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Violences lors de la CAN 2025 : lourdes condamnations pour des supporters sénégalais à Rabat.

Le tribunal de première instance de Rabat a rendu, ce jeudi, son verdict dans l’affaire des supporters sénégalais interpellés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025. Dix-huit prévenus, détenus depuis le 19 janvier, ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de trois mois à un an.

Un procès sous haute tension

L’audience, qui s’est ouverte à 13 heures, s’est déroulée en présence de représentants diplomatiques et consulaires du Sénégal, ainsi que de l’avocat de la défense, Me Patrick Kabou. Dans une atmosphère marquée par une forte tension, les débats ont opposé les arguments du ministère public et ceux de la défense, sous le regard attentif des familles et proches des accusés.

Les faits reprochés remontent à la finale opposant le Maroc au Sénégal, une rencontre marquée par des incidents survenus en fin de match. Un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel, peu après un but refusé au Sénégal, avait déclenché des troubles dans les tribunes. Des tentatives d’envahissement du terrain et des jets de projectiles avaient conduit à une interruption prolongée de la rencontre.

Des peines différenciées selon les responsabilités

À l’issue du procès, le tribunal a reconnu les dix-huit supporters coupables de violences. Les peines ont été prononcées de manière graduée :

  • Neuf prévenus ont été condamnés à un an de prison ferme, assorti d’une amende de 5 000 dirhams ;

  • Six autres ont écopé de six mois d’emprisonnement et d’une amende de 2 000 dirhams ;

  • Trois supporters ont été condamnés à trois mois de prison, avec une amende de 1 500 dirhams.

Selon le ministère public, les accusés auraient « délibérément cherché à perturber le bon déroulement du match » et se seraient rendus responsables d’actes de violence, largement relayés par les images diffusées en direct.

Une décision contestée par la défense

Si le tribunal n’a pas retenu les peines les plus lourdes requises par le parquet — qui avait demandé jusqu’à deux ans de prison —, le verdict a néanmoins été jugé sévère par la défense et les proches des condamnés.

D’après l’avocat, l’annonce de la décision a suscité une vive émotion dans la salle d’audience, provoquant notamment le malaise de l’un des détenus. Les familles, présentes lors du procès, ont exprimé leur incompréhension face à la sévérité des sanctions.

Des recours encore possibles

La question d’un éventuel appel reste désormais posée. La défense pourrait engager des voies de recours dans les prochains jours, tandis que les familles tentent d’évaluer les conséquences de cette décision judiciaire.

Au-delà de ce dossier, cette affaire relance le débat sur la gestion des violences dans les enceintes sportives en Afrique et sur les responsabilités individuelles en contexte de fortes tensions lors des grandes compétitions continentales.

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Coopération judiciaire : le Garde des Sceaux intensifie le dialogue avec les partenaires internationaux.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, plusieurs représentants diplomatiques accrédités en République de Guinée. Ces rencontres s’inscrivent dans une dynamique d’ouverture et de consolidation des partenariats bilatéraux et multilatéraux dans le domaine judiciaire.

Parmi les personnalités reçues figuraient l’ambassadeur du Japon, Ryuichi Kato, l’ambassadeur de Turquie, Rifat Cem Ornekol, ainsi que la représentante adjointe du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée, Kossiwa Didi Davi.

Formation, entraide et modernisation au cœur des échanges

À l’issue des audiences, le ministre a indiqué que les discussions ont principalement porté sur la coopération technique, la formation et l’entraide judiciaire entre États. Les partenaires ont notamment échangé sur le renforcement des capacités des acteurs judiciaires, la formation continue des magistrats et des cadres du département, ainsi que la consolidation des mécanismes d’assistance judiciaire internationale.

Ces axes sont considérés comme prioritaires par les autorités guinéennes, dans un contexte de réformes visant à moderniser l’appareil judiciaire, à améliorer la qualité du service public de la justice et à renforcer la protection des droits fondamentaux.

La coopération judiciaire internationale apparaît en effet comme un levier essentiel pour faire face aux défis contemporains, qu’il s’agisse de la criminalité transnationale, de la lutte contre la corruption ou encore de la promotion des standards internationaux en matière de droits de l’Homme.

Des engagements salués par les partenaires

Interrogé sur les perspectives concrètes de ces échanges, le Garde des Sceaux s’est montré confiant quant à l’accompagnement annoncé par les partenaires diplomatiques et institutionnels. Selon lui, ces derniers ont exprimé leur volonté d’apporter un appui responsable aux différentes missions du ministère et salué les efforts entrepris en faveur de la réforme du système judiciaire.

À travers ces audiences successives, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme réaffirme ainsi sa volonté de renforcer son ancrage international, afin d’accélérer les réformes engagées et de promouvoir en Guinée une justice moderne, efficace et pleinement respectueuse des droits de l’Homme.

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Environnement et protection de l’enfance : le partenariat entre le MEDD et l’UNICEF franchit un nouveau cap.

La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Djami Diallo, a reçu en audience la représentante de l’UNICEF en Guinée, Maddalena Bertellotti, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale en matière de protection de l’enfance face aux défis environnementaux.

Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une vulnérabilité accrue des enfants aux effets de la dégradation de l’environnement, notamment en milieu urbain, où la qualité de l’air et la gestion des déchets constituent des enjeux majeurs de santé publique.

Une enquête nationale sur l’exposition au plomb dès mars 2026

Au cœur des échanges figurait le lancement prochain d’une enquête nationale sur la pollution toxique liée au plomb dans l’air, prévue à partir de mars 2026. Cette étude vise à évaluer de manière scientifique la qualité de l’air ainsi que le niveau d’exposition des populations, avec un accent particulier sur les enfants âgés de 0 à 15 ans, considérés comme les plus vulnérables aux effets neurotoxiques du plomb.

L’exposition au plomb, même à faible dose, peut entraîner des troubles du développement cognitif, des difficultés d’apprentissage et des problèmes de santé irréversibles. En Guinée, comme dans plusieurs pays en développement, les sources potentielles de contamination incluent les activités industrielles, les batteries usagées et certaines pratiques informelles de recyclage.

À travers cette enquête, les autorités entendent disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques, renforcer la réglementation et mettre en place des mesures de prévention ciblées.

Une coopération élargie face aux défis climatiques

Au-delà de la question de la pollution au plomb, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à consolider leur collaboration dans la lutte contre le changement climatique et la promotion d’un environnement sain pour les enfants.

L’appui technique de l’UNICEF devrait notamment contribuer à intégrer davantage la dimension environnementale dans les politiques de protection de l’enfance, tout en soutenant des actions prioritaires visant à renforcer la résilience des communautés.

Ce partenariat renouvelé illustre la volonté des autorités guinéennes et de leurs partenaires internationaux de faire de la protection de l’environnement un levier stratégique pour garantir un avenir plus sûr et plus sain aux générations futures.

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Coopération sanitaire : la Guinée et la France consolident leur partenariat.

La ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Khaité Sall, a reçu en audience, mercredi 18 février 2026, l’ambassadeur de France en Guinée et en Sierra Leone, Luc Briard. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de renforcement des relations bilatérales dans le domaine de la santé, un secteur prioritaire pour les deux pays.

Des projets structurants au cœur des échanges

Au centre des discussions : l’état d’avancement de plusieurs projets d’envergure soutenus par la coopération française. Parmi eux, la construction de quatre hôpitaux régionaux confiée au groupe français Eiffage, un chantier stratégique destiné à améliorer l’offre de soins spécialisés à l’intérieur du pays et à désengorger les structures hospitalières de la capitale.

Les échanges ont également porté sur l’accompagnement technique et institutionnel de la France dans la création d’un Institut national de santé mentale et des maladies auditives. Ce projet répond à un besoin croissant de prise en charge spécialisée, dans un contexte où les pathologies mentales et les troubles auditifs demeurent insuffisamment couverts par le système de santé guinéen.

Un engagement renouvelé de la France

À l’occasion de cette audience, l’ambassadeur Luc Briard a présenté ses félicitations à la ministre pour sa nomination, tout en réaffirmant l’engagement du gouvernement français à poursuivre et à renforcer son appui au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.

La coopération franco-guinéenne dans le secteur sanitaire repose sur une longue tradition de partenariat, allant du soutien aux infrastructures hospitalières à la formation du personnel médical, en passant par l’appui aux politiques publiques de santé.

Une collaboration alignée sur la vision présidentielle

En réponse, la ministre Khaité Sall a exprimé sa reconnaissance pour les marques de confiance et les vœux formulés par le diplomate français. Elle a réitéré la disponibilité de son département à consolider cette collaboration stratégique, dans l’intérêt des populations guinéennes.

Cette dynamique s’inscrit dans la vision de refondation et de modernisation des services publics portée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui place l’amélioration de l’accès aux soins et le renforcement du système de santé au rang des priorités nationales.

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FEEM 2026 : l’industrie minière au cœur du débat stratégique en Guinée.

La quatrième édition du Forum Économique d’Émergence Magazine (FEEM) se tiendra du 25 au 27 mars 2026, ont annoncé les organisateurs mardi 17 février. L’événement se déroulera en format hybride, combinant rencontres en présentiel et participation en ligne, avec des activités prévues à Boké et à Conakry.

Placée sous le thème « Industrie minière : défis et opportunités », cette édition entend repositionner le secteur extractif comme un levier central de transformation économique pour la Guinée.

Repenser le rôle du secteur extractif

Selon l’Administration générale du Magazine Emergence, initiateur du forum, le FEEM 2026 ambitionne d’ouvrir un espace de réflexion stratégique sur la valorisation des ressources naturelles. À travers des panels thématiques, des débats techniques et des partages d’expériences, les échanges porteront sur les mécanismes permettant d’ancrer davantage la richesse minière dans l’économie nationale.

Le président du FEEM, Lamine Mognouma Cissé, a souligné la nécessité d’un dialogue approfondi autour des enjeux structurants du secteur : développement du contenu local, gouvernance environnementale, optimisation des recettes fiscales et intégration des mégaprojets dans le tissu économique guinéen. L’objectif affiché est clair : faire du potentiel minier un moteur de prospérité durable et partagée.

Le projet Simandou au centre des attentes

Au cœur des discussions figurera le projet de Simandou, considéré comme l’un des plus importants gisements de minerai de fer au monde. Son développement cristallise de fortes attentes en matière d’industrialisation, de déploiement d’infrastructures ferroviaires et portuaires, ainsi que d’accroissement des recettes publiques.

Au-delà de l’exploitation minière, les débats porteront sur la transformation locale du minerai, les modalités de financement des infrastructures et les effets potentiels du projet sur la trajectoire de croissance à long terme.

Boké et Conakry, deux pôles complémentaires

À Boké, principale zone d’exploitation de la bauxite, deux panels seront consacrés aux dynamiques locales du secteur. Les discussions aborderont notamment l’emploi, l’implication des PME guinéennes dans la chaîne de valeur et les défis environnementaux liés à l’expansion des activités extractives.

À Conakry, un panel analysera les implications macroéconomiques des grands projets miniers, notamment en termes de diversification économique et de soutenabilité de la croissance.

Une dimension continentale affirmée

Cette édition intervient dans un contexte continental marqué par la désignation de la Guinée pour abriter le siège du Centre africain du développement minier (CADM), décision actée lors du 39ᵉ Sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine.

Ce positionnement stratégique renforce la portée des débats du FEEM et conforte la place de la Guinée dans la gouvernance minière africaine, alors que le continent cherche à mieux capter la valeur ajoutée issue de ses ressources naturelles.

Récompenser les acteurs de la performance économique

Comme lors des éditions précédentes, le forum s’achèvera par la remise des « Émergence Economic Awards 2026 », distinguant entreprises et personnalités ayant contribué de manière significative au développement économique national.

En conjuguant ancrage local et ouverture continentale, le FEEM 2026 entend s’imposer comme un cadre de réflexion stratégique sur l’avenir minier de la Guinée. Face aux impératifs de compétitivité, aux exigences sociales et aux défis environnementaux, le rendez-vous ambitionne de promouvoir un modèle extractif plus intégré, responsable et créateur de valeur durable.

Ousmane Kaba president directeur general de EKAP Guinee SARL 360x320

Modernisation agricole : EKAP Guinée et AgriEdge misent sur l’agriculture de précision.

À Conakry, l’entreprise EKAP Guinée et la société AgriEdge ont officialisé, le mardi 17 février 2026, un partenariat stratégique destiné à introduire l’agriculture de précision en Guinée.

La cérémonie de signature, organisée dans un complexe hôtelier de la capitale, a réuni des acteurs du secteur agricole, des partenaires financiers et des représentants institutionnels, dont un conseiller principal de la Chambre nationale de l’agriculture. Au-delà du caractère protocolaire, l’initiative marque une volonté affirmée de rompre avec des pratiques agricoles fondées sur l’approximation pour engager le secteur vers une approche scientifique et technologique.

Passer de l’intuition aux données

L’agriculture guinéenne dispose d’un potentiel considérable, avec près de 13 millions d’hectares de terres cultivables. Pourtant, le pays continue d’importer une part importante de ses denrées alimentaires, traduisant un déficit structurel de productivité.

Le partenariat entre EKAP Guinée et AgriEdge entend répondre à cette contradiction. Il permettra aux producteurs d’accéder à des services d’agriculture de précision reposant sur l’analyse de données satellitaires, de capteurs connectés et de modèles agronomiques. L’objectif est d’apporter, parcelle par parcelle, des recommandations adaptées en matière d’irrigation, de fertilisation et de gestion des cultures.

Cette approche vise à optimiser les rendements, réduire les intrants et maîtriser les coûts, tout en limitant l’impact environnemental. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation numérique des systèmes agricoles, déjà engagée dans plusieurs pays de la sous-région.

Une réponse aux faiblesses structurelles

Prenant la parole, le Président-directeur général d’EKAP Guinée, Ousmane Kaba, a insisté sur l’urgence de moderniser les méthodes de production. Selon lui, la richesse naturelle des sols ne suffit pas à garantir la performance agricole. La méconnaissance des caractéristiques réelles des terres, l’absence de données fiables et le recours à des pratiques empiriques constituent autant de freins à l’amélioration des rendements.

L’agriculture de précision, a-t-il expliqué, permettra aux exploitants d’accéder à des alertes et à un suivi en temps réel de leurs cultures via des outils numériques accessibles sur téléphone mobile. En fournissant des informations précises sur les besoins des sols et des plantes, le dispositif ambitionne de réduire le hasard dans les décisions agricoles et d’augmenter significativement la productivité à l’hectare.

À terme, l’amélioration des rendements pourrait contribuer à réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires, un enjeu central pour la souveraineté économique et la stabilité des prix.

Des solutions adaptées au contexte local

De son côté, le Directeur général d’AgriEdge, Faissal Sehbhoui, a mis l’accent sur la dimension collaborative du projet. Il s’agit, selon lui, de co-construire des solutions adaptées aux réalités locales, en tenant compte des spécificités climatiques, des pratiques culturales et des contraintes économiques des agriculteurs guinéens.

L’un des défis majeurs demeure l’adoption de ces technologies. L’agriculture de précision, bien que prometteuse, nécessite des outils simples, robustes et accessibles afin de créer un impact tangible sur le terrain. La stratégie annoncée vise ainsi à combiner innovation technologique et pragmatisme opérationnel.

Un signal positif pour le financement agricole

La présence d’acteurs financiers à la cérémonie souligne un autre enjeu majeur : l’accès au crédit. Le secteur agricole, bien que stratégique, reste souvent perçu comme risqué par les institutions bancaires.

Pour les partenaires financiers, l’utilisation de données agronomiques fiables et traçables pourrait améliorer l’analyse des dossiers de financement et renforcer la confiance dans la viabilité des projets agricoles. La disponibilité d’indicateurs précis sur les sols, les rendements et les perspectives de production constitue un atout déterminant pour structurer des mécanismes de crédit adaptés.

Vers une agriculture plus compétitive et souveraine

En intégrant les technologies numériques et l’intelligence artificielle, le partenariat entre EKAP Guinée et AgriEdge ouvre une nouvelle phase dans la modernisation de l’agriculture guinéenne.

Au-delà de l’innovation technique, l’enjeu est stratégique : améliorer les revenus des producteurs, renforcer la compétitivité nationale et progresser vers une plus grande autonomie alimentaire. Si les conditions d’accompagnement, de formation et de financement sont réunies, cette initiative pourrait contribuer à transformer durablement le paysage agricole du pays.

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Action sociale : la ministre Patricia Adéline Lamah engage une tournée de proximité au FDSI.

Dans un geste à la fois symbolique et stratégique, la ministre de la Femme, de la Famille et des Solidarités, Patricia Adéline Lamah, a entamé ce lundi une série de rencontres avec les structures relevant de son département par une visite au Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI).

Accueillie par le Directeur général, M. Lansana Diawara, son adjointe Mme Aicha Nadjeen Sylla et l’ensemble du personnel, la ministre a posé les bases d’une démarche axée sur la proximité institutionnelle et la cohésion administrative. Cette première étape marque le lancement d’une dynamique interne destinée à renforcer l’efficacité des politiques sociales.

Consolider la mise en œuvre des politiques publiques

Au-delà du caractère protocolaire, la rencontre s’inscrit dans une logique de coordination renforcée entre le cabinet ministériel et les entités opérationnelles. Le FDSI joue un rôle central dans la mise en œuvre des programmes d’assistance sociale et de soutien aux populations vulnérables, notamment les personnes en situation d’indigence.

Cette démarche répond à l’orientation fixée par le président de la République, Mamadi Doumbouya, qui prône une action publique davantage tournée vers l’inclusion sociale et l’amélioration des conditions de vie des couches les plus fragiles. Dans un contexte marqué par des défis socio-économiques persistants, la rationalisation des interventions sociales apparaît comme un levier déterminant pour renforcer la solidarité nationale.

Dialogue interne et gouvernance participative

Lors des échanges, le Directeur général du FDSI a salué la nomination de la ministre et exprimé la disponibilité de ses équipes à accompagner la nouvelle feuille de route du département.

Pour sa part, Mme Lamah a mis en avant une méthode de gestion fondée sur le dialogue, la concertation et la participation active des cadres et agents. Elle a souligné la nécessité de consolider les mécanismes de coordination afin d’optimiser l’impact des programmes sociaux et d’assurer une meilleure couverture des besoins sur le territoire national.

Un signal d’engagement en faveur des plus vulnérables

La visite s’est achevée par une photo de famille, symbole d’un engagement partagé. Au-delà de l’image, cette première prise de contact traduit la volonté d’insuffler une dynamique collective au sein du ministère et de ses structures déconcentrées.

À travers cette initiative, la ministre affiche clairement son ambition : renforcer la cohésion institutionnelle pour mieux répondre aux attentes des populations vulnérables et contribuer à la construction d’un État plus attentif aux impératifs de justice sociale et de solidarité.

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GuineaConnect Forum 2026 : la diaspora guinéenne des États-Unis renforce son rôle stratégique.

La diaspora guinéenne établie aux États-Unis confirme son positionnement croissant comme acteur structurant de la transformation économique nationale. Le 14 février 2026, l’État du New Jersey a accueilli le GuineaConnect Forum 2026, une rencontre consacrée au commerce, à l’investissement et à l’innovation au service de la Guinée.

Au-delà d’un simple rendez-vous économique, l’initiative illustre l’émergence d’une diplomatie économique portée par la diaspora, désormais orientée vers la structuration de flux d’investissements durables entre Conakry et Washington.

Structurer un corridor d’investissements Guinée–États-Unis

Organisé par la Guinea US Chamber of Commerce, le forum a réuni décideurs économiques, diplomates, entrepreneurs et experts issus de la diaspora. Les échanges ont rapidement mis en évidence une ambition commune : bâtir un véritable corridor d’investissements fondé sur la confiance institutionnelle, la complémentarité des expertises et la fluidité des capitaux.

Dans la littérature économique, la qualité des réseaux transnationaux et la réduction des asymétries d’information constituent des déterminants majeurs des flux d’investissements directs étrangers (IDE). À ce titre, la diaspora agit comme un catalyseur, en abaissant les coûts de transaction et en rassurant les investisseurs potentiels sur les réalités du marché guinéen.

Un plaidoyer pour un environnement des affaires crédible

La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs responsables institutionnels et représentants de la communauté guinéenne. Tous ont insisté sur la nécessité de structurer les investissements, de sécuriser les partenariats et de renforcer l’attractivité du pays.

Au-delà des intentions, un impératif demeure : la consolidation d’un cadre réglementaire stable et prévisible. Selon la théorie éclectique développée par l’économiste John Dunning, l’attractivité d’un territoire dépend de ses avantages de localisation : sécurité juridique, stabilité macroéconomique, qualité des infrastructures et efficacité de la gouvernance. Sans réformes structurelles crédibles, l’intention d’investir peine à se traduire en IDE productifs et pérennes.

Énergie, infrastructures et numérique : des secteurs à fort effet d’entraînement

Le premier panel, consacré aux opportunités sectorielles, a notamment réuni Patricia Moller, ancienne ambassadrice des États-Unis en Guinée, ainsi que des représentants du secteur bancaire et diplomatique. Les discussions ont mis en avant des secteurs stratégiques : énergie, infrastructures, technologies et services financiers.

Ces domaines présentent un potentiel significatif d’externalités positives : transfert de technologies, montée en compétences locales, amélioration de la productivité et intégration aux chaînes de valeur mondiales. Toutefois, les intervenants ont souligné que la conformité aux standards internationaux de gouvernance et de transparence reste déterminante pour attirer des capitaux américains.

Le second panel a donné la parole à des entrepreneurs guinéens établis aux États-Unis, actifs dans l’immobilier, le conseil stratégique, l’éducation et les énergies renouvelables. Leurs parcours illustrent la capacité de la diaspora à servir d’intermédiaire stratégique entre deux écosystèmes économiques. Grâce à leur double ancrage culturel et institutionnel, ces acteurs facilitent l’accès aux marchés et réduisent le risque perçu par les investisseurs étrangers.

Le troisième panel s’est penché sur la cybersécurité, la santé digitale et la transformation numérique. Dans l’économie contemporaine, l’attractivité ne repose plus uniquement sur les ressources naturelles ; elle dépend également de la qualité de l’écosystème numérique et de la capacité d’innovation. La modernisation technologique apparaît ainsi comme un levier essentiel pour renforcer la transparence administrative et améliorer le climat des affaires.

Une plateforme digitale pour institutionnaliser la coopération

Moment clé du forum, le lancement officiel de la plateforme numérique GuineaConnect marque une étape structurante. L’outil vise à connecter investisseurs, entrepreneurs et porteurs de projets, à centraliser les opportunités et à assurer une meilleure traçabilité des partenariats.

Cette initiative traduit la volonté de dépasser le cadre événementiel pour inscrire la coopération économique guinéo-américaine dans un mécanisme durable, répondant aux exigences contemporaines de gouvernance et de visibilité.

Vers une diaspora investisseuse et structurante

La seconde phase du programme a été marquée par des partenariats élargis à d’autres États américains, traduisant une approche territorialisée et sectorielle de la coopération. Les priorités annoncées pour 2026–2027 confirment une orientation vers des investissements structurants à fort impact.

En définitive, le GuineaConnect Forum 2026 consacre une évolution majeure : le passage d’une diaspora principalement contributrice par les transferts financiers à une diaspora investisseuse et stratège. Si les réformes institutionnelles accompagnent cette dynamique, le corridor économique entre la Guinée et les États-Unis pourrait devenir un levier durable de transformation structurelle et de compétitivité internationale.

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Guinée : un accord pour contenir les prix à l’approche du Ramadan et du Carême.

À la veille du mois de Ramadan et du Carême chrétien, périodes marquées par une hausse significative de la demande en produits de grande consommation, le gouvernement guinéen a décidé d’anticiper les tensions sur les marchés. Par l’entremise du ministère du Commerce, de l’Industrie et des PME, un protocole d’accord a été signé avec les opérateurs économiques afin de plafonner les prix des denrées de première nécessité.

Conclu moins de quarante-huit heures avant le début des périodes de jeûne, cet engagement vise à prévenir toute flambée spéculative et à garantir la disponibilité des produits essentiels sur l’ensemble du territoire. L’objectif affiché par les autorités est clair : protéger le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte de forte consommation et de pression inflationniste.

Un mécanisme de régulation concerté

Cet accord s’inscrit dans un dispositif de concertation renouvelé tous les six mois, réunissant la Direction Générale des Douanes, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée et la Direction Nationale du Commerce Extérieur et de la Concurrence.

Ce partenariat stratégique a pour vocation d’encadrer les pratiques commerciales, de fluidifier les importations et de veiller au respect des prix convenus, notamment durant les périodes de forte demande. Il constitue un outil de régulation destiné à limiter les déséquilibres entre l’offre et la demande, souvent accentués lors des grandes fêtes religieuses.

Préserver la stabilité sociale

En Guinée, le Ramadan et le Carême sont traditionnellement associés à une augmentation de la consommation de produits alimentaires de base. Dans ce contexte, la stabilité des prix revêt une dimension sociale sensible. Les autorités misent ainsi sur la responsabilisation des acteurs économiques et sur le renforcement des contrôles pour éviter les dérives spéculatives.

À travers ce protocole, l’exécutif cherche à envoyer un signal d’apaisement aux consommateurs et à démontrer sa capacité à anticiper les tensions du marché. Reste désormais à assurer l’application effective des engagements pris, condition essentielle pour que cette mesure produise les effets attendus sur le terrain.

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Au port de Conakry, la logistique face à l’accélération du trafic

À l’initiative de Africa Global Logistics (AGL), une journée portes ouvertes s’est tenue ce lundi au sein de Conakry Terminal, principale plateforme de manutention de conteneurs du Port autonome de Conakry. Partenaires institutionnels, clients, opérateurs privés et représentants des transporteurs ont été conviés à cette rencontre destinée à faire le point sur les performances du terminal et à renforcer la coordination entre les différents maillons de la chaîne logistique.

Dans un contexte de forte croissance économique, marqué notamment par l’essor du secteur minier et la hausse des importations, la pression sur les infrastructures portuaires s’intensifie. Opérateur de la délégation de service public pour les activités conteneurs et la manutention de véhicules, Conakry Terminal fait aujourd’hui face à un défi d’ampleur : absorber des volumes en avance de plusieurs années sur les prévisions initiales.

Des volumes records, en avance sur les projections

Selon son directeur général, Emmanuel Masson, le terminal traite en 2025 des flux initialement projetés pour 2030. Le trafic mensuel atteint désormais entre 45 000 et 50 000 EVP (équivalents vingt pieds), contre 32 000 à 35 000 auparavant. Une progression significative qui témoigne du dynamisme économique du pays, mais met également sous tension l’ensemble de l’écosystème portuaire.

« Conakry Terminal n’est rien tout seul », a rappelé le dirigeant, insistant sur la responsabilité collective des importateurs, industriels, transitaires, transporteurs et administrations, notamment douanières. Car si les capacités techniques évoluent, la fluidité dépend d’une coordination étroite entre tous les acteurs.

Investissements et réformes pour fluidifier les opérations

Pour répondre à cette montée en charge, plusieurs mesures structurantes ont été engagées. Sur le plan technique, le deuxième quai – le quai 10 – a été équipé de nouveaux moyens modernes de manutention, permettant d’accélérer les opérations navires et le traitement des conteneurs.

Parallèlement, l’ouverture récente de la circulation des poids lourds 24 heures sur 24 dans la commune de Kaloum constitue une avancée notable. Jusqu’alors limitée aux horaires administratifs, cette restriction freinait les enlèvements et rallongeait les délais. Depuis une dizaine de jours, les transporteurs peuvent récupérer leurs marchandises de manière continue, améliorant la cadence des sorties.

Le directeur général préfère évoquer un « défi » plutôt qu’une congestion structurelle. Néanmoins, l’allongement des délais d’importation peut engendrer des surcoûts logistiques, susceptibles d’être répercutés sur les prix des marchandises.

Un enjeu économique et social

Présent lors de la rencontre, Elhadj Aliou Chérif, président de la Chambre de commerce de la région de Conakry, a salué l’initiative d’AGL. Selon lui, cette immersion a permis aux opérateurs économiques de mieux appréhender les contraintes techniques et les efforts engagés pour moderniser l’outil portuaire.

Il a toutefois rappelé que la pression actuelle est directement liée à l’attractivité économique de Conakry, portée par les sociétés minières, les commerçants et les industriels, tous tributaires du port. Tout en remerciant les autorités pour la suspension temporaire des surestaries, il a appelé les opérateurs à accélérer l’enlèvement des conteneurs encore stationnés.

Des milliers d’unités demeurent en attente, contribuant à la rareté de certaines marchandises sur le marché intérieur et à la hausse des prix. La fluidité portuaire apparaît ainsi comme un enjeu social autant qu’économique, dans un pays où la dépendance aux importations reste forte.

Modernisation et coordination, clés de la compétitivité

Au terme de cette journée, un constat s’impose : la performance du port de Conakry repose sur un effort collectif et continu. Sous la supervision des autorités portuaires et gouvernementales, la modernisation des infrastructures doit s’accompagner d’une meilleure synchronisation des procédures et des acteurs.

Dans un contexte de mutation rapide, l’amélioration de la logistique portuaire constitue un levier stratégique pour accompagner durablement la croissance guinéenne. Transformer la pression actuelle en opportunité de développement dépendra de la capacité de la communauté portuaire à agir en synergie.