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Gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle : le Sénégal plaide pour un accès équitable aux technologies lors du dialogue de l’ONU à Genève.

La première session du Dialogue mondial sur la gouvernance de l’intelligence artificielle (IA) s’est ouverte lundi 6 juillet 2026 à Genève sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Cette rencontre inédite réunit des représentants des États membres, des entreprises technologiques, des chercheurs, des universitaires ainsi que des organisations de la société civile autour d’un objectif commun : définir les bases d’une gouvernance internationale capable d’accompagner le développement rapide de l’intelligence artificielle tout en limitant les risques d’exclusion.

Organisée les 6 et 7 juillet 2026, cette première édition s’inscrit dans le prolongement du Pacte numérique mondial et d’une résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies. Elle vise à créer un cadre permanent de dialogue sur les enjeux liés à l’IA, alors que cette technologie transforme progressivement les économies, les administrations et les sociétés, tout en révélant de profondes disparités entre les pays.

Le Sénégal au cœur des discussions sur la fracture numérique

Lors de la première journée des travaux, le Sénégal a occupé une place importante en coprésidant une session consacrée à la réduction des inégalités liées à l’intelligence artificielle. Le pays a partagé cette responsabilité avec Jovan Kurbalija, directeur exécutif de DiploFoundation.

Prenant part aux échanges, le ministre sénégalais des Télécommunications et du Numérique, Samba Diouf, a défendu une approche de l’IA fondée sur l’équité, le renforcement des capacités et l’accès universel aux opportunités offertes par ces technologies.

Il a alerté sur le risque d’une aggravation des fractures mondiales si les outils, les infrastructures et les compétences nécessaires au développement de l’IA restent concentrés entre les mains d’un nombre limité de pays et d’acteurs économiques.

« L’IA façonne aujourd’hui nos vies. L’IA façonne et oriente notre destin », a-t-il déclaré, appelant à construire un écosystème numérique permettant à tous les pays de participer pleinement à cette transformation technologique.

Selon le ministre, les pays en développement doivent dépasser le simple rôle d’utilisateurs des solutions d’intelligence artificielle pour devenir des acteurs capables de concevoir, d’adapter et d’innover. Cette ambition s’inscrit dans le cadre du « New Deal technologique » porté par le Sénégal, qui repose notamment sur le développement des compétences numériques, le renforcement des infrastructures, la création de plateformes publiques et le soutien à l’innovation.

L’accès aux infrastructures, un enjeu majeur pour les pays en développement

Les discussions de Genève ont mis en évidence un constat partagé : les inégalités liées à l’intelligence artificielle ne sont pas uniquement d’ordre technologique, mais constituent également un enjeu majeur de développement économique et social.

Plusieurs participants ont souligné les écarts persistants entre les pays en matière de puissance de calcul, d’accès aux données, de connectivité et de formation spécialisée. Les infrastructures indispensables au développement de l’IA — notamment les centres de données, les réseaux haut débit, l’accès à une énergie fiable et les systèmes de gouvernance des données — demeurent concentrées dans un nombre restreint de régions du monde.

Pour Pedro Manuel Moreno, représentant de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, ces capacités techniques jouent un rôle déterminant dans la capacité des pays à attirer les investissements et à tirer profit de l’économie mondiale de l’intelligence artificielle.

Une intelligence artificielle au service du développement humain

Au-delà des enjeux économiques, les participants ont également insisté sur le potentiel de l’IA comme outil d’inclusion et d’amélioration des services publics.

Le vice-président d’El Salvador, Félix Ulloa, a notamment présenté des initiatives utilisant l’intelligence artificielle dans les domaines de l’éducation et de la santé, à travers l’enseignement numérique et la télémédecine, afin d’élargir l’accès aux services essentiels.

De son côté, le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, a appelé à promouvoir une intelligence artificielle « éthique, inclusive et sûre ». Il a rappelé l’importance des travaux menés par son organisation sur l’éthique de l’IA, ainsi que sur le renforcement des capacités des administrations publiques et des établissements éducatifs.

Les débats ont également insisté sur le rôle des normes internationales, des données ouvertes, des logiciels libres et des modèles accessibles pour réduire les écarts entre les différents acteurs de l’écosystème numérique.

La question linguistique au cœur des préoccupations

Parmi les défis soulevés figure également celui de la diversité linguistique. Sur environ 7 000 langues recensées dans le monde, seule une minorité bénéficie aujourd’hui de ressources numériques suffisantes pour être intégrée dans les systèmes d’intelligence artificielle.

Cette situation risque d’exclure de nombreuses communautés des bénéfices liés aux nouvelles technologies, en limitant notamment leur accès aux outils éducatifs, administratifs et économiques développés grâce à l’IA.

Les participants ont ainsi insisté sur la nécessité de considérer les pays en développement non pas comme de simples consommateurs de technologies, mais comme des partenaires capables de contribuer à leur conception et à leur évolution.

Vers un cadre multilatéral de gouvernance de l’IA

À l’ouverture du dialogue, le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a souligné l’importance stratégique de cette initiative pour construire une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Il a appelé les États à transformer les échanges en actions concrètes afin de promouvoir une IA plus sûre, plus équitable et accessible au plus grand nombre.

Selon les données présentées lors de la rencontre, plus de 1 500 contributions ont été recueillies depuis le lancement des consultations. Les États membres placent notamment le renforcement des capacités parmi leurs principales priorités, tandis que la sécurité demeure une préoccupation majeure pour plusieurs autres acteurs.

Les conclusions de cette première session serviront de base à un rapport de synthèse élaboré par les coprésidents. Une deuxième rencontre est prévue à New York en 2027 afin de poursuivre les travaux visant à établir les fondations d’une gouvernance mondiale durable de l’intelligence artificielle.

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Éducation : la Guinée accélère la modernisation de l’enseignement scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle.

Une réforme pédagogique orientée vers les compétences du XXIe siècle
La transformation du système éducatif guinéen franchit une nouvelle étape avec le déploiement d’un programme national de renforcement des compétences pratiques et numériques au profit de 190 enseignants en STEM (mathématiques, physique, chimie, biologie). Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de modernisation visant à adapter l’enseignement aux exigences d’une économie de plus en plus tournée vers la science, la technologie et l’innovation.

Combler le déficit de pratiques expérimentales
Au cœur de cette réforme figure une priorité clairement identifiée : corriger le manque d’approches pratiques dans l’enseignement des sciences. Longtemps dominé par des méthodes théoriques, le système éducatif évolue désormais vers des pédagogies actives, fondées sur l’expérimentation, l’observation et la résolution de problèmes. À travers des modules intensifs, les enseignants sont formés à intégrer ces méthodes en classe, en cohérence avec les standards internationaux.

L’intelligence artificielle, levier de transformation pédagogique
L’introduction de l’intelligence artificielle constitue l’un des axes majeurs de cette réforme. Bien au-delà d’une simple sensibilisation, les enseignants bénéficient d’une immersion dans les usages concrets de l’IA appliquée à l’éducation : personnalisation des apprentissages, automatisation de certaines évaluations, conception de contenus interactifs et suivi individualisé des élèves. Cette évolution redéfinit le rôle de l’enseignant, désormais appelé à concevoir et piloter des environnements d’apprentissage enrichis par la technologie.

Une vision stratégique portée par les autorités éducatives
Cette dynamique s’inscrit dans la vision défendue par le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Alpha Bacar Barry, pour qui la qualité du système éducatif repose avant tout sur celle de ses enseignants. L’intégration des innovations scientifiques et technologiques apparaît ainsi comme un levier central pour bâtir une école en phase avec les réalités contemporaines.

Vers une mutation durable du système éducatif
Au-delà de la formation de ces 190 enseignants, cette initiative traduit une ambition plus large : celle de refonder en profondeur les pratiques pédagogiques en Guinée. L’objectif est de former un corps enseignant capable de préparer les élèves non seulement à la réussite académique, mais aussi à leur insertion dans un monde professionnel en constante mutation. À travers cette réforme, la Guinée amorce ainsi une transition vers une école plus moderne, plus performante et résolument tournée vers les défis scientifiques et numériques du XXIe siècle.

Le Ghana lance la premiere strategie nationale dIA pour stimuler 360x320

Ghana : une stratégie ambitieuse pour faire de l’intelligence artificielle un moteur de croissance.

Le Ghana affiche une ambition claire : faire de l’intelligence artificielle un levier central de son développement économique. Le 24 avril 2026 à Accra, le président John Dramani Mahama a officiellement lancé la Stratégie nationale d’intelligence artificielle, un document structurant de 80 pages articulé autour de huit piliers.

L’objectif affiché est de positionner le pays comme un pôle d’excellence en intelligence artificielle en Afrique d’ici 2035, tout en maîtrisant les transformations numériques en cours.

Un objectif économique de grande envergure

Au cœur de cette stratégie figure une ambition chiffrée : porter la contribution de l’intelligence artificielle à près de 500 milliards de cedis, soit environ 45 milliards de dollars, au produit intérieur brut à l’horizon 2035.

Cette projection témoigne de la volonté des autorités de faire du numérique un vecteur majeur de croissance et de diversification économique.

Infrastructures et capital humain au centre du dispositif

Pour atteindre cet objectif, le plan repose sur deux axes prioritaires. Le premier concerne le développement d’infrastructures technologiques, avec un investissement de 250 millions de dollars pour la construction d’un centre de calcul dédié à l’IA, ainsi que 20 millions de dollars supplémentaires pour soutenir le déploiement de la stratégie à court et moyen terme.

Le second pilier est consacré au renforcement du capital humain. L’initiative accorde une place centrale à la formation, à la recherche et à l’innovation, avec l’implication d’institutions académiques de premier plan, notamment l’Kwame Nkrumah University of Science and Technology. Les travaux ont été coordonnés par Jerry John Kponyo, en collaboration avec le gouvernement, le secteur privé et des partenaires internationaux.

Une stratégie axée sur l’emploi et l’inclusion

Au-delà des objectifs technologiques, le gouvernement met l’accent sur l’impact social de cette transformation. Le président Mahama a insisté sur la nécessité de faire du Ghana un acteur de la conception et du déploiement des technologies, plutôt qu’un simple consommateur.

L’approche adoptée privilégie la création d’emplois et l’inclusion, dans un contexte où le marché du travail reste fragilisé. Les autorités ambitionnent notamment d’augmenter significativement les inscriptions dans l’enseignement technique et professionnel, avec un objectif de 190 000 apprenants d’ici 2026.

Des progrès ont déjà été enregistrés, notamment en matière de participation des femmes, mais des défis persistent. Près de 68 % des jeunes actifs occupent encore des emplois précaires, selon les données officielles.

Un positionnement à renforcer sur la scène africaine et mondiale

Actuellement classé 72e au niveau mondial et 6e en Afrique dans les indices internationaux liés à l’intelligence artificielle, le Ghana entend améliorer son positionnement en capitalisant sur cette stratégie.

L’enjeu est désormais celui de la mise en œuvre effective de ce plan ambitieux, dans un environnement marqué par une compétition accrue entre États pour capter les opportunités liées à la révolution numérique.

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Guinée : un atelier national pour poser les bases d’une stratégie nationale en intelligence artificielle.

Conakry, du 14 au 17 octobre 2025, a accueilli un événement majeur pour l’avenir technologique du pays : l’Atelier national d’évaluation du paysage de l’Intelligence Artificielle (AILA).

Organisé par le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet atelier visait à dresser un diagnostic complet du niveau de préparation de la Guinée à l’adoption, à la régulation et à la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Durant quatre jours, responsables publics, acteurs du secteur privé, experts du numérique, chercheurs universitaires et représentants de la société civile ont échangé sur les opportunités et les défis que représente l’IA pour le développement national.

Les discussions ont porté sur plusieurs axes :

  • la création d’un cadre réglementaire et éthique adapté aux technologies émergentes ;

  • le renforcement des capacités locales à travers la formation et la recherche ;

  • le développement d’infrastructures numériques propices à l’innovation ;

  • et la mise en place d’un écosystème de données sécurisé et souverain.

À travers cette démarche, la Guinée affiche clairement son ambition de se positionner comme un acteur émergent dans le domaine de l’intelligence artificielle en Afrique de l’Ouest, tout en veillant à une transformation numérique inclusive, durable et éthique.

Selon le ministère en charge du numérique, les résultats de cet atelier serviront de base à l’élaboration d’une stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, destinée à guider les politiques publiques et les investissements dans ce secteur stratégique.

Ce pas décisif confirme la volonté du gouvernement guinéen de moderniser son économie, de favoriser l’innovation locale et de préparer la jeunesse aux métiers du futur.

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Sénégal : l’intelligence artificielle au cœur de la transformation du système éducatif.

e ministère de l’Éducation nationale (MEN) du Sénégal a lancé un ambitieux programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle (IA). Cette initiative, inédite dans la sous-région, s’inscrit dans la stratégie du gouvernement sénégalais visant à faire de l’école un véritable levier d’innovation et d’inclusion à l’ère du numérique.

Doté d’un plan de déploiement sur plusieurs années, le programme entend former plus de 50 000 enseignants à l’usage des outils numériques, à la compréhension de l’IA et à son intégration dans les pratiques pédagogiques. Objectif : renforcer les capacités du corps enseignant pour mieux préparer les élèves aux métiers du futur et à la société digitale qui se dessine.

Lors du lancement officiel à Dakar, le ministre de l’Éducation nationale a souligné que cette initiative répond à un impératif d’adaptation du système éducatif :

« L’intelligence artificielle n’est pas un luxe pour nos écoles, c’est une nécessité. Nous devons doter nos enseignants et nos élèves des compétences qui feront d’eux des acteurs du changement. »

Le programme prévoit également la création de laboratoires d’innovation éducative, la mise en place de plateformes d’apprentissage numérique, et le développement de contenus pédagogiques interactifs, y compris en langues nationales.

Avec cette réforme, le Sénégal ambitionne de devenir un modèle africain d’intégration du numérique dans l’éducation. En favorisant une approche inclusive, innovante et adaptée aux réalités locales, le pays entend donner à chaque élève les moyens de s’approprier les technologies émergentes et d’en faire un outil de progrès collectif.

Une initiative qui place l’intelligence artificielle non pas comme une menace, mais comme une opportunité pour réinventer l’école sénégalaise et préparer la jeunesse à un avenir connecté.

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Sénégal : lancement d’un programme national de formation des enseignants au numérique et à l’intelligence artificielle.

Le Sénégal a franchi une étape majeure dans sa stratégie d’éducation en lançant officiellement un programme national de formation au numérique et à l’intelligence artificielle (IA) destiné aux enseignants et au personnel éducatif. L’annonce a été faite ce mardi par le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Fondation Mastercard et l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane (UNCHK), à travers le programme FORCE-N.

Une réponse aux défis éducatifs et technologiques

Le programme s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie du Numérique pour l’Éducation 2025-2029, qui ambitionne de faire de l’école sénégalaise un espace ouvert aux innovations tout en restant ancré dans les réalités locales. L’objectif est de doter les enseignants d’outils concrets pour intégrer le numérique et l’IA dans leurs méthodes pédagogiques, renforcer la qualité de l’enseignement et préparer les élèves aux métiers du futur.

« L’avenir de notre système éducatif dépend de notre capacité à former des enseignants compétents dans l’usage des outils numériques. Avec ce programme, nous donnons à nos éducateurs les moyens de transformer l’apprentissage et d’ouvrir de nouvelles perspectives à nos enfants », a déclaré Mamadou Talla, ministre de l’Éducation nationale.

Des compétences pour une éducation inclusive et moderne

À travers des formations ciblées, les enseignants apprendront non seulement à utiliser les technologies, mais aussi à en faire un levier de créativité, d’inclusion et d’efficacité. Les concepteurs du programme insistent sur la nécessité de promouvoir un usage éthique et responsable, qui tienne compte des enjeux de sécurité numérique et de la protection des données personnelles, tout en veillant à la préservation des valeurs culturelles sénégalaises.

Un partenariat stratégique

La Fondation Mastercard, partenaire clé du projet, accompagne déjà plusieurs initiatives en Afrique visant à renforcer les compétences numériques des jeunes et des enseignants.

« Investir dans les enseignants, c’est investir dans l’avenir. Le Sénégal fait partie des pays africains qui montrent la voie vers une éducation numérique inclusive. Nous sommes fiers de contribuer à ce projet qui va transformer durablement l’apprentissage », a souligné Reeta Roy, Présidente-directrice générale de la Fondation Mastercard.

Un impact attendu sur tout le système éducatif

Le ministère de l’Éducation prévoit de former progressivement des milliers d’enseignants à travers toutes les régions du pays. Cette montée en compétence doit permettre :

  • d’améliorer la qualité des apprentissages,

  • de réduire les inégalités d’accès aux outils numériques entre zones urbaines et rurales,

  • de préparer les élèves aux compétences numériques essentielles pour l’emploi et l’innovation,

  • et de renforcer la résilience du système éducatif face aux crises, comme l’a montré la pandémie de Covid-19.

« Nous devons former une génération d’apprenants capables de comprendre, d’innover et de contribuer activement à la société numérique. Ce programme est une étape décisive vers cet objectif », a indiqué Pr. Souleymane Bachir Diagne, recteur de l’UNCHK.

Une vision tournée vers l’avenir

Pour les autorités, cette initiative traduit la volonté du Sénégal de placer l’éducation au cœur de la transformation numérique nationale. Elle s’inscrit également dans la dynamique de l’Union africaine et de l’UNESCO, qui encouragent les pays africains à investir dans les technologies éducatives afin de combler le fossé numérique et de stimuler le développement durable.

Le lancement de ce programme marque ainsi un pas décisif vers une école sénégalaise moderne, inclusive et connectée, capable de former les citoyens et les professionnels de demain.

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Kenya : un avatar donne vie à la langue des signes grâce à l’intelligence artificielle

Une innovation technologique signée du Kenya révolutionne la communication avec les personnes sourdes ou malentendantes. Un avatar numérique, nommé Ava, traduit en temps réel la parole et le texte en langue des signes kenyane, offrant une solution inédite pour combler la pénurie d’interprètes.

Une technologie inclusive, pensée pour tous

Cette avancée est le fruit du travail d’une start-up kenyane, Signvrse, qui a développé une application baptisée Terp 360. L’avatar utilise des méthodes sophistiquées de capture de mouvement et de l’intelligence artificielle pour interpréter automatiquement les paroles et les textes en langue des signes. L’utilisateur tape une phrase ou parle dans le micro, et Ava la reproduit en signant, en temps réel. Un véritable pont entre communautés, partagé ensuite facilement via messagerie ou réseaux sociaux.

Terp 360 s’adapte même aux particularités linguistiques locales, notamment aux variations dialectales et à l’argot très présent dans certaines régions du Kenya. L’outil s’annonce comme une solution utile dans des contextes tels que l’éducation, les soins médicaux ou l’administration.

Une reconnaissance qui propulse l’initiative

La plateforme a reçu un fort soutien, notamment à travers l’entrée de Signvrse dans un programme d’accélération mené par Google.org. Ce dispositif offre à l’équipe un accompagnement technique spécialisé, des ressources de cloud computing et une mise en réseau stratégique, lui permettant d’étendre la portée de sa solution, d’améliorer la précision de l’avatar et d’envisager le support d’autres langues des signes africaines.

Une réponse concrète à un besoin criant

Au Kenya, des centaines de milliers de personnes sont confrontées à des barrières de communication, notamment dans les secteurs critiques comme l’éducation ou la justice. Reconnaissance officielle ou non, la langue des signes fait face à une grave pénurie d’interprètes. Terp 360 répond à ce défi, en offrant une alternative numérique accessible, efficace et scalable pour rendre l’information publique plus inclusive.

 

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Le Maroc trace sa stratégie nationale en intelligence artificielle : entreprises, diaspora et éthique.

Le Maroc s’engage résolument dans la construction d’une stratégie nationale en intelligence artificielle (IA), avec une vision claire : faire de cette technologie un levier de transformation économique, sociale et institutionnelle. À travers des rencontres stratégiques, des assises nationales et la mobilisation de son écosystème numérique, le Royaume veut poser les jalons d’un développement maîtrisé, éthique et durable de l’IA. Cette stratégie s’appuie sur plusieurs piliers. D’abord, une volonté de souveraineté technologique, avec le développement de compétences locales, la création de centres d’excellence comme le AI Movement, et la promotion de solutions adaptées aux réalités africaines. Ensuite, une implication active de la diaspora marocaine – ingénieurs, chercheurs et entrepreneurs – qui apportent leur expertise acquise à l’international pour renforcer l’innovation locale.

Le secteur privé est également un acteur clé de cette dynamique. De nombreuses entreprises marocaines, en collaboration avec des startups et des institutions publiques, travaillent à intégrer l’IA dans des domaines stratégiques tels que la santé, l’agriculture, les énergies renouvelables, la logistique ou encore l’éducation. L’ambition est d’utiliser ces technologies pour améliorer les services aux citoyens, soutenir la compétitivité économique et renforcer l’inclusion numérique, notamment dans les zones rurales.

En parallèle, le Maroc cherche à se doter d’un cadre réglementaire solide, garantissant la protection des données, la transparence des algorithmes et le respect des droits humains. Les autorités veulent s’assurer que le déploiement de l’IA se fasse dans un cadre éthique, en phase avec les standards internationaux, tout en tenant compte des spécificités locales.

Enfin, cette stratégie s’inscrit dans une perspective régionale et internationale. Le Maroc se positionne comme un futur hub africain de l’IA, capable d’attirer des investissements, de former des talents, et de jouer un rôle d’interface entre l’Afrique, l’Europe et l’Asie. C’est une démarche de long terme, structurée et ouverte, qui traduit l’ambition d’un pays en mouvement, conscient des enjeux du XXIᵉ siècle et prêt à y répondre avec audace et intelligence.

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Intelligence artificielle : Le Maroc amorce un virage stratégique vers l’IA.

Le Royaume du Maroc vient de franchir un cap décisif dans sa transformation numérique en engageant une stratégie nationale ambitieuse dédiée à l’intelligence artificielle (IA). À travers cette initiative, le pays vise à s’imposer comme un hub technologique régional, capable de tirer parti du potentiel de l’IA pour accélérer son développement socio-économique.

Portée par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, cette stratégie repose sur plusieurs piliers : le renforcement de l’infrastructure numérique, la formation des talents, le soutien à la recherche appliquée et l’émergence d’un écosystème d’innovation compétitif. L’accent est mis sur une approche éthique et inclusive de l’IA, en lien avec les standards internationaux et les réalités locales.

La mise en place d’un Conseil national de l’intelligence artificielle, regroupant acteurs publics, privés, académiques et société civile, a également été annoncée. Cette instance sera chargée d’orienter les politiques publiques et de veiller à la cohérence des projets liés à l’IA dans les secteurs stratégiques tels que la santé, l’agriculture, l’éducation, la sécurité ou encore la finance.

Le Maroc ambitionne ainsi d’intégrer les technologies d’IA dans les services publics pour plus d’efficacité et de transparence, tout en stimulant l’entrepreneuriat digital et l’attractivité du pays pour les investissements technologiques. À travers des partenariats avec des géants mondiaux du numérique, des centres de recherche et des start-up, le royaume entend bâtir une souveraineté numérique solide, au service de son développement durable.

Cette démarche proactive place le Maroc parmi les premiers pays africains à structurer un cadre stratégique national autour de l’intelligence artificielle, confirmant son ambition d’être à l’avant-garde de la transformation numérique sur le continent.