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Sénégal : la Sonaged mise sur les déchets pour accélérer la transition énergétique et écologique.

Longtemps perçus comme un simple défi environnemental, les déchets sont aujourd’hui considérés comme un levier de développement durable. Au Sénégal, la Société nationale de gestion intégrée des déchets solides (Sonaged) entend faire de l’économie circulaire un pilier de la transition écologique en valorisant les déchets organiques pour produire de l’énergie renouvelable, réduire les émissions de gaz à effet de serre et créer de nouvelles opportunités économiques.

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cheffe du département Économie circulaire de la Sonaged, cette transformation repose sur une conviction forte : les déchets représentent désormais une ressource stratégique capable de contribuer simultanément aux objectifs énergétiques, environnementaux et agricoles du pays.

Transformer les déchets en source d’énergie renouvelable

Au cœur de cette stratégie figure la valorisation des déchets organiques, encore largement sous-exploitée au Sénégal.

Résidus agricoles, effluents d’élevage ou encore déchets biodégradables issus des centres urbains constituent un gisement important pour la production de biogaz. Selon le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, cette ressource offre une réponse concrète à plusieurs enjeux majeurs : améliorer la gestion des déchets, diversifier les sources d’énergie et réduire l’empreinte carbone du pays.

Elle souligne que cette filière pourrait jouer un rôle déterminant dans la transition énergétique nationale tout en favorisant une meilleure gestion des déchets produits quotidiennement par les ménages, les marchés et les activités agricoles.

Réduire les émissions de méthane

L’un des principaux défis reste la destination finale des déchets organiques, dont une grande partie est encore enfouie dans des décharges à ciel ouvert.

Cette pratique favorise la libération de méthane, un gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement climatique est nettement supérieur à celui du dioxyde de carbone.

Pour la responsable de la Sonaged, la valorisation énergétique de ces déchets permettrait non seulement de limiter ces émissions polluantes, mais également de transformer une source de nuisance environnementale en un véritable facteur de production d’énergie propre.

Des projets structurants pour développer la filière biogaz

Afin d’accélérer cette transformation, la Sonaged participe à plusieurs projets d’envergure destinés à structurer la filière.

Parmi eux figure le Methane Emission Reduction Program, qui sera déployé au Centre intégré de valorisation des déchets de Touba. Ce programme vise à capter les émissions de méthane afin de réduire leur impact sur le climat tout en générant des crédits carbone susceptibles de soutenir les engagements environnementaux du Sénégal.

La société publique est également engagée dans le projet Biomasse, développé en partenariat avec le ministère chargé de l’Énergie, ainsi que dans plusieurs initiatives de renforcement des capacités des acteurs de la filière biogaz, associant institutions publiques, partenaires techniques et secteur privé.

Ces programmes visent à créer un écosystème capable de soutenir durablement le développement des énergies renouvelables issues des déchets.

Les marchés urbains au cœur du potentiel énergétique

La Sonaged collabore également avec le Conseil exécutif des transports urbains durables (CETUD) afin d’évaluer le potentiel énergétique des déchets organiques produits dans plusieurs marchés sénégalais.

Les études menées montrent que ces déchets pourraient alimenter de futures unités industrielles de production de biogaz et de gaz naturel comprimé, notamment pour répondre aux besoins du secteur des transports.

Une étude financée par le réseau C40 Cities révèle que les marchés, établissements scolaires, structures sanitaires et autres sites non résidentiels de Dakar génèrent près de 160 tonnes de déchets organiques chaque jour.

Selon cette analyse, le traitement par compostage ou méthanisation de seulement la moitié des déchets issus des marchés permettrait de réduire de 20 à 30 % les émissions de méthane actuellement produites.

L’économie circulaire comme moteur du développement durable

Pour le Dr Zeynab Thiam Ndiaye, ces résultats illustrent le changement de paradigme engagé dans la gestion des déchets au Sénégal.

Au-delà de leur traitement, les déchets deviennent progressivement une ressource économique susceptible de contribuer à la sécurité énergétique, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, à la création d’emplois verts et au développement d’une agriculture plus durable grâce à la production de compost.

Cette vision s’inscrit pleinement dans les objectifs nationaux de transition écologique et dans les engagements climatiques du Sénégal, qui mise de plus en plus sur l’économie circulaire pour concilier croissance économique, protection de l’environnement et amélioration du cadre de vie des populations.

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Guinée–BIDC : 123,45 millions d’euros pour soutenir l’éducation agricole et l’énergie verte.

La République de Guinée vient de franchir un cap majeur dans sa stratégie de développement durable. À travers la signature d’un accord de prêt d’un montant de 123,451 millions d’euros avec la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), le pays confirme son ambition d’accélérer la modernisation de deux secteurs clés : l’éducation agricole et l’énergie verte.

La cérémonie officielle, tenue à Conakry, a réuni plusieurs membres du gouvernement, dont le Ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabe, le Ministre de l’Économie et des Finances, Mourana Soumah, le Ministre de l’Énergie, Namory Camara, ainsi que la Ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Aminata Kaba. Étaient également présents les Secrétaires généraux, chefs de cabinet et directeurs nationaux des différents départements ministériels concernés.

Cet accord vise à renforcer la formation agricole en Guinée par la réhabilitation et l’équipement d’instituts et centres de formation, tout en soutenant l’installation d’infrastructures énergétiques durables destinées à réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Selon le Ministre Ismaël Nabe, cette signature marque « une nouvelle ère de partenariat stratégique avec la BIDC, qui accompagne la Guinée dans sa vision d’une économie verte et inclusive ». De son côté, le représentant de la BIDC a salué la « volonté politique forte » du gouvernement guinéen à placer l’éducation technique et l’énergie renouvelable au cœur du développement national.

À travers ce financement, la Guinée entend former une nouvelle génération de jeunes qualifiés et favoriser l’émergence d’un secteur énergétique propre, en droite ligne avec la vision du Président Mamadi Doumbouya pour une Guinée souveraine, innovante et résiliente.

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L’Égypte accueille pour la première fois une réunion officielle du G20.

Le lundi 1er septembre, Le Caire est devenu le théâtre d’un événement diplomatique inédit : l’ouverture d’une réunion officielle du G20 consacrée à la sécurité alimentaire. Pendant trois jours, les délégations des grandes puissances mondiales vont échanger sur les moyens de répondre à un défi qui touche particulièrement les pays en développement.

Une première sur le continent africain

C’est la première fois qu’une réunion officielle du G20 se tient dans un pays non-membre du groupe et, qui plus est, sur le continent africain. Ce choix est hautement symbolique : il illustre la volonté des pays du G20 de donner davantage de place à l’Afrique dans les débats économiques mondiaux, alors même que la région est l’une des plus vulnérables face aux crises alimentaires.

La sécurité alimentaire au cœur des débats

La réunion du groupe de travail met l’accent sur les solutions concrètes pour :

  • renforcer la résilience des systèmes agricoles,

  • soutenir l’innovation et la recherche,

  • améliorer la logistique et l’accès aux marchés,

  • et assurer un financement durable des politiques alimentaires.

Les discussions devraient également aborder les conséquences du changement climatique, des conflits et de la volatilité des prix sur la sécurité alimentaire mondiale.

L’Égypte en vitrine

Pour Le Caire, cette rencontre constitue une opportunité stratégique :

  • affirmer son rôle de passerelle entre l’Afrique, le Moyen-Orient et le reste du monde,

  • mettre en avant ses propres initiatives en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire,

  • renforcer sa diplomatie multilatérale.

Cette réunion marque donc une étape importante pour l’Égypte et, plus largement, pour l’Afrique, qui cherche à peser davantage dans les grands forums internationaux.

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Bénin : un projet solaire de 45 millions d’euros pour alimenter 50 000 foyers.

Le Bénin franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. Un projet d’envergure, évalué à 45 millions d’euros, vient d’être lancé pour développer une centrale solaire capable d’alimenter près de 50 000 foyers à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’accès à l’électricité tout en misant sur les énergies renouvelables.

Un projet structurant pour l’accès à l’électricité

Le Bénin, où une partie de la population vit encore sans électricité stable, mise depuis plusieurs années sur les énergies propres pour combler ce déficit. Ce projet solaire, financé en partie grâce à des partenariats internationaux, permettra de produire une énergie plus fiable et respectueuse de l’environnement.

Avec une capacité de plusieurs dizaines de mégawatts, la centrale contribuera directement à améliorer le quotidien de milliers de ménages, en particulier dans les zones rurales souvent éloignées des grands réseaux électriques.

Une contribution aux objectifs de développement durable

Ce projet illustre la volonté du gouvernement béninois de réduire la dépendance énergétique du pays aux importations et de répondre à la demande croissante en électricité. Il s’aligne également sur les engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique, en privilégiant les énergies renouvelables et en diminuant les émissions de gaz à effet de serre.

Selon le ministère béninois de l’Énergie, l’objectif est de porter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à plus de 30 % d’ici 2030. Ce nouveau chantier constitue donc une étape décisive vers cet objectif.

Partenariats et retombées socio-économiques

Le projet est financé grâce à une combinaison de fonds publics, de prêts concessionnels et d’appuis techniques de partenaires internationaux, notamment européens. Il devrait aussi générer des emplois directs et indirects, aussi bien dans la phase de construction que dans celle de la maintenance.

Pour les autorités, il ne s’agit pas seulement d’un projet énergétique, mais également d’un levier de développement économique et social. L’accès à une énergie plus abordable favorisera l’éducation, la santé, l’entrepreneuriat local et l’attractivité des investissements.

 Une étape vers l’indépendance énergétique

Le Bénin ambitionne de devenir un modèle en Afrique de l’Ouest en matière de transition énergétique. Avec ce projet solaire, le pays confirme sa détermination à réduire sa vulnérabilité face aux coupures d’électricité et à diversifier ses sources d’approvisionnement.

Comme l’a déclaré un responsable du projet : « L’énergie solaire est une opportunité pour le Bénin de garantir l’accès universel à l’électricité tout en respectant l’environnement. »

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Sommet africain de l’eau en Afrique du Sud : la Côte d’Ivoire met en avant son programme hydrique.

La Côte d’Ivoire a marqué sa présence au Sommet africain de l’eau, tenu en Afrique du Sud, en plaçant son programme national de gestion de l’eau au cœur des priorités continentales. Cette initiative traduit la volonté du pays de contribuer activement aux solutions africaines face à la crise hydrique mondiale.

L’eau, un enjeu continental majeur

En Afrique, près de 400 millions de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité. Le sommet a donc été l’occasion de réunir chefs d’État, experts, bailleurs de fonds et organisations spécialisées autour d’un même constat : la ressource en eau est stratégique pour la santé publique, l’agriculture, l’énergie et la stabilité sociale.

L’approche ivoirienne

La Côte d’Ivoire a présenté les grandes lignes de son programme hydrique national, axé sur :

  • la modernisation des infrastructures d’adduction d’eau potable,

  • le renforcement du traitement et de la distribution dans les zones rurales et urbaines,

  • la gestion durable des ressources souterraines et de surface,

  • l’intégration des énergies renouvelables dans le pompage et la distribution.

Ces orientations visent à garantir un accès universel à l’eau potable à l’horizon 2030, conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

Une ambition de leadership régional

En partageant son expérience et ses projets, Abidjan entend se positionner comme un acteur de référence dans la gouvernance hydrique en Afrique. Le pays souhaite également attirer des partenariats techniques et financiers afin d’accélérer la mise en œuvre de ses programmes.

Une coopération renforcée

Le sommet a permis de poser les bases d’une coopération accrue entre les États africains, notamment sur la gestion des bassins transfrontaliers, la résilience climatique et l’innovation technologique. La Côte d’Ivoire a insisté sur l’importance d’une solidarité continentale pour transformer l’eau en levier de développement et de stabilité.