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Guinée : Mamadi Doumbouya attendu à Conakry après plusieurs semaines d’absence.

Après plusieurs semaines passées hors du territoire national, le président de la transition guinéenne, le Général d’Armée Mamadi Doumbouya, s’apprête à regagner Conakry. L’annonce a été faite par son conseiller personnel, Thierno Mamadou Bah, lors d’une intervention sur Radio France Internationale, mettant un terme aux nombreuses spéculations entourant son absence.

Selon cette source officielle, le retour du chef de l’État est prévu pour le vendredi 6 mars 2026.

Une absence liée à des contraintes d’agenda et de récupération

Face aux interrogations persistantes, les autorités ont tenu à rassurer l’opinion publique. Thierno Mamadou Bah a expliqué que cette période d’éloignement s’inscrivait dans un contexte de forte sollicitation liée aux responsabilités présidentielles, nécessitant un temps de récupération.

Il a ainsi balayé les rumeurs relatives à l’état de santé du président, évoquant une situation maîtrisée et sans motif d’inquiétude.

Un contexte marqué par un déficit de communication

Le chef de l’État guinéen avait quitté le pays à la mi-février pour prendre part au sommet de l’Union africaine. Toutefois, l’absence de communication officielle régulière sur son agenda et sa localisation avait alimenté les interrogations au sein de l’opinion.

Ce retour annoncé intervient donc dans un climat où les attentes restent fortes en matière de transparence institutionnelle et de communication publique, dans un pays engagé dans une transition politique sensible.

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Guinée : le mouvement GMD pose les bases de sa structuration politique.

Le mouvement Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), porté par le slogan « Bâtir ensemble », a franchi une étape clé de son organisation en tenant, samedi 28 février 2026, son Assemblée générale constitutive dans un complexe hôtelier de Conakry. Cette rencontre marque une avancée significative dans la structuration du courant politique soutenant le pouvoir en place.

Une mobilisation des figures de l’exécutif

La cérémonie a réuni plusieurs hauts responsables de l’État, dont le Premier ministre Amadou Oury Bah, qui assure également la coordination générale du mouvement. À ses côtés, plusieurs membres du gouvernement ont fait le déplacement, notamment en charge de l’Élevage, de la Jeunesse et des Sports, de la Communication, de la Pêche, de la Fonction publique, de l’Enseignement supérieur et de la Promotion féminine.

La présence d’anciens ministres a également été remarquée, traduisant une dynamique d’adhésion autour de cette initiative politique liée aux soutiens du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya.

Clarifier l’organisation et apaiser les tensions internes

Selon les organisateurs, cette Assemblée générale visait avant tout à préciser les contours de la mise en place des instances fondatrices du mouvement. Elle avait également pour objectif de dissiper les rumeurs et de prévenir d’éventuelles frustrations parmi les membres et sympathisants, dans un contexte de forte attente autour de la formalisation du projet politique.

Un processus suspendu au retour du chef de l’État

Les responsables du mouvement ont toutefois annoncé la suspension provisoire des activités liées à la création officielle du parti, en attendant le retour du président Mamadi Doumbouya à Conakry. Cette décision s’inscrit dans une volonté affichée d’aligner la finalisation du processus sur la vision et les orientations du chef de l’État.

Prenant la parole, Amadou Oury Bah a insisté sur la portée symbolique de la présence du président pour l’aboutissement du projet. Il a rappelé que le mouvement s’inscrit dans la continuité des événements du 5 septembre 2021 et dans la mise en œuvre de la vision portée par Mamadi Doumbouya. Selon lui, la participation du chef de l’État à l’acte fondateur du parti revêt une importance majeure, tant pour la cohésion interne que pour l’adhésion des différentes composantes sociales.

Une ambition affirmée sur la scène politique

Au-delà des aspects organisationnels, la rencontre a permis de réaffirmer les valeurs et les ambitions du GMD. Le mouvement entend s’imposer comme un acteur central du paysage politique en Guinée, en fédérant autour d’un projet axé sur la modernisation de l’État, le développement économique et la cohésion nationale.

Cette étape marque ainsi le début d’un processus structurant pour les soutiens du pouvoir, à l’approche des échéances politiques à venir.

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Guinée : les 20 nominations à la Primature.

À travers un décret signé par le président Mamadi Doumbouya, vingt hauts cadres ont été nommés à la Primature. Voici la liste complète :

  1. Dr Daouda Kamissoko – Ministre directeur de cabinet

  2. M. Lancinet Awa Doumbouya – Directeur de cabinet adjoint

  3. Mme Fatoumata Binta Diallo – Cheffe de cabinet

  4. Dr Saïko Oumar Baldé – Conseiller spécial

  5. M. Mohamed Yahya Bah – Conseiller chargé de mission

  6. M. Souleymane Touré – Conseiller juridique et affaires institutionnelles

  7. M. Siddy Yahya Camara – Conseiller politique, dialogue social et relations avec les acteurs nationaux

  8. M. François Abou Soumah – Conseiller chargé des affaires diplomatiques, de la coopération et des relations internationales

  9. M. Thierno Souleymane Bah – Conseiller en coordination interministérielle et suivi des réformes

  10. M. Olomou Koné Kourouma – Conseiller en stratégie économique, finance publique et financement du développement

  11. Mme Yayé Mariama Diallo – Conseillère chargée du capital humain, de la jeunesse, du sport, de l’éducation et de la formation

  12. Dr Imidine Touré – Conseiller chargé du numérique, de la transformation digitale et de l’innovation publique

  13. M. Cheick Alioune Diallo – Conseiller chargé des affaires territoriales, de la décentralisation et de la gouvernance locale

  14. M. Aboubacar Camara – Conseiller en communication stratégique et relations publiques

  15. Mme Aminata Bérété – Conseillère chargée de la cohésion sociale, de la citoyenneté et des dynamiques communautaires

  16. Mme Taïbou Diallo – Conseillère chargée de l’environnement, de l’agriculture, de l’élevage et de l’économie bleue

  17. M. Tierno Iliassa Baldé – Conseiller chargé de la planification stratégique, du suivi-évaluation et de la performance publique

  18. M. Bangaly Maty – Conseiller chargé des mines, de l’énergie et des infrastructures stratégiques

  19. Dr Robert Camara – Conseiller chargé de la santé, de la nutrition et de la sécurité sanitaire

  20. Mme Kadiatou Virginie Touré – Conseillère chargée du suivi des projets stratégiques à financement extérieur

Cette série de nominations marque une réorganisation d’ampleur au sein de la Primature guinéenne.

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Guinée : plus de 17,5 millions d’habitants selon les résultats provisoires du RGPH-4.

La population guinéenne est désormais estimée à 17 521 167 habitants, selon les résultats provisoires du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), rendus publics ce mercredi lors d’une cérémonie officielle. Ces premières données confirment les grandes tendances démographiques observées au cours des dernières années.

Une population majoritairement féminine

Parmi les enseignements majeurs de ce recensement figure la prédominance des femmes, qui représentent 51,8 % de la population, contre 48,2 % pour les hommes. Cette configuration s’inscrit dans la continuité des précédentes opérations statistiques et reflète les dynamiques démographiques du pays.

Un ancrage rural toujours dominant

Le profil territorial de la Guinée demeure largement rural. Environ 61,3 % des habitants vivent en milieu rural, contre 38,7 % en zone urbaine. Cette répartition met en évidence les défis persistants liés à l’accès aux services sociaux de base, aux infrastructures et à un développement équilibré du territoire.

Des pôles démographiques structurants : Kankan et Conakry

La distribution régionale de la population révèle également des zones de forte concentration. Les régions de Kankan et de Conakry totalisent à elles seules plus de 4,1 millions d’habitants, traduisant à la fois le poids démographique de l’intérieur du pays et l’attractivité continue de la capitale.

Un outil stratégique pour les politiques publiques

Au-delà de leur portée statistique, ces résultats provisoires constituent un instrument essentiel d’aide à la décision. Ils serviront de base à l’élaboration et à l’ajustement des politiques publiques dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, l’emploi ou encore l’aménagement du territoire, en attendant la publication des données définitives.

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Madagascar–France : une première visite sous le signe des équilibres géopolitiques.

Le nouveau dirigeant de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, effectue ce mardi sa première visite officielle en France, où il doit s’entretenir avec le président Emmanuel Macron. Cette rencontre intervient dans un contexte de recomposition des influences internationales en Afrique, où Paris cherche à consolider des partenariats jugés stratégiques.

Un pays au cœur des rivalités d’influence

Située sur des routes maritimes majeures et dotée d’importantes ressources naturelles — nickel, cobalt, graphite, terres agricoles et une biodiversité exceptionnelle — Madagascar suscite un intérêt croissant de plusieurs puissances. Aux côtés des partenaires traditionnels, de nouveaux acteurs comme la Chine, l’Inde, les Émirats arabes unis et la Russie renforcent leur présence sur la Grande Île.

Cette concurrence accrue redéfinit les équilibres diplomatiques et économiques, plaçant Madagascar au centre d’enjeux géopolitiques élargis.

Une diplomatie de diversification assumée

Arrivé au pouvoir à la faveur d’une mutinerie militaire soutenue par un mouvement populaire, Michaël Randrianirina entend rompre avec une dépendance exclusive à l’égard de la France. Sa stratégie repose sur une « diplomatie tous azimuts », visant à multiplier les partenariats.

Dans cette optique, un rapprochement avec la Russie a été amorcé. Lors d’un déplacement à Moscou, le dirigeant malgache a évoqué l’ouverture d’une nouvelle phase de coopération, notamment dans le domaine sécuritaire, avec la fourniture d’équipements militaires et la présence d’instructeurs.

La prudence de Paris face aux nouvelles alliances

Les autorités françaises suivent avec attention cette diversification diplomatique. Si Paris reconnaît ne plus pouvoir imposer un partenariat exclusif, l’objectif reste de préserver une relation stable avec Antananarivo.

Des voix diplomatiques s’inquiètent toutefois des implications d’un rapprochement trop marqué avec la Russie, régulièrement critiquée pour ses méthodes d’intervention en Afrique.

Une relation économique toujours dominée par l’Europe

Malgré cette ouverture vers de nouveaux partenaires, l’Europe — et en particulier la France — demeure le principal partenaire économique de Madagascar. Les échanges commerciaux avec la Russie restent, à ce stade, marginaux.

La visite de Michaël Randrianirina à Paris apparaît ainsi comme un moment clé pour redéfinir les contours d’une relation historique, désormais confrontée à la montée de nouvelles influences et à l’affirmation d’une souveraineté diplomatique malgache.

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Guinée : l’ancien président de la Cour constitutionnelle devant la CRIEF pour détournement présumé.

L’ancien président de la Cour constitutionnelle guinéenne, Mohamed Lamine Bangoura, comparaît ce lundi 23 février 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il est poursuivi pour le détournement présumé de 20 milliards de francs guinéens, soit environ 2,32 millions de dollars.

Une figure judiciaire au cœur des turbulences politiques

Nommé en 2018 à la tête de la Cour constitutionnelle sous le régime de Alpha Condé, Mohamed Lamine Bangoura avait succédé à Kèlèfa Sall, destitué dans un contexte de fortes tensions politiques liées à la question du troisième mandat présidentiel.

Considéré à l’époque comme un acteur clé du dispositif institutionnel, il est progressivement tombé en disgrâce à la faveur du changement de régime intervenu en Guinée, dans un climat de recomposition politique et judiciaire.

Des accusations lourdes portées par la CRIEF

Arrêté en 2022 et placé sous mandat de dépôt, l’ancien haut magistrat fait face à plusieurs chefs d’accusation. La CRIEF le poursuit notamment pour détournement de deniers publics, corruption, enrichissement illicite, blanchiment de capitaux et complicité.

Ces poursuites s’inscrivent dans une dynamique plus large de lutte contre la corruption et de reddition des comptes engagée par les autorités de transition, visant à examiner la gestion des ressources publiques sous les précédents régimes.

Une défense qui conteste les faits

Lors de sa première comparution la semaine précédente, Mohamed Lamine Bangoura a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Il a notamment contesté l’existence même des fonds présumés détournés, affirmant que « ce montant n’existe pas ».

La procédure en cours devant la CRIEF est suivie de près par l’opinion publique, dans un contexte où les attentes en matière de transparence, de justice et de bonne gouvernance restent particulièrement élevées en Guinée.

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Sierra Leone : hommage officiel à la Guinée pour son rôle dans la restauration de la paix.

La Sierra Leone a rendu un hommage appuyé à la Guinée, à l’occasion du 17ᵉ anniversaire de la création des forces armées sierra-léonaises, célébré le 18 février 2026. Cette commémoration a été marquée par une reconnaissance solennelle des pays ayant contribué à la stabilisation du pays après la guerre civile, notamment la Guinée, dont l’engagement militaire et humain a été salué.

Une distinction pour saluer l’engagement guinéen

Dans ce cadre, une médaille a été décernée au général de corps d’armée Ibrahima Sory Bangoura, chef d’état-major général des armées guinéennes. Cette distinction vient reconnaître le rôle déterminant joué par la Guinée durant le conflit sierra-léonais, tant sur le plan opérationnel que logistique.

La décoration a été remise à la délégation guinéenne présente lors de la cérémonie, symbolisant la gratitude des autorités sierra-léonaises envers un partenaire clé dans les efforts de paix.

La mémoire des sacrifices au cœur de la cérémonie

Les autorités militaires ont rappelé le lourd tribut payé par la Guinée durant la guerre civile, évoquant les pertes humaines et matérielles subies. L’hommage s’inscrit dans une volonté de préserver la mémoire des soldats et civils qui ont contribué à la restauration de la paix en Sierra Leone.

Une reconnaissance portée au plus haut niveau de l’État

Prenant la parole, le président Julius Maada Bio a exprimé la reconnaissance de son pays envers ses partenaires internationaux. Il a salué l’engagement de ceux qui ont accompagné la Sierra Leone dans les moments les plus critiques de son histoire récente, rendant hommage à tous les acteurs ayant contribué au retour de la stabilité.

Un symbole du renforcement des relations bilatérales

Au-delà de la dimension mémorielle, cette distinction illustre le rôle de la Guinée dans les mécanismes régionaux de maintien de la paix. Elle vient également consolider les relations de coopération militaire entre Conakry et Freetown, dans un contexte où la sécurité régionale demeure un enjeu majeur en Afrique de l’Ouest.

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Élections législatives en Guinée : les critères d’éligibilité au mandat de député précisés.

À la suite de l’annonce par Mamadi Doumbouya de la tenue prochaine des élections législatives et communales, la question de l’accès au futur Parlement s’impose au cœur du débat public. Dans un contexte de transition politique et de refondation institutionnelle, le nouveau cadre juridique entend encadrer de manière rigoureuse la participation aux fonctions électives.

L’article 156 du nouveau code électoral définit les critères requis pour briguer un siège de député.

Quatre critères fondamentaux pour briguer un mandat parlementaire

Pour se porter candidat aux élections législatives, tout citoyen doit répondre aux exigences suivantes :

  • Être de nationalité guinéenne ;

  • Jouir de ses droits civils et politiques ;

  • Être inscrit sur une liste électorale ;

  • Répondre aux conditions d’âge fixées par la loi.

Ces dispositions visent à garantir que les futurs représentants de la Nation disposent des qualités juridiques et civiques nécessaires à l’exercice de leur mandat.

L’article 157 précise, quant à lui, les situations d’inéligibilité. Ne peuvent être élus députés :

  • Les personnes atteintes de démence ou déclarées incapables au sens du Code civil
  • Les personnes ayant fait l’objet d’une condamnation définitive pour crime ou délit entraînant l’inéligibilité, sauf en cas de réhabilitation
  • Les personnes naturalisées durant les dix premières années suivant le décret de naturalisation, sauf si elles justifient d’une résidence régulière en Guinée depuis cette date.

Sont également inéligibles, dans les circonscriptions où elles exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis au moins un an, les gouverneurs, préfets ainsi que les secrétaires généraux de préfecture et de commune.
Par ailleurs, certaines fonctions sont incompatibles avec une candidature, sauf démission ou mise en disponibilité avant le dépôt du dossier.

Il s’agit notamment :
Des présidents et vice-présidents des institutions de la République ;
Des membres du gouvernement et secrétaires généraux des départements ministériels ;
Des membres des missions diplomatiques et consulaires ;
Des magistrats en activité ;
Du gouverneur et des vice-gouverneurs de la Banque centrale ;
Des recteurs d’université, doyens et directeurs d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche ;
Des militaires et paramilitaires ;
Des responsables des autorités administratives indépendantes ;
Des directeurs généraux d’entreprises et établissements publics ;
Des responsables des corps de contrôle de l’État ;
Des comptables publics, trésoriers, receveurs et payeurs à tous les niveaux ;
Des gestionnaires de projets et programmes publics.

En définissant ces critères, le code électoral vise à assurer une représentation parlementaire transparente et crédible, conforme aux principes de l’État de droit. L’objectif affiché est de limiter les conflits d’intérêts et d’encadrer la participation des responsables publics aux compétitions électorales.

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Vers la légalisation imminente du parti GMD« Bâtir ensemble » à l’approche des échéances électorales.

À quelques mois des élections législatives et communales prévues le 24 mai, le Premier ministre, également directeur de campagne du mouvement Génération Modernité et Développement (GMD) « Bâtir ensemble », a tenu un point de presse ce lundi 23 février 2026 au siège de la formation. Cette intervention visait à faire le point sur l’état d’avancement du processus de création du parti et à annoncer le dépôt imminent du dossier d’agrément auprès du ministère en charge de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Une initiative politique née dans un contexte de transition

Revenant sur la genèse du projet, le chef du gouvernement a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la séquence politique ouverte après la démission du gouvernement, intervenue dans un esprit de « courtoisie républicaine », afin de permettre au président nouvellement investi de constituer son équipe pour le septennat.

Dans ce cadre, il indique avoir reçu mandat de mettre en place une nouvelle formation politique. Depuis fin janvier, des consultations ont été engagées à l’échelle nationale, impliquant acteurs politiques, organisations de la société civile, associations et syndicats, dans une logique d’inclusivité et de structuration progressive du mouvement.

Une course contre la montre pour respecter les exigences légales

Le Premier ministre a souligné l’urgence d’accélérer les démarches administratives, compte tenu du calendrier électoral. La création du parti doit en effet répondre aux critères fixés par la législation en vigueur, notamment l’obligation de disposer d’au moins onze membres fondateurs dans chacune des préfectures du pays.

Cette exigence vise à garantir une représentativité nationale des formations politiques et à éviter leur ancrage limité à des bases communautaires ou régionales. Selon le responsable gouvernemental, le processus d’identification et de validation des membres fondateurs est déjà bien avancé dans plusieurs préfectures.

Dépôt du dossier annoncé dans les prochains jours

Les dossiers collectés à travers le territoire sont actuellement en cours de compilation. Le dépôt officiel de la demande d’agrément est attendu « au plus tard dans les prochains jours », marquant une étape décisive vers la reconnaissance légale du GMD « Bâtir ensemble ».

Mise au point sur la procédure et appel à la transparence

Dans un ton ferme, le Premier ministre a tenu à préciser qu’il est le seul habilité à déposer le dossier du parti, conformément aux instructions présidentielles. Il a dénoncé certaines initiatives parallèles qu’il assimile à des pratiques politiques révolues, appelant à davantage de rigueur, de transparence et de responsabilité dans la conduite de l’action publique.

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Infrastructures : la Guinée en quête de financements structurants auprès d’investisseurs internationaux.

Le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a reçu en audience, jeudi 19 février 2026, une délégation de Faminas Investment Group, un groupe international spécialisé dans la finance durable et le développement de projets.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de mobilisation de partenaires techniques et financiers, dans un contexte où la Guinée ambitionne d’accélérer la modernisation de ses infrastructures, levier essentiel de croissance économique et d’attractivité.

Une mission de prospection à l’échelle gouvernementale

Présente en Guinée pour une série de consultations, la délégation de Faminas Investment Group a multiplié les échanges avec les plus hautes autorités, notamment le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement. L’objectif : identifier des opportunités d’investissement et explorer des partenariats structurants dans des secteurs clés.

Spécialisée dans l’ingénierie financière et la structuration de projets, l’entreprise accompagne généralement des institutions publiques et privées dans la mobilisation de capitaux, avec un accent particulier sur les investissements durables et à fort impact.

Alignement sur la vision stratégique nationale

À l’issue des échanges, le ministre a rappelé les attentes des autorités guinéennes en matière de transformation du secteur des infrastructures. Il a insisté sur la nécessité pour tout partenariat de s’inscrire en cohérence avec la vision portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

Cette orientation stratégique est notamment incarnée par le programme Simandou 2040, qui vise à structurer le développement économique du pays à long terme autour de grands projets intégrés, notamment dans les domaines des transports, de l’énergie et des infrastructures logistiques.

Une priorité : financer les projets structurants

Cette audience illustre l’un des axes majeurs de l’action gouvernementale : la recherche active de financements pour soutenir la mise en œuvre de projets structurants. Dans un contexte de besoins importants en infrastructures, les autorités entendent diversifier leurs partenaires et attirer des investisseurs capables d’apporter à la fois expertise technique et capacités financières.

À travers ce type d’initiatives, la Guinée cherche à renforcer sa capacité à concrétiser ses ambitions de développement, en s’appuyant sur des partenariats solides et alignés sur ses priorités nationales.