Dans un décret rendu public le 9 mars 2026 à la télévision nationale, le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a officiellement fixé le nombre de députés par circonscription électorale en vue des élections législatives prévues le 24 mai prochain en Guinée. Ce texte précise l’architecture de la future Assemblée nationale ainsi que les modalités de représentation territoriale.
147 députés au total
Conformément à l’article 151 du Code électoral, le nombre total de parlementaires est établi à 147 députés. Parmi eux, 98 seront élus au scrutin majoritaire à un tour, soit selon un système uninominal (un député par circonscription), soit plurinominal dans certaines zones à forte densité démographique. Le reste des sièges sera attribué selon le mécanisme de représentation proportionnelle de liste nationale.
Cette configuration vise à concilier représentation territoriale et équilibre politique au sein de l’hémicycle.
Une répartition par régions et par circonscriptions
Le décret détaille également la distribution des sièges à travers les différentes régions administratives du pays. Les zones les plus peuplées, notamment certaines préfectures des régions de Kankan, Kindia ou encore Nzérékoré, disposent de plusieurs sièges en raison de leur poids démographique.
Dans la capitale, Conakry, la représentation parlementaire est répartie entre les différentes communes et nouvelles collectivités urbaines, telles que Kaloum, Dixinn, Ratoma, Matoto ou encore Gbéssia.
Par ailleurs, la diaspora guinéenne bénéficiera également d’une représentation spécifique. Trois sièges sont ainsi prévus pour les Guinéens établis à l’étranger, répartis entre les circonscriptions des ambassades en Europe, Asie et Amérique.
Une étape clé dans le processus électoral
La publication de ce décret constitue une étape importante dans la préparation des élections législatives, qui s’inscrivent dans le calendrier de la transition politique en Guinée. Elle intervient alors que les autorités électorales poursuivent l’organisation technique du scrutin, notamment avec l’ouverture prochaine du dépôt des candidatures.
L’objectif affiché par les autorités est de garantir une représentation équilibrée des territoires tout en assurant le bon déroulement d’un scrutin déterminant pour la recomposition des institutions nationales.

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