins remarquables et à souligner leur contribution au développement économique et social de la Guinée.

Une vitrine pour des parcours inspirants

Déployée tout au long du mois de mars, la campagne propose une série de portraits consacrés à des femmes issues d’horizons variés, allant de l’entrepreneuriat à l’administration publique, en passant par la santé, l’économie et les industries créatives.

À travers cette démarche, SAKOM entend valoriser les trajectoires individuelles, mettre en avant les engagements professionnels et sociétaux, et offrir des modèles inspirants aux jeunes générations. Dans un contexte où la question de la représentation féminine reste centrale, l’initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du leadership féminin.

Nènè Oumou Keita Diallo, une figure de référence

Parmi les personnalités mises à l’honneur figure Nènè Oumou Keita Diallo, actuelle directrice des finances et des opérations à la Fondation Howard G. Buffett. Forte de plus de 19 années d’expérience dans la gestion financière et stratégique d’organisations internationales, elle s’impose comme une référence dans son domaine.

Son parcours, marqué par la rigueur et l’expertise, lui vaut d’être régulièrement citée parmi les femmes guinéennes influentes, incarnant une nouvelle génération de cadres engagés dans la transformation des institutions.

Un plaidoyer pour un leadership équitable

Réagissant à cette reconnaissance, Nènè Oumou Keita Diallo a mis en avant une vision du leadership fondée sur l’équité et la durabilité des acquis.

Selon elle, « le véritable leadership ne consiste pas seulement à ouvrir des portes, mais à bâtir des systèmes de justice et d’équité qui les maintiennent ouvertes pour toutes ». Une déclaration qui résonne avec les enjeux actuels de gouvernance inclusive et de promotion de l’égalité des chances.

Elle est également connue du grand public comme l’épouse de Mouctar Diallo, ancien ministre de la Jeunesse et ex-président du parti Nouvelle Forces Démocratiques (NFD).

Une initiative au service de la reconnaissance du rôle des femmes

À travers « Portraits de Femmes Guinéennes », SAKOM ambitionne de renforcer la visibilité des contributions féminines dans les sphères économiques, sociales et institutionnelles. L’initiative s’inscrit dans un mouvement plus large visant à promouvoir une reconnaissance accrue du rôle des femmes dans la construction du développement national.

En mettant en lumière ces trajectoires, la campagne participe à redéfinir les modèles de réussite et à encourager une plus grande inclusion des femmes dans les processus décisionnels.

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Guinée : le Premier ministre Amadou Oury Bah ouvre une conférence sur les enjeux géopolitiques de l’Afrique.

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a présidé samedi 14 mars 2026 une conférence scientifique consacrée aux mutations géopolitiques du continent africain à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry, située à Conakry.

Placée sous le thème « L’Afrique au cœur des recompositions géopolitiques contemporaines : souveraineté, sécurité collective et trajectoires de développement », cette rencontre académique a rassemblé enseignants-chercheurs, étudiants et experts venus de Guinée et de plusieurs pays partenaires.

Une rencontre scientifique au croisement de la recherche et des enjeux stratégiques

La conférence s’inscrit dans une dynamique de coopération scientifique entre plusieurs institutions académiques et de recherche. Elle est organisée conjointement par l’École doctorale en sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion, l’Académie des Sciences de Guinée et l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire basé à Paris.

Les travaux ont permis d’ouvrir un espace de réflexion sur les transformations géopolitiques actuelles, notamment les questions de souveraineté, de sécurité collective et de développement économique sur le continent africain.

L’université, moteur de transformation nationale

Dans son discours d’accueil, le recteur de l’université, Daniel Lamah, a souligné le rôle stratégique des institutions universitaires dans la production du savoir et la consolidation de la souveraineté scientifique des États africains.

Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, le Premier ministre Amadou Oury Bah a insisté sur l’importance des universités dans la construction et la transformation des sociétés contemporaines.

Selon lui, l’enseignement supérieur doit constituer un véritable espace de réflexion stratégique, capable d’éclairer les décisions publiques et d’accompagner les transformations économiques, politiques et sociales du continent.

Renforcer l’enseignement supérieur et valoriser le capital humain

Le chef du gouvernement a également réaffirmé l’engagement des autorités guinéennes à renforcer les capacités des institutions d’enseignement supérieur et de recherche.

Dans cette perspective, l’exécutif entend poursuivre les efforts visant à soutenir les enseignants, améliorer les conditions de recherche et valoriser le capital humain, considéré comme un levier essentiel pour le développement et le rayonnement de la Guinée en Afrique de l’Ouest.

Amadou Oury Bah a par ailleurs rappelé que le processus de refondation engagé depuis le Coup d’État du 5 septembre 2021 en Guinée vise notamment à redonner à l’université un rôle central dans la réflexion stratégique et la construction institutionnelle du pays.

Une visite des infrastructures universitaires

En marge de la conférence, le Premier ministre et la délégation qui l’accompagnait ont effectué une visite de plusieurs infrastructures de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia-Conakry.

La délégation s’est notamment rendue à la Faculté des sciences sociales, à la Faculté des sciences juridiques et politiques ainsi qu’au bâtiment dit « Arabe », actuellement en cours de rénovation.

À cette occasion, les responsables universitaires ont présenté leur vision de développement, fondée sur la modernisation des infrastructures et la mise en œuvre de projets structurants destinés à renforcer l’attractivité et la capacité académique de l’établissement.

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Tensions à la frontière Guinée–Liberia : Monrovia appelle au calme après un échange de tirs.

Le gouvernement du Liberia a appelé, jeudi, les populations vivant le long de la frontière avec la Guinée à faire preuve de calme et de retenue, au lendemain d’un incident armé ayant fait un blessé. Les autorités libériennes affirment travailler activement à une désescalade rapide de la situation, alors qu’une enquête a été ouverte et que des discussions diplomatiques sont en préparation.

Un incident armé dans la zone frontalière de Foya

Selon le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Matthew Piah, un échange de tirs s’est produit mercredi dans la zone frontalière du district de Foya District, situé dans le nord du pays, à proximité de la frontière guinéenne.

Au cours de cet incident, un citoyen libérien a été blessé. Les circonstances exactes de l’affrontement restent toutefois à déterminer. Les autorités ont indiqué qu’une enquête est actuellement en cours afin d’établir les responsabilités et de reconstituer précisément le déroulement des faits.

Appel à la retenue des populations locales

Face au risque d’escalade, le gouvernement libérien a lancé un appel à la retenue à l’attention des habitants des communautés frontalières.

« Le gouvernement du Liberia réitère son appel aux citoyens, en particulier ceux vivant dans les communautés proches de la frontière, à rester calmes et à respecter la loi », a déclaré le ministre Jerolinmek Matthew Piah lors d’un point de presse.

Dans le même temps, des forces de sécurité ont été déployées dans le district de Foya District afin de stabiliser la zone et de prévenir tout nouvel incident.

Une mission diplomatique attendue à Conakry

Dans une démarche visant à apaiser rapidement les tensions, le gouvernement libérien a annoncé l’envoi imminent d’une délégation officielle en Conakry. Cette mission, attendue dans les prochaines 24 heures, aura pour objectif d’engager un dialogue direct avec les autorités guinéennes afin de clarifier la situation et de prévenir toute détérioration des relations bilatérales.

Un contexte régional déjà sensible

Cet épisode survient dans un climat régional marqué par plusieurs tensions frontalières en Afrique de l’Ouest. Fin février, la Guinée et la Sierra Leone s’étaient mutuellement accusées d’incursions militaires dans leur zone frontalière commune, ravivant les inquiétudes quant à la stabilité sécuritaire dans la région.

Dans ce contexte, les autorités libériennes affirment privilégier la voie du dialogue et de la coopération diplomatique afin d’éviter toute escalade et de préserver la stabilité le long de cette frontière stratégique.