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Élections du 24 mai 2026 : ouverture du dépôt des candidatures du 20 au 29 mars.

La Direction Générale des Élections de Guinée (DGE) a annoncé l’ouverture officielle de la période de dépôt des candidatures pour les élections législatives et communales prévues le 24 mai 2026. Selon l’institution, les dossiers pourront être déposés du 20 au 29 mars 2026, entre 9 heures et 18 heures.

Cette étape marque une phase déterminante du processus électoral en cours dans le pays, en permettant aux partis politiques, aux listes de candidats indépendants ainsi qu’aux candidats individuels de formaliser leur participation au scrutin.

Des modalités de dépôt selon le type de scrutin

Pour les élections législatives organisées au scrutin de liste nationale à la représentation proportionnelle, les dossiers doivent être déposés directement au siège de la DGE, situé dans le quartier Cameroun, dans la commune de Dixinn, à Conakry.

En ce qui concerne les scrutins législatifs majoritaires, qu’ils soient uninominal ou plurinominal, les candidatures seront reçues au niveau des directions communales des élections dans la capitale et auprès des directions préfectorales des élections dans les différentes préfectures du pays.

Pour les Guinéens établis à l’étranger, concernés par le scrutin majoritaire uninominal, les dossiers pourront être soumis soit via une plateforme numérique dédiée, soit directement au siège de la Direction générale des élections à Dixinn.

Les élections communales également concernées

S’agissant des élections communales organisées au scrutin de liste à la représentation proportionnelle, les dossiers de candidature devront être déposés auprès des chefs des services des élections dans les communes urbaines, les communes rurales ainsi que dans celles situées au chef-lieu des préfectures.

La DGE a par ailleurs invité les candidats et leurs mandataires à veiller à la complétude des dossiers et au strict respect des délais fixés, afin d’éviter tout rejet administratif. Cette phase administrative constitue une étape clé pour garantir la régularité et la transparence du processus électoral en Guinée.

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Youssouf Soumah nommé Directeur général du Trésor.

Un décret présidentiel diffusé sur les médias d’État a annoncé un réaménagement au sommet de l’administration financière en Guinée.

À la faveur de cette décision, Youssouf Soumah, jusque-là administrateur de l’Agence des dépôts du Trésor, est nommé Directeur général du Trésor public.

Il succède à Kabinet Traoré, qui prend désormais la tête de l’Agence des dépôts du Trésor, dans le cadre d’une permutation entre les deux responsables.

Un poste clé dans la gestion des finances de l’État

La Direction générale du Trésor public occupe une place stratégique dans l’architecture financière de l’État. Elle est chargée notamment de la gestion de la trésorerie publique, de la centralisation des ressources de l’État ainsi que de l’exécution des opérations financières et comptables du gouvernement.

Le directeur général du Trésor joue ainsi un rôle central dans la régulation des flux financiers publics et dans la mise en œuvre de la politique budgétaire.

Le rôle de l’Agence des dépôts du Trésor

De son côté, l’Agence des dépôts du Trésor assure la gestion et la sécurisation des fonds publics déposés au Trésor. Elle intervient également dans certaines opérations financières réalisées pour le compte de l’État et de plusieurs organismes publics.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a détaillé les motivations précises de cette permutation entre les deux hauts responsables de l’administration financière.

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Guinée : le gouvernement prononce la dissolution de plusieurs partis politiques.

Une décision officielle du ministère de l’Administration du territoire

Le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation a annoncé la dissolution de plusieurs partis politiques en Guinée. La décision a été rendue publique à travers un arrêté officiel diffusé sur les médias d’État.

Selon les autorités, ces formations politiques ne respecteraient pas les dispositions légales encadrant le fonctionnement des partis dans le pays. En conséquence, elles sont désormais déclarées non autorisées à exercer des activités politiques sur le territoire national.

Deux formations majeures parmi les partis concernés

Parmi les organisations visées figurent deux acteurs importants de la vie politique guinéenne : le Rassemblement du Peuple de Guinée – Arc-en-ciel (RPG-AEC), ancien parti au pouvoir fondé par l’ex-président Alpha Condé, ainsi que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), dirigée par l’opposant Cellou Dalein Diallo.

Au total, quarante partis politiques sont concernés par cette mesure administrative. Parmi eux figurent également l’Union des Forces Républicaines (UFR), le Parti Démocratique de Guinée – Rassemblement Démocratique Africain (PDG-RDA), l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) ou encore l’Alliance pour le Renouveau National (ARENA), ainsi que plusieurs autres formations politiques.

Une mesure prise dans un contexte politique sensible

Cette décision intervient dans un contexte politique particulièrement sensible en Guinée, alors que le pays se prépare à organiser des élections législatives prévues dans les prochains mois.

Pour les autorités, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un processus de mise en conformité des partis politiques avec les exigences juridiques en vigueur, visant à assainir et à restructurer le paysage politique national.

Elle marque néanmoins un tournant important dans la vie politique du pays, compte tenu du nombre de formations concernées et du poids historique de certains partis désormais dissous.

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Recherche scientifique : la Guinée présente sa vision à Lomé lors des Journées du CAMES.

Diaka Sidibé prend part à un rendez-vous académique majeur en Afrique

La ministre guinéenne de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Diaka Sidibé, est arrivée dimanche 8 mars 2026 à Lomé, au Togo, pour participer à la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), une rencontre de référence pour la coopération universitaire et la recherche sur le continent.

La ministre, qui assure également la présidence du Conseil des ministres du CAMES, a été accueillie à son arrivée à l’aéroport international de Lomé par le ministre délégué togolais chargé de l’Enseignement supérieur, en présence du consul honoraire de la République de Guinée au Togo, Ibrahima Kane.

Une réflexion continentale sur l’avenir de la recherche

Cette édition des Journées scientifiques se tient sous la présidence du chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, autour du thème : « Quelle recherche scientifique pour une Afrique solidaire, résiliente et développée : vers une politique commune ambitieuse de recherche dans l’espace CAMES ».

L’événement réunit chercheurs, responsables universitaires et décideurs politiques afin de réfléchir aux moyens de renforcer la coopération scientifique et de mieux structurer les politiques de recherche au sein de l’espace CAMES.

Une conférence ministérielle sur les perspectives de la recherche

Au programme de cette rencontre figure notamment une conférence ministérielle prévue le 9 mars. À cette occasion, Diaka Sidibé interviendra dans un panel consacré aux perspectives de développement de la recherche scientifique dans les pays membres du CAMES.

Les travaux devraient également permettre de présenter la stratégie de redynamisation de la recherche dans l’espace CAMES, ainsi que ses principaux axes. Ce document stratégique a été élaboré lors d’une réunion tenue à Bamako, au Mali, du 19 au 23 janvier 2026.

La Guinée met en avant ses réformes en matière d’innovation

La délégation guinéenne profitera de cette tribune pour partager l’expérience du pays dans la mise en place d’un cadre réglementaire consacré au développement de la recherche scientifique et de l’innovation.

À travers cette participation, les autorités guinéennes entendent renforcer leur contribution aux dynamiques de coopération académique en Afrique et promouvoir une politique de recherche capable de soutenir durablement le développement économique et social du continent.

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Au CNT, Bah Oury défend la vision stratégique du programme Simandou 2040.

Une intervention clé avant l’adoption d’un plan structurant

Devant les membres du Conseil national de la Transition réunis en séance plénière au Palais du Peuple, le Premier ministre Amadou Oury Bah a prononcé, jeudi 5 mars 2026, une intervention remarquée peu avant l’adoption du projet de loi relatif au Programme Simandou 2040.

Présenté comme l’un des piliers de la transformation économique et institutionnelle de la Guinée, ce plan stratégique vise à structurer le développement du pays sur les quinze prochaines années, en s’appuyant notamment sur la valorisation de ses ressources naturelles et sur des réformes institutionnelles profondes.

Une réponse aux défis hérités du passé

Dans son discours, le chef du gouvernement a replacé l’élaboration de ce programme dans le contexte particulier de la transition politique que traverse actuellement le pays. Selon lui, la Guinée doit rompre avec les déséquilibres structurels et les injustices héritées du passé qui ont longtemps freiné son développement.

Pour Amadou Oury Bah, la concrétisation du projet minier de Simandou marque l’aboutissement d’une ambition nourrie par plusieurs générations de Guinéens. Il a salué à cette occasion l’engagement du président de la République, Mamadi Doumbouya, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la relance de ce projet stratégique et dans la conception du programme de transformation qui en découle.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour la Guinée d’éviter le piège du « syndrome hollandais », phénomène économique observé dans certains pays riches en ressources naturelles où la dépendance à l’exploitation minière freine la diversification de l’économie.

Un projet de société fondé sur cinq piliers

Selon le chef du gouvernement, l’architecture du Programme Simandou 2040 repose sur cinq piliers destinés à soutenir un développement équilibré de l’ensemble des secteurs stratégiques du pays.

Au-delà de la transformation économique, le programme vise également à renforcer le capital humain, à consolider la cohésion sociale et à bâtir une société plus stable et prospère. L’objectif affiché est de réduire durablement la pauvreté et de mettre fin aux cycles d’instabilité qui ont marqué l’histoire politique et économique de la Guinée.

La Constitution comme boussole de l’action publique

Au cours de son intervention, le Premier ministre a également rendu hommage aux membres du Conseil national de la Transition pour leur contribution à l’élaboration et à la vulgarisation du projet de Constitution en cours d’adoption.

Selon lui, ce texte fondamental doit constituer la référence durable de l’action publique. Il a insisté sur le caractère impersonnel de la Constitution, qui doit être conçue pour servir l’intérêt général et l’avenir du pays plutôt que des ambitions individuelles.

Cette nouvelle architecture institutionnelle consacre notamment plusieurs droits fondamentaux pour les citoyens, dont l’accès à la santé et à l’éducation. Toutefois, a-t-il souligné, la concrétisation de ces droits dépendra de la capacité de l’État à mobiliser les ressources nécessaires pour financer les politiques publiques correspondantes.

Dans cette perspective, le programme Simandou 2040 est présenté comme un levier stratégique destiné à transformer ces principes constitutionnels en réalités tangibles pour les populations.

Un cadre institutionnel à consolider

Le chef du gouvernement a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place un cadre juridique et administratif solide pour accompagner la mise en œuvre d’un programme d’une telle envergure.

Selon lui, la réussite d’une stratégie nationale repose autant sur la qualité de la planification que sur la cohérence des mécanismes institutionnels qui encadrent son exécution.

Il a rappelé que la Constitution consacre une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement et la coordination des politiques publiques par le Premier ministre. Une architecture qui doit, selon lui, garantir la continuité de l’État.

« Aujourd’hui je suis Premier ministre, demain il y en aura un autre, mais l’architecture gouvernementale doit rester stable afin d’éviter toute improvisation », a-t-il déclaré devant les conseillers.

L’exemple des trajectoires asiatiques

Pour illustrer son propos, le Premier ministre a évoqué les trajectoires de pays comme Singapour et Chine, qui ont réussi à transformer leurs économies en quelques décennies grâce à une vision stratégique claire, une discipline institutionnelle rigoureuse et la continuité des politiques publiques.

Selon lui, la Guinée dispose aujourd’hui d’opportunités comparables, à condition de maintenir la même détermination et de garantir une mise en œuvre rigoureuse des réformes engagées.

Un appel à la mobilisation nationale

Concluant son intervention, Amadou Oury Bah a appelé à une mobilisation collective de l’ensemble des institutions, des administrations et des citoyens afin d’assurer la réussite du programme.

Il a notamment insisté sur la nécessité d’éviter les chevauchements de compétences entre les différents départements ministériels et de clarifier les responsabilités dans la chaîne administrative chargée de piloter le programme.

Pour le chef du gouvernement, la réussite du programme Simandou 2040 pourrait permettre à la Guinée de devenir, dans les prochaines années, une référence sur le continent africain en matière de gouvernance des ressources naturelles et de transformation économique durable.

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Au CNT, examen des lois fondatrices du programme Simandou 2040.

Une séance consacrée à l’avenir économique de la Guinée

Les Conseillers nationaux de la Transition se sont réunis en séance plénière, jeudi 5 mars, à l’hémicycle du Palais du Peuple à Conakry, pour examiner deux textes jugés déterminants pour l’orientation économique du pays.

Les débats ont porté sur le projet de loi de plan 2026-2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé Programme Simandou 2040, ainsi que sur le projet de loi-programme 2026-2030, qui constitue la première phase de mise en œuvre de cette vaste stratégie de transformation nationale.

Le rapport présenté aux conseillers a été élaboré par la Commission du Plan, des Affaires financières et du Contrôle budgétaire du Conseil national de la Transition. Il a été exposé par son rapporteur général, N’Gouamou Fabara Koné.

Une stratégie portée par les autorités de la transition

Dans son intervention, le rapporteur général a rappelé que ce programme constitue l’une des initiatives majeures impulsées par le président de la République, Mamadi Doumbouya, avec l’objectif de transformer en profondeur la structure économique du pays.

Selon lui, cette stratégie vise à accélérer la croissance, diversifier les moteurs de l’économie nationale et générer massivement des emplois durables. Elle s’inscrit dans une vision à long terme destinée à faire de la Guinée une économie prospère, inclusive et durable à l’horizon 2040.

Le programme repose ainsi sur une transformation systémique combinant investissements massifs, réformes institutionnelles et modernisation de l’appareil d’État. Les projections présentées devant les conseillers évoquent notamment une croissance économique moyenne de plus de 10 % par an, ainsi qu’une amélioration significative des revenus et des conditions de vie des populations.

Des ambitions économiques d’envergure

Les projections macroéconomiques associées à cette stratégie sont particulièrement ambitieuses. À l’horizon 2040, le produit intérieur brut du pays pourrait atteindre environ 152 milliards de dollars, contre près de 35 milliards aujourd’hui.

Dans le même temps, plus de cinq millions d’emplois supplémentaires pourraient être créés dans l’ensemble des secteurs économiques.

Le programme couvre quatorze secteurs prioritaires et repose sur deux grands moteurs de croissance : une économie de ressources, fondée notamment sur la valorisation du potentiel minier, et une économie de destination, visant à développer les services, le tourisme et les chaînes de valeur industrielles.

122 mégaprojets et 39 réformes structurantes

L’architecture stratégique du programme s’articule autour de cinq piliers majeurs et comprend un portefeuille ambitieux de 122 mégaprojets accompagnés de 39 réformes structurantes.

Au total, 345 projets ont été identifiés pour soutenir la transformation économique et sociale du pays. Ils concernent des domaines clés tels que les infrastructures, les mines, l’agriculture, l’industrie, l’énergie, l’éducation, la santé et les services.

Un programme estimé à 330 milliards de dollars

Le coût global du Programme Simandou 2040 est estimé à environ 330 milliards de dollars pour la période 2026-2040. Sa mise en œuvre sera organisée en trois phases successives de cinq ans.

Le schéma de financement repose sur une mobilisation conjointe de ressources publiques et privées. Les acteurs privés devraient contribuer à hauteur de 38 %, tandis que le budget de l’État couvrirait environ 32 % du financement. Les fonds souverains apporteraient près de 19 %, et les partenaires techniques et financiers internationaux environ 11 %.

Il a également été rappelé que près de 20 milliards de dollars ont déjà été mobilisés dans le cadre du projet minier Projet minier de Simandou, considéré comme l’un des piliers de cette stratégie de transformation économique.

Réformes administratives et grands projets structurants

Le rapport présenté devant le CNT prévoit également la mise en place de cellules d’exécution au sein de chaque département ministériel impliqué dans la mise en œuvre du programme, afin d’accélérer les processus décisionnels et d’améliorer l’efficacité administrative.

Parmi les réformes transversales annoncées figurent notamment la modernisation de l’administration publique, la digitalisation des services de l’État, la lutte contre la corruption, la réforme des forces de défense et de sécurité, ainsi que le développement des énergies renouvelables.

Le programme prévoit par ailleurs une série d’investissements structurants dans plusieurs secteurs clés : construction de milliers de kilomètres de routes et de pistes rurales, électrification des zones rurales, relance des rizeries, création d’unités industrielles de transformation, construction d’hôpitaux spécialisés et de centres de santé, ainsi que des initiatives de reboisement et de protection de l’environnement.

À travers ces orientations, les autorités guinéennes entendent poser les bases d’un modèle de développement plus diversifié et durable, capable de soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des quinze prochaines années.

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Gouvernance financière : la Guinée renforce les capacités de contrôle des investissements en vue d’ accompagner« Simandou 2040 ».

Un atelier stratégique pour moderniser le contrôle financier public

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a inauguré récemment à Conakry un atelier intensif de renforcement des capacités destiné aux cadres de la Direction nationale du contrôle financier (DNCF). L’initiative s’inscrit dans une volonté affirmée des autorités guinéennes d’améliorer la gestion des ressources publiques et de garantir la traçabilité de chaque franc investi dans les projets structurants du pays.

Organisé du 2 au 6 mars 2026 dans la capitale guinéenne, l’atelier réunit experts nationaux et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : moderniser les pratiques de contrôle financier et promouvoir une culture administrative davantage axée sur la performance, la transparence et la redevabilité.

Un levier pour accompagner la stratégie « Simandou 2040 »

Lors de l’ouverture des travaux, la ministre a insisté sur la nécessité de professionnaliser davantage les fonctions de contrôle afin de répondre à l’ampleur des investissements publics attendus dans le cadre de la stratégie nationale Simandou 2040.

Selon elle, la réforme budgétaire engagée marque une évolution importante dans la gestion des finances publiques guinéennes. Le pays s’oriente progressivement vers une logique de budget-programmes, privilégiant l’impact et les résultats des politiques publiques plutôt que la simple consommation des crédits budgétaires.

Dans ce contexte, la ministre a rappelé l’importance de renforcer la crédibilité financière de l’État. « Avec l’amélioration récente de notre notation souveraine, la Guinée doit démontrer aux marchés et aux partenaires sa capacité à gérer efficacement les ressources publiques », a-t-elle déclaré, soulignant le rôle central du contrôle financier dans la préservation des équilibres budgétaires et la confiance des investisseurs.

Un programme de formation soutenu par les partenaires internationaux

L’atelier s’inscrit dans un programme-cadre plus large de renforcement des capacités du ministère de l’Économie et des Finances, doté d’un budget global estimé à près de 20 millions de dollars. Ce financement sera mobilisé conjointement par le gouvernement guinéen, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et plusieurs partenaires engagés dans l’appui à la gouvernance économique et financière du pays.

Représentant la Cellule technique de suivi des programmes (CTSP), Mamadi Koulibaly a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une approche résolument orientée vers les résultats. Il a également annoncé la mise en œuvre d’actions complémentaires, notamment des formations spécialisées sur les partenariats public-privé (PPP) ainsi que des missions d’études régionales visant à moderniser les pratiques d’inspection des finances.

Le contrôleur financier, acteur clé de la soutenabilité de l’État

Pour sa part, le Directeur national du contrôle financier, Oumar Barry, a salué l’impulsion donnée par la ministre et rappelé le rôle stratégique des contrôleurs financiers dans la gestion des finances publiques.

Selon lui, leur mission dépasse désormais la simple vérification administrative. « Au-delà du contrôle, le contrôleur financier contribue à prévenir les risques budgétaires et financiers, tout en harmonisant les procédures de liquidation face à la complexité croissante des projets d’investissement », a-t-il expliqué.

Dans cette perspective, l’atelier vise notamment à uniformiser les méthodes de travail, renforcer les mécanismes de prévention et consolider les compétences techniques des cadres de la DNCF.

Transparence et efficacité au cœur des investissements publics

Présent à la rencontre, Mamadou Sarifou Diao Diallo, représentant du PNUD, a réaffirmé l’engagement de l’organisation onusienne en faveur de la transparence et de la redevabilité dans la gestion publique. Pour le PNUD, l’efficacité des investissements publics dépend étroitement de la qualité du capital humain et de la solidité des mécanismes de gouvernance.

À l’heure où la Guinée se prépare à gérer des flux d’investissements d’envergure, les autorités entendent ainsi consolider les compétences institutionnelles et les procédures de contrôle. L’atelier de Conakry apparaît, dans cette dynamique, comme une étape structurante vers la mise en place d’une administration financière plus résiliente, transparente et résolument orientée vers les résultats.

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Le CNT convoque une plénière décisive sur le « Programme Simandou 2040 ».

Le Conseil national de la transition (CNT) se réunira en séance plénière ce jeudi 5 mars 2026 à 15 heures, dans l’hémicycle du Palais du Peuple, à Conakry. L’annonce a été faite à travers le communiqué N°005/2026/PCNT signé par le président de l’institution, Dansa Kourouma.

Au centre des travaux figure l’examen et l’adoption du projet de Loi de Plan 2026–2040 relatif au Programme de développement socio-économique durable et responsable, baptisé « Programme Simandou 2040 ». Les conseillers nationaux devront également se prononcer sur le projet de loi-programme 2026–2030, correspondant à la première phase opérationnelle de cette stratégie de long terme.

Un programme stratégique pour la transformation économique

Le projet Simandou, adossé à l’exploitation du gisement de fer du même nom, est présenté par les autorités comme un levier structurant pour l’économie guinéenne. Au-delà de la seule dimension minière, le programme ambitionne de catalyser une transformation plus large, intégrant infrastructures, industrialisation, diversification économique et développement social.

À travers la Loi de Plan 2026–2040, l’exécutif entend inscrire cette vision dans un cadre programmatique pluriannuel, afin d’assurer cohérence, visibilité et prévisibilité aux politiques publiques liées au projet. La loi-programme 2026–2030 en constituerait la première déclinaison concrète, avec des priorités opérationnelles et des engagements budgétaires définis.

Une mobilisation institutionnelle élargie

Compte tenu des enjeux économiques et structurels liés à Simandou, la plénière revêt un caractère particulier. Plusieurs hautes autorités sont conviées, notamment le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents des institutions républicaines, ainsi que des représentants des partis politiques, des centrales syndicales, de la société civile et du corps diplomatique accrédité en Guinée.

Le CNT a par ailleurs souligné que la présence de l’ensemble des conseillers nationaux est requise, signe de l’importance accordée à cette séquence parlementaire dans le contexte de la transition.

Cette session pourrait ainsi marquer une étape déterminante dans la formalisation institutionnelle du Programme Simandou 2040, présenté comme l’un des piliers de la stratégie de développement à long terme du pays.

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Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger : 150 postes publics ouverts aux Guinéens rapatriés.

Le gouvernement guinéen franchit une nouvelle étape dans sa politique de réintégration des ressortissants de retour au pays. Dans un communiqué rendu public le 3 mars 2026 à la télévision nationale, le Ministère des Affaires étrangères et des Guinéens établis à l’étranger (MAEG) annonce l’ouverture de 150 postes dans la fonction publique, exclusivement réservés aux citoyens rapatriés.

Une réponse aux défis de la réinsertion

Portée par le département dirigé par Morissanda Kouyaté, cette initiative vise à répondre aux difficultés d’insertion socio-professionnelle auxquelles sont confrontés de nombreux Guinéens de retour de l’étranger. Entre précarité, inadéquation des compétences et manque d’opportunités, ces profils peinent souvent à se réintégrer durablement dans le tissu économique national.

En ouvrant l’accès à l’administration publique, les autorités entendent offrir un cadre de stabilité et valoriser les compétences acquises à l’international.

Des postes exclusivement dédiés aux rapatriés

Selon les précisions du ministère, les 150 postes sont strictement réservés aux Guinéens rapatriés. Cette mesure ciblée traduit la volonté des pouvoirs publics de mettre en place des mécanismes concrets d’accompagnement, en transformant le retour au pays en opportunité plutôt qu’en rupture.

Au-delà de l’insertion professionnelle, l’initiative participe également à une stratégie plus large de mobilisation des compétences de la diaspora au service du développement national.

Modalités de candidature en cours de précision

Les candidats concernés sont invités à constituer un dossier comprenant les pièces professionnelles requises. Les dépôts devront s’effectuer au siège du ministère, auprès de la Direction des Guinéens établis à l’étranger.

Les autorités annoncent que des informations complémentaires, notamment sur les critères de sélection et les modalités pratiques de recrutement, seront communiquées dans les prochains jours.

Un signal politique en direction de la diaspora

À travers cette décision, le gouvernement guinéen adresse un signal fort à sa diaspora et aux ressortissants récemment rapatriés. En leur ouvrant les portes de la fonction publique, il cherche à favoriser une réintégration durable, tout en capitalisant sur les expériences acquises à l’étranger.

Dans un contexte marqué par les enjeux migratoires et les retours contraints, cette mesure s’inscrit dans une approche plus structurée de gestion des mobilités et de valorisation du capital humain.

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Campagne électorale anticipée : la HAC sonne l’alerte.

La Haute Autorité de la Communication (HAC) a exprimé, dans un communiqué publié le 2 mars 2026, sa vive préoccupation face à la diffusion prématurée de messages de campagne sur certains médias privés. Selon l’organe de régulation, ces contenus émanent de prétendus candidats aux élections législatives et communales prévues le 24 mai prochain.

Rappel strict du cadre légal

Dirigée par Boubacar Yacine Diallo, l’institution rappelle que le Code électoral encadre strictement les périodes de campagne. L’article 49 fixe les dates officielles d’ouverture et de clôture, tandis que l’article 50 interdit formellement toute activité de campagne en dehors du calendrier défini par décret présidentiel.

Dans ce contexte, la HAC met en garde contre toute dérive : « Nul ne peut, par quelque moyen et sous quelque forme que ce soit, faire campagne en dehors de la période fixée », souligne le communiqué.

Interdiction formelle et menace de sanctions

Face à ces manquements, l’autorité de régulation annonce une interdiction immédiate de toute diffusion ou publication de messages à caractère électoral avant l’ouverture officielle de la campagne. Elle prévient que tout média contrevenant s’expose à des sanctions conformément à la législation en vigueur.

Un enjeu de crédibilité du processus électoral

Au-delà du rappel à l’ordre, cette prise de position s’inscrit dans un contexte où la régulation de l’espace médiatique constitue un enjeu clé pour garantir l’équité entre candidats et la transparence du processus électoral. En appelant les médias à une stricte conformité aux règles établies, la HAC entend préserver l’intégrité du scrutin et éviter toute forme de campagne déguisée ou anticipée susceptible de fausser le jeu démocratique.