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Gouvernance publique : le Premier ministre salue les réformes engagées à l’Office guinéen de publicité.

Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a reçu en audience, le 7 janvier 2026, une délégation de l’Office guinéen de publicité (OGP), conduite par son directeur général, Aladji Cellou Camara. Cette rencontre a permis à la direction de l’OGP d’exprimer sa reconnaissance au Chef du Gouvernement pour l’accompagnement institutionnel accordé à l’Office tout au long de l’année 2025.

Selon les responsables de l’OGP, cet appui s’est inscrit dans un contexte de profondes exigences en matière de résultats, de rigueur et de discipline de gestion, ayant favorisé la mise en œuvre de réformes structurelles destinées à améliorer la gouvernance et les performances de cette entreprise publique stratégique.

Au cours des échanges, le Premier ministre a rappelé que les entreprises publiques sont désormais appelées à fonctionner selon une logique de performance et de rentabilité comparable à celle du secteur privé. Il a insisté sur la nécessité de rompre durablement avec les déficits structurels et la dépendance aux subventions exceptionnelles de l’État, afin de garantir leur viabilité et leur autonomie financière.

En guise de reconnaissance, la délégation de l’OGP a décerné un prix spécial au Chef du Gouvernement. Un geste symbolique que ce dernier a accueilli avec humilité, tout en saluant les efforts de redressement engagés par la nouvelle équipe dirigeante.

« Le mérite vous revient pleinement. Vous avez été nommés à un moment où l’OGP traversait une situation particulièrement difficile. En peu de temps, vous avez réussi à remettre l’institution sur de meilleures bases », a déclaré Amadou Oury Bah.

Cette audience illustre la volonté des autorités guinéennes de renforcer la performance des entreprises publiques et d’inscrire leur gestion dans une dynamique durable, fondée sur la culture des résultats et la bonne gouvernance.

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Guinée : décès de Claude Pivi en détention, ancien condamné pour crimes contre l’humanité.

Conakry – Claude Pivi, figure majeure du procès pour crimes contre l’humanité lié au massacre du 28 septembre 2009, est décédé en détention, a annoncé le procureur général de Guinée.

Ancien officier et personnalité controversée, Claude Pivi avait été reconnu coupable pour son rôle dans les événements meurtriers de 2009, qui avaient profondément marqué le pays. Après sa condamnation, il était devenu l’un des individus les plus recherchés de Guinée, et son nom restait associé à l’une des périodes les plus sombres de l’histoire récente du pays.

Selon le procureur général, Claude Pivi est mort des suites d’un « diabète chronique », alors qu’il était toujours détenu dans le cadre de sa peine. Les autorités judiciaires n’ont pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de son décès ni sur les démarches administratives et judiciaires qui suivront.

Ce décès met fin à un chapitre lourd de l’histoire judiciaire guinéenne et relance le débat sur la mémoire du massacre du 28 septembre 2009 et la responsabilité des acteurs impliqués.

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Guinée : le PDAC-G accélère la modernisation des filières fonio et fruits.

Sous l’impulsion du Premier ministre, Amadou Oury Bah, le Projet de Développement de l’Agriculture Commerciale en Guinée (PDAC-G) a mobilisé près de 20 milliards de francs guinéens pour soutenir des entreprises agricoles actives dans les filières du fonio et des fruits. Cette enveloppe financière vise à faire de l’agriculture un levier central de croissance économique et de création d’emplois.

Une action gouvernementale en cohérence avec la vision « Simandou 2040 »

La cérémonie de remise des financements, organisée en présence de membres du gouvernement et du représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, a mis en lumière la volonté des autorités de transformer durablement le secteur agricole. L’initiative s’inscrit dans la vision stratégique « Simandou 2040 », qui positionne l’agriculture comme pilier prioritaire du développement économique national.

Intervenant à cette occasion, la ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla, a souligné la portée structurante du programme, qu’elle a qualifié de décision majeure en matière de politique publique. Elle a rappelé que l’agriculture constitue un socle essentiel pour la sécurité alimentaire, la création d’emplois durables et la transformation industrielle du pays. Revenant sur son implication passée dans la conception du projet, elle a affirmé que la construction de l’avenir guinéen passe également par la valorisation des productions locales.

Le PDAC-G, un instrument au service de l’investissement privé agricole

Le coordinateur national du PDAC-G, Hamidou Diallo, a présenté les principales caractéristiques du programme, doté d’un financement global de 100 millions de dollars, mis en œuvre avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Selon lui, le projet ambitionne de renforcer l’investissement privé afin de structurer des chaînes de valeur agricoles performantes, inclusives et orientées vers le marché.

À ce jour, le fonds de subventions de contrepartie du PDAC-G a déjà accompagné plus de 600 sous-projets sur l’ensemble du territoire national, contribuant à l’amélioration de la productivité, à la transformation des produits agricoles et à l’accès aux marchés.

Un appui ciblé en faveur des femmes et des jeunes entrepreneurs

Au-delà de son impact économique, le PDAC-G se distingue par sa dimension sociale. Les mécanismes de financement mis en place accordent une attention particulière aux femmes et aux jeunes, acteurs clés du dynamisme agricole mais souvent confrontés à des contraintes d’accès au financement et aux technologies.

En soutenant des filières à fort potentiel telles que le fonio et les fruits, le projet entend favoriser l’émergence d’un agrobusiness moderne, capable de créer de la valeur ajoutée localement et de renforcer la résilience économique des zones rurales.

À travers cette initiative, le PDAC-G confirme sa vocation de catalyseur de la transformation agricole en Guinée, en droite ligne avec les objectifs nationaux de diversification économique, de souveraineté alimentaire et de développement inclusif.

Mamadi Doumbouya

Investiture de Mamadi Doumbouya : un tournant solennel dans l’histoire républicaine de la Guinée

Conakry — 6 janvier 2026

Dans un climat politique chargé d’attentes et de symboles, la République de Guinée se prépare à vivre un moment institutionnel majeur : la cérémonie d’investiture de Mamadi Doumbouya, président élu, programmée le 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. Cet événement marquera l’entrée officielle en fonction du chef de l’État pour un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution adoptée en 2025. 

Un contexte électoral et constitutionnel décisif

Après des années de transition politique impulsée par le coup d’État de 2021, la Guinée a organisé le 28 décembre 2025 sa première élection présidentielle depuis cette période. La Cour suprême a validé les résultats finaux, attribuant à Mamadi Doumbouya une victoire écrasante avec 86,72 % des voix — un résultat qui, malgré des critiques sur l’environnement politique, consacre formellement sa légitimité électorale. 

Ce scrutin s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle Constitution, approuvée par référendum en septembre 2025, qui étend notamment la durée du mandat présidentiel à sept ans renouvelables, et réorganise certaines institutions de l’État. 

Le rituel de la prise de fonction : sens, serment et souveraineté

L’investiture n’est pas une simple formalité administrative. En Guinée, elle incarne la continuité républicaine et la légitimité constitutionnelle. Avant d’être installé dans ses fonctions, le président élu devra prêter serment devant la plus haute juridiction en exercice, la Cour suprême — la Cour constitutionnelle n’étant pas encore opérationnelle. 

Ce serment, riche de sens civique et solennel, engage le président à :

  • respecter et faire respecter la Constitution et les lois de la République ;

  • exercer loyalement ses fonctions dans l’intérêt supérieur de la nation ;

  • préserver la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale ;

  • défendre l’intégrité du territoire et l’indépendance du pays. 

Ces engagements publics s’inscrivent dans une tradition républicaine vieille de plusieurs décennies, tout en réaffirmant la volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans l’éthique, l’ordre et le service du peuple.

Organisation protocolaire : disciplines, diplomatie et visibilité

La cérémonie, placée sous haute vigilance protocolaire et sécuritaire, mobilise l’État dans sa totalité. Outre les autorités nationales — membres du gouvernement, parlementaires, hauts magistrats —, une forte délégation de représentants étrangers est attendue, soulignant l’importance diplomatique de cet événement pour la Guinée et sa stature sur la scène africaine et internationale. 

Le choix du stade de Nongo, vaste et emblématique, témoigne de la volonté de faire de cette investiture un moment de rassemblement national, accessible, symbolique et visible, qui dépasse la simple sphère institutionnelle pour toucher le cœur des citoyens.

Un rendez‑vous avec l’avenir

Cette investiture, plus qu’un passage de relais, se pose comme un moment de vérité pour la Guinée. Elle scelle la fin de la phase transitoire et ouvre une période nouvelle, marquée par des défis économiques, sociaux et sécuritaires. Dans ses premiers discours publics, Mamadi Doumbouya a appelé à l’unité nationale et au développement, promettant une Guinée plus stable et prospère. 

Pour les observateurs comme pour les citoyens, le 17 janvier 2026 n’est pas seulement une date sur un calendrier : c’est une promesse réaffirmée d’ordre constitutionnel, de responsabilité collective et d’ambition nationale.

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Dossier Mines 2025 en Guinée : défis relevés, réformes en cours et ambitions confirmées.

Le 11 novembre 2025 restera gravé comme une date clé dans l’histoire économique du pays. Après plus de deux décennies d’attente, la Guinée a officiellement lancé l’exploitation du gisement de fer de Simandou, l’un des plus grands au monde par ses réserves.

La cérémonie inaugurale s’est déroulée au port minéralier de Moribaya, en présence du président Mamadi Doumbouya, de plusieurs chefs d’État africains et de partenaires internationaux, marquant l’entrée effective du pays dans le cercle restreint des grands producteurs mondiaux de minerai de fer.

Ce lancement a été précédé, début octobre 2025, par la réception des quatre premières locomotives destinées au chemin de fer multi-usages du corridor minier transguinéen. Les travaux ferroviaires, incluant la ligne principale et ses bretelles, ont été réalisés par China Railway Group, tandis que la construction du port a été confiée à China Harbour Engineering Company.

Simandou est présenté par les autorités comme un levier de transformation structurelle, appelé à générer des recettes durables, des emplois qualifiés et des infrastructures structurantes à l’échelle nationale, avec des retombées économiques attendues dès 2026.

Réformes minières : modernisation et souveraineté accrue

Parallèlement à Simandou, l’année 2025 a été marquée par une accélération des réformes du cadastre minier, visant à renforcer la transparence, la traçabilité des permis et la crédibilité du secteur. L’annonce de la digitalisation de la gestion des titres miniers s’inscrit dans cette dynamique de modernisation administrative, destinée à limiter les pratiques opaques et à améliorer l’attractivité du climat des affaires.

Le gouvernement a également poursuivi une politique de rééquilibrage au profit de l’État, avec une implication accrue des structures publiques et parapubliques dans certains projets stratégiques, traduisant une volonté affirmée de souveraineté sur les ressources naturelles.

Bauxite et or : ambitions industrielles et transformation locale

Dans les filières bauxite et or, la Guinée confirme ses ambitions de montée en gamme industrielle. Les autorités ont multiplié les discours et initiatives en faveur de la transformation locale, notamment à travers le développement de raffineries, la promotion de champions nationaux et une meilleure intégration des chaînes de valeur.

Toutefois, ces ambitions se heurtent encore à plusieurs défis : insuffisance énergétique, besoins en capitaux lourds, maîtrise technologique et renforcement des compétences locales.

Des défis persistants malgré une année charnière

Si 2025 marque indéniablement une année de rupture, elle met aussi en lumière des interrogations majeures : capacité de l’État à capter durablement la rente minière, redistribution équitable des revenus, préservation de l’environnement et articulation entre exploitation minière et développement local.

Le défi pour les années à venir sera de transformer les avancées structurelles en bénéfices concrets pour les populations, tout en consolidant la gouvernance et la crédibilité internationale du secteur minier guinéen.

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La France salue l’élection de Mamadi Doumbouya et évoque la fin de la transition en Guinée.

La France a officiellement salué l’élection de Mamadi Doumbouya à la tête de la République de Guinée, à la suite de la validation définitive du scrutin présidentiel par la Cour suprême de Guinée. Selon plusieurs médias français, un entretien téléphonique s’est tenu dimanche soir entre le président français et le nouveau chef de l’État guinéen.

Au cours de cet échange, le président français aurait adressé ses félicitations à son homologue, soulignant le caractère déterminant de cette élection pour l’avenir institutionnel du pays. Il aurait notamment salué « une étape décisive vers l’achèvement de la transition », estimant que la proclamation des résultats définitifs marque un tournant politique majeur pour la Guinée.

Une reconnaissance internationale du processus électoral

Cette prise de position de Paris intervient après la confirmation, par la Cour suprême, de la victoire de Mamadi Doumbouya à l’issue du scrutin présidentiel. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance internationale du processus électoral guinéen, déjà salué par plusieurs partenaires et organisations régionales et internationales.

Pour la France, cet échange de haut niveau traduit la volonté d’accompagner la Guinée dans la consolidation de ses institutions démocratiques et dans la stabilisation politique post-transition.

Des relations bilatérales appelées à se renforcer

Au-delà du message de félicitations, cet entretien est également perçu comme un signal politique fort en faveur de la continuité du dialogue diplomatique entre la France et la Guinée. Les deux pays entretiennent des relations anciennes, fondées sur la coopération politique, économique, sécuritaire et culturelle.

Selon des sources proches du dossier, Paris souhaite désormais voir s’ouvrir une nouvelle phase de coopération, axée sur la stabilité institutionnelle, les réformes économiques et l’appui au développement, dans un contexte régional marqué par de nombreux défis sécuritaires et politiques.

Un message politique à portée symbolique

En saluant publiquement l’élection de Mamadi Doumbouya, la France envoie un message de normalisation progressive des relations avec Conakry après la transition. Cette reconnaissance est également interprétée comme un encouragement à poursuivre les réformes engagées et à renforcer l’État de droit.

Pour les autorités guinéennes, ce geste diplomatique constitue un appui symbolique important sur la scène internationale, à l’heure où le nouveau pouvoir entend asseoir sa légitimité et relancer les partenariats stratégiques du pays.

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Recrutement d’enseignants-chercheurs par la Guinée : le Mesri rappelle le cadre légal et appelle à la vigilance

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a réagi au recrutement, par un pays voisin, d’enseignants-chercheurs sénégalais en activité. Dans un communiqué de presse transmis à la rédaction du quotidien « Le Soleil », le département ministériel invite les recteurs des universités publiques à veiller scrupuleusement au respect de la réglementation en vigueur.

Le Mesri rappelle que la loi n°61-33 du 15 juin 1961, relative au statut général des fonctionnaires, consacre en son article 9 le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique. Ce texte limite strictement les possibilités de cumul d’activités pour les agents de l’État. De manière plus spécifique, l’article 11 de la loi n°81-59 du 9 novembre 1981, portant statut du personnel enseignant des universités, encadre les conditions d’utilisation hors cadre des enseignants-chercheurs.

Sur cette base juridique, le ministère précise qu’un enseignant-chercheur sénégalais en fonction ne peut être engagé par contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, sauf dans le cadre de mécanismes de coopération dûment ratifiés et conformément aux dispositions relatives à la mise à disposition ou à la délivrance de fonctions de service prévues par les lois et règlements nationaux.

C’est pourquoi le Mesri indique avoir demandé aux recteurs de vérifier les informations faisant état de tels recrutements et de s’assurer que toute mobilité internationale respecte strictement le cadre légal et administratif sénégalais.

Dans son communiqué, le ministère a par ailleurs tenu à souligner l’attractivité des universités sénégalaises, mettant en avant la valorisation progressive des rémunérations des enseignants-chercheurs, qu’il qualifie parmi les plus élevées de l’espace francophone d’Afrique subsaharienne.

Enfin, le Mesri rappelle que la coopération universitaire reste un axe stratégique pour le Sénégal. À ce titre, il cite le protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique signé entre les gouvernements du Sénégal et de la Guinée à Conakry, le 23 mai 2025. Cet accord prévoit la mobilité encadrée des enseignants et des étudiants entre les deux pays. Les modalités de sa mise en œuvre, précise le ministère, seront examinées par un comité de suivi dédié et rendues publiques en temps opportun.

À travers cette sortie officielle, le Mesri entend réaffirmer son attachement au respect de la loi, tout en promouvant une coopération académique internationale structurée, transparente et conforme aux intérêts du système universitaire sénégalais.

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Guinée : après l’élection de Mamadi Doumbouya, le président de la Commission de l’UA plaide pour la levée des sanctions.

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahamoud Ali Youssouf, a salué le bon déroulement de l’élection présidentielle en République de Guinée, marquée par un climat apaisé et une participation jugée significative.

Dans un message officiel rendu public à la suite de la proclamation des résultats définitifs par la Cour suprême de Guinée le 4 janvier 2026, le responsable de l’institution continentale a adressé ses félicitations au président élu, Mamadi Doumbouya, tout en soulignant la maturité démocratique démontrée par le peuple guinéen tout au long du processus électoral.

Le président de la Commission de l’UA a également tenu à rendre hommage à l’ensemble des acteurs nationaux impliqués dans l’organisation et la réussite du scrutin. Il a cité notamment les organes de gestion des élections, les candidats, les partis et coalitions politiques, le gouvernement, ainsi que les organisations de la société civile. Les partenaires techniques et financiers ont aussi été salués pour leur accompagnement et leur soutien constant.

Selon l’Union africaine, l’engagement collectif, le leadership et le sens des responsabilités de ces différents acteurs ont permis la tenue d’élections conformes aux normes internationales et au cadre juridique national, renforçant ainsi la crédibilité du processus électoral et la légitimité des institutions issues des urnes.

Au regard de ces avancées, Mahamoud Ali Youssouf a appelé à la levée des sanctions qui pèsent encore sur la Guinée, estimant que le retour à l’ordre constitutionnel à travers un scrutin jugé crédible et inclusif constitue une étape majeure vers la normalisation institutionnelle du pays. Pour l’UA, cette dynamique positive ouvre la voie à un réengagement plein et entier de la Guinée au sein des instances continentales, dans un esprit de stabilité, de coopération et de consolidation démocratique.

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Élection présidentielle en Guinée : Xi Jinping félicite Mamadi Doumbouya

Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a adressé, ce dimanche 4 janvier 2026, un message officiel de félicitations à Mamadi Doumbouya, à la suite de son élection à la magistrature suprême de la République de Guinée.

Dans sa correspondance, le chef de l’État chinois a salué la confiance exprimée par le peuple guinéen et a réaffirmé l’importance stratégique des relations sino-guinéennes. Il a notamment rappelé que la Guinée fut le premier pays d’Afrique subsaharienne à établir des relations diplomatiques avec la République populaire de Chine, un jalon historique qui fonde une coopération ancienne et durable entre les deux nations.

Xi Jinping a exprimé sa volonté de poursuivre et de renforcer ce partenariat, fondé sur le respect mutuel, l’amitié traditionnelle et la coopération gagnant-gagnant. Il a souligné l’attachement de Pékin à l’approfondissement des échanges bilatéraux dans des domaines clés tels que les infrastructures, l’énergie, les mines, l’agriculture et la formation des ressources humaines.

Le président chinois a enfin formulé des vœux de succès au président Mamadi Doumbouya dans l’exercice de ses fonctions, exprimant l’espoir que son mandat contribuera à la stabilité, au développement économique et à la prospérité du peuple guinéen.

Ce message s’inscrit dans la continuité du soutien constant de la Chine aux processus politiques et aux efforts de développement de la Guinée, tout en illustrant la solidité d’un partenariat diplomatique qui s’étend sur plus de six décennies.

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Guinée : la Cour suprême valide les résultats et proclame Mamadi Doumbouya Président de la République.

Réunie en audience publique ce dimanche 4 janvier 2026, Cour suprême de Guinée a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Par cette décision solennelle, la plus haute juridiction du pays a confirmé les résultats provisoires précédemment rendus publics par la Direction Générale des Élections.

Dans sa délibération, le Premier président de la Cour suprême a officiellement déclaré le candidat indépendant Mamadi Doumbouya élu Président de la République de Guinée avec 86,72 % des suffrages valablement exprimés. Cette proclamation consacre la victoire du candidat dès le premier tour et marque une étape majeure du processus électoral, scellant le retour à un régime constitutionnel pleinement établi.

La haute juridiction a par ailleurs apporté une précision importante concernant la participation électorale. Après vérification et consolidation des procès-verbaux, le taux de participation a été réévalué à 82,86 %, contre 80,95 % annoncés initialement dans les résultats provisoires de la DGE. Cette correction traduit, selon la Cour, une meilleure prise en compte des données issues de l’ensemble des circonscriptions électorales, y compris celles de l’intérieur du pays et de la diaspora.

En validant définitivement les résultats du scrutin, la Cour suprême met un terme aux opérations électorales et ouvre la voie aux prochaines étapes institutionnelles, notamment l’investiture du Président élu. Cette décision renforce la légitimité du nouveau chef de l’État et clôt un processus présenté par les autorités comme globalement apaisé, transparent et conforme aux dispositions légales en vigueur.

La proclamation officielle de Mamadi Doumbouya intervient ainsi comme un moment charnière de la vie politique guinéenne, dans un contexte d’attentes fortes en matière de stabilité institutionnelle, de gouvernance et de développement.