Le service d’accès à Internet par satellite Starlink est désormais opérationnel au Sénégal. L’annonce a été faite ce mercredi matin par Elon Musk sur le réseau social X, tandis que le site officiel de Starlink confirme l’entrée du pays dans la liste des territoires couverts, identifiés en bleu, signalant une disponibilité effective du service.
Développé par SpaceX, Starlink propose une connexion Internet à haut débit et à faible latence via une constellation de satellites en orbite basse. Le service affiche un taux de disponibilité moyen supérieur à 99,9 %, avec une couverture mondiale conçue pour garantir une connectivité stable, y compris dans les zones difficilement accessibles par les infrastructures terrestres classiques.
Une technologie clé pour la couverture des zones reculées
L’arrivée de Starlink au Sénégal s’inscrit dans une dynamique anticipée par les autorités nationales. En décembre dernier, devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, avait confirmé le déploiement à venir de la connexion satellitaire. Il avait alors souligné que cette solution faisait partie d’un mix technologique destiné à compléter la fibre optique et les réseaux mobiles.
Selon le ministre, cette stratégie vise à assurer une couverture intégrale du territoire national d’ici fin 2026, en incluant les zones rurales et enclavées, souvent mal desservies par les réseaux traditionnels.
Un levier pour l’inclusion numérique
Au-delà de l’aspect technologique, l’État sénégalais ambitionne de faire de la connectivité un outil d’inclusion sociale et territoriale. Le gouvernement s’est fixé pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais, en ciblant prioritairement les zones frontalières, les postes de santé, les établissements scolaires nécessitant un accompagnement spécifique ainsi que les bâtiments administratifs isolés.
L’activation de Starlink au Sénégal marque ainsi une étape importante dans la transformation numérique du pays, en offrant une alternative crédible pour réduire la fracture numérique et soutenir les politiques publiques en matière d’éducation, de santé et de services administratifs.

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