Le processus électoral en Guinée franchit un tournant décisif. Dans la nuit du 23 avril 2026, la Cour suprême de Guinée a rendu ses décisions définitives sur les recours liés aux candidatures aux élections législatives prévues le 31 mai prochain. Ces arrêts mettent fin au contentieux électoral et entraînent une recomposition partielle du paysage politique, entre réintégrations de formations et rejets de nombreuses contestations.
Plusieurs partis réhabilités dans la course
Saisie à la suite des décisions initiales de la Direction Générale des Élections, la haute juridiction a revu certaines exclusions, notamment sur la liste nationale à la proportionnelle. Plusieurs partis politiques ont ainsi été réintégrés après validation de leurs dossiers de candidature.
Parmi les formations concernées figurent le Notre Intérêt Commun (NIC), le Rassemblement pour la République (RPR), les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD), l’Union pour le Développement des Intérêts Républicains (UDIR), l’Union pour la Nouvelle Guinée (UNG), La Nouvelle Guinée (NG) ainsi que l’Union pour le Progrès et le Renouveau (UPR).
Dans les circonscriptions uninominales, la Cour a également procédé à des ajustements. Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) est rétabli dans plusieurs zones, notamment à Ratoma et Lambanyi, tandis que le parti Avenir Guinée Nouvelle (AGN) retrouve ses candidatures dans certaines communes, dont Sonfonia et Lambanyi.
Des recours rejetés pour non-respect des délais
Parallèlement, la Cour suprême a déclaré irrecevables plusieurs recours introduits hors des délais légaux. Les requêtes portées par Samuel Kourouma, Mohamed Keita, Théophile Maomou, Lamarana Petty Diallo et Assie Facinet Camara ont ainsi été rejetées pour forclusion, conformément aux règles encadrant le contentieux électoral.
Des contestations écartées sur le fond
Au-delà des questions de procédure, la juridiction a également examiné le fond de plusieurs dossiers. Les demandes introduites par divers candidats et acteurs politiques, notamment Issaéb Kpogomou, Ismaël Baldé, Alsény Bangoura, Mamadou Oury Diallo, Baila Ly, Yacine Gallo et Kerfalla Sano, n’ont pas été retenues, faute d’arguments jugés suffisants.
Des litiges internes aux partis tranchés
La Cour suprême s’est également prononcée sur des différends liés à la composition des listes électorales. À Ratoma, la requête visant à invalider la candidature du parti FIDEL a été rejetée. À Beyla, une tentative d’exclusion de certains candidats a été jugée irrecevable.
Dans le même esprit, la demande du Bloc Libéral visant à substituer un candidat à un autre n’a pas abouti, la Cour estimant que les conditions requises n’étaient pas réunies.
Clôture du contentieux et publication imminente des listes
Avec ces décisions, la Cour suprême met un terme définitif aux contentieux liés aux candidatures. Selon son premier président, Fodé Bangoura, les listes définitives seront publiées sans délai et transmises à la Direction Générale des Élections pour mise en œuvre.
Cette étape ouvre ainsi la voie à la phase finale du processus électoral, dans un contexte marqué par des ajustements juridiques significatifs et une recomposition partielle des forces en présence.

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