Un collectif de citoyens originaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, dont une partie vit en exil, a annoncé la création de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), un mouvement engagé en faveur des libertés publiques et du rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Une initiative née en exil
Fondée à Bruxelles à l’initiative d’une cinquantaine d’acteurs issus de la société civile, du monde politique et de cercles d’influence, l’ADS se positionne comme une plateforme de mobilisation face aux transitions militaires en cours dans ces trois pays.
Le mouvement dénonce la confiscation du pouvoir par les autorités issues des coups d’État intervenus entre 2020 et 2022, dans un contexte de fragilité sécuritaire et institutionnelle persistante.
Un plaidoyer pour les libertés et les élections
Sa présidente, Mayra Djibrine, s’exprimant depuis Paris, a affirmé la détermination du collectif à défendre les droits fondamentaux et à promouvoir un retour rapide à des institutions démocratiquement élues.
L’ADS appelle ainsi les partenaires internationaux à accentuer leur pression sur les autorités de transition afin d’obtenir l’organisation d’élections, le respect des droits humains et la libération des détenus politiques.
Un lancement officiel prévu en mai
Le mouvement prévoit de formaliser son lancement le 9 mai prochain à Bruxelles, avec l’ambition de structurer une voix transnationale capable d’influencer le débat politique et de peser sur les trajectoires institutionnelles au Sahel.
À travers cette initiative, ses promoteurs entendent fédérer les énergies de la diaspora et des acteurs engagés pour défendre les principes démocratiques dans une région en pleine recomposition politique.

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